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Afghanistan

Drapeau : Afghanistan

Asie · AF

Émirat islamique d’Afghanistan (de facto depuis 2021 ; reconnaissance internationale distincte)

Histoire, mémoire et voix de Afghanistan.

Drapeau des autorités de facto depuis 2021. L’ancien drapeau tricolore de la République islamique appartient à un autre contexte historique et diplomatique.

CapitaleKaboul
Languespachto, dari, baloutche, langues nouristanies, langues du Pamir, pashai, ouzbek, arabe, turkmène
Monnaiesafghani
Superficie du territoire652 230 km²
Type de climataride à semi-aride ; hivers froids et étés chauds
Portrait à ajouter · Portrait de Haibatullah Akhundzada
Portrait à ajouter
Chef d’État ou responsable actuelHaibatullah AkhundzadaCommandeur des croyants
Date d’accession au pouvoir15/08/2021Date d’entrée dans la fonction indiquée ; les mandats antérieurs peuvent être distincts.
Mode d’accession au pouvoirMode non documenté

Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.

Sources et précisions : superficie et climat

Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.

Le descriptif climatique provient d’une archive du World Factbook. Il décrit le climat général et ne constitue pas un bulletin météo actuel.

Résumé climatique traduit automatiquement depuis une source anglophone, à relire.

Direction du pays · référence au 04/11/2026. Repères importés de sources encyclopédiques ; l’identité actuelle, la date et le mécanisme restent à relire. Les dates d’élection, de prise de fonctions et de réélection sont distinctes.

Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir

Référence de recherche pour l’identité : Wikidata, consultée le 2026-11-04. Les assertions de cette source restent à vérifier.

Corpus documentaire importé le 2026-11-03, complété par les corrections validées de l’équipe. Chaque rubrique précise ses sources ; l’import ne constitue pas une vérification manuelle exhaustive.

Atlas FreeWorld

Situer Afghanistan dans le monde

Afghanistan : contour en orange et repère sur la carte mondiale
Afghanistan · repère de localisation indicatif
Contour de Afghanistan
Vue du pays ou territoire · nord en haut

Les petits territoires restent repérables par le cercle. Fonds et contours : Natural Earth, domaine public. Frontières indicatives selon le contrôle de fait ; cette carte ne constitue pas une reconnaissance diplomatique. Les territoires éloignés peuvent élargir le cadrage.

Recherche automatique appliquée le 2026-11-04T17:24:18+00:00. Les modifications automatiques restent à relire ; les sources de chaque rubrique sont conservées.

Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies

L'Afghanistan (en pachto et en dari : افغانستان, Afġānistān), en forme longue de facto l'émirat islamique d'Afghanistan (en pachto : د افغانستان اسلامي امارات, Də Afġānistān Islāmī Amārat ; en dari : امارت اسلامی افغانستان, Imârat-i Islâmī-yi Afġânistân) mais encore reconnu internationalement en tant que république islamique d'Afghanistan, est un pays d'Asie du Sud ou d'Asie centrale sans accès à la mer entouré par l'Ouzbékistan au nord, la Chine et le Tadjikistan au nord-est, le Pakistan à l'est-sud-est, l’Iran à l'ouest et le Turkménistan au nord-ouest. Carrefour de l'Asie, ce pays constituait, dans l'Antiquité, un point de passage important sur la route de la soie et pour les conquérants qui souhaitaient prendre le contrôle de l'Inde tels que Cyrus le Grand, Alexandre le Grand, Gengis Khan et Babur. Cette région était aussi le noyau de vastes empires comme l'Empire bactrien, l'Empire kouchan ou encore l'Empire ghaznévide. L'expansion de l'islam y a commencé dès la fin du VIIe siècle. C'est à la suite de l'effondrement du royaume perse afcharide que l'Afghanistan devient une entité souveraine, en 1747, sous le commandement du général Ahmad Shah Durrani, devenu la même année premier padichah du pays. À la suite de la seconde guerre anglo-afghane, les Britanniques ont privé l'Afghanistan de certains territoires mais se sont engagés à ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures de la partie restante. Le pays est devenu ainsi un État tampon entre l'Empire britannique et la Russie de 1879 à 1919, demeurant indépendant sur le plan de la politique intérieure. En 1919, à la suite de la troisième guerre anglo-afghane, le pays a retrouvé le contrôle de sa politique étrangère avec le traité de Rawalpindi, et rejoint en 1921 la Société des Nations. À partir de la fin des années 1970, l'Afghanistan a connu plusieurs décennies de guerres ininterrompues qui ont causé la mort de plusieurs centaines de milliers de personnes. En 1979, les troupes soviétiques sont intervenues militairement en Afghanistan et ont assassiné le président Hafizullah Amin. Une longue guerre a opposé ensuite les Soviétiques et les forces communistes afghanes aux moudjahidines, armés et soutenus par les États-Unis et la Chine. Les forces soviétiques se sont retirées du pays en 1989 et le gouvernement communiste de Mohammad Najibullah a été renversé en 1992. L'État islamique d'Afghanistan a alors été instauré, mais une nouvelle guerre civile a opposé rapidement les différentes factions moudjahidines. Le mouvement talib a émergé alors en 1994, sous la direction du mollah Omar, et a profité de ces divisions pour prendre le pouvoir à Kaboul en 1996. Une partie du territoire est demeurée cependant sous le contrôle des moudjahidines de l'Alliance du Nord, qui ont poursuivi la lutte contre les talibans.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Afghanistan », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Origine du nom et étymologie

Le nom « Afghanistan » dérive d'un mot ethnonyme désignant les Pachtounes, l’ethnie majoritaire du pays qui a fondé l’Afghanistan actuel. Le suffixe « stān » veut dire « pays » en langue dari, et « afghān » est à l'origine un exonyme persan — vraisemblablement dérivé du bactrien αβαγανο (abagano) — synonyme de « pachtoune » : le nom Afghanistan signifie donc « pays des Pachtounes ». Pendant longtemps, il était établi qu’al-Biruni, le célèbre mathématicien, encyclopédiste et philosophe persan, était le premier à avoir évoqué les Afghans dans son Histoire de l’Inde (1030). En réalité, le terme « Afghan » avait déjà été cité en 982 par Houdoud al Alam, géographe persan et Ibn al-Athîr qui avait cité le nom dix ans avant le premier. D'autres explications ont été avancées. Ainsi, l’une prétend que le mot « afghan » aurait des origines albanaises (du grec Al-Ab, on aurait fait Agvan, puis Avgan). L'autre, celle de Vera Marigo, se rapporte aux « épigones » — les successeurs d'Alexandre le Grand : Epigonoï aurait évolué en Aphigonoï (Afigani). Ces théories n'expliquent pas les mille ans qui séparent la fin des royaumes grecs de la toute première apparition du mot « Afghan ». Une histoire [réf. souhaitée] raconte que le nom « Afghan » viendrait du mot Aspagane[pas clair] qui voudrait dire « cavalier ». Les gens du peuple, pour faciliter la prononciation, disaient Apagan. La phonétique aurait changé lors de la venue des Arabes. Dans l’alphabet arabe, la lettre p n’existe en effet pas, ce qui aurait alors donné Afagan. Ce mot aurait ensuite évolué pour donner le mot « Afghan ». À la suite de cette interprétation, ainsi que par l'influence du roman Les Cavaliers de l'écrivain français Joseph Kessel, l'expression de « pays des Cavaliers » peut désigner poétiquement l’Afghanistan. Les Afghans eux-mêmes considèrent que le nom médiéval de leur pays est Khorassan, ce même nom de Khorassan désignant actuellement une région du nord-est de l'Iran.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Afghanistan », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Histoire du pays

Les Afghans sont d'origine Indo-Iranienne, quelle que soit leur langue actuelle (Pachto, Dari). L'Afghanistan, considéré comme un carrefour de l'Asie centrale, a une histoire mouvementée. À travers les âges, le territoire désormais connu sous le nom d'« Afghanistan » a dominé la région puis a été occupé à son tour par l’Empire perse, par Alexandre le Grand, Gengis Khan, et l’URSS. Son emplacement géographique sur les routes commerciales a profité aux nombreux royaumes qui se sont succédé sur ce territoire et en fait encore un enjeu stratégique majeur au début du XXIe siècle. Après l’effondrement des royaumes grecs et un bref contrôle exercé par l’empereur Ashoka, le peuple Yuezhi, avec à sa tête le chef Kujula Kadphisès s’empare du pays et se taille un gigantesque empire : l’Empire kouchan. Son territoire s’étendait de l’Iran actuel jusqu’en Inde, probablement plus loin que Delhi, et de la mer d'Arabie jusqu’à la mer d'Aral. Pour beaucoup d’historiens, c’est grâce à cet Empire kouchan et plus précisément à son empereur Kanishka Ier que le bouddhisme a pu s’étendre jusqu’en Chine, en Corée et au Japon par les voies commerciales et non par des conquêtes militaires. Les Afghans ont mené de nombreuses batailles contre les envahisseurs, notamment au cours du XIXe siècle pour combattre l'ingérence occidentale britannique. Cette dernière a notamment subi en Afghanistan des défaites marquantes, en particulier celles de Gandamak, en 1842, où le 44e régiment britannique fut totalement anéanti et de Maiwand, en 1880, où le 66e régiment n’a compté que quelques survivants. L'Afghanistan est avec le Siam et le Japon le seul pays d'Asie à avoir tenu tête aux puissances coloniales européennes. Son histoire et sa création comme État tampon entre les possessions de l’Angleterre et de la Russie ne se comprend pas sans une analyse géopolitique du « Grand Jeu » entre ces puissances, réactivé au début du XXIe siècle dans un contexte de contrôle des routes pétrolières et gazières. Depuis 1900, treize dirigeants ont été déposés, renversés ou assassinés : 1919 : Habibullah Khan est assassiné pendant une partie de chasse ; 1929 : Amanullah Khan doit fuir devant une révolte populaire ; 1929 : Son frère Inayatullah règne trois jours avant d’abdiquer ; 1929 : Habibullah Ghazi, dit « Bacha e Saqao », prend le pouvoir avant d'être chassé et exécuté ; 1933 : Mohammed Nadir Chah est assassiné ; 1973 : Mohammed Zaher Chah est déposé à la suite d'un coup d'État ; 1978 : Mohammad Daoud Khan, qui avait pris le pouvoir en 1973, est assassiné à la suite d’un coup d’État pro-communiste ; 1979 : Nour Mohammad Taraki est assassiné par son Premier ministre et rival Hafizullah Amin ; 1979 : Hafizullah Amin est renversé et tué à la suite d’un coup d’État soutenu par l’Union soviétique ; 1986 : Babrak Karmal, contesté par des révoltes populaires armées, est poussé à la démission par les Soviétiques ; 1992 : Mohammad Najibullah est déposé et le régime communiste s'effondre ; 1996 : Les talibans prennent Kaboul et assassinent l'ex-président Mohammad Najibullah ; 2021 : Les talibans prennent Kaboul et le président Ashraf Ghani quitte Kaboul. Histoire antique et médiévale Convoité par de nombreuses puissances tant régionales que mondiales, l’Afghanistan se trouve sur le chemin de l’Inde lorsque Perses, Grecs, Moghols, ou Turcs tentent d’en prendre le contrôle. Inversement, l’Afghanistan est sur le chemin des empereurs indiens comme Ashoka, dans leur volonté d’expansion vers l’ouest. L'archéologie de l'Afghanistan a révélé la présence de populations depuis la préhistoire. Des relations ont pu être établies entre les cultures du chalcolithique afghan et les cultures chalcolithiques du Baloutchistan pakistanais. Plus tard une civilisation dite de l'Hilmand (seconde moitié du IVe millénaire - première moitié du IIIe millénaire) prouve par ses productions artisanales l'étendue et la diversité de ses relations avec le plateau iranien, l'Asie centrale et surtout la bordure occidentale du monde indien. Le site de Mundigak (surtout entre 3000 et 2500 av. J.-C.), sur 50 ha, en est un témoin significatif. Il est en relation étroite avec un site du Sistan iranien, fondé 3 300 ans av. J.-C. : Shahr-i Sokhta dépasse 100 ha, le travail du lapis-lazuli et de l'albâtre y sont le signe d'une vie florissante. Des échanges révélateurs s'instaurent avec les premières cultures qui précèdent l'apparition de la civilisation de la vallée de l'Indus. Le développement de celle-ci entraine une réorientation complète des échanges commerciaux : Mundigak et de nombreux autres sites disparaissent alors. Parallèlement, l’Afghanistan a également été le centre de nombreux pouvoirs forts, d'origine grecque sous le royaume gréco-bactrien, bouddhiste sous l’Empire kouchan, turque du Turkestan afghan (la région nord de l'Afghanistan) sous le règne des empereurs Ghaznévides comme Mahmoud de Ghazni qui conquiert, depuis sa capitale Ghazni (sud de l’Afghanistan), la Perse et l’Inde du Nord. L’Afghan Muhammad Ghûrî, de la dynastie des Ghûrides (originaire de la région de Ghûr ou Ghor, au centre de l’actuel Afghanistan) conquiert à son tour la totalité de l’actuel Afghanistan et l’Inde du nord, où on le considère comme le fondateur du sultanat de Delhi (en réalité fondé après son passage par un de ses lieutenants turcs, Qûtb ud-Dîn Aibak). La région va souffrir au XIIIe siècle du passage des Mongols de Gengis Khan, qui vont détruire des cités prospères comme Balkh et Bâmiyân et massacrer ses habitants. Après une période de décadence sous de petites principautés qui dominent l’actuel Afghanistan, en 1370, Timur Lang – Tamerlan pour les occidentaux – un Turc originaire d’Asie centrale se débarrasse de son beau-frère, s'autoproclame émir dans la cité de Balkh et se lance à la conquête du monde en installant sa capitale à Samarcande (dans l’actuel Ouzbékistan) et fonde l’empire des Timurides. Son fils Shah Rukh Mirza transfère le siège de l’empire à Hérat (dans l’ouest afghan). Cette ville connaît son âge d’or sous le règne du sultan Husayn Bayqara au XVe siècle, avec le développement de l’art timouride, de la littérature et de la connaissance, et devient la capitale impériale et le centre de la connaissance et de la civilisation. En 1510, l’Empire timouride est détruit par l’Ouzbek Mohammad Chaybani. Un prince local timuride de Ferghana, Babur, chassé de son trône par ses oncles et installé à Kaboul, fonde alors un petit royaume autour de Kaboul et Kandahar.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Afghanistan », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Colonisation et administrations historiques

En 1709, Mirwais Hotak, chef de la tribu pachtoune des Ghilzai, se révolte contre les Séfévides et se taille un royaume indépendant dans la région de Kandahar. Après sa mort, son fils Mahmoud envahit la Perse. Il bat les Séfévides à Gulnabad, entre à Ispahan et se proclame roi de Perse en 1722. La domination afghane sur la Perse ne dure que quelques années : dès 1729, Nader Chah reconquiert Ispahan après la bataille de Damghan. Kandahar, dernier bastion des Hotaki, est prise par Nader Chah en 1738, qui rétablit ainsi l'autorité perse en Afghanistan. Il s'appuie sur les Abdalis, tribu pachtoune rivale des Ghilzai, et place un prince de cette tribu, Ahmad Khan, à la tête d'un régiment de troupes afghanes durant son invasion de l'Empire moghol. Lorsque Nader Chah est assassiné, en 1747, Ahmad Khan est élu roi des Afghans par la loya jirga et adopte le titre de Durr-i-Durrân, « perle des perles ». Le nom de Durrani reste associé à sa dynastie et à la tribu des Abdalis en général. Il fonde ainsi l'Empire durrani, considéré par l'historiographie comme le premier État afghan. Bénéficiant d'une situation géopolitique favorable, Ahmad Shah Durrani peut étendre son empire aux dépens des Perses comme des Moghols. À son apogée, son autorité s'étend du Khorassan à l'ouest au Cachemire à l'est, et de l'Amou-Daria au nord à la mer d'Arabie au sud. Sa grande victoire sur les Marathes à Panipat en 1761, lui assure la domination sur le nord-ouest de l'Inde, mais il ne peut s'y maintenir face à la montée en puissance des Sikhs, qui prennent le contrôle de Lahore en 1767. L'Empire durrani ne survit pas longtemps à la mort d'Ahmad Shah, en 1772. Son fils Timour Shah, en butte à l'hostilité des tribus pachtounes, tente de s'appuyer sur les élites urbaines tadjikes et qizilbash et transfère sa capitale de Kandahar à Kaboul en 1775. Il s'avère incapable d'empêcher le déclin de la dynastie, et après sa mort, en 1793, ses nombreux fils se disputent la succession, chacun étant soutenu par une ou plusieurs tribus pachtounes et gouvernant un territoire réduit autour de l'une des grandes forteresses du pays. Kaboul passe ainsi successivement entre les mains de Zaman Shah (1793-1801), Mahmoud Shah (1801-1803), Shah Shuja (1803-1809) et de nouveau Mahmoud Shah (1809-1819). Affaibli par ces querelles intestines, l'Empire durrani perd ses territoires périphériques. À l'ouest, l'Empire kadjar conquiert le Khorassan et menace Hérat ; au nord, l'émirat de Boukhara étend son autorité sur les tribus ouzbèkes du nord de l'Hindou Kouch ; au sud, le khanat de Kalat se libère de la tutelle afghane ; à l'est, l'Empire sikh prive les Durranis de leurs riches provinces indiennes.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Afghanistan », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Indépendance, dates et mouvements

19 août 1919 (du contrôle britannique sur les affaires étrangères afghanes)

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Institutions et modèle politique

Historique Avec les accords de Bonn en décembre 2001, une commission constitutionnelle est établie afin de mener des consultations populaires et rédiger une constitution. Celle-ci est présentée en décembre 2003 avant d'être adoptée par une Loya Jirga (Grand Conseil). La loi fondamentale entre en vigueur le 26 janvier 2004, date de la proclamation de la république islamique d'Afghanistan qui fonctionne sous la forme d'un régime présidentiel avec une législature bicamérale. En 2002, l'ancien monarque Mohammad Zaher Shah est retourné dans le pays ; bien que très populaire, il n'est pas réinvesti du pouvoir royal à sa demande et son rôle se limite uniquement à des fonctions cérémonielles, jusqu'à sa mort en 2007. Des élections nationales se tiennent le 9 octobre 2004. Plus de 10 millions d'Afghans sont enregistrés sur les listes électorales. Plus de 17 candidats s'opposant à Hamid Karzai boycottent les élections, soupçonnant une fraude ; une commission indépendante met en évidence la fraude, mais établit que cela n'affecte pas le résultat du scrutin. Karzai est déclaré élu par 55,4 % des voix. Il est investi de la présidence le 7 décembre. Ce sont les premières élections nationales du pays depuis 1969, date des dernières élections parlementaires, à l'époque de la monarchie. La politique intérieure du cabinet Karzaï est fondée sur un plan de reconstruction élaboré conjointement par ARTF et plusieurs ministères clés : du Commerce et de l'Industrie, Économie et Finances, Mines et Ressources Naturelles. Le plan prévoit une privatisation des entreprises publiques ainsi que la création des conditions juridiques et fiscales pour attirer des investissements étrangers. Cette stratégie semble porter ses fruits. En 2007, l'entreprise chinoise China Metallurgical Group a remporté l'appel d'offres du ministère des Mines et des Ressources naturelles portant sur l'exploitation de la mine de cuivre de Mes Aynak avec un investissement initial de 3 milliards de dollars US. L'Afghanistan recevra en échange près de 400 millions d'euros de redevances par an pendant 30 ans, durée de la concession. Le contrat prévoit également la construction d'une centrale électrique de 400 MW, d'une ville pour les mineurs, d'un hôpital et de plusieurs écoles. La Chine a par ailleurs promis la construction d'un chemin de fer reliant le port d'Hairatan sur le fleuve Amou-Daria dans le nord, jusqu'à la frontière pakistanaise à Turkham d'une valeur totale de 10 milliards de dollars US. Ce chemin de fer est considéré comme stratégique pour le développement du pays. Situation actuelle Depuis la prise de Kaboul par les talibans le 15 août 2021, l'Émirat islamique d'Afghanistan est dirigé par le « leader suprême » des Taliban, chef des croyants, le mollah Haibatullah Akhundzada. Le 7 septembre suivant, les talibans annoncent la formation d'un gouvernement dirigé par Mohammad Hassan Akhund.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Afghanistan », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Modèle économique et secteurs dominants

L'économie de l'Afghanistan repose essentiellement sur l'agriculture. En raison de problèmes de sécurité intérieure, de corruption endémique et de son historique de conflits et d'occupations, le pays est en 2021 l'un des plus pauvres de la planète ; il est très fortement dépendant de l'aide internationale. Agriculture L'Afghanistan est avant tout un pays agricole. 85 % des Afghans sont des paysans. Avant l'intervention soviétique de 1979, réclamée à cor et à cri par le régime communiste afghan alors en place, l'Afghanistan était connu pour sa production de fruits. Profitant d'un climat avantageux et ensoleillé au Sud et humide au Nord, l'Afghanistan produit une large gamme de fruits qui va du raisin aux pastèques en passant par les cerises, abricots et melons. Alexander Burnes, explorateur britannique, décrivait ainsi les fruits afghans : « Kaboul est particulièrement renommé pour ses fruits, qui sont exportés en grand nombre vers l'Inde. Ses vignobles sont si abondants que les grains sont donnés, pendant trois mois de l'année, au bétail. Il y en a de dix sortes différentes. Le vin de Kaboul a un parfum proche de celui du Madère ; et il n'est pas douteux qu'une meilleure qualité pourrait être produite dans ce pays avec un peu de soin. Les habitants de Kaboul font de multiples utilisations des raisins, beaucoup plus que dans d'autres pays. Ils utilisent le jus pour rôtir la viande ; et, pendant les repas, ils se servent de poudres de fruits comme condiments. Ils sèchent également beaucoup de raisins, fabriquent beaucoup de sirop. Peshawar est célèbre pour ses poires, Ghazni pour ses prunes, qui sont vendues en Inde sous le nom de « prunes de Boukhara », Kandahar pour ses figues et Kaboul pour ses mûres. » Les fruits afghans sont toujours autant prisés par les pays voisins qui absorbent la quasi-totalité de la production. Une grande partie des terres servent à produire du pavot au détriment de la culture de céréales, de fruits et légumes. La culture du coton a également pâti des années de guerre (170 000 tonnes de coton graine étaient produites annuellement avant la guerre) et de la généralisation de la culture du pavot. Cela a pour conséquence une raréfaction des denrées alimentaires sur le marché intérieur et le paradoxe est que l'Afghanistan devient ainsi un importateur de fruits, de céréales et de légumes pour répondre aux besoins intérieurs. En outre, ces produits sont chers et les Afghans pâtissent du renchérissement de ces denrées. La production de pavot reste la principale manne financière du pays. Selon les estimations annuelles de l'ONU, les surfaces dédiées à sa culture ont augmenté de 63 % par rapport à 2016, atteignant le record de 328 000 hectares cultivés en 2017. Cette évolution est particulièrement marquée dans le Helmand, région frontalière du Pakistan, où les cultures ont augmenté de 79 % pour recouvrir une surface de 63 700 hectares.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Afghanistan », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Évolution économique et niveau de développement

Économie sud-asiatique à faible revenu; économie stable après une forte contraction due à la prise de contrôle des Taliban, mais la reprise reste fragile; pauvreté généralisée et obstacles au développement humain; dépendance à l'importation pour les denrées alimentaires, le carburant et les machines; sanctions en cours, suspension de l'aide au développement et gel des avoirs de réserve Banque mondiale : PIB nominal de 17 778 508 876 USD courants en 2024. Valeur de comparaison : 18 116 572 395 USD courants en 2016. Ces montants nominaux ne mesurent pas la croissance réelle ; la série séparée de croissance du PIB réel et le PIB par habitant sont présentés dans le tableau des indicateurs.

Données au 2026-11-03 · Source 1 Source 2

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Grandes réalisations politiques, économiques et sociales

L'accès à l'eau potable n'est pas acquis dans tout le pays, de même pour le système médical, alors que de nombreuses maladies à transmission vectorielle endémiques ou récemment introduites (notamment transmise par des moustiques, tiques, mouches, poux, etc.) touchent le pays, en tout ou en partie : fièvre hémorragique de Crimée-Congo, paludisme, fièvre pappataci, dengue, fièvre jaune, encéphalite japonaise, maladie du sommeil, leishmaniose cutanée, peste, fièvre de la vallée du Rift, chikungunya, bilharziose, poussières en aérosol ou maladie du contact avec le sol, fièvre de Lassa, filariose, fièvre des tranchées, fièvre boutonneuse méditerranéenne, leishmaniose cutanée (zoonose), leishmaniose cutanée (anthropisation), Leishmaniose viscérale, fièvre Q, fièvre pourprée des montagnes Rocheuses, fièvre jaune, virus du Nil occidental, fièvre de Sindbis, fièvre pourprée des montagnes Rocheuses de Sibérie, typhus à tetranychidae (typhus des broussailles), typhus à poux, typhus murin, fièvre récurrente mondiale, leptospirose (à Leptospira icterohaemorrhagiae, L. hebdomadis, L. tarassovi, L. grippotyphosa, L. pomona, L. javanica, L. canicola, L. ballum, L. bataviae). Le pays est aussi touché par la rougeole, la diphtérie, la méningite, la grippe, la tuberculose, des infections respiratoires aiguës, la méningite à méningocoques, la poliomyélite, le charbon, la rage, la rougeole, Escherichia coli entérotoxinogène, Campylobacter, Shigelle, Salmonella, Cryptosporidium spp., Giardia intestinalis, Entamoeba histolytica, amibiases, hépatite A, hépatite E, fièvre typhoïde et paratyphoïde.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Afghanistan », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Personnalités dans les organisations internationales

Participation d'organisations internationales (membres, non titulaires de mandats individuels): l'Afghanistan est membre des organisations suivantes, mais les représentants des Taliban ne participent pas: BAD, CICA, CP, ECO, IITI (pays candidat), FAO, G-77, AIEA, IBRD, OACI, CCI (ONG), CICt, ICRM, IDA, BID, FIDA, CIF, IFRCS, OIT, FMI, Interpol, CIO, OIM, UIP, ISO (correspondant), ITSO, UIT, CSI (ONG), MIGA, NAM, OCI, OIAC, OSCE (partenaire), SAARC, SACEP, SCO (membre du dialogue), ONU, MANUA, CNUCED, UNESCO, HCR, ONUDI, OMT, UPU, OMD, WFTU (ONG), OMS, OMPI, OMM, OMC

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Culture, traditions et patrimoine

Beaucoup de monuments historiques du pays ont été endommagés dans les guerres récentes et d'autres détruits comme les deux célèbres statues de Bouddha dans la province de Bamiyan en 2001 par les talibans. En 2017, le site bouddhiste de Mes Aynak est menacé de destruction par l'industrie minière. Avant 1980, il y avait une tradition de francophonie chez les élites et classes favorisées de l'Afghanistan, et le roi Zaher Chah était francophone, ainsi qu'environ 10 000 Afghans. L'anglais était sans doute plus parlé, et sensiblement plus important. La Poste d'Afghanistan a émis des timbres avec légendes en français jusqu'en 1996. Avec la guerre civile, et l'avènement des Talibans, les rares Afghans qui parlaient des langues étrangères parlaient persan, arabe, et anglais. Un grand nombre d'Afghans proches du régime communiste, entre 1978 et 1992, savent parler le russe. Les deux lycées français furent fermés en 1979 ; ils sont de nouveau ouverts depuis 2003, ainsi que d'autres établissements scolaires, américains, britanniques, etc. Les talibans, au pouvoir, ont demandé aux chaînes de télévision d'éviter de diffuser à l'antenne des films ou des séries mettant en scène des femmes. Ils ont d'ailleurs précisé que les femmes journalistes intervenant à la télévision doivent porter le voile islamique.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Afghanistan », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Genres musicaux et artistes

Le 9 avril 1992, Ahmed Chah Massoud, futur chef de l’alliance du Nord, entre dans Kaboul avec plusieurs milliers d’hommes et devient ministre de la Défense en mai. Le 28 juin, Burhanuddin Rabbani, musulman modéré du Jamiat-e Islami, est nommé président intérimaire, puis élu chef du gouvernement en décembre. De 1992 à 1995, un gouvernement issu de la résistance afghane prend le pouvoir, mais il y a des dissidences internes. Massoud démissionne du gouvernement afin de permettre à Gulbuddin Hekmatyar, un fondamentaliste appartenant à l’ethnie pachtoune, majoritaire dans le pays, de devenir Premier ministre. Mais les affrontements continuent dans Kaboul entre talibans, forces du gouvernement (Massoud) et moudjahidines (Hekmatyar). La charia est progressivement mise en place entre mai et juillet 1992 (port du hijab obligatoire pour les femmes, interdiction de la musique à la radio, application de la loi islamique, prière obligatoire pour les fonctionnaires…)

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Afghanistan », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Ethnies, langues et méthodes de dénombrement

L'Afghanistan n'ayant jamais réalisé un recensement systématique de sa population, les chiffres exacts sur la taille et la composition des divers groupes ethniques ne sont pas disponibles. Les chiffres suivants manquent de fiabilité. Les Pachtounes constituent l’ethnie fondatrice de l’Afghanistan moderne et représentent le groupe le plus important, avec plus de 42 % de la population. Le deuxième grand groupe linguistique, parlant le dari, comprend les Tadjiks (27 %) et les Hazaras (9 %) qui habitent le centre. Les Ouzbeks représentent 9 % de la population. Il y a également une présence non négligeable de tribus telles les Aimak (4 %), les Turkmènes (3 %), les Baloutches (< 2 %), les Pashayis ou Nouristanis, les Arabes, les Kirghizes… Le bilinguisme est commun. Un petit nombre de minorités ethniques allogènes d'origine indienne, principalement des sikhs et des hindous, parlent le pendjabi. Les Afghans sont majoritairement musulmans avec approximativement 80-89 % de sunnites et 10-19 % de chiites. Le reste d'entre eux est hindou, sikh, juif ou chrétien. Les hindous et sikhs représentent aujourd'hui 0,3 % de la population contre 1 % dans les années 1970, car beaucoup ont fui pendant la guerre civile des années 1990 vers les contrées voisines, l'Europe ou l'Amérique. Avec la chute des Talibans, des sikhs sont retournés dans la province de Ghazni d'Afghanistan. L'Afghanistan possède le taux de fécondité le plus élevé d'Asie : plus de cinq enfants par femme en moyenne. Population : 40 754 385 habitants(en 2022). 0-14 ans : 40,92 % ; 15-24 ans : 21,85 % ; 25-54 ans : 30,68 % ; 54-64 ans : 3,95 % ; + 65 ans : 2,4 % Taux de migration : −0,9 migrant / 1 000 habitants (en 2018) Espérance de vie des hommes : 50,6 ans (en 2018) Espérance de vie des femmes : 53,6 ans (en 2018) Taux de croissance de la pop. : +2,37 % (en 2018) Taux de natalité : 37,5 naissances / 1 000 habitants (en 2018) Age moyen 18.4 ans (en 2022) Taux de mortalité : 13,2 morts / 1 000 habitants (en 2018) Taux de mortalité infantile : 108,5 morts / 1 000 naissances (en 2018) Taux de fécondité : 5,02 enfants/femme (en 2018) Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Afghanistan », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Faune, biodiversité et espaces protégés

L'Afghanistan est depuis longtemps connu pour sa faune diversifiée. Bon nombre des plus grands mammifères du pays sont considérés par l'Union internationale pour la conservation de la nature comme étant menacés à l'échelle mondiale, notamment le léopard des neiges, le mouton Marco Polo, le cerf musqué de Sibérie, le marthor, l'urion et l'ours noir asiatique. D'autres espèces d'intérêt sont l'ibex, le loup gris, l'ours brun, l'hyène rayée et de nombreux oiseaux de proie. Le conflit de longue durée dans le pays a gravement affecté les espèces de prédateurs et de proies, de sorte que la population nationale est considérée comme étant petite et gravement menacée. Il n'existe pas de données contemporaines sur les espèces de chats plus petites qui étaient déjà menacées dans les années 1970 par la chasse aveugle, l'épuisement des proies et la destruction de l'habitat.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia anglophone, article « Wildlife of Afghanistan », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. Extrait abrégé traduit automatiquement. CC BY-SA 4.0 Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Cours d’eau et géographie

L'Afghanistan est un pays montagneux avec des plaines au nord et au sud-ouest. En 2026, sa population s'élevait à 44 742 548 habitants. Le point le plus haut du pays, à 7 485 m au-dessus de la mer, est le Nowshak. De grandes parties du pays sont arides et l'eau potable est limitée. L'Afghanistan a un climat continental, avec des étés chauds et des hivers froids. Le pays est fréquemment sujet aux tremblements de terre. Le dernier remonte au 7 octobre 2023 et a eu lieu dans l'Ouest du pays (région d'Hérat). Avec trois secousses majeures de 6.3 et une réplique de 5.5, il a entraîné la mort de 1 000 ou 1 380 personnes (selon les sources). Les villes principales de l'Afghanistan sont Kaboul, Hérat, Jalalabad, Mazâr-e Charîf et Kandahar. L'Afghanistan est traversé par le fleuve Hari Rûd, qui coule également en Iran et au Turkménistan. Frontières terrestres : 5 529 km, dont : 2 430 km avec le Pakistan ; 1 206 km avec le Tadjikistan ; 936 km avec l'Iran ; 744 km avec le Turkménistan ; 137 km avec l'Ouzbékistan ; 76 km avec la Chine. Littoral : 0 km ; Extrémités d'altitude : de +258 m à +7 485 m.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Afghanistan », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Ressources naturelles

Au Moyen Âge déjà, certains géographes comme l'Arabe Ibn Hawqal (Xe siècle) font état d'une extraordinaire richesse du pays en ces termes : « On se procure à Badakhchan de magnifiques grenats, de splendides pierres précieuses qui valent les rubis par leur beauté et par l'éclat surprenant de leurs coloris roses, grenadins, purpurins ou encore d'une nuance lie-de-vin. C'est également là que l'on extrait le lapis-lazuli, grâce aux nombreux gisements des montagnes environnantes. » En outre, le pays dispose d'autres innombrables richesses en tout genre et un immense potentiel d'exploitation à l'échelle industrielle. Mises au jour par les géologues soviétiques, elles sont estimées à 1 000 milliards de dollars par des experts américains. La signature d'un protocole d'accord, le 21 novembre 2007, entre le Ministère des mines et deux compagnies chinoises China Metallurgical Group et Jiangxi Copper Co sur les mines de cuivre d'Aynak, témoigne de ce potentiel. Métaux On peut notamment citer : le plomb, le zinc, l'aluminium, le molybdène, le tungstène, le chrome, le baryum, le lithium, mais aussi des métaux très valorisés comme l'étain et le tantale, sans oublier les incontournables que sont le fer et le cuivre. Pour ce dernier, l'Afghanistan a annoncé en 2010 la signature de la cession d'exploitation de la mine de cuivre Aynak, le plus important investissement étranger civil alors. Les clauses du contrat prévoient un investissement chinois (les gagnants de l'appel d'offres sont China Metallurgical Group et Jiangxi Copper Co) de 3 500 000 000 USD, la construction du chemin de fer reliant le Nord de l'Afghanistan à la frontière pakistanaise, la construction d'une centrale électrique de 400 mégawatts et des royalties calculées sur 40 % des ventes de cuivre réalisées. En outre, l'Afghanistan a obtenu la construction d'une usine de transformation de minerai en lingots de cuivre, ce qui permettra au pays d'en maîtriser la technologie. Le fer peut également constituer une source importante de devises pour le pays. En effet, selon Albert-Félix de Lapparent, la teneur en fer des gisements découverts au sud du Bâmiyân (centre de l'Afghanistan), dans la région de l'Hadjigak (en), est de l'ordre de 60 %[réf. nécessaire]. L'exploitation des minerais de fer n'est pour l'instant pas à l'ordre du jour, mais représente un immense potentiel pour le pays. Par ailleurs, des gisements d’or ont également été découverts dans des régions assez éloignées les unes des autres. Au Badakhchan, fut découverte dans les années 1960 une importante mine d'or qui n'est pas encore exploitée. Plus récemment une autre mine d'or a été découverte en 2003 près d'Hérat à l'Ouest de l'Afghanistan. L'exploitation a déjà commencé et c'est une entreprise britannique qui l'assure. Ces gisements de métaux ferreux et non ferreux constituent un potentiel de développement et de croissance considérable tant pour le pays que pour les entreprises qui envisagent d'y investir.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Afghanistan », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Productions, volumes et classements mondiaux

L'Afghanistan est avant tout un pays agricole. 85 % des Afghans sont des paysans. Avant l'intervention soviétique de 1979, réclamée à cor et à cri par le régime communiste afghan alors en place, l'Afghanistan était connu pour sa production de fruits. Profitant d'un climat avantageux et ensoleillé au Sud et humide au Nord, l'Afghanistan produit une large gamme de fruits qui va du raisin aux pastèques en passant par les cerises, abricots et melons. Alexander Burnes, explorateur britannique, décrivait ainsi les fruits afghans : « Kaboul est particulièrement renommé pour ses fruits, qui sont exportés en grand nombre vers l'Inde. Ses vignobles sont si abondants que les grains sont donnés, pendant trois mois de l'année, au bétail. Il y en a de dix sortes différentes. Le vin de Kaboul a un parfum proche de celui du Madère ; et il n'est pas douteux qu'une meilleure qualité pourrait être produite dans ce pays avec un peu de soin. Les habitants de Kaboul font de multiples utilisations des raisins, beaucoup plus que dans d'autres pays. Ils utilisent le jus pour rôtir la viande ; et, pendant les repas, ils se servent de poudres de fruits comme condiments. Ils sèchent également beaucoup de raisins, fabriquent beaucoup de sirop. Peshawar est célèbre pour ses poires, Ghazni pour ses prunes, qui sont vendues en Inde sous le nom de « prunes de Boukhara », Kandahar pour ses figues et Kaboul pour ses mûres. » Les fruits afghans sont toujours autant prisés par les pays voisins qui absorbent la quasi-totalité de la production. Une grande partie des terres servent à produire du pavot au détriment de la culture de céréales, de fruits et légumes. La culture du coton a également pâti des années de guerre (170 000 tonnes de coton graine étaient produites annuellement avant la guerre) et de la généralisation de la culture du pavot. Cela a pour conséquence une raréfaction des denrées alimentaires sur le marché intérieur et le paradoxe est que l'Afghanistan devient ainsi un importateur de fruits, de céréales et de légumes pour répondre aux besoins intérieurs. En outre, ces produits sont chers et les Afghans pâtissent du renchérissement de ces denrées. La production de pavot reste la principale manne financière du pays. Selon les estimations annuelles de l'ONU, les surfaces dédiées à sa culture ont augmenté de 63 % par rapport à 2016, atteignant le record de 328 000 hectares cultivés en 2017. Cette évolution est particulièrement marquée dans le Helmand, région frontalière du Pakistan, où les cultures ont augmenté de 79 % pour recouvrir une surface de 63 700 hectares. Produisant à elle seule près de la moitié du pavot du pays, cette région consacre désormais un tiers de ses terres cultivables à la culture de l'opium. Même dans les régions du nord, où le pavot était quasi inexistant avant 2012, l’expansion est rapide : en 2014, la culture du pavot représentait 574 hectares ; en 2017, 43 000 hectares. Le pays totalise ainsi près de 90 % de la production mondiale d'opium. Les secteurs cités ne constituent pas un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Afghanistan », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Emblèmes et symboles nationaux

Depuis 2021, les autorités de facto emploient un drapeau blanc portant la profession de foi islamique. Le drapeau tricolore noir, rouge et vert avec emblème correspond à l’ancienne République islamique. Les références à l’un ou l’autre symbole doivent préciser le régime, la période et le contexte diplomatique concernés. L’hymne instrumental présenté dans ce dossier est, lui aussi, explicitement identifié comme historique.

Données au 2026-11-03 · Source 1 Source 2

FreeWorld, d’après les déclarations de drapeau de Wikidata et le fichier Wikimedia Commons cité. Synthèse originale FreeWorld ; drapeau selon la licence de sa fiche Wikimedia Commons

Indicateurs économiques · Banque mondiale

134e sur 200 économies renseignées pour le PIB nominal (USD courants) en 2024. Données du classement.

PIB (USD courants)
AnnéeValeur
202417,778,508,875.74
202317,152,234,636.87
202214,497,243,872.13
202114,259,995,441.08
202019,955,929,052.15
201918,799,444,490.11
201818,053,222,687.41
201718,753,456,497.82
201618,116,572,395.08

Source et méthode de l’indicateur

PIB par habitant (USD courants)
AnnéeValeur
2024416.87
2023413.76
2022357.26
2021356.50
2020510.79
2019496.60
2018491.34
2017525.47
2016522.08

Source et méthode de l’indicateur

Croissance du PIB réel (%)
AnnéeValeur
20241.87
20232.27
2022-6.24
2021-20.74
2020-2.35
20193.91
20181.19
20172.65
20162.26

Source et méthode de l’indicateur

Population
AnnéeValeur
202543,844,111.00
202442,647,492.00
202341,454,761.00
202240,578,842.00
202140,000,412.00
202039,068,979.00
201937,856,121.00
201836,743,039.00
201735,688,935.00
201634,700,612.00

Source et méthode de l’indicateur

Les années disponibles peuvent varier selon l’indicateur. Un rang de production, un PIB, un PIB par habitant et un classement de développement mesurent des choses différentes.

Héros, figures de l’indépendance et grandes personnalités

Les portraits sourcés de ce pays seront présentés ici.

Hymne national

Milli Surood — hymne de la République islamique (2006–2021)

Enregistrement historique de l’hymne de la République islamique, utilisé de 2006 à 2021. Il ne représente pas le chant adopté par les autorités talibanes après 2021.

Enregistrement audio

Source des enregistrements · Public domain

Référence de l’hymne

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Shafiqa Quraishi — Personnalité répertoriée dans les sources structurées citées. Domaines documentés : défense des droits humains et causes sociales. Pays associés par les déclarations…

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Sima Samar — Femme politique afghane Domaines documentés : défense des droits humains et causes sociales. Pays associés par les déclarations de citoyenneté : Afghanistan.

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