Type de climatdans le nord, climat continental (hiver froid et été chaud et humide avec des précipitations bien réparties) ; dans d'autres parties, climat continental et méditerranéen (hiver relativement froid avec de fortes chutes de neige et des étés chauds et secs et automnes)
Crédit photoJennifer Jacquemart/Service audiovisuel · CC BY 4.0 · Source de l’imagePrésidente actuelleAna BrnabićPrésidente
Date d’accession au pouvoir28/09/2026Date d’entrée dans la fonction indiquée ; les mandats antérieurs peuvent être distincts.
Mode d’accession au pouvoirMode non documenté
Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.
Sources et précisions : superficie et climat
Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.
Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.
Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.
Le descriptif climatique provient d’une archive du World Factbook. Il décrit le climat général et ne constitue pas un bulletin météo actuel.
Résumé climatique traduit automatiquement depuis une source anglophone, à relire.
Direction du pays · référence au 04/11/2026. Repères importés de sources encyclopédiques ; l’identité actuelle, la date et le mécanisme restent à relire. Les dates d’élection, de prise de fonctions et de réélection sont distinctes.
Portrait de Ana Brnabić : Jennifer Jacquemart/Service audiovisuel · CC BY 4.0 · Source de l’image · Licence
Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir
Référence de recherche pour l’identité : Wikidata, consultée le 2026-11-04. Les assertions de cette source restent à vérifier.
Corpus documentaire importé le 2026-11-03, complété par les corrections validées de l’équipe. Chaque rubrique précise ses sources ; l’import ne constitue pas une vérification manuelle exhaustive.
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Situer Serbie dans le monde
Serbie · repère de localisation indicatifVue du pays ou territoire · nord en haut
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Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies
La Serbie (/sɛʁ.bi/), en forme longue la république de Serbie (en serbe : Srbija (/sř̩.bi.ja/) et Republika Srbija, en serbe en écriture cyrillique : Сpбија et Република Сpбија), est un État des Balkans occidentaux et de l’Europe du Sud et du Sud-Est, parfois situé en Europe centrale ; son régime politique est de type démocratie parlementaire monocamérale. La Serbie est frontalière de la Roumanie à l'est-nord-est, de la Bulgarie au sud-est, de la Macédoine du Nord au sud-sud-est, du Kosovo ou de l'Albanie au sud, du Monténégro au sud-ouest, de la Bosnie-Herzégovine à l'ouest, de la Croatie au nord-ouest et de la Hongrie au nord-nord-ouest. Sa capitale est Belgrade.
Les populations slaves, dont les Serbes, s’installèrent au début du VIIe siècle dans la région des Balkans. Auparavant, la population était constituée d'Illyriens, de Grecs Macédoniens et Thraces, et de petites ethnies montagnardes.
Au Moyen Âge, un puissant État serbe se constitua progressivement, qui atteignit son apogée au XIVe siècle, sous le règne de l'empereur Stefan Dušan (en cyrillique : Cтефан Душан).
Aux XIVe et XVe siècles, la Serbie fut envahie et colonisée par l'Empire ottoman et le pays resta sous sa domination jusqu’au XIXe siècle.
À la suite du premier soulèvement serbe contre les colonisateurs turcs en 1804, et du second en 1815, une principauté de Serbie fut créée, autonome vis-à-vis de la Sublime Porte en 1830, officiellement indépendante en 1878. La principauté devint royaume de Serbie en 1882. Après la Première Guerre mondiale, se constitua progressivement un rassemblement de tous les Slaves méridionaux autour de la monarchie serbe : le royaume des Serbes, Croates et Slovènes fut proclamé en 1918 et il prit le nom de royaume de Yougoslavie en 1929. Après la Seconde Guerre mondiale, la Serbie devint une unité fédérée au sein de la république fédérative socialiste de Yougoslavie. Les années 1990 sont marquées par la dissolution progressive de la Yougoslavie. En 2006, la Serbie est redevenue totalement indépendante après que le Monténégro a décidé de quitter l'union de Serbie-et-Monténégro.
Le 17 février 2008, le Kosovo, qui était jusqu’alors considéré comme une province autonome au sein de la république de Serbie sous l'égide de l'Organisation des Nations unies (ONU), avec sa résolution 1244, a déclaré unilatéralement son indépendance. Cette indépendance est contestée et non-reconnue par la Serbie et par une partie importante des États membres de l'Organisation des Nations unies (ONU) dont deux membres du Conseil de sécurité des Nations unies, la Chine et la Russie.
Le 22 décembre 2009, la Serbie effectue une demande d'adhésion formelle à l'Union européenne. Le 12 octobre 2011, la Commission européenne octroie officiellement le statut de candidat à la Serbie.
La Serbie est militairement neutre.
CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.
Histoire du pays
De la Préhistoire à la fin de l’Antiquité
Les archéologues ont mis au jour de nombreuses traces d’occupation humaine remontant à la Préhistoire. L’un des sites les plus anciens retrouvés en Serbie est celui de Lepenski Vir, près du Danube, dans l’actuel parc national de Đerdap (Djerdap), près des Portes de Fer. Dans ses parties les plus anciennes, le village, entièrement planifié, date du mésolithique (vers 8000 av. J.-C.). Cette culture aurait atteint son apogée entre 5300 et 4800 av. J.-C. Outre les vestiges des habitations et quelques objets usuels, de nombreuses sépultures ont été retrouvées sur le site.
La Serbie abrite d’autres sites préhistoriques. C’est ainsi qu’en 1908, une équipe d’archéologues dirigée par Miloje Vasić a effectué des fouilles à Vinča, près de Belgrade, mettant au jour des vestiges datant de la période néolithique ; compte tenu de l’importance de ces découvertes, le site a donné son nom à une culture qui s’est développée le long du Danube entre 6000 et 3000 av. J.-C. : la culture de Vinča. D’autres découvertes caractéristiques de cette culture ont été effectuées dans de nombreux sites de Serbie, notamment à Divostin (près de Kragujevac), à Potporanj (près de Vršac), à Selevac (près de Smederevska Palanka) et à Pločnik (près de Prokuplje). D’autres vestiges du néolithique appartiennent à la culture de Starčevo (6200 - 5 600 av. J-C.), qui doit son nom à la ville de Starčevo, dans la municipalité de Pančevo.
Serbie médiévale
Parmi les tribus slaves en expansion à partir du IVe siècle de notre ère, on trouve les Serbes blancs ou aujourd’hui Sorabes qui migrèrent d’abord vers l’ouest à travers la Pologne et la Tchéquie actuelles. Leurs descendants vivent aujourd’hui en Lusace, à l’est de l’Allemagne, plus exactement entre l’Elbe et la Saale, dans ce qui était jadis la Grande-Moravie. Cette région, s’appelle la « Serbie blanche », le blanc symbolisant l’ouest chez les Slaves. Au VIIe siècle, à l’époque de l’Empereur byzantin Héraclius, la majeure partie des serbes blancs migra en plusieurs vagues entre 610-641 vers la région centrale des Balkans où ils assimilèrent les Valaques et les Illyriens locaux, donnant ainsi naissance au peuple Serbe.
Plusieurs principautés serbes furent fondées au IXe siècle mais se disloquèrent à la fin du XIIe siècle. Le processus de christianisation fut engagé par les moines Cyrille et Méthode, qui évangélisèrent tous les peuples slaves, y compris les Serbes, et qui inventèrent l’alphabet cyrillique à partir des lettres grecques. Les premiers prénoms chrétiens, comme Stefan ou Petar firent alors leur apparition.
La dynastie des Nemanjić, ou Némanides, qui régna sur la Serbie de 1170 à 1371 transforma l'État indépendant de Rascie (Raška) en un vaste empire.
Fondateur de la dynastie, Stefan Nemanja, veliki zupan (« grand chef ») de l'État Serbe de Rascie de 1169 à 1196, commence à étendre son domaine tout en demeurant sous la tutelle de l'empereur byzantin.
Son fils, Stefan Ier Nemanjić
(Stefan Prvovenčani, le « premier couronné »), libéré de la suzeraineté Byzantine, reçoit du pape Honorius III le titre de roi de Rascie en 1217, tandis que son frère cadet, Rastko (futur Saint Sava), devient en 1219 le premier archevêque d'une Église orthodoxe serbe indépendante. Cette étroite alliance entre le pouvoir séculier et sacré donne à l'État Nemanjic sa force et sa stabilité.
Stefan Nemanja se retire dans un monastère en 1196 sous le nom de Syméon, puis fonde avec son fils Rastko (futur saint Sava) le monastère de Hilandar au Mont Athos qui demeure, aujourd'hui encore, un haut lieu de la culture Serbe. L'Église orthodoxe l'a canonisé sous le nom de saint Syméon le Myroblyte.
Stefan Ier Nemanjić cède le trône à ses fils : Stefan Radoslav, Stefan Vladislav, puis Stefan Uroš Ier. Celui-ci est suivi par ses fils Stefan Dragutin et Stefan Uroš II Milutin (r. 1282-1321). Stefan Uroš II Milutin arrache à Byzance de vastes territoires en Macédoine. Expansion territoriale au sud et au nord de la Serbie, création d'une solide administration, création artistique, construction de monuments dans tout le monde chrétien orthodoxe, Milutin a fait de la Serbie un grand pays d'Europe, très influencé par la Rome d'Orient, Constantinople qui était présente partout dans la vie quotidienne, l'administration, l'armée et l'éducation.
Son fils, Stefan Uroš III Dečanski (r. 1322-1331), En 1327, se mit au service de l'empereur byzantin Andronic II, qui était en conflit pour le trône de Constantinople avec son petit-fils Andronic III. Andronic III avait le soutien de l'empereur Bulgare Mikhail III Chichman Asen. En 1330, Andronic II et Mikhail III Chichman Asen
décident d'attaquer la Serbie. Stefan Decanski rassembla une armée composée de soldats serbes d'expérience qui avaient déjà combattu à plusieurs reprises contre son cousin, avec en plus des mercenaires catalans, saxons et surtout une troupe d'élite de cavalerie serbe préparée et dirigée par Dusan. La Bataille de Velbajd, près de Kyoustendil, le 28 juillet 1330, est un tournant dans l'histoire de l'Europe du Sud-Est, les Bulgares et l'armée d'Andronic III furent sévèrement battus. L'empereur Bulgare trouva la mort pendant la bataille. Cette bataille victorieuse marque le début de la domination serbe en Europe du Sud-Est, jusqu'à la Bataille de Kosovo Polje de 1389, cette victoire permit à Stefan d'étendre les frontières vers l'est, jusqu'en Bulgarie avant d'être détrôné par son propre fils, Stefan Uroš IV Dušan (r. 1331-1355). Lors d'une série de guerres contre les Byzantins, Stefan Uroš IV Dušan, plus grand roi Nemanjić, conquiert toute l'Albanie, la Macédoine et le Monténégro avant de poursuivre vers le sud pour s'emparer de trois régions grecques : l'Épire, l'Étolie et la Thessalie. Il est couronné empereur de Serbie en 1346. Les Serbes considèrent son règne comme l'apogée de leur État. Dušan promulgue en effet Le Code de Dušan (Zakonik), fait construire nombre d'églises et de monastères, et développe l'agriculture, l'industrie et le commerce.
Souverain faible, son fils et successeur Stefan Uroš V, qui règne à partir de 1355, laissera l'Empire serbe se disloquer entre des principautés rivales avant de tomber aux mains des Turcs ottomans, qui commencent à pénétrer dans les territoires serbes à partir de 1371.
En effet, Le progressif éclatement de l'Empire serbe gouverné par Stefan Uroš V, a abouti l'affaiblissement de la puissance serbe.
Wikipédia, article « Serbie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Colonisation et administrations historiques
La Serbie (/sɛʁ.bi/), en forme longue la république de Serbie (en serbe : Srbija (/sř̩.bi.ja/) et Republika Srbija, en serbe en écriture cyrillique : Сpбија et Република Сpбија), est un État des Balkans occidentaux et de l’Europe du Sud et du Sud-Est, parfois situé en Europe centrale ; son régime politique est de type démocratie parlementaire monocamérale. La Serbie est frontalière de la Roumanie à l'est-nord-est, de la Bulgarie au sud-est, de la Macédoine du Nord au sud-sud-est, du Kosovo ou de l'Albanie au sud, du Monténégro au sud-ouest, de la Bosnie-Herzégovine à l'ouest, de la Croatie au nord-ouest et de la Hongrie au nord-nord-ouest. Sa capitale est Belgrade.
Les populations slaves, dont les Serbes, s’installèrent au début du VIIe siècle dans la région des Balkans. Auparavant, la population était constituée d'Illyriens, de Grecs Macédoniens et Thraces, et de petites ethnies montagnardes.
Au Moyen Âge, un puissant État serbe se constitua progressivement, qui atteignit son apogée au XIVe siècle, sous le règne de l'empereur Stefan Dušan (en cyrillique : Cтефан Душан).
Aux XIVe et XVe siècles, la Serbie fut envahie et colonisée par l'Empire ottoman et le pays resta sous sa domination jusqu’au XIXe siècle.
À la suite du premier soulèvement serbe contre les colonisateurs turcs en 1804, et du second en 1815, une principauté de Serbie fut créée, autonome vis-à-vis de la Sublime Porte en 1830, officiellement indépendante en 1878. La principauté devint royaume de Serbie en 1882. Après la Première Guerre mondiale, se constitua progressivement un rassemblement de tous les Slaves méridionaux autour de la monarchie serbe : le royaume des Serbes, Croates et Slovènes fut proclamé en 1918 et il prit le nom de royaume de Yougoslavie en 1929. Après la Seconde Guerre mondiale, la Serbie devint une unité fédérée au sein de la république fédérative socialiste de Yougoslavie. Les années 1990 sont marquées par la dissolution progressive de la Yougoslavie. En 2006, la Serbie est redevenue totalement indépendante après que le Monténégro a décidé de quitter l'union de Serbie-et-Monténégro.
Le 17 février 2008, le Kosovo, qui était jusqu’alors considéré comme une province autonome au sein de la république de Serbie sous l'égide de l'Organisation des Nations unies (ONU), avec sa résolution 1244, a déclaré unilatéralement son indépendance. Cette indépendance est contestée et non-reconnue par la Serbie et par une partie importante des États membres de l'Organisation des Nations unies (ONU) dont deux membres du Conseil de sécurité des Nations unies, la Chine et la Russie.
Le 22 décembre 2009, la Serbie effectue une demande d'adhésion formelle à l'Union européenne. Le 12 octobre 2011, la Commission européenne octroie officiellement le statut de candidat à la Serbie.
Wikipédia, article « Serbie », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence
Indépendance, dates et mouvements
Une première révolte des Serbes eut lieu entre 1804 et 1813. Elle fut dirigée par Georges Petrović, surnommé Karageorges (« Georges le Noir »). Une seconde révolte eut lieu en 1815, sous la conduite de Miloš Ier Obrenović, qui aboutit à l’autonomie de la principauté de Serbie, officiellement reconnue par la Sublime Porte le 12 décembre 1830. Après qu’il eut lui-même visité la Serbie autonome, le poète français Alphonse de Lamartine fit découvrir aux romantiques la culture serbe ; en 1833, il fit graver une inscription sur le site de Ćele kula (en serbe cyrillique : Ћеле Кула), la « tour aux crânes », élevée par les Ottomans qui y incrustèrent les crânes des soldats serbes morts à la bataille du mont Čegar (en) (19 mai 1809) : « Qu’ils laissent subsister ce monument ! Il apprendra à leurs enfants ce que vaut l’indépendance d’un peuple, en leur montrant à quel prix leurs pères l’ont payée. »
Malgré cela, les Turcs persécutèrent encore les Serbes dans les territoires qu’ils gardaient sous leur contrôle. Les massacres des Serbes par les Ottomans ont inspiré à Victor Hugo, grand défenseur du peuple serbe, un célèbre discours, Pour la Serbie, écrit en 1876 [précision : Dans son discours, Victor Hugo parle d'une certaine ville appelée Balak. Cette ville n'a jamais existé ni existe aujourd'hui en Europe. Par le fait que ledit discours est écrit en 1876, il s'agit plutôt de la ville de Batak. Cette même année fut étouffée l'insurrection d'avril par le gouvernement ottoman qui commit de grandes atrocités dont le massacre de Batak qui devint par la suite l'emblème de la lutte des bulgares contre le joug ottoman. Les témoignages détaillés de MacGahan (en) et Schuyler sensibilisent le public occidental, ce qui provoqua la colère juste de beaucoup d'intellectuels et hommes d'état]. Ce discours est aujourd’hui considéré comme l’un des actes fondateurs de l’idée européenne. L'année 1876 voit aussi, dès janvier, l'identité des serbes, alliés des russes, se cristalliser lors d'une insurrection bosniaque, qui débouche sur un conflit militaire entre la Russie et l'Empire ottoman, remporté par la première.
En 1878, le Congrès de Berlin accorda son indépendance à la Serbie et, en 1882, le prince Milan IV Obrenović devint roi de Serbie sous le nom de Milan Ier ; son fils, Alexandre Ier lui succéda mais à la faveur de son assassinat en 1903, la dynastie des Karađorđević remplaça sur le trône celle des Obrenović.
Wikipédia, article « Serbie », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence
Institutions et modèle politique
Provinces
Historique
La Serbie, de même que les autres États issus de l'ex-Yougoslavie, a hérité des frontières délimitées par la période titiste, incluant les deux « Provinces autonomes » du Kosovo et de la Voïvodine. La Constitution communiste yougoslave de février 1974 donnait à ces deux provinces une autonomie totale vis-à-vis de la Serbie proprement dite « la centrale », ainsi qu'une représentation directe, à « égalité de droits », dans les instances fédérales.
Slobodan Milošević a mis fin à cette autonomie, en Voïvodine en 1988 par un coup d'État connu sous le nom de « révolution des yaourts », et, en mars 1989, au Kosovo, par un coup de force militaro-policier, officiellement appelé « suspension de l'autonomie du Kosovo ». La Constitution de la république de Serbie, entrée en vigueur en 1990 alors que Milošević en était le président, entérinait cette double annexion, rétablissant pour le Kosovo l'ancienne appellation, supprimée en 1968 de « Kosovo-et-Métochie » (en serbe : Косово и Метохија) et Kosovo i Metohija – en serbe, Kosovo signifie le « Pays des merles » et Métochie, mot d'origine grecque, désigne les possessions territoriales de l'Église.
Avant l'adoption de la nouvelle constitution en 2006, les douze élus de la minorité hongroise réclamaient un retour à une plus grande autonomie, refusée par Belgrade et les 108 autres élus de Voïvodine, qui, précisément, alléguaient le projet de nouvelle Constitution pour la Serbie. Et, de fait, la nouvelle constitution fut adoptée par référendum en octobre 2006. De leur côté, une majorité d'Albanais du Kosovo, en application supposée du texte de 1974, réclamait l'indépendance ; proclamée une première fois en octobre 1991 à l'issue d'un référendum parallèle tenu en septembre, elle ne fut pas reconnue par la communauté internationale. La résolution 1244 du 10 juin 1999 reconnaît l'appartenance du Kosovo à la république fédérale de Yougoslavie dont la Serbie est l'État successeur ; par ailleurs, cette résolution présentait le statut de la province comme provisoire. Depuis ce texte, le Kosovo est géré par la MINUK (UNMIK en anglais), administration de l'ONU et, en vertu de l'accord de Kumanovo, occupée par la KFOR, soit 18 000 hommes venus des pays de l'OTAN.
Le 17 février 2008, le Kosovo déclare unilatéralement son indépendance, mais celle-ci est contestée par la Serbie et n’est pas reconnue par l’Organisation des Nations unies. La communauté internationale, quant à elle, est très divisée sur la question.
Situation actuelle
Le pays est constitué de trois parties à statut distinct.
La Serbie centrale (en serbe : Централна Србија et Centralna Srbija), qui s'étend sur 55 968 km2, ne dispose d'aucun statut officiel ; elle désigne communément la partie de la république de Serbie qui se trouve en dehors de la Voïvodine et du Kosovo.
Au nord du pays, se trouve la province autonome de Voïvodine (en serbe : Аутономна Покрајина Војводина et Autonomna Pokrajina Vojvodina), qui s'étend sur 21 506 km2.
Wikipédia, article « Serbie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Modèle économique et secteurs dominants
La Serbie a une économie de marché émergente dans la tranche de revenu supérieure-moyenne. Le PIB nominal serbe est en 2025 officiellement estimé à 99,95 milliards de dollars. L’économie est dominée par le secteur tertiaire qui représente 68,7% du PIB, suivi de l’industrie avec 25 % du PIB et de l’agriculture avec 6,3 % du PIB.
La monnaie officielle de la Serbie est le dinar serbe (srpski dinar, ISO : SRB), hormis au Kosovo qui a adopté l'euro. La banque centrale serbe est la Banque nationale de Serbie. Le pays est membre de la zone SEPA depuis 2025.
La Bourse de Belgrade est la seule bourse du pays, avec une capitalisation boursière de 8,65 milliards de dollars. L'indice BELEX15 est l'indice principal de la Bourse de Belgrade représentant les 15 plus grosses entreprises cotées du pays.
L’économie a été affectée par la crise économique mondiale de 2008. Après presque une décennie de forte croissance économique (en moyenne de 4,45 % par an), la Serbie est entrée en récession en 2009 avec une croissance négative de −3 % et à nouveau en 2012 et 2014 avec une croissance de −1 % et −1,8 %, respectivement. La population active s'élève à 3,2 millions d'habitants, dont 56 % travaille dans le secteur tertiaire, 28,1 % dans l'industrie et 15,9 % dans l'agriculture.
La Serbie a attiré plus de 46 milliards de dollars d'investissement étranger direct (IDE) entre 2007 et 2024. Les entreprises de premier ordre qui investissent comprennent: Fiat Chrysler Automobiles, Siemens, Bosch, Philip Morris, Michelin, Coca-Cola, Carlsberg et d'autres. Dans le secteur de l'énergie, les géants de l'énergie russes, Gazprom et Lukoil étaient de gros investisseurs. Dans le secteur de la métallurgie, les géants chinois de l'acier et du cuivre, Hesteel et Zijin Mining, ont acquis des complexes clés.
La Serbie est en déficit commercial: les importations dépassent les exportations de 2,9 % en 2025. Les exportations de la Serbie ont toutefois enregistré une croissance soutenue au cours de la dernière décennie, atteignant 33,1 milliards d'euros en 2025. Le pays a conclu de très nombreux accords de libre échange qui permettent un accès sans droits de douane à des marchés couvrant plus de 2,7 milliards de personnes dans le monde. Le pays dispose également de l'une des dettes publiques les plus faibles en Europe (41,5% du PIB en 2026).
Évolution
Vers la fin des années 1980, au début du processus de « transition économique », la situation économique de la Serbie était favorable. Cependant, cette dernière a été gravement affectée par les guerres de Yougoslavie, les sanctions économiques à son encontre des années 1992-1995 et par les dommages causés aux infrastructures et à l'industrie par les raids aériens de l'OTAN en 1999.
Après le départ de Slobodan Milošević en octobre 2000, et jusqu'à la crise de 2008, la croissance économique du pays reprit et fut importante (avec un taux de 4 à 7,8% par an).
Wikipédia, article « Serbie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Évolution économique et niveau de développement
économie des Balkans à revenu intermédiaire élevé; candidat actuel à l'adhésion à l'UE; frappé par le COVID-19; poursuite du développement de la croissance verte; dette publique gérable; nouveaux efforts de lutte contre la corruption; baisse du chômage; relations historiques avec la Russie; dépendance des importations énergétiques
Banque mondiale : PIB nominal de 99 953 324 473 USD courants en 2025. Valeur de comparaison : 42 225 495 910 USD courants en 2016. Ces montants nominaux ne mesurent pas la croissance réelle ; la série séparée de croissance du PIB réel et le PIB par habitant sont présentés dans le tableau des indicateurs.
CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.
Grandes réalisations politiques, économiques et sociales
Les débuts du système éducatif serbe remontent aux XIe et XIIe siècle, avec la création des premiers collèges catholiques à Titel et à Bač), en Voïvodine. L'éducation prit également son essor avec la fondation de nombreux monastères orthodoxes serbes, comme ceux de Sopoćani, de Studenica ou du Patriarcat de Peć. La première université de Serbie a été fondée à Belgrade en 1808, au moment de la première révolte contre les Turcs ; créée sous le nom de Haute école ou Grande école (en serbe : Велика школа et Velika škola), est le précurseur de l'actuelle université de Belgrade. En revanche, la plus ancienne faculté située à l'intérieur des frontières actuelles de la Serbie a été fondée en 1778 à Sombor, qui faisait alors partie de l'empire d'Autriche ; elle était connue sous le nom de Norma et constituait le premier collège slave de professeurs en Europe du Sud. L'actuel système éducatif serbe est régi par le Ministère serbe de l'Éducation.
En Serbie, l'instruction commence à l'école maternelle à partir de 3 ans. Puis, à partir de 6 ou 7 ans, vient l’école élémentaire (en serbe : основна школа et osnovna škola), pour une durée de huit ans, école élémentaire qui, grosso modo, correspond à l'école élémentaire et au collège français (jusqu’à la fin de la quatrième). Au terme de ces huit années, une bifurcation s’opère. Certains élèves s’orientent vers le lycée (en serbe : гимназија et gimnazija), où ils suivent des études générales en quatre ans, avec un début de spécialisation entre les langues et les sciences sociales d’une part et les mathématiques et les sciences naturelles d’autre part. À l’issue des études secondaires, d’autres élèves s’orientent vers une école professionnelle (en serbe : стручна школа et stručna škola), qui tout en assurant un enseignement général offrent un enseignement plus spécialisé ; les études dans ces écoles durent elles aussi quatre ans. D’autres, enfin, entrent dans une école « vocationnelle » (en serbe : занатска школа et zanatska škola) ; les études n’y durent que trois ans et elles sont plus spécialisées, notamment dans les domaines du commerce et de l’artisanat.
Les études supérieures s’effectuent dans des écoles supérieures, dans les facultés des universités serbes ou encore dans les diverses Académies d’art. Les « écoles supérieures » (en serbe : виша школа et viša škola) proposent des études supérieures courtes, en deux ans, à peu à la manière des colleges américains. La Serbie possède plusieurs universités, parmi lesquelles on peut citer l’université de Belgrade, l’université de Niš, l’université de Kragujevac et l’université de Novi Sad. Le cursus universitaire s’est récemment[C'est-à-dire ?] adapté au processus de Bologne, qui met en place un système à trois niveaux, licence, master, doctorat. La Serbie possède également de nombreux établissements d’enseignement supérieur privés.
Wikipédia, article « Serbie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Personnalités dans les organisations internationales
Au cours de son histoire la Serbie a développé trois grandes alliances géostratégiques :
l'alliance avec l'Occident, qui pouvait être incarnée par l'alliance avec la papauté et les pays catholiques ou protestants avant les temps modernes ;
l'alliance avec l'Orient, représenté par l'Empire romain d'Orient puis la Russie ;
la troisième voie, une voie très diplomatique qui faisait de la Serbie un pays pivot et neutre, et l'enjeu d'une politique bienveillante de la part des deux « blocs ». La période des Nemanjić est un exemple de cette politique bipolaire, avec saint Sava et son frère Stefan Ier Nemanjić, l'un étant pro-Constantinople et l'autre pro-Rome. Par la suite tous les Nemanjić feront attention à maintenir l'équilibre, c'est d'ailleurs en partie grâce à cette politique que la Serbie atteint son âge d'or médiéval en devenant l'État le plus puissant des Balkans sous Stefan Uroš IV Dušan. Josip Broz Tito adoptera lui aussi, après 1947, cette tradition des Nemanjić, amis de l'Ouest et de l'Est. Toute l'histoire géopolitique de la Serbie a été guidée par ces trois options, à l'exception des deux conflits mondiaux où les souverains serbes et la première Yougoslavie monarchiste ont choisi les camps opposés à l'Allemagne et à l'Autriche dans un premier temps, puis l'opposition au Troisième Reich.
Aujourd'hui encore, ces tendances de fond sont présentes dans la vie politique serbe, avec le Parti démocrate et le Parti radical serbe qui orientent la politique étrangère de la Serbie respectivement vers l'ouest et vers l'est. Le Parti démocrate de Serbie était jusqu'à la crise du Kosovo le parti charnière des coalitions gouvernementales, place qu'il pourrait se faire ravir par le Parti socialiste de Serbie.
Siège à l'ONU
L'État serbe a succédé de facto à l'État yougoslave qui siégeait à l'ONU comme membre fondateur depuis le 26 juin 1945 ; la Serbie a en effet hérité des représentations diplomatiques de l'ancienne Yougoslavie. Le 22 septembre 1992, la république fédérale de Yougoslavie (RFY, « troisième Yougoslavie ») est exclue de l’Assemblée générale des Nations unies, cette dernière ne reconnaissant pas la nouvelle république comme le successeur de la république fédérative socialiste de Yougoslavie (mais comme seulement un des successeurs parmi ses six anciennes composantes), lui laissant la possibilité de présenter sa candidature en son nom propre. La république fédérale de Yougoslavie est finalement admise le 1er novembre 2000 (résolution A/RES/55/12). Elle est devenue Serbie-et-Monténégro le 4 février 2003. À la suite de la partition du pays entre la Serbie et le Monténégro le 3 juin 2006, la Serbie a conservé le statut d'État membre sous le nom de république de Serbie en tant qu'État successeur reconnu de jure de l'union, tandis que le Monténégro l'est devenu le 28 juin 2006.
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Culture, traditions et patrimoine
En Serbie, une importante présence des armes et une culture des armes à feu explique plusieurs drames parmi lesquels :
la fusillade du village de Jabukovac - juillet 2007, 9 morts, 7 blessés ;
la fusillade près de Mladenovac - avril 2013, 13 morts ;
la fusillade du mariage à Senta - 2015, 6 morts ;
la fusillade du café de Zitiste - 2016, 5 morts ;
la fusillade de l'école primaire Vladislav Ribnikar - 3 mai 2023, 9 morts ;
la fusillade du 4 mai 2023 fait au moins 8 morts.
La Serbie a des lois strictes sur les armes à feu mais aussi l'un des taux de possession d'armes à feu par habitant les plus élevés au monde. En 2018, ce pays des Balkans se place au troisième rang des pays du monde, derrière les États-Unis et le Yémen, pour la circulation des armes à feu avec 39 armes pour 100 habitants. D'après les données de l'ONG suisse Small Arms Survey, il y avait 2,7 millions d'armes à feu détenues par les civils en Serbie en 2018. 1,18 million étaient officiellement enregistrées et 1,53 million étaient non déclarées. De nos jours, des centaines de milliers d'armes à feu circulent dans le pays. 765 000 armes, dont plus de 232 000 pistolets, sont légalement enregistrées en Serbie, un état d'environ 7 millions d'habitants. Une partie de l'arsenal ayant servi à perpétrer les attentats de 2015 en France provenait des Balkans.
Pendant les années 1990, les conflits liés à l'éclatement de la Yougoslavie ont favorisé la circulation de nombreuses armes à feu dans la région. Une fois la paix revenue, les armes ont continué à être produites par les industries locales d'armement et les stocks de l'armée ont été détournés. Aujourd'hui encore, les armes sont relativement bon marché : une arme de poing s'achète 150 euros, un fusil d'assaut 250 euros, et beaucoup sont exportées. La culture des armes marque la société serbe : ainsi, pendant les célébrations, il est fréquent que des gens tirent en l'air. Les armes à feu sont employées pour régler les différends quotidiens. De plus, la pratique de la chasse est très répandue. Les stands de tirs sont très populaires en Serbie.
Pourtant, le port d'armes à feu est encadré en Serbie : les mineurs ne peuvent en avoir une qu'avec un permis délivré par la police. Le port d'armes est conditionné à un examen médical qui doit être refait tous les cinq ans. Pour pouvoir posséder une arme, il ne faut pas avoir été condamné pour un crime, ne pas présenter de trouble mental, d'alcoolisme ou de consommation de drogues. Après la fusillade de l'école élémentaire Vladislav Ribnikar le gouvernement serbe a proposé une réglementation plus stricte sur la possession d'armes à feu.
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Genres musicaux et artistes
L'instrument de musique le plus populaire en Serbie est la gusla, introduit au XIe siècle, les bardes serbes jouaient de la gusla et chantaient les épopées des rois et empereurs serbes disparus. Aujourd'hui plus qu'un instrument de musique, elle est un symbole de la culture et la mémoire serbe. L'autre instrument de musique utilisé au Moyen Âge était la flûte. En Voïvodine et aux confins militaires, les Serbes utilisaient plutôt la tamboura et la cornemuse. Depuis le XXe siècle les instruments les plus utilisés dans la musique populaire sont l'accordéon et la trompette. Le trompettiste le plus populaire de Serbie ainsi que dans tous les Balkans est Boban Marković, mais Dejan Petrović est aussi très connu, surtout dans les régions autour de Guća.
Belgrade accueille chaque année un Festival international de musique (BEMUS) ; consacré essentiellement à la musique savante, il a accueilli des formations internationales, comme l'orchestre philharmonique de Vienne ou les orchastres philharmoniques de Los Angeles, Berlin, Saint-Pétersbourg et Munich ; il a également invité l'Academy of St Martin in the Fields ou le Kronos Quartet et des artistes comme Herbert von Karajan et Zubin Mehta, Mstislav Rostropovitch et Mischa Maisky, Sviatoslav Richter et Martha Argerich, Yehudi Menuhin et Maxime Venguerov.
La musique traditionnelle reste populaire en Serbie, comme en témoigne le succès du Festival international de trompette de Guca. Sur la scène internationale, on la retrouve dans les chansons d'Emir Kusturica and The No Smoking Orchestra et de Goran Bregović, qui se servent aussi de musiques serbes folkloriques et de musique tzigane serbe. Dans le domaine du jazz, Bojan Z utilise la même base pour ses chansons. Dans les dernières décennies et dans tous les Balkans, s'est développé un genre musical appelé turbo folk, qui mêle des éléments serbes folkloriques à de la musique orientale et à des éléments de la musique tzigane. En évoluant, il est devenu une sorte de pop à la façon balkanique. La chanteuse Svetlana Ražnatović est une égérie du turbo folk.
Parmi les groupes de rock célèbres, on peut citer Riblja Čorba, Ekatarina Velika (la « Grande Catherine »), Partibrejkers, Van Gog et Bajaga i instruktori.
La Serbie est également présente sur la scène du Hip-hop international, avec le groupe Beogradski sindikat ou encore, plus récemment, avec le groupe VIP et avec des rappeurs comme Škabo et Marčelo et, surtout, avec le label Bassivity Music.
Sur le plan de la variété, Marija Šerifović a remporté le Concours Eurovision de la chanson 2007 et, à ce titre, Belgrade a organisé le Concours Eurovision de la chanson 2008. Par ailleurs, en 2010, le chanteur Milan Stanković a participé au concours de l'Eurovision en interprétant sa chanson Ovo Je Balkan (Ce sont les Balkans !).
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Ethnies, langues et méthodes de dénombrement
La Serbie compte 7 120 666 habitants (recensement de 2011). La diaspora serbe résulte de départs volontaires ou de migrations forcées, voire d'expulsions violentes (voir migrations serbes). Il y a actuellement 3,5 à 4 millions de Serbes de la diaspora dans le monde, sur 12 à 13 millions de Serbes dans le monde, un Serbe sur trois ne vit pas en Serbie, dont 4 millions ont la nationalité serbe.
Les recensements serbes ont hérité des catégories mises en place pendant la période yougoslave. Ces catégories sont appelées nationalités et elles recouvrent un sens ethnique de la nation. Les citoyens sont amenés à choisir une seule nationalité lors de ces recensements. Les nationalités sont associées à des groupes ethno-linguistiques (Serbes, Hongrois, Roms, Yougoslaves, Albanais, Ruthènes…), mais il existe toutefois une nationalité associée à une religion (musulmans, constituée de Slaves musulmans).
Répartition de la population par nationalités (Kosovo inclus)
Sur un total de 10 120 666 habitants (Kosovo inclus), la Serbie comptait, en 2002, 8 902 838 Serbes, soit 82,86 % de la population.
Avant 1914, il y avait une petite minorité de Grecs, dont on retrouvait des membres souvent comme religieux dans des établissements religieux chrétiens orthodoxes. Après 1920, la communauté grecque devint insignifiante en Serbie.
Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.
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Faune, biodiversité et espaces protégés
Milieux, faune et flore
Le climat est de type ...
Les forêts couvrent une superficie de 25 625 km2, soit 27 % du territoire.
Aires protégées
En 2003, les espaces naturels protégés de Serbie couvrent 5 % du territoire du pays. La Serbie comptait 5 parcs nationaux, 120 réserves naturelles, 20 parcs naturels et environ 470 sites naturels protégés. Les cinq parcs nationaux correspondent à la Catégorie II de l’UICN[réf. nécessaire].
Huit sites de Serbie sont inscrits sur la liste Ramsar pour la conservation des zones humides, dont deux ont été ajoutés en 2007.
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Cours d’eau et géographie
La Serbie est le plus étendu et le plus peuplé des États issus de la Yougoslavie.
La Serbie s’étend officiellement (avec le Kosovo) sur une superficie de 88 361 km2, ce qui la place au 113e rang mondial. Elle possède 2 027 km de frontières, soit 241 km avec la Croatie, 302 km avec la Bosnie-Herzégovine, 203 km avec le Monténégro, 221 km avec la Macédoine du Nord, 115 km avec l’Albanie, 318 km avec la Bulgarie, 476 km avec la Roumanie et 151 km avec la Hongrie ; elle est ainsi, après la Russie et l'Allemagne, et avec la France, le troisième pays d’Europe qui compte le plus de pays limitrophes en Europe. Sans le Kosovo, la Serbie couvre une superficie de 77 474 km2, ce qui la place au 117e rang mondial.
Relief
La Serbie est composée de deux ensembles distincts. Au nord, la Voïvodine (en serbe : Војводина et Vojvodina), se trouve dans la grande plaine de Pannonie, qui est géographiquement située en Europe centrale. La Voïvodine est séparée de la Serbie centrale par la Save et le Danube. La plus grande partie de la Serbie centrale et du Kosovo-et-Métochie est couverte de montagnes basses ou moyennes. Au centre, à l’ouest et au sud-ouest du pays, ces montagnes appartiennent aux Alpes dinariques ; à l’est, elles appartiennent aux Carpates, aux monts du Grand Balkan et aux Monts Rhodopes. Le mont Midžor (2 156 m), situé dans le massif de la Stara Planina, est le point culminant de la Serbie (sans le Kosovo). Parmi les montagnes les plus importantes du pays, on peut citer les monts Tara, les monts Zlatibor, les monts Kopaonik et le massif de la Fruška gora.
En 2007, les terres arables couvraient une superficie de 3 095 006 ha, soit 30 950 km2 (hors Kosovo) ; les forêts couvrent une superficie de 25 625 km2, soit 27 % du territoire.
Hydrologie
Tous les cours d’eau de Serbie appartiennent à trois bassins versants : celui de la mer Noire, celui de la mer Adriatique et celui de la mer Égée. Le plus vaste de ces bassins est celui de la mer Noire, qui couvre une superficie de 81 261 km2, soit 92 % du territoire du pays. Le bassin, dans son ensemble, est drainé par un seul fleuve, le Danube, qui se jette dans la mer Noire. Le bassin de drainage de la mer Adriatique couvre une superficie de 4 500 km2, soit 5 % du territoire de la Serbie. Il comprend la moitié occidentale du Kosovo-et-Métochie et il est principalement drainé par une rivière, le Drin blanc, qui rencontre le Drin noir en Albanie pour former le Drin, qui se jette dans la mer Adriatique. Une autre partie, de plus faible étendue, est drainée par la rivière Crni Kamen-Radika, au sud de la région de Gora. Le dernier bassin, celui de la mer Égée couvre une superficie de 2 650 km2, soit 3 % du territoire de la Serbie. Il est situé au sud du pays, près des frontières avec la république de Macédoine et la Bulgarie. Ce bassin est drainé par trois rivières : la Lepenec, la Pčinja et la Dragovištica.
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Ressources naturelles
La Serbie a, avec 0,1200 €/kWh en moyenne en 2026, l'un des prix de l'électricité les moins chers au monde, inférieur tant à la moyenne mondiale (0,1500 €/kWh) qu'à la moyenne européenne (0,2070 €/kWh).
Production de pétrole : un million de tonnes (environ).
Lignite : 35 millions de tonnes.
Production hydroélectrique importante : 10 milliards de kWh avec le barrage des « Portes de Fer ».
Dans le cadre du projet South Stream, près de 30 milliards de m3 de gaz russe et d'Asie centrale devraient être acheminés chaque année en Europe. Gazprom a fait de la Serbie une de ses priorités dans la région. En effet, la Serbie est le pays à la plus grande partie du tracé sur son territoire, soit plus de 400 km sur une longueur totale d'environ 900 km, pour la partie terrestre, pour le tronçon passant à plus de 2 km de profondeur par endroits sous la mer Noire il sera d'environ 900 km. En Serbie, à Banatski Dvor, devrait également être construit un réservoir de gaz souterrain, capable de contenir environ 300 millions de m³, de quoi fournir tous les pays d'Europe de l'Ouest pendant une certaine période en cas de coupure du réseau. L'accord prévoit que le gazoduc serbe aura une capacité de 10 milliards de mètres cubes par an au moins. Pour construire et entretenir l'infrastructure de South Stream en Serbie, les sociétés Srbijagaz (Serbie) et Gazexport, une filiale de Gazprom (Russie), ont prévu de créer une coentreprise. Une fois le tracé terminé, en 2013, l'importance énergétique de la Serbie sera plus importante pour l'UE que l'Ukraine aujourd'hui, alors que l'importance de l'Ukraine sera moindre. La Serbie, dépendant du soutien de Moscou pour le Kosovo, apparaît en effet pour la Russie comme un partenaire beaucoup plus fiable que l'Ukraine, qui, elle, a tendance à se tourner vers les États-Unis. Le Parlement de Serbie a voté le lundi 8 septembre 2008 à 12 h, l'adoption du projet South Stream. Le 24 décembre 2008 à Moscou, la Serbie et la Russie ratifient trois accords de partenariat énergétique signés en janvier et Gazprom obtient une part majoritaire dans NIS.
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Productions, volumes et classements mondiaux
Production agricole
Agriculture auto suffisante :
blé : 1,4 million de tonnes ;
maïs : 4 millions de tonnes ;
bovins : 1,5 million ;
porcs : 3,6 millions.
Viticulture en Serbie
Écologie
Au début des années 1990 la Serbie est frappée par les sanctions économiques dues à la politique de Milosevic, pendant 10 ans, la Serbie n'importe pas d'engrais ni d'insecticides. Les sanctions en 10 ans ruinent les agriculteurs et les obligent aussi à se passer des engrais chimiques. Au début des années 2000, une fois les sanctions tombées les agriculteurs serbe n'ont plus les moyens et ont d'ailleurs perdu le réflexe de produire avec les engrais chimiques et autres insecticides non-biologiques, donc pendant 20 ans la terre serbe n'a pas été touchée par la pollution agricole.
Cette situation fait de la terre de Serbie, la terre la plus bio d'Europe. Le ministère serbe de l'Agriculture a déclaré que dans trois ans, 75 % des terres agricoles en Serbie, soit 650 000 hectares, pourront être utilisées pour la production bio. Le marché Kalenic, à Belgrade, est le centre de distribution principal de la production Bio en Serbie, mais des chaînes de distribution industrielle ont également investi en Serbie comme la « compagnie Royal eco food », basée à Belgrade, qui produit des spécialités serbes bio.
Les secteurs cités ne constituent pas un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques.
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Emblèmes et symboles nationaux
L'actuel drapeau de la Serbie a été adopté le 2 février 2008 ; c'est un drapeau tricolore conçu selon le modèle des couleurs panslaves mais en en inversant l'ordre : rouge en haut, bleu au milieu, blanc en bas, en trois bandes horizontales de taille identique. L'hymne national serbe, Bože Pravde, a été écrit, en 1872, par Jovan Đorđević, sur une musique de Davorin Jenko ; les paroles ont été légèrement adaptées depuis.
Les années disponibles peuvent varier selon l’indicateur. Un rang de production, un PIB, un PIB par habitant et un classement de développement mesurent des choses différentes.
Héros, figures de l’indépendance et grandes personnalités
Arnaud Gouillon (en serbe : Arno Gujon) est un membre du gouvernement serbe, un humanitaire et un militant identitaire franco-serbe, né le 27 novembre 1985…
Novica Antić — Personnalité répertoriée dans les sources structurées citées. Domaines documentés : activisme politique, syndicalisme et droits économiques. Pays associés par les déclarations de…
Ratibor Trivunac — Personnalité répertoriée dans les sources structurées citées. Domaines documentés : activisme politique. Pays associés par les déclarations de citoyenneté : Grèce, Serbie.
Lepa Mlađenović (serbe : Лепа Млађеновић), née le 9 novembre 1954, est une autrice, militante féministe et pacifiste serbe. Elle joue un rôle central dans…
Andrej Grubačić — Personnalité répertoriée dans les sources structurées citées. Domaines documentés : syndicalisme et droits économiques. Pays associés par les déclarations de citoyenneté :…
Novica Antić — Personnalité répertoriée dans les sources structurées citées. Domaines documentés : activisme politique, syndicalisme et droits économiques. Pays associés par les déclarations de…
Aleksandar Jovanović Ćuta — Personnalité répertoriée dans les sources structurées citées. Domaines documentés : protection de l’environnement ou des animaux. Pays associés par les déclarations…
Q136563314 — Personnalité répertoriée dans les sources structurées citées. Domaines documentés : protection de l’environnement ou des animaux. Pays associés par les déclarations de citoyenneté…
Radomir Lazović — Personnalité répertoriée dans les sources structurées citées. Domaines documentés : protection de l’environnement ou des animaux. Pays associés par les déclarations de…
Steven Seagal [ˈstivən sɪˈɡɑːl], né le 10 avril 1952 à Lansing (Michigan), est un acteur, producteur de cinéma, scénariste, chanteur et musicien américano-serbo-russe.