Type de climataride à semi-aride ; hivers doux et humides avec étés chauds et secs le long de la côte ; sèche avec hivers froids et étés chauds sur haut plateau ; sirocco est un vent chaud, poussière/sable particulièrement commun en été
Crédit photoState Duma of the Russian Federation · CC BY 4.0 · Source de l’imagePrésident actuelAbdelmadjid TebbounePrésident de la République
Date d’accession au pouvoir19/12/2019Date d’entrée dans la fonction indiquée ; les mandats antérieurs peuvent être distincts.
Mode d’accession au pouvoirÉlection du 12 décembre 2019
Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.
Sources et précisions : superficie et climat
Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.
Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.
Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.
Le descriptif climatique provient d’une archive du World Factbook. Il décrit le climat général et ne constitue pas un bulletin météo actuel.
Résumé climatique traduit automatiquement depuis une source anglophone, à relire.
Direction du pays · référence au 04/11/2026. Repères importés de sources encyclopédiques ; l’identité actuelle, la date et le mécanisme restent à relire. Les dates d’élection, de prise de fonctions et de réélection sont distinctes.
Portrait de Abdelmadjid Tebboune : State Duma of the Russian Federation · CC BY 4.0 · Source de l’image · Licence
Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir
Référence de recherche pour l’identité : Wikidata, consultée le 2026-11-04. Les assertions de cette source restent à vérifier.
Corpus documentaire importé le 2026-11-03, complété par les corrections validées de l’équipe. Chaque rubrique précise ses sources ; l’import ne constitue pas une vérification manuelle exhaustive.
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Situer Algérie dans le monde
Algérie · repère de localisation indicatifVue du pays ou territoire · nord en haut
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Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies
L'Algérie (/al.ʒe.ʁi/ ; arabe : الجزائر (al-Jazā'ir) ; en arabe algérien : دزاير (Dzayer) ou الجزاير (El Djazaïr) ; en tamazight ⴷⵣⴰⵢⵔ (Dzayer)), en forme longue la République algérienne démocratique populaire ou République algérienne démocratique et populaire (en abrégé RADP ; en arabe الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية ; en tamazight ⵜⴰⴳⴷⵓⴷⴰ ⵜⴰⵣⵣⴰⵢⵔⵉⵜ ⵜⴰⵎⴰⴳⴷⴰⵢⵜ ⵜⴰⵖⴻⵔⴼⴰⵏⵜ (Tagduda tazzayrit tamagdayt taɣerfant)), est un État souverain d’Afrique du Nord faisant partie du Maghreb. Sa capitale est Alger, la ville la plus peuplée du pays, dans le Nord, sur la côte méditerranéenne. L'Algérie partage plus de 6 343 kilomètres de frontières terrestres avec la Tunisie au nord-est, la Libye à l'est, le Niger au sud-est, le Mali au sud-ouest, la Mauritanie et le Sahara occidental à l'ouest, et enfin le Maroc au nord-ouest.
L'Algérie a, depuis la promulgation de sa constitution en 1963, un régime présidentiel. Sa population résidente est au 1er juillet 2025 de 47 millions d’habitants.
Avec une superficie de 2 381 741 km2, c'est le dixième plus grand pays au monde et le plus grand pays d'Afrique, du monde arabe et du bassin méditerranéen.
Des sites archéologiques ont révélé des traces d’hominidés datant de plus de deux millions d’années.
Dans l'Antiquité, le territoire algérien connaît la formation des royaumes numides avant de passer sous la domination partielle des Romains, des Vandales, des Byzantins et des principautés berbères indépendantes. Le VIIe siècle marque le début de l'islamisation puis l'arabisation partielle de la population. Le Maghreb central connaît alors plusieurs dynasties locales : Rostémides, Fatimides, Zirides, Hammadides, Zianides, et des périodes d'intégration dans des groupements impériaux plus larges. L'Algérie contemporaine commence à se constituer territorialement au début de la Régence d'Alger, au XVIe siècle. À partir de 1830, prenant prétexte de la détérioration de ses relations avec le dey d’Alger, le gouvernement de Charles X, désireux de consolider l’autorité royale et l’image de la France à l’étranger, entreprend la conquête, violente, méthodique et poursuivie de l’ensemble du territoire algérien jusqu'à aboutir sous la Deuxième République, en 1848, à la mise en place de trois départements français. Après plus d'un siècle de colonisation française, à l'issue d'une guerre d'indépendance longue et meurtrière et à la suite du référendum d'autodétermination du 1er juillet 1962, l'Algérie proclame son indépendance le 5 juillet 1962.
L'Algérie est membre de l'Organisation des Nations unies (ONU), de l’Union africaine (UA), du Mouvement des non-alignés et de la Ligue arabe pratiquement depuis son indépendance. Elle a en outre intégré l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) en 1969 et figure parmi les membres fondateurs de l'Organisation de la coopération islamique la même année.
Wikipédia, article « Algérie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Origine du nom et étymologie
L'appellation « Algérie » est issue de la déformation du nom arabe de l'Algérie, Djazaïr et Al-Djazaïr.
Le nom « Alger » résulterait de la déformation catalane Aljer, lui-même tiré de Djezaïr, nom donné par Bologhine ibn Ziri, fils de Ziri ibn Menad fondateur de la dynastie berbère des Zirides, lorsqu'il bâtit la ville en 960 sur les ruines de l'ancienne ville au nom romain Icosium, Djaza'ir Beni Mezghenna. En français, Alger désignait la ville comme le pays, appelé aussi « royaume d'Alger » ou « république d'Alger ».
L'étymologie d'Algérie reprend le nom de la ville qui en est la capitale « Al-Djaza'ir » (الجزائر), qui signifie en arabe « les îles » (pluriel d'Al Jazira), soit un ensemble d'ilots avec lesquels a été constitué le port d'Alger ou sa jetée actuelle, contrée dont « la ville ayant été celle des Beni Mezghenna, qui la peuplaient », Djezaïr Beni Mezghanna, du nom Djezaïr orthographié en arabe pour la première fois au XIe siècle par le polygraphe cordouan Al-Bakri, sous la forme de جزاير بني مزغنة, Djezaïr Beni Mezghenna. Le terme d'îles viendrait des géographes musulmans médiévaux pour désigner la côte fertile du Maghreb, entre l'Ifriqiya et Tanger, coincée entre le vaste Sahara et la mer Méditerranée, apparaissant alors comme un chapelet d'îles montagneuses, Al-Jaza’ir fertiles. Cependant, El-Bekri distingue dans son ouvrage le nom Djezaïr de El-Djezaïr pour « îles », ce dernier terme désignant une localité située dans le désert libyen.
Une autre hypothèse lierait le nom « Dzayer » au nom de Tiziri (ou Dziri) ibn Menad, père de Bologhin ibn Ziri et fondateur de la dynastie berbère Ziride. Bolghin investit le site des Mezghenna à la demande de son père pour y établir un port. La forme berbère Tiziri du prénom de Ibn Menad, signifie « clair de lune ». Les Algérois se désignent eux-mêmes sous le vocable de Dziri. La ville elle-même étant dite en arabe maghrébin ou berbère, Dzayer ou Lezzayer, pour désigner aussi bien la ville Alger que le pays qui en a pris le nom.
L'appellation française « Algérie », provenant du nom de la ville d'Alger, fut officialisée en français sur initiative du maréchal Soult en 1837 dans le but de remplacer l’appellation « possessions françaises du Nord de l'Afrique ».
Le mot « algérien » est attesté par écrit en français dès 1613 et ses emplois sont constants depuis cette date, constate Guy Turbet-Delof qui ajoute : « Ainsi le témoignage de la lexicologie est indubitable. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, Algérien n'était pas synonyme d'Algérois (qui n'existait pas) et se rapportait à l'entité politique qu'était la future Algérie ».
Si le mot « Algérie » est inconnu en français à l'époque ottomane (de l'an 1587 jusqu’à 1830), il avait son équivalent en arabe et dans d'autres langues européennes, comme Argel, Algerie, Algeria ou encore Algeri.
Le terme arabe al Jaza'ir est utilisé depuis l'établissement des trois régences ottomanes au Maghreb (Alger, Tunis et Tripoli), pour désigner le pays qu'Alger commandait.
Wikipédia, article « Algérie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Histoire du pays
Façonné par des millénaires d’histoire, le territoire algérien est le produit d’un ancrage profond en Afrique et en Méditerranée. Coeur battant du Maghreb central, l’Algérie a vu s’épanouir de puissantes civilisations locales et s'est affirmée, au fil des âges, comme un carrefour stratégique et intellectuel majeur, dont témoigne aujourd'hui la richesse exceptionnelle de son patrimoine.
Dès la préhistoire, la région abrite une présence humaine remarquable, illustrée par l'art rupestre du Tassili n'Ajjer. À l'Antiquité, l'émergence du royaume de la Numidie affirme la souveraineté politique du pays. Les souverains y fondent des cités majeures comme Cirta et y édifient des monuments d'exception comme le Medracen, tandis que les vestiges romains de Tipaza, Timgad, Cherchell ou Hippone témoignent de l'intégration du territoire au monde méditerranéen. Cette période voit également émerger des esprits illustres de la pensée universelle, au premier rang desquels figurent Apulée et Saint Augustin.
Au moyen âge, la diffusion et l'enracinement de l'Islam transforment en profondeur le paysage politique et spirituel. Portés par de grandes dynasties locales, d'importants foyers urbains et intellectuels voient le jour à Alger, Béjaïa, Tlemcen ou M'Sila.
L'époque moderne est marquée par l'avènement de la régence d'Alger dès 1519. Née d'une alliance stratégique avec l'empire ottoman pour repousser les offensives espagnoles, cette période consacre l'émergence d'un état algérien souverain et centralisé, dont la puissance maritime rayonne en Méditerranée. En 1830, la rupture survient avec l'invasion française, inaugurant une colonisation de peuplement brutale contre laquelle le peuple algérien mène une résistance ininterrompue, de la résistance populaire à la guerre d'Indépendance, débouchant sur la libération du pays en 1962.
Bien que les destructions de la période coloniale et les aléas contemporains aient altéré une partie de ce patrimoine à l'image des dégradations subies à Lambèse ou à Tlemcen, l'Algérie conserve une mémoire matérielle d'une densité exceptionnelle.
Préhistoire
Des sites archéologiques ont livré des vestiges d’hominidés datés par archéomagnétisme de près de 2,4 millions d’années, plaçant l'Algérie comme potentiel berceau de l'humanité. Les sites de Aïn Boucherit et d'Aïn Hanech (« la source du serpent »), près d'El Eulma, dans la wilaya de Sétif, ont livré les industries les plus anciennes. Les chercheurs ont aussi décelé la présence d'Homo habilis ou encore d'Homo erectus (voir d'Homo ergaster) , dès l'Acheuléen, à Mostaganem (site Errayah), à Tighennif, à Tabelbala-Tachenghit, à N'Gaous.
Au Paléolithique moyen, les industries lithiques atériennes sont caractérisées par la présence de pièces à pédoncule. L'évolution des formes humaines depuis l'Homo erectus a abouti à l'apparition de l'Homo sapiens de type archaïque, ancêtre de la forme humaine actuelle.
Le Paléolithique se termine avec l’Ibéromaurusien, représenté par les populations de Mechta-Afalou et connu en particulier à la suite des fouilles menées dans la grotte d’Afalou, en Kabylie, qui ont révélé l'existence à cette période (il y a 20 000 ans à 10 000 ans environ) d'un art mobilier (petites statuettes zoomorphes) et d'enterrement.
À l'origine de la culture et de l'identité berbères, les Capsiens forment la dernière population de chasseurs-cueilleurs, notamment dans le Nord-Est et le centre de l'Algérie (présents entre -10 000 et -6000). L'art rupestre découvert dans l'Atlas et le Sahara témoigne de la continuité de leur héritage, dont les motifs se perpétuent aujourd'hui dans la poterie, le tissage, la bijouterie et les tatouages. Quant à leur évolution vers l'économie néolithique, elle reste très mal connue dans le Nord, bien qu'ils pourraient avoir domestiqué le mouton.
Dans le Sud, au Sahara, le Néolithique est une période particulièrement florissante. En ce temps-là, la région n'était pas un désert, mais un environnement parcouru de rivières et parsemé de lacs, bénéficiant d'un climat globalement plus humide qu'actuellement. Cette humidité permettait l'existence d'une flore abondante et d'une faune extrêmement riche : éléphants, hippopotames, girafes, autruches et antilopes y côtoyaient des animaux d'élevage comme les bœufs et les chevaux.
C'est d'ailleurs dans des régions comme l'Adrar des Ifoghas et le Tassili que l'on retrouve, vers 8000 ans av. J.-C., les premières traces d'agriculture, d'élevage et de récipients en céramique.
Les êtres humains de cette époque ont laissé sur les faces des rochers et les parois de leurs abris des milliers de gravures et de peintures rupestres. Les plus grandes et les plus belles d'entre elles se situent dans le Tassili. Leur présence témoigne de l'existence d'une véritable civilisation et d'une communauté organisée. Cependant, la chronologie exacte de cet art reste très discutée, notamment la date précise de son apparition. En l'absence de moyen de datation directe, certains chercheurs pensent qu'il est apparu dès la fin du Pléniglaciaire, au Paléolithique, tandis que d'autres ne le pensent pas antérieur au Néolithique.Les Aurès comprennent plusieurs sites datant de l'ère préhistorique à la période protohistorique. Plusieurs recherches anthropologiques ont été entreprises dans les régions des Aurès, puisque de nombreuses grottes troglodytes étaient habitées par des Hommes à Maafa, Takarbourst dans les Aurès et Ghoufi.
Protohistoire
Antiquité
Les premiers changements sur le peuplement protoberbère s'opèrent dans le courant du IVe millénaire avant J.-C., période où les protoberbères se transforment en « Libyens ». Ces derniers acquièrent l'art de la cavalerie et de l'attelage vers 1500 avant J.-C., l'écriture et la culture du palmier entre 1500 et 1000 avant J.-C., puis la métallurgie au cours du Ier millénaire avant J.-C. En près de quatre à cinq siècles seulement, les Paléoberbères intègrent ainsi à leur civilisation le cheval, le char, l'écriture et le métal. Ce progrès rapide et considérable leur ouvre directement les portes de l'histoire,
marquant le passage des millénaires de la préhistoire aux siècles de l'Antiquité.
Fortes de ces acquis techniques et culturels, les diverses populations berbères de la région, désignées au fil du temps sous des ensembles complexes et variables comme les Libyens, les Gétules ou les Garamantes, s'intègrent progressivement dans l'espace méditerranéen.
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Colonisation et administrations historiques
Raison de la conquête
Initialement, les relations entre la France et la régence d'Alger étaient bonnes, puisqu'on peut lire en juin 1793 que « tandis que l'Europe se coalise contre la France libre, une puissance africaine (Alger) plus loyale et fidèle reconnaît la république et lui jure amitié ». De plus il y avait aussi le Bastion de France qui exploitait le corail à El Kala.
En 1794, la France révolutionnaire est attaquée par les puissances européennes coalisées, et éprouve des difficultés à nourrir sa population et ses soldats. Le dey d’Alger Hussein offre alors à la Convention toutes facilités pour faire ses achats de blé, consentant aussi par la suite sous le Directoire un prêt d’argent sans intérêts. Une fois la guerre terminée, les régimes qui se succèdent n’honorent pas la dette et, quand la France redevient royaliste, la dette est revue à la baisse. Elle est pourtant payée, mais seulement à Paris, à la Caisse des Dépôts et Consignations. Cependant, un nombre important de créanciers vrais ou supposés, des commerçants livournais qui avaient servi d’intermédiaires se manifestent alors. Ainsi, sous couvert de satisfaire leurs réclamations, on avait « rendu légale sa spoliation ». Le dey est donc en froid avec le consul de France, car il comprend qu’il ne récupérera pas son argent et que les livraisons de blé ne lui seront jamais payées.
En 1827, le dey d’Alger découvre que la France avait fortifié, à l’extrémité de la Régence à la Calle, un entrepôt dont elle avait la concession pour faire du commerce, et qu’elle s'était engagée à ne pas fortifier. N’obtenant pas d’explications de la part du gouvernement français, le 30 avril 1827, le dey décide d'en référer verbalement au consul de France. Le consul ignorant ouvertement sa demande, le dey s’emporta alors, l'injuria, et finalement donna au « représentant de la France » un coup de son éventail. Si l’on s’en réfère à Robert Louzon, militant anticolonialiste engagé, c’est donc bien l’affaire des fortifications de La Calle et non simplement la dette restée impayée qui était à l’origine de la colère du dey d’Alger. Le gouvernement de la Restauration et Charles X, soucieux de redorer l’image de la France à l’étranger et de renforcer l’autorité royale en France, trouvèrent alors dans cet incident — un outrage à la France par le biais de son « représentant », le consul — un prétexte pour intervenir militairement.
Invasion militaire et résistance algérienne
La conquête de l’Algérie fut très violente et longue. Elle se traduisit par la disparition du tiers de la population algérienne entre 1830 et 1850. Les méthodes sont perverses et conduisent surtout à des décès par famine (destructions de villages, de cultures, arbres arrachés), complétant les connues enfumades, massacres de prisonniers et de civils, razzias. À ce niveau la qualification de crime de guerre ou « meurtres de masse » est à propos. L’armée française conquiert l'Algérie village après village.
CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.
Institutions et modèle politique
Système politique
Sur le plan politique, l'Algérie a adopté un régime républicain depuis l'avènement de son indépendance en 1962. Sa constitution actuelle confère au chef de l'État un rôle central dans la gestion des affaires du pays. Chef de l'exécutif et chef suprême des forces armées, il détient le pouvoir de nommer son Premier ministre et les membres du gouvernement sur proposition de ce dernier. Il est élu au suffrage universel direct tous les cinq ans, et préside le Conseil des ministres.
Depuis le 19 décembre 2019, la présidence de la République est assurée par Abdelmadjid Tebboune, élu au premier tour de l'élection présidentielle de 2019. Ce scrutin se tient dans un contexte de forte contestation populaire, marqué par une abstention record et par des manifestations massives du Hirak. Tebboune succède à Abdelkader Bensalah, chef de l'État par intérim, qui succède lui-même à Abdelaziz Bouteflika en avril 2019, contraint à la démission à la suite des manifestations.
Le pouvoir législatif en Algérie est de type bicaméral depuis la révision constitutionnelle de 1996. Il est toutefois largement dominé par le pouvoir exécutif, ce qui diminue son pouvoir réel. Le Parlement se compose de deux chambres : le Conseil de la Nation (chambre haute), composé de 144 membres dont un tiers est désigné par le président de la République ; et l'Assemblée populaire nationale (chambre basse), composée de 407 membres élus au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans.
La première constitution algérienne est adoptée le 10 septembre 1963, avant d'être abrogée par le coup d'état de 1965. Par la suite, trois autres constitutions se succèdent. La deuxième, promulguée en 1976 sous l'impulsion de Houari Boumédiène, vise à structurer les institutions de l'État en le dotant d'une Assemblée législative, et en créant le poste de président de la République, élu au suffrage universel direct, en remplacement de la fonction de Président du Conseil de la Révolution. La troisième Constitution, adoptée le 28 février 1989, marque une rupture avec le régime du parti unique en instaurant le multipartisme et en élargissant les libertés publiques, notamment la liberté d'expression. La révision constitutionnelle de 1996 introduit le système parlementaire bicaméral et structure le Conseil constitutionnel, magistrature suprême de la République. La constitution est une nouvelle fois révisée en 2020, au sortir de la présidence d'Abdelaziz Bouteflika.
Actuellement, l'Algérie compte plus de 40 partis politiques en activité. Cependant, ces mêmes partis ne peuvent en vertu de l'article 42 de la Constitution « être fondés sur une base religieuse, linguistique, raciale, de sexe, corporatiste ou régionale ».
Wikipédia, article « Algérie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Modèle économique et secteurs dominants
À partir de 1962, le gouvernement algérien a opté pour une économie planifiée fortement centralisée, les premiers objectifs consistaient à donner à l’Algérie une indépendance sur le plan économique par la récupération notamment des richesses nationales. Une série de nationalisations est menée à ce titre, touchant notamment des entreprises étrangères. Par la suite un effort considérable d’industrialisation est déployé. Le contre-choc pétrolier de 1986 sonne le glas de cette période de planification socialiste, l’État ne pouvant plus supporter durant cette période l’investissement financier qu’il consentait au profit des entreprises nationales, ni n’étant en mesure de répondre favorablement à la nouvelle vague des demandes d'emploi qui ont largement crû avec l’augmentation démographique, que le pays a connue depuis l’indépendance. L’Algérie recourt à partir de 1988 au FMI afin de réaliser un ajustement structurel, un vaste programme de réformes est engagé afin d’assurer une transition de l’économie socialiste vers une économie de marché.
Caractérisée par une forte dépendance aux hydrocarbures, la situation économique de l'Algérie semble favorable jusqu'en 2014 tant sur le plan interne qu’au niveau externe. À la suite notamment de l’augmentation très soutenue des prix du pétrole, la croissance économique du pays suit une progression constante et stable, passant de 2,1 % en 2001 à 5,3 % en 2005, avec un pic de 6,8 % en 2003. Malgré la présence de surliquidités liées à l’abondance des ressources pétrolières, l’inflation pendant cette période est restée maîtrisée grâce au strict contrôle qu’exerçait la Banque d’Algérie, le taux d’inflation à la fin 2005 était de 1,5 % contre 3,6 % pour 2004. Le taux de chômage diminue durant toute la décennie 2000 même si le taux de chômage des jeunes reste important.
Néanmoins en 2010, le secteur privé ne se développe pas et l'économie semble condamnée à rester une économie rentière. Depuis 2011, l'inflation a repris un rythme plus soutenu avec des taux variant entre 4,5 % en 2011 à 8,9 % en 2012. En 2014, la Banque d'Algérie révèle que les recettes de pétrole et de gaz ont baissé de près de 50 % au premier trimestre 2015, passant de 15,6 milliards de dollars en mars 2014, à seulement 8,7 milliards de dollars, faisant craindre une crise financière majeure dans le pays. La banque d'Algérie s'inquiète de la trop grande dépendance du pays aux ventes du secteur énergétique qui représente plus de 95 % de ses recettes extérieures et 60 % du budget de l'État algérien. Sur le seul premier trimestre 2015, les réserves de change du pays se sont écroulées de 179 milliards de dollars à 160 milliards de dollars et l'État a puisé dans le fonds souverain de régulation des recettes (FRR) dont le bilan est passé de 5 633 milliards de dinars en 2012 à 4 408 milliards de dinars fin 2014. Le déficit de la balance des paiements atteint le niveau record de 10,72 milliards de dollars au premier trimestre 2015.
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Évolution économique et niveau de développement
b) Insuffisance de l ' économie pétrolière et gazière; manque de diversification du secteur et des marchés; instabilité politique qui refroidit la consommation intérieure; manque d ' accès au crédit et baisse de la confiance des entreprises; politiques d ' austérité COVID-19; retards dans les réformes socioéconomiques promises
Banque mondiale : PIB nominal de 287 031 225 988 USD courants en 2025. Valeur de comparaison : 180 763 839 522 USD courants en 2016. Ces montants nominaux ne mesurent pas la croissance réelle ; la série séparée de croissance du PIB réel et le PIB par habitant sont présentés dans le tableau des indicateurs.
CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.
Grandes réalisations politiques, économiques et sociales
Le socialisme de l’État algérien durant les premières décennies de l’indépendance, favorise l’intégration des femmes dans un projet national progressiste. Cependant, la montée de l’islamisme depuis les années 1980 complique le statut de la femme. Après la décennie noire, les femmes ont réinvesti la sphère publique.
La Constitution garantit tous les droits politiques, économiques, sociaux et culturels de la femme algérienne. L’écart hommes-femmes dans le taux de scolarisation s'est relativement rétréci, passant de 20 % en 1966 à 3,6 % en 2002.
À ce sujet, 60 % des inscrits à l’université en 2007 sont des femmes contre 39,5 % en 1991 (quadruplement du nombre des étudiantes). Concernant la main-d’œuvre féminine, il est indiqué dans le rapport du CNES qu'« une augmentation de près de 5 fois comparée à la période 1977/2003 et de près de 2,5 fois sur la période 1987/2003 ». En 2007, les femmes constituaient 60 % de ses juges et 70 % des juristes.
Les Algériennes représentent 42 % de la population active en 2022.
Plusieurs associations caritatives et organismes sont présidés par des femmes : elles travaillent pour donner des soins et pour aider les gens surtout dans les régions rurales et dans les hôpitaux.
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Personnalités dans les organisations internationales
Parcours documentés dans les organisations internationales (responsabilités exercées à différentes périodes ; cette liste ne désigne pas les titulaires actuels) :
Mohammed Bedjaoui : présidence de la Cour internationale de Justice
Abd el-Aziz Bouteflika : présidence de l’Assemblée générale des Nations unies
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Culture, traditions et patrimoine
La culture algérienne est riche, variée et très ancienne, chaque région, chaque ville ou oasis constitue un espace culturel particulier. La Kabylie, les Aurès, le Constantinois, l'Algérois, les Hauts plateaux, la vallée du Mzab, le Gourara, le Hoggar, la Saoura, l'Oranie sont chacune des régions avec des particularités culturelles et parfois linguistiques.
Les premières manifestations culturelles sur le territoire de l'Algérie actuelle sont vieilles de milliers d'années, tels les fascinants témoignages d'art rupestre du Tassili n'Ajjer, en passant par tous les beaux édifices érigés tout au long de l'histoire de ce pays, en arrivant à l'artisanat toujours très présent et richissime. L'art algérien reflète les chapitres d'histoire qu'a passé ce pays et les différentes influences qu'il a eues.
Patrimoine et tourisme
L'Algérie compte neuf éléments inscrits sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité et sept sites classés au patrimoine de l'Unesco mais les sites en question ne sont pas suffisamment entretenus, c'est le cas de Timgad notamment. Si les sites classés au patrimoine mondial sont déjà pour la plupart en danger, les sites classés au patrimoine national sont quant à eux complètement ignorés. Ainsi de nombreux sites sont dégradés et laissés à l'abandon tels que M'daourouch, Tébessa, Lambèse, Medracen, la Mansourah…
La politique touristique en Algérie n'est pas assez développée, le pays comptant davantage sur ses ressources pétrolières et gazières. Ainsi, le célèbre guide touristique et de voyage Petit Futé dresse un tableau édifiant sur les infrastructures touristiques du pays et sur les conditions d'accueil en Algérie. C'est pourquoi de nombreux Algériens préfèrent passer leurs vacances en Tunisie au détriment de l'Algérie malgré la manne financière que ce tourisme représente. Les monuments en Algérie étant saccagés et les conditions d'hébergement loin des normes internationales, cette situation semble durable.
Nation algérienne
Riche des différents apports qui la composent, la culture algérienne aura été façonnée par les diverses influences inhérentes à l'espace géographique auquel l’Algérie appartient, et qui fait d'elle un véritable carrefour de rencontres entre les cultures berbère, arabo-islamique, méditerranéenne, africaine et occidentale. Cependant, bien qu'elle revendique l'ensemble de ces influences, la culture algérienne se démarque par une forte spécificité, qui trouve son ancrage dans le cheminement particulier qui caractérise l'histoire de l'Algérie par rapport à sa sous-région. Dans le rayonnement qu'elle a pu avoir dans le monde, sans doute il est possible de citer de grands noms tels que Massinissa, saint Augustin, Juba II, ou encore Kateb Yacine, Mouloud Mammeri, Mouloud Feraoun, Mohammed Dib, Matoub Lounes, Kamel Daoud, Mohamed Arkoun.
Littérature
Wikipédia, article « Algérie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Genres musicaux et artistes
La musique algérienne est un parfait reflet de la grande diversité culturelle qui caractérise ce vaste pays, les répertoires musicaux se distinguent par une profusion de plusieurs styles.
Le chaâbi est un genre musical typiquement algérois qu'on a dérivé de la musique arabo-andalouse durant les années 1920. Le style se caractérise par des rythmes spécifiques et des Kacidate en arabe dialectal qui sont de longs poèmes tirés du terroir algérien. Le maître incontesté de cette musique demeure El Hadj M'Hamed El Anka. Le style malouf constantinois est sauvegardé, Mohamed Tahar Fergani est un des meilleurs chanteurs dans ce style. Le malouf de Annaba est un autre style joué par Hamdi Benani.
La musique classique algérienne dite andalouse est un style musical qui a été rapporté en Algérie par les réfugiés andalous ayant fui la reconquista catholique à partir du XIe siècle, elle se développera considérablement dans les villes du nord de l'Algérie. Cette musique se caractérise par une grande recherche technique et s'articule principalement sur douze longues Noubate « suite », ses principaux instruments sont la mandoline, le violon, le luth, la guitare, la cithare, la flûte de roseau et le piano. Parmi les interprètes les plus remarqués, il y a Beihdja Rahal, El Hadj Mohamed El Ghaffour, Nasserdine Chaouli, Cheikh Larbi Bensari, Nouri Kouffi ainsi que des troupes musicales comme El Mouahidia, El Mossilia, El Fakhardjia, Es Sendoussia et El-Andalous.
La musique folklorique se distingue principalement par plusieurs styles. La musique bédouine est caractérisée par les chants poétiques qu'interprètent les pasteurs nomades dans la région des hauts plateaux. Elle repose sur de longues kacida (poèmes) à rime unique et au son monocorde de la flûte (gasba). En général cette musique s'articule sur des thèmes amoureux, religieux et épiques. Parmi les grands interprètes, il y a Khelifi Ahmed, Abdelhamid Ababsa et Rahab Tahar. La musique kabyle repose sur un riche répertoire qui est fait de poésie et de très vieux contes transmis à travers des générations, grâce notamment à une tradition orale ancestrale. Certaines chansons abordent le thème de l'exil, de l'amour et de la politique, entre autres. Les grands interprètes sont : Cheikh El Hasnaoui, Slimane Azem, Kamel Hamadi, Cherif Kheddam, Aït Menguellet, Idir, Kamel Messaoudi, Lounès Matoub, Massa Bouchafa ou encore Takfarinas.
La musique chaouie est un folklore diversifié dans les régions des Aurès. La musique traditionnelle est bien représentée par nombreux chanteurs Aurassiens. Les premiers chanteurs qui ont connu un succès international sont Aïssa Djermouni (il chantera à l'Olympia en 1937) et Ali Khencheli. Le style de musique rahaba est propre à toute la région des Aurès. La musique terguie présente généralement dans les régions de l'extrême sud-est de l'Algérie, elle est représentée par des artistes tels que Othmane Bali, Biyat Edaber joueuse d'imzad, Alamine Khawlen, Badi Lalla, Shtima Bouzad.
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Ethnies, langues et méthodes de dénombrement
L'Algérie comptait 44,6 millions d'habitants en janvier 2021 avec un taux de croissance annuel de 1.7 %. Environ 90 % des Algériens vivent sur un peu plus de 10 % du territoire, concentrés le long des côtes méditerranéennes. La densité de la population moyenne du pays est de 14 hab./km2. Cependant, ce chiffre reflète mal une répartition inégale, elle dépasse en effet les 100 hab./km2 pour les régions du nord, principales régions peuplées de l'Algérie. Près de la moitié des Algériens a moins de 19 ans.
Après l'indépendance, l'Algérie était parmi les pays à plus forts taux de fécondité au monde. Il y avait un faible taux d'emploi de femmes pendant les années 1970. La transition démographique se fit en 2000. Le pays se situe dans les pays à fécondité modérée avec un taux de 20 pour mille. L’introduction de la contraception, l'émancipation des femmes dans le monde du travail et la situation socioéconomique (crise de logement, avancée de l'âge du mariage, l'inflation, le chômage, etc.) des familles sont les causes principales de la baisse. Selon des chiffres officiels, il y eut 992 000 naissances vivantes en 2020 dans le pays.
Le pays connaît aussi un taux important d'émigration. En 2000, l'Algérie est le 15e pays du monde ayant fourni le plus de migrants, estimés à plus de deux millions d’individus, soit une proportion de 6,8 % par rapport à la population du pays
. La France abrite la plus importante communauté algérienne à l'étranger, estimée à un million de personnes, dont près de 450 000 binationaux. Selon l'Association internationale de la diaspora algérienne, d'autres communautés importantes vivent en Espagne (300 000), au Royaume-Uni (250 000), au Canada (110 000), en Belgique (50 000) et en Italie (50 000). Le taux de migration est négatif (-0,33 ‰), car le taux d'émigration n'est qu'en partie compensé par l'immigration de populations venues des pays du sud. L'Algérie abrite notamment dans la région de Tindouf près de 165 000 réfugiés sahraouis ayant fui le Sahara occidental en 1975. Cette émigration s'est encore accélérée depuis 2000. Entre 2000 et 2013, 840 000 Algériens ont quitté le pays portant le nombre d'Algériens expatriés à 1 770 000 en 2013. 82 % des émigrés algériens se trouvent en France. Cette émigration a pour conséquence une « hémorragie grave dans l'encadrement et les élites universitaires ». En 2017, les chiffres de l'émigration repartent à la hausse. Entre les mois de juillet et septembre, les Algériens faisaient partie des cinq principales nationalités d'arrivants en Europe après la Syrie, le Maroc, le Nigeria et l'Irak. En 2012, résident notamment en Algérie 30 344 Français et environ 30 000 à 40 000 Chinois.
Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.
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Faune, biodiversité et espaces protégés
L'Algérie dispose d’énormes variétés animales et végétales qui se répartissent au niveau des différents parcs protégés que compte le pays et dont les plus notables sont : le parc national de Belezma, le parc culturel de l'Ahaggar, le parc national de Chréa, le parc culturel du Tassili, le Jardin d'essai d'Alger, le parc national de Gouraya ainsi que le parc national du Djurdjura et enfin la réserve naturelle du lac des oiseaux d'El Tarf.
L'espèce végétale est formée de plusieurs catégories dont 314 genres assez rares, 30 rares, 330 très rares et 600 endémiques, dont 64 se trouvent au Sahara. En tout, 226 espèces sont menacées d’extinction.
L’Algérie compte 107 espèces de mammifères dont 47 sont protégées et 30 menacées de disparition. Elle dénombre aussi 336 espèces d'oiseaux dont 107 sont protégés, et une est endémique du pays : la Sittelle kabyle (Sitta ledanti).
Le Sud algérien abrite une faune composée pour l'essentiel de fennecs, gazelles, gerboises, poisson de sable (cherchmana), chats des sables, guépards, porcs-épics et lézards. Sur les hauteurs, dans les escarpements du Hoggar, on peut retrouver le mouflon à manchette. Au Nord du pays, les campagnes sont peuplées de hyènes rayées, de renards, de belettes, de chats sauvages, de lièvres, de chacals et de sangliers. Le singe macaque préfère quant à lui les zones forestières. En hiver, l'Algérie devient la terre d'accueil de certains oiseaux migrateurs européens, dont les cigognes. Enfin, les animaux que l'on croise le plus souvent en Algérie sont le dromadaire, localement appelé baâir ou maheri, le mouton, la chèvre et le cheval.
Plusieurs animaux sauvages sont menacés d'extinction en Algérie, à cause du braconnage et des perturbations de leurs écosystèmes ; on peut citer : la genette, le mouflon à manchettes saharien, trois espèces de gazelles et le léopard de l’Atlas.
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Cours d’eau et géographie
L’Algérie est le pays le plus étendu du continent africain, mais aussi du monde arabe et du pourtour méditerranéen, sa partie sud représentant une fraction notable du Sahara.
Relief et paysages
Tell : plaines littorales et chaînes côtières
Dans le Nord du pays et le long du littoral méditerranéen, s'étend la bande du Tell sur environ 1 600 km, large de 80 à 190 km. Elle est formée de petites chaînes de montagnes : le massif des Traras, les monts du Tessala, le Dahra, le Djurdjura, l'Atlas blidéen, les Babors, le massif de Collo, enfin le djebel Edough. Ces montagnes constituent la partie la plus septentrionale de l'Atlas tellien. Le point culminant de cet ensemble est le mont Lalla Khedidja, dans le sud du Djurdjura. Ce sommet atteint 2 308 mètres d'altitude et est recouvert de neige en hiver.
L'incidence de ce relief a pour effet la constitution de falaises rocheuses, interrompues dans les baies d'Arzew-Mostaganem, de Tipaza, d'Alger, de Skikda et d'Annaba.
Les montagnes sont séparées par des vallées, riches par leur flore et leur faune, arrosées par des cours d'eau dont les principaux sont le Chelif et la Soummam et par des cuvettes (Sebkha d'Oran, Mitidja). Les plaines et vallées du Tell abritent la plus grande partie des terres fertiles du pays.
Atlas tellien central et Hauts Plateaux
Entre le Tell et le Sahara s'élèvent l'Atlas tellien et l'Atlas saharien, deux ensembles montagneux parallèles orientés sud-ouest/nord-est, se rapprochant à leur extrémité est, entre lesquels s'intercalent des plaines et hauts plateaux.
L'Atlas tellien méridional englobe, d'ouest en est, les monts de Tlemcen (1 843 m au djebel Tenouchfi), de Daïa (1 300 à 1 400 m), de Saïda (1 200 m), de Frenda (1 220 m), le massif de l'Ouarsenis (1 985 m au pic Sidi Amar), le massif du Titteri, les monts Bibans (1 862 m au djebel Mansourah) et les monts de Constantine.
Entre l'Atlas tellien et l'Atlas saharien, un vaste ensemble de hauts plateaux et de plaines semi-arides s'étend de la frontière marocaine à la cuvette du Hodna. Cette zone est caractérisée par la présence de chotts, étendues d'eau salée asséchées à certaines saisons.
Atlas saharien
L’Atlas saharien prolonge le Haut Atlas marocain par les monts des Ksour (2 236 m au djebel Aïssa), le djebel Amour (1 977 m au Touilet Makna), les monts des Ouled Naïl (1 577 m au djebel Senalfa), les monts du Zab
(1 313 m au djebel Mimouna), puis par les monts du Hodna (1 890 m au djebel Afghane), ce dernier massif reliant l'Atlas tellien aux monts de Belezma (2 178 m au djebel Refaa). Au sud de l'Atlas saharien plusieurs oasis constituent ce qui est appelé « la porte du désert ».
Au-delà de la jonction des deux Atlas, l'Atlas saharien se poursuit avec le massif de l'Aurès, lui-même prolongé en Tunisie par les monts de Tébessa. Le point culminant de l'Aurès est le mont Chélia (2 328 mètres). L'Aurès est bordé au sud-est par les monts des Nemencha qui culminent à 1 420 m d'altitude.
Sahara
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Ressources naturelles
Les principaux gisements en Algérie sont parmi les plus importants dans le monde. Généralement ils sont localisés dans le Sud.
Selon la compagnie publique du secteur pétrolier Sonatrach, les 67 % de réserves en hydrocarbures sont situés dans les régions de Oued Mya et de Hassi Messaoud. Gaz à Hassi R'Mel et le pétrole à Hassi Messaoud (huile). Illizi contient 14 % des réserves. Enfin, Rhourde Nouss renferme 9 % et Ahnet Timimoun 4 % et Berkine. Les sites exploités pour pomper l'huile ou pour rechercher les hydrocarbures, actuellement, en Algérie, sont : Hassi Messaoud, Ain Amenas, Hassi R’mel, Stah, Rourde Nouss, Tin Fouyé Tabankort, Gassi Touil, Ohanet, Haoud Berkaoui, Hassi Berkine, Ourhoud, Mensel Lejmet Nord et satellites, Rhourde Ouled Djemaa, Touat, El Gassi, In Salah, Rhourde El Baguel.
Une quantité de gaz a été localisée dans les régions de Tabankort, de Béchar, de Timimoun et de Reggane en 2009.
L'activité minière en Algérie est très diversifiée, on observe plus d'une trentaine de minerais qui sont exploités parmi elles : fer, sel, zinc, plomb, barytine, marbre, or, tungstène, diamant, terres rares, métaux rares et pierres précieuses et semi-précieuses. Le fer se trouve à Gara Djebilet et à Mecheri Abdlaziz, à l'est de Tindouf (35 milliards de tonnes à 57 % de Fe), Ouenza et Boukhadra, Djsbel Hanini à Sétif. Au Hoggar, il y a 730 000 tonnes de minerai d'or au gisement Tirek, Amessmessa en contient 3,34 millions de tonnes, les deux à teneur moyenne de 18 g/t, soit environ 2,4 millions d'onces d'or. Enfin, deux autres gisements sont à Tiririne et à In Abgui. La baryte représente 40 000 tonnes ; le plomb-zinc est exploité dans le Nord du pays ; le potentiel est de 150 millions de tonnes. La bentonite se situe dans les régions de l'Ouest, à Maghnia et Mostaganem.
L'Algérie a une grande quantité de sel soit en gemme (un milliard de tonnes) ou lagunaire dans les chotts et dans l'Est. Le gisement de phosphate se trouve à Tébessa (Djabel Onk), il renferme deux millions de tonnes. L'uranium est localisé au Hoggar.
Le pays recèle plusieurs gisements aussi notamment de gypse, de calcaire, de sable, d’argile, de dolomie, des carrières d’agrégats, des gîtes pour la fabrication de ciments.
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Productions, volumes et classements mondiaux
L’Algérie est un important producteur et exportateur de gaz naturel (5e producteur et 4e exportateur) et de pétrole (13e producteur et 9e exportateur), et dispose aussi de réserves importantes de fer au sud-ouest, ainsi que d’or, d’uranium et de zinc à l’extrême sud. Le pétrole et le gaz naturel, exploités par la société nationale Sonatrach, sont les principales sources de revenus. L’Algérie tente de diversifier son économie en réformant son système agraire et en modernisant son industrie, mais les hydrocarbures constituent encore la quasi-totalité des exportations. En outre, même si parmi les productions agricoles de l'Algérie, le pays est dans le monde le 1er producteur de fèves vertes, 4e de dattes, 5e de figues, 8e d'abricots, 9e d'artichauts ou encore 10e d'amandes, il est le 5e pays qui exporte le moins sa production agricole. La dette extérieure de l’Algérie s’élevait en décembre 2007 à 880 millions de dollars contre 4,7 milliards de dollars en 2006 — le pays a remboursé par anticipation de vastes parts de ses dettes — utilisant ainsi l’afflux de devises inattendues liées à la hausse du prix du pétrole avant la chute de fin 2008 (voir : Pic pétrolier).
Instaurant une libéralisation progressive de son économie, l’Algérie tente de séduire les investisseurs étrangers. L’Algérie vient en tête de la région MEDA au regard des « flux d’investissements », souligne une étude sur l’investissement direct étranger en 2004, du réseau euro-méditerranéen des agences de promotion des investissements (Anima). Le document précise que la reprise « très nette » observée en 2004 est largement due au secteur de l’énergie. Les IDE commencent cependant à s’élargir à d’autres domaines que les hydrocarbures tels que les télécommunications, le tourisme, l’industrie. Autant de projets qui font qu’aujourd’hui, note le document d’Anima, l’Algérie devient une destination pour les IDE, malgré un climat d’investissement qui reste à améliorer. Le montant des investissements annoncé par le Mediterranean Investiment Project Observatory (MIPO) pour l’Algérie est de 5,857 milliards d’euros pour 59 projets contre 2,519 milliards d’euros en 2003 pour 31 projets.
En 2021, le secteur industriel représente 5 à 6 % du PIB algérien.
La croissance économique a été obtenue en premier lieu par le secteur du bâtiment et des travaux publics (+7,1 %), suivi de celui des hydrocarbures (+5,8 %) et des services (+5,6 %), alors que l’agriculture n’a progressé que de 1,9 %[Quand ?].
Les secteurs cités ne constituent pas un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques.
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Emblèmes et symboles nationaux
description: deux bandes verticales égales de vert (gauche) et de blanc; une étoile rouge à cinq points à l'intérieur d'un croissant rouge, centrées sur la limite bicolore: les couleurs représentent l'islam (vert), la pureté et la paix (blanc), et la liberté (rouge); le croissant et l'étoile sont aussi des symboles islamiques, mais le croissant est plus fermé que ceux des autres pays musulmans parce que les Algériens croient que les longues cornes de croissant apportent le bonheur
étoile à cinq pointes entre les cornes étendues d'une lune croissant; renard fennec
vert, blanc, rouge
CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.
Indicateurs économiques · Banque mondiale
50e sur 186 économies renseignées pour le PIB nominal (USD courants) en 2025. Données du classement.
Les années disponibles peuvent varier selon l’indicateur. Un rang de production, un PIB, un PIB par habitant et un classement de développement mesurent des choses différentes.
Héros, figures de l’indépendance et grandes personnalités
Abdelkader Guerroudj, dit Djilali Guerroudj, né le 26 juillet 1928 à Tlemcen (Algérie), mort le 7 novembre 2020, est un militant communiste et anticolonialiste algérien,…
Annie Steiner (en arabe : آني ستاينر), née Annie Virginie Blanche Fiorio, née le 7 février 1928 à Hadjout (anciennement Marengo durant l'Algérie française) et…
Djelloul Benkalfate — Personnalité répertoriée dans les sources structurées citées. Domaines documentés : défense des droits humains et causes sociales. Pays associés par les déclarations…
Fadéla Boumendjel-Chitour, née le 2 mars 1942 à Blida, est une endocrinologue, professeure à la faculté de médecine d'Alger et militante algérienne pour les droits…
Atallah benaissa — Personnalité répertoriée dans les sources structurées citées. Domaines documentés : syndicalisme et droits économiques. Pays associés par les déclarations de citoyenneté :…