Type de climattempérée et marine ; hivers et étés frais, nuageux et humides ; vent de montagne chaud (foehn)
Crédit photoPress Service of the President of the Republic of Azerbaijan · CC BY 4.0 · Source de l’imagePrésident actuelFrank-Walter SteinmeierPrésident
Date d’accession au pouvoir19/03/2017Date d’entrée dans la fonction indiquée ; les mandats antérieurs peuvent être distincts.
Mode d’accession au pouvoirÉlection du 12 février 2017
Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.
Sources et précisions : superficie et climat
Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.
Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.
Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.
Le descriptif climatique provient d’une archive du World Factbook. Il décrit le climat général et ne constitue pas un bulletin météo actuel.
Résumé climatique traduit automatiquement depuis une source anglophone, à relire.
Direction du pays · référence au 04/11/2026. Repères importés de sources encyclopédiques ; l’identité actuelle, la date et le mécanisme restent à relire. Les dates d’élection, de prise de fonctions et de réélection sont distinctes.
Portrait de Frank-Walter Steinmeier : Press Service of the President of the Republic of Azerbaijan · CC BY 4.0 · Source de l’image · Licence
Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir
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Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies
L'Allemagne (en allemand : Deutschland ), en forme longue la République fédérale d'Allemagne (Bundesrepublik Deutschland), est un État d'Europe centrale, et selon certaines définitions d'Europe de l'Ouest, entouré par la mer du Nord, le Danemark et la mer Baltique au nord, par la Pologne à l'est-nord-est, la Tchéquie à l'est-sud-est, l'Autriche au sud-sud-est, la Suisse au sud-sud-ouest, la France au sud-ouest, la Belgique et le Luxembourg à l'ouest, enfin par les Pays-Bas à l'ouest-nord-ouest. Décentralisée et fédérale, l'Allemagne compte quatre villes de plus d'un million d'habitants, par ordre décroissant la capitale Berlin, Hambourg, Munich et Cologne, mais les quatre plus grandes agglomérations sont Rhin-Ruhr (Cologne et Düsseldorf, environ 11 millions d’habitants), Francfort-sur-le-Main (environ 5,5 millions), Berlin (4,5 millions) et Stuttgart (2,7 millions). Le siège du Gouvernement est situé dans la ville de Berlin et dans la ville fédérale de Bonn, ancienne capitale de la République fédérale d'Allemagne. Francfort-sur-le-Main est considérée comme la capitale financière de l'Allemagne et abrite le siège de la Banque centrale européenne. La langue officielle du pays est principalement l'allemand, à côté d'autres langues régionales ou minoritaires.
Beaucoup de peuples germaniques occupent le nord du territoire actuel depuis l'Antiquité classique. Durant ce que l'on nomme les invasions barbares, les tribus germaniques se rapprochent du sud de ce territoire. À partir du Xe siècle, les territoires forment la partie centrale du Saint-Empire romain germanique. Au XVIe siècle, le nord de l'Allemagne est au cœur de la réforme protestante. Le pangermanisme entraîne pour la première fois l'unification des États allemands en 1871 sous la politique de Bismarck, en tant qu'État sous la forme de l'Empire allemand. Après la Première Guerre mondiale, et la révolution allemande de 1918-1919, l'Empire est remplacé par la république parlementaire de Weimar. L'accès au pouvoir des nazis en 1933 mène au volet européen de la Seconde Guerre mondiale au cours de laquelle le régime totalitaire du dictateur Adolf Hitler connu sous le nom de Troisième Reich, fondé sur un racisme — particulièrement un antisémitisme — extrême, perpètre des crimes de masse en Europe, dont la Shoah, et laisse le pays en ruines. Après sa défaite militaire en 1945, l'Allemagne perd des territoires et — par la volonté des vainqueurs alliés qui entrent dans la guerre froide — est contrainte de se scinder en deux pays le 7 octobre 1949 : à l'ouest un État démocratique, la République fédérale d'Allemagne (abrégé en RFA) et, à l'est, la République démocratique allemande (abrégé en RDA) sous emprise de l'Union soviétique. Le mur de Berlin — qui symbolise cette division dans l'ancienne capitale — tombe le 9 novembre 1989 et l'Allemagne est à nouveau réunifiée le 3 octobre 1990, Berlin en redevenant la capitale.
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Origine du nom et étymologie
L'Allemagne se dit en allemand : Deutschland /ˈdɔʏtʃlant/ , en forme longue la République fédérale d'Allemagne, abrégée en RFA en allemand : Bundesrepublik Deutschland /ˈbʊn.dəs.ʁe.puˌblik ˈdɔʏtʃ.lant/ , abrégée en BRD.
Le mot gotique Thiuda signifiant « peuple » a comme adjectif Thiudisk. Thiudisk est transformé en Theodischus par les Romains, puis en Teudischus. Thiudisk devient Diutisca en vieux haut allemand pour aboutir à Deutsch en allemand moderne ou Tysk dans les langues scandinaves (d'où Tyskland). En ancien français, le latin Theodiscus donne Thodesche, puis Thiois et Tudesque.
Le français moderne préfère le mot Allemand issu du latin Alamanni désignant le peuple des Alamans. Ceci est également valable, par exemple, en portugais (Alemão), en espagnol ou castillan (Alemán), et pour le catalan (Alemanys). L'italien lui, a conservé l'origine latine dans son adjectif tedesco pour dire Allemand.
Germany en anglais se réfère aux Germains et Saksa en finnois et en estonien se réfère aux Saxons. Dans les langues des peuples slaves, le nom renvoie à l'adjectif signifiant « muet » (niemiecki en polonais et Немецкий [Nemetskii] en russe pour "allemand", Німеччина [Nimeččyna] en ukrainien et Немачка [Nemačka] en Serbe pour désigner l'Allemagne, tous les quatre tirés du vieux-slave нѣмъ [němŭ]). Le sens de muet vient probablement du fait que les populations slaves ne comprenaient pas la langue germanique (voir le grec ancien βᾰ́ρβᾰρος barbaros, "étranger", mot imitant les paroles incompréhensibles prononcées par des étrangers et entendues par les Grecs).
En coréen, le terme 독일 (dokil) est utilisé, du japonais 独逸 (doitsu) lui-même dérivé du néerlandais duits, signifiant "allemand", à rapprocher de l'allemand Deutsch et l'anglais Dutch.
La plupart des langages actuels utilisent une forme dérivée du latin, soit de Alemannia, soit de Germania.
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Histoire du pays
De 962 à 1806, les territoires germanophones constituent le principal espace politique et territorial du Saint-Empire romain germanique. Après le congrès de Vienne, les États allemands se regrouperont au sein de la Confédération germanique (de 1815 à 1866) alors en proie aux luttes d'influence entre l'Autriche et la Prusse. C'est en 1871, à la fin de la guerre franco-prussienne, que les divers États allemands furent réunis dans un nouvel empire dominé par la Prusse, donnant ainsi naissance à l'Allemagne unifiée moderne, dite également Deuxième Reich ou Reich Wilhelminien. La défaite allemande qui suivit la Première Guerre mondiale provoqua en 1918 l'avènement de la République, puis en 1933 celui du Troisième Reich, lequel s'effondra en 1945 dans la défaite qu'entraîna la Seconde Guerre mondiale. D'abord occupée par les forces armées de ses vainqueurs, l'Allemagne fut séparée en deux parties en 1949, qui formèrent la République fédérale d'Allemagne (dite « Allemagne de l'Ouest ») et la République démocratique allemande (dite « Allemagne de l'Est »). La réunification a eu lieu le 3 octobre 1990, onze mois après la chute du mur de Berlin, qui marqua la réunification populaire. En 1990, sa capitale redevient Berlin.
Moyen Âge
Du Saint-Empire aux principautés
La linguistique et les textes latins nous montrent que la mention des peuples germains remonte à l'époque romaine. Cependant, les historiens s'entendent pour trouver les origines d'un territoire allemand dans le partage de Verdun de 843. Louis le Germanique a obtenu, lors de ce partage, l'est de l'Empire carolingien, nommé Francie orientale. C'est de la Francie orientale qu'est issu le Saint-Empire romain germanique fondé par Otton Ier, dit le Grand (936-973). Cet empire comprend, outre le territoire de l'actuelle Allemagne, l'Italie du nord et la Bourgogne. Dès sa fondation, ce nouvel empire est entravé par le peu d'institutions sur lesquelles l'empereur peut asseoir son autorité et la faiblesse des revenus, les empereurs ne disposant que de leurs propres domaines pour financer leur politique. Le système d'élection de l'empereur par les princes-électeurs conduisit souvent à affaiblir le pouvoir du monarque. Traditionnellement, l'empereur élu entreprenait un voyage à Rome pour être couronné par le pape.
Le délitement du pouvoir impérial est accentué par l'obsession de certains empereurs[Qui ?] à vouloir établir une autorité forte dans leurs possessions italiennes. Au XIIIe siècle, Frédéric II est tellement occupé par ses affaires italiennes qu'il renonce à tout pouvoir et tout contrôle dans les nombreuses principautés ecclésiastiques allemandes et qu'il abdique une grande partie de ceux-ci dans les principautés laïques. De ce fait, les terres allemandes sont pratiquement indépendantes du pouvoir impérial dès cette époque.[réf. souhaitée]
À partir du XIe siècle, la Germanie déborde de ses limites traditionnelles entre le Rhin et l'Oder. Commence alors la colonisation de l'Europe centrale sous l'action de grands seigneurs, des rives de la mer Baltique par une croisade menée par les chevaliers Teutoniques et du Sud du pays à partir du règne de Otton Ier. Des centaines de milliers d'Allemands de l'Ouest poussés par la surpopulation ont ainsi migré vers l'Est où des tenures plus vastes et des droits féodaux plus légers les attendent. Les villes rhénanes et les ports se développent mais prennent une part peu active au grand commerce européen du XIIe siècle.
Après 1438, l'empereur porte le titre d'un « empereur élu » après son élection formelle par les sept « électeurs » de l'Empire à Francfort. À l'époque moderne, le Saint-Empire compte plus de 300 États qui n'obéissent que de très loin à l'empereur Habsbourg.
Temps modernes
Les paysans d'Allemagne du sud se révoltèrent contre leurs seigneurs à la fin de l'année 1524. L'Allemagne avait déjà connu au cours du demi-siècle précédant plusieurs révoltes paysannes, mais celle-ci fut d'une ampleur bien plus considérable. Des armées improvisées de milliers, voire de dizaines de milliers de combattants, propagèrent le mouvement d'une région à une autre au cours de leur déplacement dans le Sud et le Centre, pillant des monastères et des châteaux, et essayant de rallier à elles les villes. Leurs revendications étaient en partie de nature religieuse (le droit des collectivités locales à nommer leurs propres pasteurs et à décider comment utiliser les dîmes) et d'autres visaient à améliorer la condition des paysans (l'abolition du servage, celle des divers droits et redevances payables aux seigneurs, l'abrogation de l'interdiction seigneuriale de la chasse, de la pêche et du ramassage de bois par les paysans, et la suppression de la justice arbitraire).
Leur programme n'était pas révolutionnaire et reposait sur l'hypothèse que la noblesse finirait par accepter les revendications des paysans. Dans l'ensemble, les paysans tendaient à accepter la noblesse, à condition qu'elle consente à se soumettre à leurs associations communales. L'historien Geoffrey Elton considère que « la paysannerie se comporta en général avec une remarquable modération ». Pour Friedrich Engels, exprimant la sensibilité opposée, « ils ont montré un extraordinaire manque de détermination en ce qui concerne l'attitude à tenir […] à l'égard de la noblesse et des gouvernements. La seule détermination dont ils firent preuve se manifesta au cours de la guerre, après que les paysans eurent fait l'expérience du comportement de leurs ennemis. »
En avril 1525, des armées de mercenaires levées par les seigneurs entreprirent de détruire la rébellion. Geoffrey Elton indique que « les classes gouvernantes furent ébranlées en profondeur et leur réaction fut beaucoup plus sauvage que la menace qu'elles combattaient […]. Des milliers de paysans — certaines estimations parlent de 100 000 — furent tués, la plupart à la suite de prétendues batailles qui n'étaient que des déroutes, les hommes d'armes des princes se divertissant beaucoup dans la poursuite des fugitifs. »
Au XVIe siècle, la réforme luthérienne continue à diviser l'Allemagne. En 1546, l'empereur Charles Quint entre en guerre contre les nombreux princes des villes allemands qui se sont convertis au luthéranisme. Son échec à réduire le protestantisme dans le Saint-Empire est sanctionné par la paix d'Augsbourg de 1555, qui permet à chaque prince et ville libre de choisir sa religion, mais oblige les sujets à avoir la même religion que leur souverain — cujus regio, ejus religio.
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Colonisation et administrations historiques
Le délitement du pouvoir impérial est accentué par l'obsession de certains empereurs[Qui ?] à vouloir établir une autorité forte dans leurs possessions italiennes. Au XIIIe siècle, Frédéric II est tellement occupé par ses affaires italiennes qu'il renonce à tout pouvoir et tout contrôle dans les nombreuses principautés ecclésiastiques allemandes et qu'il abdique une grande partie de ceux-ci dans les principautés laïques. De ce fait, les terres allemandes sont pratiquement indépendantes du pouvoir impérial dès cette époque.[réf. souhaitée]
À partir du XIe siècle, la Germanie déborde de ses limites traditionnelles entre le Rhin et l'Oder. Commence alors la colonisation de l'Europe centrale sous l'action de grands seigneurs, des rives de la mer Baltique par une croisade menée par les chevaliers Teutoniques et du Sud du pays à partir du règne de Otton Ier. Des centaines de milliers d'Allemands de l'Ouest poussés par la surpopulation ont ainsi migré vers l'Est où des tenures plus vastes et des droits féodaux plus légers les attendent. Les villes rhénanes et les ports se développent mais prennent une part peu active au grand commerce européen du XIIe siècle.
Sous la pression des guerres de la Révolution française, le Saint-Empire est dissous en 1806 et remplacé par la confédération du Rhin sous protectorat français. Après le congrès de Vienne (novembre 1814 - juin 1815), celle-ci est remplacée par la Confédération germanique (en allemand : Deutscher Bund) qui ne regroupe plus que 39 États sous la direction honorifique des Habsbourg, lesquels ne portent plus que le titre d'Empereur d'Autriche. En fait, cette confédération ne peut exister que si l'Autriche et la Prusse s'entendent. À partir de 1834, le Zollverein ou union douanière commence à se constituer à l'initiative de la Prusse. Il construit un espace économique sans douane intérieure et définit une même politique commerciale vis-à-vis de l'extérieur. Cet espace, progressivement élargi, exclut délibérément l'Autriche. Les révolutions de l'année 1848 touchent la plupart des États allemands. Une assemblée élue au suffrage universel se réunit à Francfort et propose la couronne d'une Allemagne unifiée au roi de Prusse, Frédéric-Guillaume IV, qui la refuse, soucieux de ne pas tenir son pouvoir de la souveraineté du peuple. Il est prêt à accepter la couronne que lui proposent les princes allemands, mais l'Autriche force la Prusse à renoncer en 1850. L'Allemagne se retrouve dans la même situation politique qu'en 1815.
La chute du communisme et la réunification de l'Allemagne changent le statut du pays. L'unification intéresse directement les quatre vainqueurs de 1945 qui s'étaient partagé quatre secteurs d'occupation.
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Indépendance, dates et mouvements
18 janvier 1871 (création de l'Empire allemand); divisé en quatre zones d'occupation (Royaume-Uni, États-Unis, URSS et France) en 1945 après la Seconde Guerre mondiale; la République fédérale d'Allemagne (RFA ou Allemagne de l'Ouest) proclamée le 23 mai 1949 et comprenant les anciennes zones britanniques, américaines et françaises; la République démocratique allemande (RDA ou Allemagne de l'Est) proclamée le 7 octobre 1949 et comprenant l'ancienne zone de l'URSS; l'Allemagne de l'Ouest et l'Allemagne de l'Est unifiées le 3 octobre 1990, les quatre puissances ayant officiellement renoncé à leurs droits le 15 mars 1991; dates antérieures notables : 10 août 843 (la Francie orientale établie à partir de la division de l'Empire carolingien);
2 février 962 (beaucoup d'OTTO I, reconnu comme le premier Saint Empereur romain)
CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.
Institutions et modèle politique
Les alliés occidentaux ont réintroduit une structure fédéraliste en Allemagne en 1949. Le but était de préserver l'unité de la partie occupée par les occidentaux en empêchant le retour d'une Allemagne trop puissante sur le plan politique. Le fonctionnement du système politique allemand est donc régi depuis 1949 par une Constitution appelée Loi fondamentale (Grundgesetz). La Cour constitutionnelle qui siège à Karlsruhe veille à son respect. Depuis cette date, l'Allemagne est donc une république fédérale, composée d'abord de onze Länder, puis de seize depuis 1990. Depuis la réunification des deux Allemagnes la capitale fédérale est Berlin. Les pouvoirs exercés par la seule Fédération concernent les affaires étrangères, la défense, la nationalité, la monnaie, les frontières, le trafic aérien, les postes et télécommunications, et une partie du droit fiscal. Le pouvoir législatif allemand est partagé entre deux chambres, le Bundestag, élu au scrutin mixte pour quatre ans, et le Bundesrat (Conseil fédéral) qui comprend 68 représentants des gouvernements des Länder. Chaque Land donne toutes ses voix pour ou contre une loi.
L'accroissement des pouvoirs du Bundesrat met ceux-ci en mesure de bloquer l'action du gouvernement fédéral. En même temps, les compétences de l'État fédéral ont augmenté aux dépens des Länder. L'imbrication des compétences rend toute décision de plus en plus difficile. En effet, le Bundesrat doit se prononcer sur toutes les lois dont le contenu est applicable dans les Länder. En cinquante ans, la proportion de lois fédérales exigeant l'accord du Bundesrat est passée de 10 % à 60 %. En cas de différence de majorité entre les Länder et le gouvernement fédéral, il y a parfois blocage. Cela gêne même l'action de l'Allemagne dans les instances européennes.
Les Länder et le gouvernement fédéral ont donc réfléchi ensemble à une réforme des institutions allemandes qui a été votée en mars 2006. Les prérogatives législatives du Bundesrat sont diminuées. Le Bundesrat ne vote que les lois qui ont un impact sur les budgets des régions. En contrepartie, l'État fédéral abandonne à celles-ci des champs entiers de compétences dans l'éducation, la recherche et l'environnement.
Le président de la République fédérale (Bundespräsident) est élu pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois, au suffrage indirect, c'est-à-dire par les députés du Bundestag et des personnes élues par les parlements des Länder. Il représente l'unité allemande et défend les intérêts de l'Allemagne mais ses prérogatives restent serrées, son rôle étant essentiellement symbolique. Cependant, il s'agit d'une autorité morale respectée et écoutée. L'actuel président fédéral est Frank-Walter Steinmeier ; cet ancien ministre fédéral des Affaires étrangères a été élu à la fonction présidentielle le 12 février 2017.
Le chancelier fédéral (Bundeskanzler) est le chef du gouvernement allemand.
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Modèle économique et secteurs dominants
L'Allemagne est la première puissance économique de l'Union européenne. Elle figure au quatrième rang mondial depuis 2008 derrière les États-Unis, le Japon, et la Chine mais devant la France et le Royaume-Uni. Elle possède pour cela de nombreux atouts : un marché intérieur important, une population active qualifiée grâce à l'apprentissage professionnel, et un niveau de vie élevé. Les entreprises et les syndicats allemands fonctionnent en cogestion. Le PIB allemand s'élève à 3 876 milliards de dollars (GDP 2014, Fonds monétaire international). Le commerce extérieur représente un tiers du PNB : avec un volume d'exportations de 1 134 milliards d'euros (2014). L'excédent commercial était le plus élevé du monde en 2014 avec 217 milliards d'euros. Le principal moteur de ce commerce extérieur est l'industrie, dont le pourcentage dans le total des exportations se situe à quelque 84 % (2004).
L'économie allemande dispose d'un réseau de communication de première qualité : le plus long réseau autoroutier d'Europe, un réseau ferré particulièrement dense et trois axes navigables, le Rhin premier fleuve mondial pour le fret, la liaison Rhin-Main-Danube et le canal du Mittelland.
L'Allemagne est la quatrième puissance maritime économique du monde. Au 1er janvier 2013, sa flotte s'élevait à 3 833 navires, totalisant 125,778 millions de tonnes de port en lourd, dont 109,136 millions battant pavillon étranger et répartis sur 3 437 unités. 52,41 % de la totalité du tonnage est immatriculée au Liberia et 10,43 % à Antigua-et-Barbuda, contre seulement 13,23 % en Allemagne.
Certaines entreprises allemandes occupent la première place du marché mondial dans leur domaine, par exemple BASF dans l'industrie chimique, Munich Re (aussi Münchener Rück) dans la réassurance, Aldi et Lidl pour les supermarchés hard-discount. D'autres entreprises occupent la première place européenne dans leur domaine, par exemple Volkswagen dans la construction automobile, Bosch pour les équipementiers automobiles, Deutsche Bahn pour les entreprises ferroviaires, Lufthansa pour les compagnies aériennes, DHL pour la logistique, SAP pour les entreprises de logiciels ou Adidas dans la fabrication d'articles de sport. En outre, le pays compte nombre de petites et moyennes entreprises, qui forment le « Mittelstand » et les « champions cachés » occupent la première place du marché mondial ou européen dans une niche.
En 2026, l'Allemagne est classée en 11e position pour l'indice mondial de l'innovation.
L'évasion fiscale représente environ 165 milliards d'euros par an selon l'ONG Tax Justice Network.
Les inégalités comptent parmi les plus élevées d'Europe et se traduisent notamment par des bas salaires dans de nombreux secteurs. Ainsi, 22,5 % des actifs gagnent moins de 10,50 € de l'heure contre seulement 8,8 % pour la France.
L'Allemagne est confrontée depuis 2004 à une envolée du prix des loyers, pouvant déboucher sur l'éclatement d'une bulle immobilière.
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Évolution économique et niveau de développement
L'Allemagne a connu après la réunification des difficultés, liées à la concurrence internationale et à la nécessité pour les entreprises de se moderniser rapidement. L'Ouest du pays était le plus dynamique, tandis qu'à l'Est (ancienne RDA) de nombreuses entreprises ont dû fermer, ce qui a provoqué une forte hausse du chômage jusqu'en 2005 et un exode de l'Est vers l'Ouest. Ces différences restent perceptibles en 2026, les revenus (tout comme le développement économique) demeurant inférieurs en ex-Allemagne de l'est par rapport à l'Allemagne de l'ouest.
Suite aux réformes du marché du travail (réformes Hartz), et aussi à cause de la démographie (plus de nouveaux retraités que de jeunes entrants sur le marché du travail), le taux de chômage a fortement diminué et s'établissait selon Eurostat en décembre 2018 à seulement 3,3 %. En parallèle, le nombre de postes proposés en Allemagne a crû fortement de 300 641 2009 à 556 831 à 2015. Pour trouver plus de travailleurs étrangers, l'État allemand a lancé la campagne « Make it in Germany ».
En 2020, la pandémie de Covid-19 provoque une rupture de cette tendance : les restrictions sanitaires et le ralentissement de l’activité économique entraînent une remontée du chômage à 6,4 %. Toutefois, le dispositif de chômage partiel mis en place en Allemagne permet de limiter les suppressions d’emplois.
À partir de 2023, le chômage se stabilise à un niveau élevé. En 2025, pour la première fois depuis longtemps, le nombre de 3 millions de chômeurs est dépassé. En 2026, il se monte à 6,4% de la population active. Cette évolution récente s’explique notamment par le ralentissement durable de l’économie allemande, les difficultés de certains secteurs industriels et les coûts élevés de l’énergie.
L'électricité allemande est en 2026 la plus chère d'Europe, avec un tarif moyen de 0,3951 €/kWh (la moyenne européenne étant à 0,2070 €/kWh).
Selon les données d'Eurostat, 70,8 % des chômeurs allemands vivent dans la pauvreté en 2016, le taux le plus élevé de l'Union européenne, contre 38,4 % en France. Cet écart serait lié entre autres aux conditions d'accès à l'indemnisation du chômage très restrictives en Allemagne.
Banque mondiale : PIB nominal de 5 050 922 925 047 USD courants en 2025. Valeur de comparaison : 3 536 787 895 179 USD courants en 2016. Ces montants nominaux ne mesurent pas la croissance réelle ; la série séparée de croissance du PIB réel et le PIB par habitant sont présentés dans le tableau des indicateurs.
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Grandes réalisations politiques, économiques et sociales
Voici une liste des aéroports allemands avec plus de 1 000 000 passagers par an :
Aéroport de Berlin - Brandebourg
Aéroport de Francfort-sur-le-Main
Aéroport Franz-Josef-Strauß de Munich
Aéroport international de Düsseldorf
Aéroport Helmut-Schmidt de Hambourg
Aéroport Konrad-Adenauer de Cologne/Bonn
Aéroport de Stuttgart
Aéroport international de Hanovre-Langenhagen
Aéroport Albrecht-Dürer de Nuremberg
Aéroport de Francfort-Hahn
Aéroport de Weeze (Niederrhein)
Aéroport de Brême
Aéroport de Leipzig/Halle
Aéroport de Dresde
Aéroport de Dortmund
Aéroport international de Münster Osnabrück
Aéroport de Karlsruhe-Baden-Baden
Aéroport de Paderborn-Lippstadt
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Personnalités dans les organisations internationales
De 1945 à la réunification allemande de 1990, la RFA cultive l'« oubli de puissance ». Elle devient le modèle de l'État-marchand civil qui renonce à toute ambition militaire et rôle important dans les relations internationales. Elle cherche à faire oublier son passé impérialiste en s'intégrant au sein du plus grand nombre d'alliances. De ce point de vue l'entrée de la RFA dans l'OTAN, en 1955, la fait passer de pays occupé à partenaire stratégique des États-Unis. La RFA tient d'autant plus à cette alliance que les États-Unis sont ses principaux protecteurs face à l'Union soviétique. La participation à la CECA en 1951 et à la naissance de la CEE marquent le retour de l'Allemagne dans le jeu européen. Néanmoins, les actions de la RFA sur la scène internationale étaient de l'ordre d'une « diplomatie du chéquier, » la RFA se montrant généreuse sur le plan des solidarités internationales. Le traité de l'Élysée signé en 1963, permet la réconciliation franco-allemande et une coopération profitable pour les deux pays.
La chute du communisme et la réunification de l'Allemagne changent le statut du pays. L'unification intéresse directement les quatre vainqueurs de 1945 qui s'étaient partagé quatre secteurs d'occupation. Sans leur accord l'unité allemande est impossible, chacun ayant un droit de veto sur le processus. D'où la signature, à Moscou en 1990, du traité « 4 + 2 » ou « 2 + 4 », ou bien traité de Moscou, son véritable nom étant pour autant « Traité portant règlement définitif concernant l'Allemagne ». Ce traité règle le nouveau statut international de l'Allemagne unie au cœur de l'Europe en fixant définitivement les frontières (art. 1er), et en plafonnant l'armée allemande à 370 000 hommes. Après 45 ans de tutelle étrangère, l'Allemagne retrouve sa souveraineté pleine et entière ; elle redevient un État comme les autres. Forte de sa puissance économique et de sa stabilité, elle s'efforce d'aider les autres États, principalement ses voisins de l'Est, à acquérir cette même stabilité politique. N'ayant plus de visée de puissance ou d'hégémonie, elle promeut les critères environnementaux, les droits de l'homme ou les droits sociaux, elle privilégie la culture d'influence via les investissements économiques dans les pays de l'Europe centrale et orientale dont elle favorise l'intégration à l'Europe politique. Elle est devenue un des piliers de l'Europe. Des troupes allemandes sont intervenues dans le cadre des missions de l'OTAN en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo et en Afghanistan. En ce qui concerne ce dernier pays, la Bundeswehr y participe depuis janvier 2002 à la mission de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN. En 2005, environ 7 000 soldats y étaient stationnés.
En 2020, le gouvernement allemand a stoppé ses exportations d'armes vers les pays impliqués dans les conflits meurtriers au Yémen et en Libye.
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Culture, traditions et patrimoine
L'Allemagne fait partie de l'aire de la civilisation occidentale et européenne et compte 46 sites inscrits au patrimoine mondial, dont quarante-trois culturels et trois naturels.
La notion de culture est perçue de façon différente en France et en Allemagne. En France, la culture désigne plus une connaissance « intellectuelle », individuelle. En Allemagne, les deux sens, individuel et collectif, sont exprimés par deux mots distincts : Bildung et Kultur. La définition de la culture individuelle ou culture générale correspond au mot Bildung. C'est surtout cette dernière notion que l'article se propose de développer même si le mot culture et le mot civilisation sont désormais pratiquement synonymes en France. La deuxième difficulté rencontrée pour parler de culture allemande est liée au fait que l'État allemand ne date que de la seconde moitié du XIXe siècle. Beaucoup d'artistes perçus comme allemands ne se revendiquent pas comme tels, mais sont assimilés à l'aire germanique qui se définit sur des bases linguistiques. À ce titre, il est difficile de distinguer culture allemande et culture autrichienne jusqu'au milieu du XIXe siècle. Enfin, les frontières du territoire allemand ont fluctué à travers les siècles, ce qui rend la définition géographique du sujet délicate.
Certaines grandes fêtes populaires - comme la Noël en Allemagne, la fête de la bière à Munich (« Oktoberfest »), le Christopher Street Day dans les grandes villes, le Carnaval des cultures à Berlin, les carnavals de Mayence, Düsseldorf et de Cologne, le Hanse Sail de Rostock - sont depuis longtemps des pôles d'attraction pour beaucoup de locaux et touristes.
L'Allemagne est également le pays possédant le plus de zoos au monde, ainsi que le plus grand nombre espèces différentes vivant dans ces zoos[réf. nécessaire].
Musique
Le pays compte plusieurs orchestres de renommée internationale, au premier rang desquels :
l'orchestre philharmonique de Berlin, a été dirigé par nombre de chefs invités prestigieux, parmi lesquels Hans Richter, Felix Weingartner, Richard Strauss, Gustav Mahler, Johannes Brahms et Edvard Grieg, et il compte parmi les orchestres symphoniques les plus réputés au monde ;
la Staatskapelle de Dresde, fondée par le prince-électeur de Saxe Maurice, le 22 novembre 1548 ; c'est un des plus anciens orchestres du monde, si ce n'est le plus ancien ; il est aussi considéré comme l'un des plus prestigieux orchestres européens ;
l'orchestre du Gewandhaus de Leipzig ;
l'orchestre symphonique de la Radiodiffusion bavaroise ;
l'orchestre philharmonique de Munich ;
l'orchestre de l'Opéra d'État de Bavière ;
l'orchestre symphonique de la WDR de Cologne ;
l'orchestre symphonique de la radio de Stuttgart.
L'Allemagne a été riche en compositeurs, notamment :
Karl Friedrich Abel, Jean-Sébastien Bach et ses fils Carl Philipp Emanuel Bach et Johann Christian Bach, Ludwig van Beethoven, Johannes Brahms, Johann Jakob Froberger, Christoph Willibald Gluck, Georg Friedrich Haendel, E.T.A.
Wikipédia, article « Allemagne », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Genres musicaux et artistes
Le pays compte plusieurs orchestres de renommée internationale, au premier rang desquels :
l'orchestre philharmonique de Berlin, a été dirigé par nombre de chefs invités prestigieux, parmi lesquels Hans Richter, Felix Weingartner, Richard Strauss, Gustav Mahler, Johannes Brahms et Edvard Grieg, et il compte parmi les orchestres symphoniques les plus réputés au monde ;
la Staatskapelle de Dresde, fondée par le prince-électeur de Saxe Maurice, le 22 novembre 1548 ; c'est un des plus anciens orchestres du monde, si ce n'est le plus ancien ; il est aussi considéré comme l'un des plus prestigieux orchestres européens ;
l'orchestre du Gewandhaus de Leipzig ;
l'orchestre symphonique de la Radiodiffusion bavaroise ;
l'orchestre philharmonique de Munich ;
l'orchestre de l'Opéra d'État de Bavière ;
l'orchestre symphonique de la WDR de Cologne ;
l'orchestre symphonique de la radio de Stuttgart.
L'Allemagne a été riche en compositeurs, notamment :
Karl Friedrich Abel, Jean-Sébastien Bach et ses fils Carl Philipp Emanuel Bach et Johann Christian Bach, Ludwig van Beethoven, Johannes Brahms, Johann Jakob Froberger, Christoph Willibald Gluck, Georg Friedrich Haendel, E.T.A. Hoffmann, Felix Mendelssohn, Johann Pachelbel, Johann Joachim Quantz, Max Reger, Heinrich Schütz, Robert Schumann, Richard Strauss, Georg Philipp Telemann, Richard Wagner, et Carl Maria von Weber entre autres.
Les principaux opéras d'Allemagne sont situés à :
Baden-Baden, le Palais des festivals de Baden-Baden (la plus grande salle d'opéra d'Allemagne) ;
Bayreuth, l'Opéra des Margraves et le Palais des festivals (Festspielhaus) de Bayreuth, conçu par Richard Wagner pour qu'y soient donnés ses opéras ;
Berlin, l'Opéra-Comique de Berlin (Komische Oper) et le Staatsoper Unter den Linden, construit par G.W. von Knobelsdorff ;
Chemnitz, l'opéra de Chemnitz ;
Dortmund, le théâtre de Dortmund ;
Dresde, le Semperoper ;
Francfort-sur-le-Main, le vieil opéra de Francfort ;
Hambourg, la philharmonie de l'Elbe (en construction) ;
Leipzig, l'opéra de Leipzig ;
Munich, le théâtre du Prince-Régent et le théâtre Cuvilliés ;
Wiesbaden, le théâtre de la Hesse.
L'Allemagne connaît aussi la pratique de musiques traditionnelles, notamment le Yodel encore connu de nos jours dans les régions alpines de Bavière.
La musique populaire allemande s'appelle le Schlager. Des groupes comme Modern Talking, Alphaville, Münchener Freiheit, Ireen Sheer, Dschinghis Khan ou la chanteuse de Nouvelle Vague Allemande (Neue Deutsche Welle) Nena originaires d'Allemagne ont connu un succès international.
Le pays a donné naissance à plusieurs groupes de rock allemand de renommée internationale, notamment Scorpions à partir des années 1980, Rammstein des années 1990 à aujourd'hui et Scooter (groupe) de 1994 à aujourd'hui, ou le groupe Tokio Hotel de 2001 à nos jours.
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Ethnies, langues et méthodes de dénombrement
Démographie
L'Allemagne est peuplée d'environ 83,5 millions d'habitants en décembre 2025, dont environ 12,4 millions d'étrangers. Peuplée de 233 habitants par kilomètre carré, l'Allemagne est l'un des pays les plus densément peuplés d'Europe (après les Pays-Bas, la Belgique et le Royaume-Uni). C'est le pays le plus peuplé de l'Union européenne. L'Ouest du pays reste plus peuplé que l'Est. En effet, on rencontre d'importantes concentrations urbaines à l'Ouest (région métropolitaine Rhin-Ruhr), dans le Sud-Ouest (région Rhin-Main, région métropolitaine Rhin-Neckar) et le Sud du pays (région métropolitaine de Stuttgart, région métropolitaine de Munich).
Le taux de natalité de l'Allemagne est l'un des plus faibles du monde (9,5 %) et son accroissement naturel est négatif depuis les années 1980 pour les onze Länder de l'Ouest, et dès 1972 à l'échelle nationale. Le nombre de naissances a atteint un minimum en 2011 à 662 685 avant de remonter dans les années suivantes jusqu'à 792 000 naissances en 2016 du fait d'une immigration augmentée et une politique familiale plus ambitieuse. En 2016, le taux de fécondité allemand est de 1,60 enfant par femme et se trouve proche de la moyenne de l'Union européenne. Jusqu'au début des années 1990 cependant, les cinq Länder de l'Est avaient un taux de fécondité bien plus élevé qu'à l'Ouest, mais la natalité de l'Est est aujourd'hui aussi faible que celle de l'Ouest. Une des raisons de cette faible fécondité résidait dans la difficulté pour les femmes de concilier vies familiale et professionnelle. Cela s'est amélioré dans les dernières années grâce à l'ouverture de beaucoup de nouvelles crèches.
Durant longtemps, l'Allemagne a été réticente à toute politique incitative qui lui rappelait l'époque nazie ou, en RDA, celle communiste. La récente coalition CDU-SPD a pris une série de mesures, sous la houlette de l'ancienne ministre de la Famille, des Personnes âgées, des Femmes et de la Jeunesse, Ursula von der Leyen, qui bouleversent la politique familiale. En 2007, un salaire parental a été créé. Il vient s'ajouter aux allocations familiales. Le parent qui arrête son travail pendant un an touche une allocation représentant 67 % du salaire perdu, avec un plafond de 1 800 euros et un minimum de 300 euros. La ministre a décidé la construction de crèches représentant 500 000 places jusqu'en 2013 pour les enfants de un à trois ans. Le nombre de places en crèches a atteint de nouveaux sommets en 2014. L'aménagement du temps de travail, indispensable au développement de toute politique familiale, commence à entrer dans les négociations collectives. Ainsi, en 2016, l'Allemagne applique une des politiques familiales les plus coûteuses au monde, avec un total de 156 mesures, pour un coût annuel total de 55,4 milliards d'euros.
Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.
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Faune, biodiversité et espaces protégés
En 2019, le jour du dépassement (date de l'année à partir de laquelle l'humanité est supposée avoir consommé l'ensemble des ressources que la planète est capable de régénérer en un an) de l'Allemagne est le 3 mai. L'Allemagne est l'un des pays dont la consommation dépasse le plus les capacités de la planète.
L'Allemagne est le 25e pays ayant la plus forte concentration annuelle de particules. Celle-ci dépasse légèrement le seuil recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
La disparition des insectes est massive en Allemagne : entre 1990 et 2017, l'Allemagne a perdu 75 % de ses insectes volants. D'autres chiffres, sur une période plus courte, entre 2010 et 2019, indiquent que jusqu'à 67 % des insectes ont disparu des prairies, et 41 % dans les forêts.
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Cours d’eau et géographie
Le Nord est occupé par la plaine d'Europe du Nord, formée par les glaciations du quaternaire, aux paysages fortement différenciés, le centre par des montagnes anciennes d'altitudes peu élevées, le sud par un bassin sédimentaire et par le massif alpin. Ce pays, bordé au nord-ouest par la mer du Nord, au nord par le Cattégat (fjord de Flensbourg) et au nord-est par la mer Baltique, occupe une place centrale dans l'Union européenne par sa situation, sa puissance démographique, industrielle et commerciale. Une grande partie de l'Allemagne occidentale fait partie de l'Europe rhénane, la région la plus dynamique d'Europe et l'une des plus dynamiques du monde.
La réunification de 1990 a changé l'organisation de l'espace allemand. L'espace rhénan reste cependant le cœur de l'Allemagne et l'axe le plus fréquenté, aussi bien sur le plan économique que sur le plan démographique, malgré la nécessaire mutation de la Ruhr. Francfort et la conurbation de Région Rhin-Main continue de jouer son rôle de capitale financière du pays.
Depuis le début des années 1960, les régions du Sud, le Bade-Wurtemberg et la Bavière sont des espaces attractifs. Ce sont des régions aussi bien industrielles (techniques de pointe, complexes militaro-industriels) que touristiques. Le solde migratoire régional est fortement positif.
Depuis la réunification, le Centre et le Nord jouissent d'une position privilégiée. Ils sont devenus un nouveau centre géographique de l'Allemagne. Les ports de Hambourg et de Brême disposent de l'Hinterland de l'ancienne RDA, dont ils étaient privés jusqu'en 1990. Le transit entre ces ports et les régions diverses d'Allemagne et d'Europe permet au Land de Basse-Saxe d'occuper une place majeure dans l'espace de l'Allemagne réunifiée.
Les cinq Länder de l'est constituent une périphérie en reconstruction. Le passage d'une économie socialiste à une économie de marché a entraîné la fermeture de nombreuses usines vétustes et peu concurrentielles, le développement de friches industrielles, des migrations régionales vers les Länder de l'ouest et une forte augmentation du chômage. Le taux de chômage était, fin 2006, de 16,4 % alors qu'il est de 10,1 % pour l'ensemble de l'Allemagne. Ceci est dû à une faible compétitivité qui persiste depuis plus de quinze ans, malgré les investissements consentis par le gouvernement fédéral. Cette situation a abouti à un « désamour » entre les Allemands de l'ouest « Wessis » et les Allemands de l'est « Ossis », les uns trouvant qu'ils ont payé trop cher l'union, les autres se sentant oubliés par les plus nantis et regrettant l'époque de la RDA. Ce dernier phénomène a été appelé Ostalgie par les journalistes et est encore perceptible en 2023. Selon un sondage publié cette année-là, six Allemands sur dix estiment que les différences entre les habitants de l' ancienne Allemagne de l'Est et de l'Allemagne de l'Ouest sont plus importantes que ce qui les unit.
Environnement
CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.
Productions, volumes et classements mondiaux
L'industrie est un secteur économique très important en Allemagne. Environ 33 % de la population active travaille dans ce secteur. Les principaux secteurs en chiffre d'affaires sont la construction automobile avec 777 000 salariés en 2004, suivie par l'électrotechnique avec 799 000 salariés, la construction mécanique avec 868 000 salariés et l'industrie chimique. À côté des grandes entreprises mondialement connues comme Siemens, Volkswagen, ThyssenKrupp, Allianz, Bosch, BASF ou Bayer, les PME/PMI emploient plus de 20 millions de salariés. Dans la construction mécanique, secteur où la RFA détient 19,3 % du marché mondial, la grande majorité des entreprises a moins de 200 salariés. Ces succès sont dus à la réputation de bonne qualité des produits allemands en général. Les entreprises allemandes dépendent peu des banques pour leur financement. Grâce à leurs bons rendements, près de 70 % d'entre elles peuvent couvrir elles-mêmes leurs besoins financiers.
La construction automobile fournit 40 % des exportations allemandes. Un salarié sur sept travaille dans ce secteur. Les grands constructeurs Volkswagen et Audi, BMW, Daimler AG, Porsche et Opel, ce dernier filiale allemande du Groupe PSA depuis 2017, font de l'Allemagne le troisième producteur d'automobiles mondial. Environ six millions de voitures sortent chaque année des chaînes de montage allemandes et 4,8 millions de voitures de marque allemande sont produites à l'étranger.
L'industrie automobile allemande traverse une période de fortes convulsions due au dieselgate, au déploiement de l'électromobilité à marche forcée, et aux changements de paradigme tels que l'autopartage et le véhicule autonome. L'arrivée de Tesla dans le Brandebourg, aux portes de Berlin, va compliquer la situation. En 2020, la pandémie de Covid-19 vient encore affaiblir l'industrie automobile du pays, car les gens auront « tout autre chose en tête que l'achat d'une nouvelle voiture », dans tous les marchés, qu'ils soient européens, chinois ou américains. En matière d'emploi, eu égard aux changements de paradigme, The Shift Project s'attend à un « bilan globalement négatif […] qui ne sera probablement pas entièrement compensé par le développement des mobilités actives et partagées ».
Les secteurs cités ne constituent pas un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques.
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Emblèmes et symboles nationaux
description: trois bandes horizontales égales de l'histoire noire (top), rouge et or: les couleurs peuvent être tracées à la bannière médiévale de l'empereur romain saint -- un aigle noir avec des griffes rouges et bec sur un champ d'or
aigle
noir, rouge, jaune
CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.
Indicateurs économiques · Banque mondiale
3e sur 186 économies renseignées pour le PIB nominal (USD courants) en 2025. Données du classement.
Les années disponibles peuvent varier selon l’indicateur. Un rang de production, un PIB, un PIB par habitant et un classement de développement mesurent des choses différentes.
Héros, figures de l’indépendance et grandes personnalités
Brigitte Margret Ida Mohnhaupt (née le 24 juin 1949 à Rheinberg, Rhénanie-du-Nord-Westphalie) est une militante allemande d'extrême-gauche, ancienne terroriste membre de la Fraction armée rouge…
Irmgard Möller, née le 13 mai 1947 à Bielefeld en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, est une militante allemande d'extrême gauche, ancienne membre de la première génération de l'organisation…
Clara Zetkin (prononcé : /ˈklaːʁa ˈt͡sɛtkiːn/), née Clara Eißner (/ˈaɪsnɐ/) le 5 juillet 1857 à Wiederau, en royaume de Saxe, et morte à Arkhangelskoïe, près…
August Spies (Schenklengsfeld (Électorat de Hesse) 10 décembre 1855 - Chicago, 11 novembre 1887) est un militant socialiste libertaire américain qui fut pendu pour des…
Bodo Ramelow, né le 16 février 1956 à Osterholz-Scharmbeck (Basse-Saxe), est un homme politique allemand membre de Die Linke. Il est ministre-président de Thuringe entre…
Cem Özdemir, né le 21 décembre 1965 à Bad Urach (Bade-Wurtemberg), est un homme politique allemand membre de l'Alliance 90/Les Verts (Grünen). Il est ministre-président…
Daniel Cohn-Bendit, né le 4 avril 1945 à Montauban (Tarn-et-Garonne), est un homme politique germano-français partageant son engagement entre l'Allemagne et la France.