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Colombie

Drapeau : Colombie

Amérique latine et Caraïbes · CO

la République de Colombie

Histoire, mémoire et voix de Colombie.

CapitaleBogota
Languesespagnol
Monnaiespeso colombien
Superficie du territoire1 141 748 km²
Type de climattropical le long de la côte et des plaines orientales ; refroidisseur dans les hautes terres
Portrait de Abelardo de la Espriella
Crédit photoAbelardo de la Espriella · CC0 · Source de l’image
Président actuelAbelardo de la EspriellaPrésident de la République
Date d’accession au pouvoir07/08/2026Date d’entrée dans la fonction indiquée ; les mandats antérieurs peuvent être distincts.
Mode d’accession au pouvoirÉlection du 21 juin 2026

Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.

Sources et précisions : superficie et climat

Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.

Le descriptif climatique provient d’une archive du World Factbook. Il décrit le climat général et ne constitue pas un bulletin météo actuel.

Résumé climatique traduit automatiquement depuis une source anglophone, à relire.

Direction du pays · référence au 04/11/2026. Repères importés de sources encyclopédiques ; l’identité actuelle, la date et le mécanisme restent à relire. Les dates d’élection, de prise de fonctions et de réélection sont distinctes.

Portrait de Abelardo de la Espriella : Abelardo de la Espriella · CC0 · Source de l’image · Licence

Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir

Référence de recherche pour l’identité : Wikidata, consultée le 2026-11-04. Les assertions de cette source restent à vérifier.

Corpus documentaire importé le 2026-11-03, complété par les corrections validées de l’équipe. Chaque rubrique précise ses sources ; l’import ne constitue pas une vérification manuelle exhaustive.

Atlas FreeWorld

Situer Colombie dans le monde

Colombie : contour en orange et repère sur la carte mondiale
Colombie · repère de localisation indicatif
Contour de Colombie
Vue du pays ou territoire · nord en haut

Les petits territoires restent repérables par le cercle. Fonds et contours : Natural Earth, domaine public. Frontières indicatives selon le contrôle de fait ; cette carte ne constitue pas une reconnaissance diplomatique. Les territoires éloignés peuvent élargir le cadrage.

Recherche automatique appliquée le 2026-11-04T17:30:33+00:00. Les modifications automatiques restent à relire ; les sources de chaque rubrique sont conservées.

Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies

La Colombie, en forme longue la république de Colombie (en espagnol : Colombia ou República de Colombia) est une république unitaire d'Amérique du Sud comprenant 32 départements. Le pays est situé dans le Nord-Ouest du continent sud-américain ; il est bordé à l'ouest par l'océan Pacifique, au nord-ouest par le Panama, au nord par la mer des Caraïbes (donnant accès à l'océan Atlantique), au nord-est par le Venezuela, au sud-est par le Brésil, au sud par le Pérou et au sud-ouest par l'Équateur. La Colombie est le 26e plus grand pays par sa superficie et le 4e en Amérique du Sud. Avec plus de 51 millions d'habitants, la Colombie est le 28e pays le plus peuplé du monde et le 2e de tous les pays de langue espagnole après le Mexique. La Colombie est une moyenne puissance, la 4e plus grande économie d'Amérique latine, et la 3e en Amérique du Sud. La production de café, de fleurs, d'émeraudes, de charbon et de pétrole forme le principal secteur de l'économie colombienne. La Colombie couvre aujourd'hui un territoire qui était, à l'origine, habité par des peuples autochtones dont les Muiscas, les Quimbayas et les Tayronas. Les Espagnols arrivent en 1499 et lancent une colonisation aboutissant à la création du royaume de Nouvelle-Grenade puis de la vice-royauté de Nouvelle-Grenade (comprenant les actuels pays de Colombie, Venezuela, Équateur, le Nord-Ouest du Brésil et le Panama), avec sa capitale à Bogota. L'indépendance de la Colombie est acquise en 1819, mais en 1830 la Grande Colombie s'effondre avec la sécession du Venezuela et de l'Équateur. Les futurs pays de Colombie et du Panama forment alors la république de Nouvelle-Grenade. La nouvelle nation fait l'expérimentation du fédéralisme en devenant la Confédération grenadine (1858), puis les États-Unis de Colombie (1863), avant de redevenir un pays centralisé sous le nom actuel de république de Colombie en 1886. Le Panama fait sécession en 1903 à la suite de la guerre des Mille Jours (1899-1902). La Colombie est le premier gouvernement constitutionnel en Amérique du Sud et un promoteur important des organisations panaméricaines, d'abord par le congrès de Panama et plus tard en tant que fondateur de l'Organisation des États américains. Les partis libéral et conservateur, fondés respectivement en 1848 et 1849, sont deux des plus anciens partis politiques toujours actifs en Amérique. La Colombie est ethniquement diverse. L'interaction entre les descendants des premiers habitants indigènes, les colons espagnols, les populations africaines déportées dans le pays comme esclaves et l'immigration du XXe siècle venue d'Europe et du Moyen-Orient, a produit un patrimoine culturel varié et influencé par la grande variété géographique du pays. La majorité des centres urbains sont situés dans les hauts plateaux de la cordillère des Andes, alors que le territoire colombien englobe aussi la forêt amazonienne, les Llanos et les côtes nord (mer des Antilles ou des Caraïbes) et ouest sur l'Océan Pacifique.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Colombie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Origine du nom et étymologie

Le nom « Colombia » fut conçu pendant le Congreso de Angostura pour dénommer le territoire correspondant aux actuels Équateur, Colombie et Venezuela, en hommage à Christophe Colomb (en espagnol : Cristóbal Colón) (en italien : Cristoforo Colombo). Le 15 février 1819, au cours du congrès d'Angostura, fut proclamé l'État qui adopta le nom officiel de « république de Colombie » (« República de Colombia »), aujourd'hui connu sous le nom de Grande Colombie afin d'éviter les confusions avec la Colombie actuelle. La souveraineté de cet État s'étendait sur les territoires jusqu'alors dénommés vice-royauté de Nouvelle-Grenade (Virreinato de Nueva Granada), audience royale de Quito (Real Audiencia de Quito) et capitainerie générale du Venezuela (Capitanía General de Venezuela). Le nom fut proposé par Simón Bolívar dans la Lettre de Jamaïque. L'origine du nom est mentionnée dans une strophe de l'hymne national : « Se baña en sangre de héroes la tierra de Colón ». En 1830, le pays fut érigé sous la forme d'une république avec le nom de « république de Nouvelle-Grenade » (« República de la Nueva Granada »), qui devint plus tard un État fédéral dénommé Confédération grenadine, après l'approbation de la Constitution de 1858. La confédération choisit en 1863 le nom d'États-Unis de Colombie, qui retinrent, cette fois définitivement jusqu'à aujourd'hui, la dénomination de « Colombie » (« Colombia »), avec les critiques des congrès de l'Équateur et du Venezuela d'alors considérant ce choix comme une usurpation du patrimoine historique commun. Ce désaccord fut cependant résolu il y a longtemps déjà. Pour désigner le pays, l'État colombien fait usage des deux termes « Colombie » et « république de Colombie », officiellement, et sans que leurs usages respectifs soient légalement réglementés.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Colombie », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Histoire du pays

Les colons espagnols arrivent dans cette région aux alentours de 1500, y trouvant les tribus indigènes Chibchas (ou Muiscas) et les Tayronas, lesquelles sont décimées et conquises. Les Espagnols y implantent diverses colonies, qui, plus tard, sont converties en provinces fondant la Nouvelle-Grenade comme noyau au tout début et, à partir de 1717, comme vice-royauté. Celle-ci inclut diverses provinces qui ont appartenu jusqu'à ce moment à la juridiction des vice-royautés de la Nouvelle-Espagne et du Pérou. Le mouvement indépendantiste débute en 1810, mené en grande partie par Simón Bolívar et Francisco de Paula Santander, et triomphe en 1819. Le territoire, qui est alors connu comme étant la vice-royauté de Nouvelle-Grenade, est converti, le 17 décembre 1819 au congrès d'Angostura, en république fédérale de Grande Colombie, à la suite de la bataille de Boyacá (le 7 août 1819) et la proclamation, par Simon Bolívar (le 10 août), de l'union du Venezuela et de la Nouvelle-Grenade. Les divisions au sein du pouvoir interne conduisent en 1830 à la séparation des départements qui composent la Grande Colombie : le Venezuela, l'Équateur et la Colombie. À la suite de cette séparation, Cundinamarca prend le nom de Nouvelle-Grenade jusqu'en 1886 où il devient la république de Colombie. Des divisions internes demeurent, déclenchant ainsi une guerre civile qui aboutit à la sécession du Panama en 1903, avec l'ingérence des États-Unis. En 1948, l’assassinat à Bogota du dirigeant de gauche Jorge Eliécer Gaitán provoque une guerre civile, appelée « La Violencia », entre les deux forces politiques qui se partagent le pouvoir, libéraux et conservateurs. La Violencia dure près de dix ans (1948-1957) et fait 300 000 morts. Cette guerre se termine par un accord de partage du pouvoir entre libéraux et conservateurs, accord dit du Front national, qui dure jusqu'en 1974. Plusieurs groupes armés, notamment de tendance communiste, estiment que cet accord ne se traduit pas par un programme de développement social et de réduction des inégalités et refusent, en conséquence, de rendre les armes. Depuis les années 1960, la Colombie connaît donc un conflit armé impliquant l'armée, des guérillas marxistes telles que les FARC ou l'ELN et des groupes paramilitaires d'extrême-droite, mis sur pied par les grands propriétaires terriens, comme les Autodéfenses unies de Colombie (AUC) ou les Águilas Negras (Aigles noirs). Époque précolombienne Les vestiges archéologiques comme ceux d'El Abra indiquent que l'occupation humaine de l'actuel territoire colombien remonte entre le XXe et le XIe millénaire av. J.-C. Les chemins suivis par le peuplement furent variés, comme en témoignent la répartition des différentes familles linguistiques et le développement culturel (périodes paléoindienne, archaïque et formative). Sa situation géographique en fit un couloir de population entre la Mésoamérique, la Caraïbe, les Andes et la forêt amazonienne. Au XVIe siècle, le territoire était occupé par des peuples à divers états du formatif, comme les Arawaks, les Kalinagos et les Chibchas. Ces derniers, formés de deux groupes, les Tayronas et les Muiscas, sont remarquables dans le formatif supérieur du fait de leur niveau élevé de civilisation. Colonisation espagnole Le premier contact entre les Européens et l'actuelle Colombie eut lieu à la suite d'une expédition commandée par l'Espagnol Alonso de Ojeda, menée depuis la péninsule de la Guajira en 1499. Douze ans plus tard, les Espagnols fondèrent Santa María la Antigua del Darién, leur première colonie sur le continent américain puis, après avoir consolidé leur présence dans les zones côtières avec la fondation de Santa Marta (1525) et Carthagène des Indes (1533), commencèrent l'exploration des régions intérieures, avec la fondation de Popayán (1536) et Bogota (1538). En 1513, les lois de Burgos furent promulguées dans le but de limiter les mauvais traitements infligés par les colons aux indigènes, mais leur effet fut limité. Les indigènes étaient soumis au système de l’encomienda et subirent une évangélisation forcée. Les difficiles relations avec les Européens furent à l'origine de nombreuses révoltes indigènes qui empêchèrent la pacification du territoire. Les institutions de repartimiento, d'encomienda et de mita (service obligatoire, notamment dans les mines) contraignirent les indigènes aux travaux forcés et au paiement de tributs. La traite négrière fut introduite par le port de Carthagène des Indes entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle. Les institutions coloniales furent implantées en 1550, l'année suivant la création de l'audience royale de Santa Fe de Bogota, qui comprenait les territoires des gouvernorats de Bogota, Santa Marta, San Juan, Popayán, Guyane et Carthagène des Indes. Les provinces de Caracas, Cumaná, Guyane et Maracaibo dépendaient de l'audience royale, mais furent occasionnellement rattachées, particulièrement dans le domaine judiciaire, avec celle de Saint Domingue. Au XVIIIe siècle, la Nouvelle-Grenade fut établie comme vice-royauté, rassemblant les audiences royales de Santa Fe, de Panama, de Quito ainsi que certaines provinces qui furent ultérieurement rattachées à la capitainerie générale du Venezuela, avec capitale à Santa Fe. Durant toute l'époque coloniale, la zone fut la cible d'attaques de pirates des Caraïbes au service de la Couronne britannique, qui fut vaincue en 1741, lors de la guerre de l'oreille de Jenkins, après le siège de Carthagène des Indes. En 1781 survint la révolte des Comuneros, qui constitue la première manifestation de l'identité créole, lorsque les insurgés marchèrent sur la capitale pour protester contre les nouveaux impôts exigés par les Espagnols et pour réclamer une part de la richesse du pays. Émancipation et Grande Colombie Après l'invasion de l'Espagne par la France de Napoléon en 1808 commencèrent les guerres d'indépendance en Amérique du Sud, inspirées par la mentalité des Lumières en Europe ainsi que les processus d'indépendance des États-Unis et de Haïti. Antonio Nariño, opposé au centralisme espagnol, lança un mouvement d'opposition contre le vice-royaume, ce qui conduisit à des revendications d'une autonomie lors de soulèvements survenus dans les grandes villes de la Nouvelle-Grenade en 1810.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Colombie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Colonisation et administrations historiques

Le premier contact entre les Européens et l'actuelle Colombie eut lieu à la suite d'une expédition commandée par l'Espagnol Alonso de Ojeda, menée depuis la péninsule de la Guajira en 1499. Douze ans plus tard, les Espagnols fondèrent Santa María la Antigua del Darién, leur première colonie sur le continent américain puis, après avoir consolidé leur présence dans les zones côtières avec la fondation de Santa Marta (1525) et Carthagène des Indes (1533), commencèrent l'exploration des régions intérieures, avec la fondation de Popayán (1536) et Bogota (1538). En 1513, les lois de Burgos furent promulguées dans le but de limiter les mauvais traitements infligés par les colons aux indigènes, mais leur effet fut limité. Les indigènes étaient soumis au système de l’encomienda et subirent une évangélisation forcée. Les difficiles relations avec les Européens furent à l'origine de nombreuses révoltes indigènes qui empêchèrent la pacification du territoire. Les institutions de repartimiento, d'encomienda et de mita (service obligatoire, notamment dans les mines) contraignirent les indigènes aux travaux forcés et au paiement de tributs. La traite négrière fut introduite par le port de Carthagène des Indes entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle. Les institutions coloniales furent implantées en 1550, l'année suivant la création de l'audience royale de Santa Fe de Bogota, qui comprenait les territoires des gouvernorats de Bogota, Santa Marta, San Juan, Popayán, Guyane et Carthagène des Indes. Les provinces de Caracas, Cumaná, Guyane et Maracaibo dépendaient de l'audience royale, mais furent occasionnellement rattachées, particulièrement dans le domaine judiciaire, avec celle de Saint Domingue. Au XVIIIe siècle, la Nouvelle-Grenade fut établie comme vice-royauté, rassemblant les audiences royales de Santa Fe, de Panama, de Quito ainsi que certaines provinces qui furent ultérieurement rattachées à la capitainerie générale du Venezuela, avec capitale à Santa Fe. Durant toute l'époque coloniale, la zone fut la cible d'attaques de pirates des Caraïbes au service de la Couronne britannique, qui fut vaincue en 1741, lors de la guerre de l'oreille de Jenkins, après le siège de Carthagène des Indes. En 1781 survint la révolte des Comuneros, qui constitue la première manifestation de l'identité créole, lorsque les insurgés marchèrent sur la capitale pour protester contre les nouveaux impôts exigés par les Espagnols et pour réclamer une part de la richesse du pays.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Colombie », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Indépendance, dates et mouvements

20 juillet 1810 (de l'Espagne)

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Institutions et modèle politique

Depuis 1991, la Colombie est une république fonctionnant avec un régime présidentiel. Le droit de vote est accordé à tous les citoyens âgés de plus de 18 ans. Le président de la République est élu pour une période de 4 ans. Le Congrès est composé de deux chambres : la Chambre des représentants (163 membres élus tous les 4 ans) et le Sénat de la République (102 membres, également élus tous les 4 ans). Le droit colombien est copié sur le modèle du droit espagnol et le Code Napoléon introduit par Andrés Bello. De 2022 à 2026, le président de la République est Gustavo Petro, premier président à être issu de la gauche. Depuis le 7 août 2026, le président est Abelardo de la Espriella. Prisonniers politiques et répression Selon plusieurs rapports d'associations de défense des droits de l'homme, les autorités colombiennes useraient de façon récurrente du motif de « rébellion » pour justifier l'incarcération de militants d'opposition, indigènes et syndicalistes. Pour le président du Comité de solidarité avec les prisonniers politiques, la Colombie compterait, en 2009, 7 000 prisonniers politiques. Le nombre est évalué en 2012 par l'opposante Piedad Córdoba à 7 500. En 2015, la Fondation pour la solidarité et la défense estime à environ 10 000 le nombre de personnes emprisonnées en Colombie pour des raisons politiques, mais ajoute cependant que 3 500 sont d'ex-guérilleros capturés ou démobilisés. Selon le dirigeant communiste Jaime Caycedo, 7 000 membres du Parti communiste colombien ont été assassinés en 30 ans. La Colombie se situe, en 2019, à la 130e place sur 180 pays en matière de liberté de la presse, loin derrière l’Argentine (64e) et même le Brésil (107e). La Fondation pour la liberté de la presse a recensé cette année-là 113 menaces et 360 agressions contre des journalistes. Le pays est en 2018, selon l’indice de la Confédération syndicale internationale (CSI), l’un des pires du monde pour les droits des travailleurs. La Colombie présente notamment le plus haut indice de syndicalistes assassinés au monde. Si le nombre d’assassinats de syndicalistes a baissé pendant la période 2014-2016, il est à nouveau en hausse depuis 2017. Une cinquantaine de syndicalistes ont été assassinés entre 2018 et 2020. Les mobilisations ouvrières et indigènes sont généralement réprimées : « Quand il y a une mobilisation, elle est attribuée aux rebelles. Si personne n'y croit, on stigmatise les leaders et on tente de les jeter en prison ». En 2019, des milliers d'indigènes bloquent la route panaméricaine ; les affrontements avec la police font plusieurs morts. Entre 2016 et 2020, plus d’un millier de militants colombiens (écologistes, syndicalistes, représentants indigènes, etc) ont été assassinés. L'État colombien est condamné en 2023 par la Cour interaméricaine des droits de l'homme pour le massacre de plus de 6 000 militants de l'Union patriotique, un parti politique de gauche, dans les années 1980 et 1990.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Colombie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Modèle économique et secteurs dominants

Généralités En dépit des difficultés présentées par le grave conflit armé interne, l'économie colombienne n'a cessé de croître dans la dernière partie du XXe siècle, avec un produit intérieur brut (PIB) augmentant en moyenne de plus de 4 % par an entre 1970 et 1998. Le pays a connu une récession en 1999 (la première année complète de croissance négative depuis la Grande Dépression), et la reprise après cette récession a été longue et douloureuse. Depuis 2002, la croissance est forte (en moyenne 5 %), et le chômage en recul (10 % en 2007 contre le double en 1999). La capitale, Bogota, est le principal centre économique et financier du pays avec un PIB représentant 55 % du PIB national en 2011. Selon les estimations du Fonds monétaire international, le PIB de la Colombie était en 2013 de 380 milliards de dollars (31e au monde et 3e en Amérique du Sud). Corrigé en parité de pouvoir d'achat, le PIB par habitant s'élevait à 7 831 $, plaçant la Colombie 81e dans le monde. En 2014, le PIB de la Colombie était de 378 milliards de dollars et le PIB par habitant s'élevait à 7 928 dollars. La richesse est cependant mal répartie, puisque avec un indice de Gini d'environ 53,9 % en 2023, la Colombie fait partie des sociétés les plus inégalitaires du monde. Ainsi, selon la Banque mondiale, en 2010, les 20 % les plus riches de la population possédaient 60,2 % de la richesse et les 20 % les plus pauvres seulement 3 %, et 15,8 % des Colombiens vivaient avec moins de 2 dollars par jour. En 2021, plus de 54 % des familles colombiennes sont en situation d’insécurité alimentaire et plus de 560 000 enfants de moins de cinq ans souffrent de sous-nutrition chronique. La durée légale du travail est de 48 heures par semaine. L'économie informelle englobe toutefois près de la moitié des travailleurs auxquels ne s'applique donc pas le droit du travail. La classe moyenne représente 25 % de la population en 2020 selon une enquête du quotidien El Tiempo. Les données officielles indiquent que 42,5 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. L'ascenseur social est un des plus lents au monde puisqu'il faut en moyenne onze générations à une famille pour sortir de la pauvreté. En 2026, la Colombie est classée en 78e position pour l'indice mondial de l'innovation. Historiquement, la Colombie a une économie agraire, puis s'est rapidement urbanisée au XXe siècle, à la fin duquel 22,7 % de la population active travaillait encore dans l'agriculture, générant à peine 11,5 % du PIB. 18,7 % de la population active est employée dans l'industrie et 58,5 % dans les services, responsables respectivement de 36 % et 52,5 % du PIB. La Colombie est riche en ressources naturelles, et parmi ses principales exportations on trouve : le pétrole, le charbon, le café et d'autres produits agricoles ainsi que de l'or. Entre 2011 et 2016, la Colombie a confirmé sa troisième place au palmarès des quinze plus grands producteurs mondiaux de café, avec une récolte en hausse de plus de 70 %.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Colombie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Évolution économique et niveau de développement

Avant la COVID-19, l'une des économies de croissance les plus cohérentes; la réduction de la pauvreté; un vaste programme de relance a atténué les retombées économiques, mais a retardé les principaux investissements dans les infrastructures; une gestion réussie de l'inflation; un régime de change souple et rationnel; l'économie nationale souffre d'un manque d'intégration commerciale et d'infrastructures. Banque mondiale : PIB nominal de 457 410 034 203 USD courants en 2025. Valeur de comparaison : 282 720 100 286 USD courants en 2016. Ces montants nominaux ne mesurent pas la croissance réelle ; la série séparée de croissance du PIB réel et le PIB par habitant sont présentés dans le tableau des indicateurs.

Données au 2026-11-03 · Source 1 Source 2

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Grandes réalisations politiques, économiques et sociales

Réseau routier La Colombie possède un réseau de routes nationales entretenues par l’Instituto Nacional de Vías (es) ou INVIAS (Institut National des Routes), agence gouvernementale sous la tutelle du Ministère des Transports. Les estimations de la longueur totale du réseau routier colombien en 2004 vont de 115 000 à 145 000 km, dont moins de 15 % sont goudronnés. Toutefois, d'après le rapport de 2005 du gouvernement colombien, le réseau routier totalise 163 000 km, 68 % étant goudronnés et en bon état. La route panaméricaine traverse la Colombie, connectant le pays avec le Venezuela à l'est et l'Équateur au sud. Malgré de sérieux obstacles sur le terrain, près des trois quarts des marchandises sont transportées par la route, soit 105 251 tonnes en 2005. Transport aérien Les principaux aéroports de la Colombie sont l'aéroport international El Dorado à Bogota, l'aéroport international José-María-Córdova près de Medellín, l'aéroport international Alfonso-Bonilla-Aragón près de Cali, l'aéroport international Rafael-Núñez à Carthagène, l'aéroport international Ernesto-Cortissoz à Barranquilla, et l'aéroport international Matecaña à Pereira. L'aéroport international El Dorado est le premier aéroport en Amérique latine pour le nombre de vols et le poids des marchandises transportées. Plusieurs compagnies aériennes nationales (Avianca, LATAM Colombia, AeroRepública, AIRES, SATENA (en) et EasyFly) et internationales (Air France, Iberia, American Airlines, Copa, Delta, Air Canada, Spirit, Lufthansa, Aerolíneas Argentinas, KLM Royal Dutch Airlines, AeroGal, TAME, TACA, JetBlue Airways, Turkish Airlines, Air Europa) opèrent à El Dorado ou ailleurs en Colombie. En raison de sa position centrale en Colombie et en Amérique, il est préféré par les fournisseurs nationaux de transport terrestre, ainsi que les prestataires de transport aérien nationaux et internationaux. Transport ferroviaire La Colombie possède 3 034 km de voies ferrées. Cependant, seuls 2 611 km sont encore utilisés. Le transport ferroviaire reste peu développé en Colombie. Le réseau ferré national, autrefois le principal mode de transport, a été réduit en faveur du développement du réseau routier et ne représente désormais qu'environ un quart du transport. Le transport de passagers a diminué à partir de 1992 et prend fin juste avant le début des années 2000. De courtes sections de voies, principalement celle de Bogota-Atlantique, sont utilisées pour transporter des marchandises, surtout de la houille, vers les ports des Caraïbes ou du Pacifique. Bien que le réseau national connecte sept des dix principales villes du pays, il est peu utilisé pour des raisons de sécurité (manque de maintenance) et aussi de la concurrence du transport routier. En 2005, un total de 27,5 millions de tonnes de marchandises ont été transportées par le rail.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Colombie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Personnalités dans les organisations internationales

Les relations extérieures de la Colombie incombent au président du pays en sa qualité de chef d'État, et sont déléguées au ministère des Affaires étrangères (Ministerio de Relaciones Exteriores de Colombia) ou chancellerie (cancillería). Celle-ci est chargée des missions diplomatiques auprès des autres pays et des représentations dans les organismes multilatéraux. La Colombie maintient des relations diplomatiques avec des pays d'Europe (Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Slovaquie, Slovénie, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Allemagne, Vatican, Italie, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Russie, Espagne, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Kosovo, Suède, Royaume-Uni, Tchéquie, Roumanie, Turquie et Suisse), d'Amérique (Canada, Costa Rica, Cuba, République dominicaine, Salvador, Guyana, Haïti, Jamaïque, Mexique, Nicaragua, Panama, États-Unis, Porto Rico, Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Équateur, Paraguay, Pérou, Uruguay et Venezuela), d'Afrique et du Moyen-Orient (Algérie, Ghana, Iran, Maroc, Israël, Liban, Autorité palestinienne, Égypte, Kenya et Afrique du Sud), d'Extrême-Orient (Chine, Hong Kong, Inde, Indonésie, Japon, Malaisie et Corée du Sud), en Océanie (Australie et Fidji). La Colombie a aussi des relations avec des organisations multilatérales : Union européenne, Organisation des Nations unies, ALADI, Mercosur, UNESCO, Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture et Organisation des États américains.

Données au 2026-11-03 · Source 1

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Culture, traditions et patrimoine

La culture colombienne présente une diversité due à la confluence d'influences multiples dans l'histoire du pays : les cultures indigènes déjà établies à l'arrivée des Espagnols, la culture européenne (en particulier espagnole) et les cultures africaines importées au cours du processus de colonisation. Elle partage certains traits fondamentaux avec d'autres cultures hispano-américaines, notamment sur le plan de la religion, de la musique, des danses, des variantes de la langue espagnole parlée, ainsi que des festivités ou d'autres traditions. L'hétérogénéité des différentes cultures régionales colombiennes s'explique en partie par l'isolement géographique connu par certaines d'entre elles. Les groupes culturels régionaux les plus importants sont les Cachacos (es) (résidant dans la cordillère Orientale), les Paisas (dans le département d'Antioquia), les llaneros (littéralement « habitants des plaines », en Orénoquie), les Vallunos (es) (habitants de la Valle del Cauca), les Costeños (es) (dans la Région Caraïbe) et les Santandereanos dans les départements du Norte de Santander et de Santander, qui recueillent chacun différentes influences culturelles notamment liées à leurs ascendances respectives. Dans la culture populaire La représentation de la Colombie dans la culture populaire, en particulier la représentation du peuple colombien dans le cinéma et la fiction, a été dénoncée par les organisations colombiennes et le gouvernement comme étant largement négative et soulevant des inquiétudes du fait qu'elle renforce, voire engendre, des stéréotypes, un préjudice sociétal et une discrimination due à l'association de la Colombie avec la pauvreté, le trafic de stupéfiants, le terrorisme et d'autres éléments criminels. Ces stéréotypes sont considérés comme injustes par beaucoup de Colombiens. Le gouvernement colombien a financé les campagnes de publicité « Colombia es Pasión » et « La Respuesta es Colombia » pour améliorer l'image de la Colombie à l'étranger, avec des résultats mitigés. Gastronomie La cuisine colombienne, fortement influencée par les populations espagnoles et indigènes, n'est pas aussi connue que d'autres cuisines d'Amérique latine comme celles du Pérou ou du Brésil. Mais, pour le voyageur aventureux, il y a beaucoup de plats délicieux à essayer, outre les fruits, le rhum, et le café colombien. Les plats les plus populaires sont : l'ajiaco, la bandeja paisa et d'autres, chaque région rivalisant de spécialités, l'arepa — une galette de maïs blanc ou jaune — se trouvant pour sa part sous diverses formes dans tout le pays. L'ajiaco est un plat traditionnel des Andes originaire de Bogota. Fondamentalement, c'est un plat à base de pommes de terre, de poulet, de maïs et d'un soupçon de guasca, une herbe locale. Le sancocho est un plat traditionnel originaire de la côte nord.

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Genres musicaux et artistes

La musique colombienne est généralement associée aux rythmes nationaux tels que le bambuco (début du XXe siècle), la cumbia (milieu du XXe siècle), le vallenato, le merengue, genre populaire en Amérique latine, et la salsa, dont les habitants de Cali, los Caleños, ont fait leur moyen d'expression culturel, d'où le nom de salsa caleña. Différents éléments de musique populaire de la Colombie ont été influencés par l'ethnographie espagnole, africaine et amérindienne constituant le pays ainsi que par des courants d'autres pays d'Amérique latine ou anglo-saxonne. Ces diverses influences ont fait de la musique colombienne l'une des plus riches de l'Amérique latine, menant à la reconnaissance internationale de plusieurs artistes colombiens. La musique colombienne est principalement promue par le soutien de grandes maisons de disques, d'entreprises indépendantes et, dans une moindre mesure, par le gouvernement colombien à travers le ministère de la Culture conseillé par le Consejo Nacional de Música. La Sociedad de Autores y Compositores de Colombia (Sayco) et l’Asociación Colombiana de Intérpretes y productores fonográficos (Acinpro) sont des organismes chargés de collecter et de distribuer les droits de propriété générés par l'utilisation des œuvres à leurs auteurs et aux filiales étrangères qui sont affiliées à la Confédération internationale des sociétés d'auteurs et compositeurs (CISAC). Depuis 1887, la composition musicale patriotique qui symbolise la Colombie est l'hymne national de la Colombie, qui a été officiellement adopté en 1920. Beaucoup de produits étrangers ont eu un succès commercial et ont inondé les radiodiffuseurs nationaux qui se consacrent à diffuser de la musique. Parmi ces genres se distinguent le rock, la pop, tous d'origines non-colombiennes mais qui ont influencé la culture, suscitant des vocations locales pour chacun de ces genres. Parmi les chanteurs et chanteuses qui ont eu beaucoup de succès à l'étranger peuvent être cités la chanteuse pop Shakira ou le chanteur Juanes. Des quelques genres musicaux nés en Colombie, celui qui a obtenu le plus de succès commercial est le vallenato. Combinant un grand nombre de ces genres sont apparus de nouveaux genres de fusion tels que le tropipop et la champeta.

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Ethnies, langues et méthodes de dénombrement

Avec plus de 49,5 millions d'habitants en 2024, la Colombie est le troisième pays le plus peuplé d'Amérique latine après le Brésil et le Mexique. Il abrite le deuxième plus important nombre d'hispanophones dans le monde après le Mexique et avant l'Espagne. Il devance l'Argentine de près de 6 millions de personnes. Au début du XXe siècle la population de la Colombie était d'environ 4 millions de personnes. Elle a donc été multipliée par douze en un siècle. La population a augmenté suivant un taux de 1,9 % entre 1975 et 2005, puis de 1,2 % entre 2005 et 2015. Ces tendances se reflètent dans la pyramide des âges du pays. En 2015, 25 % de la population avait moins de 15 ans, contre seulement 6,9 % de personnes de 65 ans et plus. La population est concentrée dans la région andine et le long de la région caraïbe, principalement sur la côte nord-est, sur l'océan atlantique, et le long de la frontière vénézuélienne. A contrario, les neuf départements de l'est des plaines, représentant près de 54 % de la superficie de la Colombie, concentrent moins de 3 % de la population et ont une densité de moins d'une personne par kilomètre carré. Pendant des siècles, la Colombie a été une société rurale. Mais l'exode rural s'est accéléré après la Seconde Guerre mondiale et dans les années 1950. La Colombie est aujourd'hui l'un des pays les plus urbanisés d'Amérique latine. La population urbaine est passée de 31 % en 1938 à 60 % en 1975, et à 72,7 % en 2005, puis à 76,4 % en 2015. La population de Bogota est passée à elle seule d'un peu plus de 300 000 personnes en 1938 à environ 9 millions aujourd'hui, soit près de 20 % de la population avec son agglomération. Au total, en 2013, 71 villes comptent 100 000 habitants ou plus. En 2010, la Colombie a la plus grande population de personnes déplacées au monde à cause du conflit armé et des déplacements forcés de population. Ces réfugiés sont estimés à au moins 4,5 millions. L'espérance de vie est de 75,48 ans, la mortalité infantile est de 14,58 pour mille. L'homosexualité a été légalisée en 1980. Les LGBT font cependant encore l'objet de nombreuses violences ; des dizaines d'entre eux sont assassinés chaque année, souvent après avoir subi des sévices. Les responsables sont notamment des bandes paramilitaires pratiquant le nettoyage social : ces groupes entendent «contrôler les territoires, "nettoyer" les personnes, les groupes et les pratiques sociales qu'ils considèrent comme dangereux pour l'ordre social, de leur point de vue moral», explique l'ONG Colombia Diversa, engagée en faveur des droits LGBT. Plus de 99,2 % des Colombiens parlent l'espagnol. À l'époque de la conquête espagnole, il existait trois cents langues et dialectes indigènes en Colombie ; il n'en reste plus que soixante-cinq. 93,4 % des Colombiens savent lire et écrire et près de 7,3 % du PIB est consacré à l'éducation. Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Faune, biodiversité et espaces protégés

La pollution de l'air provoque au moins 17 500 décès chaque année en Colombie selon les données gouvernementales. La Colombie est le cinquième pays le plus pollué d'Amérique latine selon les données de Greenpeace (après le Mexique, le Chili, le Pérou et le Brésil). Environ 25 % des zones humides de Colombie ont disparu ces dernières décennies, en conséquence principalement de l'activité minière, de la déforestation et de la pollution des cours d'eau. La signature des accords de paix en 2016 entre le gouvernement et la guérilla des FARC a eu pour conséquence inattendue de fortement accélérer la déforestation : elle a augmenté de 44 % entre 2016 et 2019. Depuis le désarmement des guérilleros, les entreprises du secteur industriel ont en effet accès à de nouveaux territoires. Le gouvernement colombien prévoit, par son Plan national de développement 2018-2022, de relancer les marchés de l’or et du cuivre dans le pays. En outre, 161 nouveaux sites de forage pétrolier sont programmés pour 2022, soit quatre fois plus que les 46 existants en 2018. La fracturation hydraulique (fracking) est en cours de légalisation en 2019. Ce plan est largement décrié par les écologistes, qui le jugent dangereux pour l'environnement et le climat (au profit des énergies fossiles très émissives de gaz à effet de serre), et au service des multinationales étrangères (la part des bénéfices de l’extraction versée à l’État a chuté au taux de 0,4 % pour l’or et l’argent, et 3,27 % pour les mines de charbon à ciel ouvert). Ce plan menace en outre des communautés indigènes, dont les territoires et ressources sont à nouveau menacés (mi-2019 la route Panaméricaine est bloquée pendant plusieurs semaines par la mobilisation de milliers d'indigènes dans le département du Cauca). La Colombie est le pays le plus dangereux au monde pour les militants écologistes, avec 64 assassinats de militants en 2019. En 2023, ce sont 79 militants écologistes qui ont été assassinés.

Données au 2026-11-03 · Source 1

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Cours d’eau et géographie

La Colombie est divisée en cinq grandes régions naturelles : la Caraïbe, le Pacifique, les Andes, l'Orénoquie, et l'Amazonie ; dans chacune d'elles, la composition ethnique, la langue, la nourriture et les activités économiques sont très diversifiées. Les zones les plus peuplées sont, d'une part, la zone des Andes où se trouvent les villes les plus importantes, notamment Bogota, Medellín, Bucaramanga, Cúcuta, San Juan de Pasto, Manizales, Pereira, Neiva, Ibagué et Tunja, et, d'autre part, la zone de la côte nord, la Caraïbe, où se trouvent Barranquilla, Carthagène des Indes, Santa Marta, Sincelejo, Montería et Valledupar, entre autres. La troisième ville du pays, Cali, se trouve à la frontière des zones Pacifique et andine. Les trois autres zones, c'est-à-dire la côte Pacifique, l'Orinoquie et l'Amazonie, sont les moins développées, notamment les départements de Chocó, Vaupés, Guainía, Putumayo, Caquetá, Guaviare, Vichada et Amazonas. Les Andes colombiennes, à la différence de celles des autres pays andins, sont divisées en trois massifs séparés par deux grandes rivières : le Cauca et le Magdalena, qui était autrefois la voie de transport la plus importante du pays. Ces contrastes géographiques offrent une grande diversité climatique dans une zone restreinte : c'est ainsi, par exemple, qu'à 60 km du « froid » de Bogota, on peut trouver des déserts, des forêts tropicales ou subtropicales ou même des neiges éternelles. Géographie physique Relief et géologie Le territoire colombien s'étend sur une large partie de la plaque sud-américaine, où se trouvent la plupart des terres émergées, la plaque caraïbe au nord et la plaque de Nazca à l'ouest. La Colombie est traversée du sud-ouest au nord-est par la cordillère des Andes. À partir du Nœud de los Pastos, massif situé à la frontière de l’Équateur, celle-ci se divise en trois branches, les cordillères Occidentale, Centrale et Orientale. Les cordillères Occidentale et Centrale sont séparées par la vallée du río Cauca tandis que les cordillères Centrale et Orientale sont séparées par la vallée du río Magdalena. Les points culminants de ces trois cordillères sont le Cerro Tamaná (4 100 m) pour la cordillère Occidentale, le Nevado del Huila (5 364 m) pour la cordillère Centrale et le Ritacuba Blanco (5 410 m) pour la cordillère Orientale. La Colombie comprend de nombreux volcans, ceux qui sont actifs étant tous situés dans la Cordillère Centrale. Ce sont l'Azufral, le Cerro Bravo, le Cerro Machín, le Cerro Negro de Mayasquer, le Cumbal, le Doña Juana, le Galeras, le Nevado del Huila, le Nevado del Tolima, le Nevado del Ruiz, le Petacas, le Puracé, le Romeral, le Santa Isabel et le Sotará. Depuis l'éruption du Nevado del Ruiz en 1985 (environ 25 000 morts) la réglementation colombienne a évolué, passant d'une approche axée sur la réponse aux catastrophes à une approche axée sur la gestion des risques. D'autres massifs isolés parsèment le territoire colombien.

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Ressources naturelles

La Colombie est bien dotée en minerais et en ressources énergétiques. Elle possède les plus grandes réserves de charbon d'Amérique latine, et son potentiel hydroélectrique est le deuxième derrière celui du Brésil. Les estimations de réserves pétrolières étaient estimées en 1995 à 3,1 millions de barils. Elle possède d'importantes quantités de nickel, d'or, d'argent, de platine et d'émeraudes. La découverte de réserves pétrolières d'un volume de 2 millions de barils de haute qualité dans les champs de Cusiana et Cupiagua, à environ 200 km à l'est de Bogota, a permis à la Colombie de devenir un exportateur de pétrole depuis 1986. Le pipeline transandin transporte du pétrole d'Orito dans le département de Putumayo pour le port du Pacifique Tumaco dans le département de Nariño. En 2010, la production totale moyenne avoisinait les 970 000 barils par jour dont 403 510 barils étaient exportés quotidiennement. Le gouvernement Pastrana a considérablement libéralisé la politique d'investissement du pétrole, ce qui a conduit à une augmentation des activités d'exploration. La capacité de raffinage ne peut pas satisfaire la demande intérieure, de sorte que certains produits raffinés, en particulier l'essence, doivent être importés. Les plans pour la construction d'une nouvelle raffinerie sont en cours de développement. Alors que la Colombie a un vaste potentiel hydroélectrique, une sécheresse prolongée en 1992 a imposé un sévère rationnement de l'électricité dans tout le pays jusqu'à la mi-1993 (es). Les conséquences de la sécheresse sur la capacité de production d'électricité ont amené le gouvernement à ordonner la construction ou l'amélioration de 10 centrales thermoélectriques. La moitié sera alimentée au charbon, et l'autre moitié par gaz naturel. Le gouvernement a commencé à lancer des appels d'offres pour la construction d'un système de gazoducs s'étendant des champs de gaz du pays à ses grands centres de population. Les plans prévoient que ce projet rendra le gaz naturel accessible à des millions de ménages colombiens d'ici le milieu de la prochaine décennie. Le pétrole et le charbon représentent en 2021 46 % des exportations de biens.

Données au 2026-11-03 · Source 1

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Productions, volumes et classements mondiaux

Produits agricoles: canne à sucre, fruits de palme, lait, riz, plantains, pommes de terre, bananes, maïs, poulet, avocats (2023) Industries: textiles, transformation des aliments, huile, vêtements et chaussures, boissons, produits chimiques, ciment; or, charbon, émeraudes Production pétrolière totale: 800 000 bbl/jour (2023 est.) production: 10,927 milliards de mètres cubes (2023 est.) production: 52.376 millions de tonnes (2023 est.) Les produits ou secteurs cités ne constituent pas, à eux seuls, un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques ; aucun rang de production n’est ajouté sans données comparables.

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Emblèmes et symboles nationaux

Les symboles nationaux de la Colombie sont des éléments représentatifs du pays, aussi bien à l'intérieur du pays qu'au niveau extérieur. Le drapeau, les armoiries et l'hymne sont actuellement[C'est-à-dire ?] réglementés par la loi 12 de 1984 qui définit les dispositions générales de ces symboles. Armoiries Les armoiries de la Colombie sont considérées comme étant le symbole de tous les symboles de la Colombie. Elles intègrent des symboles majeurs pour lesquels l'identité colombienne prévaut. Leur usage est codifié par le décret 1967 du 15 août 1991 de la Constitution de la Colombie de 1991. Les armoiries de la Colombie ne sont utilisées qu'au centre du drapeau du président de la Colombie, du drapeau de guerre de la Colombie et sur les documents officiels. Elles peuvent également être utilisées à des fins éducatives ou d'affichage dans les lignes directrices de respect pour le symbole. Drapeau Le drapeau de la Colombie, de forme rectangulaire, est composé de trois bandes horizontales - jaune, bleue et rouge - agencées l'une en dessous de l'autre. Le ratio est de 2:1:1. Ainsi, la bande jaune occupe la moitié supérieure du drapeau, l'autre moitié étant composée de deux bandes bleue et rouge de largeurs égales. La composition chromatique du drapeau de la Colombie est basée sur celui créé en 1801 par le général vénézuélien Francisco de Miranda, précurseur de l'indépendance latino-américaine. Le 12 mars 1806, il déploie ainsi pour la première fois un drapeau composé des trois couleurs primaires à bord de son brigantin Leandro lors de l'invasion manquée du port de Coro. Le design du drapeau colombien est définitivement adopté le 26 novembre 1861. L'interprétation moderne des couleurs est la suivante : le jaune : représente la richesse de la terre colombienne, comme le soleil, source de lumière, ainsi que la souveraineté, l'harmonie et la justice ; le bleu : représente le ciel qui couvre la Patrie, les fleuves et les deux océans qui bordent les côtes du pays ; le rouge : représente le sang versé sur les champs de bataille par les héros qui ont acquis la liberté de la Colombie, significative d'amour, de puissance, de force et de progrès. Hymne L'hymne national est composé d'un refrain en heptasyllabes et de onze couplets en alexandrins. Généralement, seuls le refrain et le premier couplet sont interprétés. Les couplets illustrent des faits historiques et des réflexions philosophiques au sujet de l'indépendance de la Colombie et d'autres pays hispano-américains. En 1887, le directeur de théâtre José Domingo Torres contacta le maître italien Oreste Síndici pour lui commander une chanson sur la célébration de l'indépendance de Carthagène, lui demandant de mettre en musique le poème « Himno Patriótico » (« Hymne Patriotique ») écrit par le président de la République Rafael Núñez en l'honneur de cette ville.

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Indicateurs économiques · Banque mondiale

35e sur 186 économies renseignées pour le PIB nominal (USD courants) en 2025. Données du classement.

PIB (USD courants)
AnnéeValeur
2025457,410,034,202.52
2024420,504,033,143.21
2023366,901,643,683.30
2022345,632,492,851.45
2021318,524,633,225.40
2020270,348,342,541.47
2019323,031,701,192.84
2018334,198,218,098.28
2017311,866,875,156.88
2016282,720,100,286.23

Source et méthode de l’indicateur

PIB par habitant (USD courants)
AnnéeValeur
20258,561.62
20247,951.09
20237,012.49
20226,680.45
20216,222.62
20205,339.69
20196,472.55
20186,816.97
20176,479.53
20165,959.84

Source et méthode de l’indicateur

Croissance du PIB réel (%)
AnnéeValeur
20252.64
20241.49
20230.84
20227.33
202110.80
2020-7.19
20193.19
20182.56
20171.36
20162.09

Source et méthode de l’indicateur

Population
AnnéeValeur
202553,425,635.00
202452,886,363.00
202352,321,152.00
202251,737,944.00
202151,188,173.00
202050,629,997.00
201949,907,985.00
201849,024,465.00
201748,131,078.00
201647,437,512.00

Source et méthode de l’indicateur

Les années disponibles peuvent varier selon l’indicateur. Un rang de production, un PIB, un PIB par habitant et un classement de développement mesurent des choses différentes.

Héros, figures de l’indépendance et grandes personnalités

Les portraits sourcés de ce pays seront présentés ici.

Hymne national

Hymne national de la Colombie

Enregistrement audio

Source des enregistrements · Public domain

Référence de l’hymne

· Public domain

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