LES VOIX DU MONDE. UNE MÉMOIRE PARTAGÉE.

Côte d’Ivoire

Drapeau : Côte d'Ivoire

Afrique · CI

la République de Côte d’Ivoire

Histoire, mémoire et voix de Côte d'Ivoire.

CapitaleYamoussoukro
Languesfrançais
Monnaiesfranc CFA
Superficie du territoire322 463 km²
Type de climattropical le long de la côte, semi-aride dans le nord ; trois saisons - chaudes et sèches (de novembre à mars), chaudes et sèches (de mars à mai), chaudes et humides (de juin à octobre)
Portrait de Alassane Ouattara
Crédit photoDario Pignatelli / European Union · Attribution · Source de l’image
Président actuelAlassane OuattaraPrésident de la République
Date d’accession au pouvoir04/12/2010Première prestation de serment par écrit le 4 décembre 2010 ; investiture solennelle le 21 mai 2011 après la crise.
Mode d’accession au pouvoirÉlection présidentielle de 2010, suivie d’une crise postélectorale et de prestations de serment concurrentes.

Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.

Sources et précisions : superficie et climat

Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.

Le descriptif climatique provient d’une archive du World Factbook. Il décrit le climat général et ne constitue pas un bulletin météo actuel.

Résumé climatique traduit automatiquement depuis une source anglophone, à relire.

Direction du pays · référence au 04/11/2026. Repères complétés à partir des sources institutionnelles citées ; les mandats et dates mentionnés sont ceux explicités ci-dessous.

Portrait de Alassane Ouattara : Dario Pignatelli / European Union · Attribution · Source de l’image

Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir

Référence de recherche pour l’identité : Wikidata, consultée le 2026-11-04. Les assertions de cette source restent à vérifier.

Corpus documentaire importé le 2026-11-03, complété par les corrections validées de l’équipe. Chaque rubrique précise ses sources ; l’import ne constitue pas une vérification manuelle exhaustive.

Atlas FreeWorld

Situer Côte d'Ivoire dans le monde

Côte d'Ivoire : contour en orange et repère sur la carte mondiale
Côte d'Ivoire · repère de localisation indicatif
Contour de Côte d'Ivoire
Vue du pays ou territoire · nord en haut

Les petits territoires restent repérables par le cercle. Fonds et contours : Natural Earth, domaine public. Frontières indicatives selon le contrôle de fait ; cette carte ne constitue pas une reconnaissance diplomatique. Les territoires éloignés peuvent élargir le cadrage.

Recherche automatique appliquée le 2026-11-04T17:32:06+00:00. Les modifications automatiques restent à relire ; les sources de chaque rubrique sont conservées.

Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies

La Côte d'Ivoire, en forme longue la république de Côte d'Ivoire (RCI), est un État situé en Afrique, dans la partie occidentale du golfe de Guinée. Elle présente sensiblement la forme d'un carré d'environ 600 km de côté. D'une superficie de 322 463 km2, elle est bordée au nord-ouest par le Mali, au nord-est par le Burkina Faso, à l'est par le Ghana, au sud-ouest par le Liberia, à l'Ouest par la Guinée et au sud par l'océan Atlantique. La population est estimée à 29 389 150 habitants en 2021. La Côte d'Ivoire a pour capitale politique et administrative Yamoussoukro, mais la quasi-totalité des institutions se trouvent à Abidjan, son principal centre économique. Sa langue officielle est le français, mais quelque 70 langues et dialectes sont parlés au quotidien. Sa monnaie est le franc CFA. Le pays fait partie de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), de l'Union africaine (UA), de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), de l'Organisation des Nations unies (ONU), du Groupe des vingt-quatre (G24), du Groupe des 33, de la Banque africaine de développement (BAD), de l'Organisation de la presse africaine (APO), de la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD), du Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES) et de la Zone de paix et de coopération de l'Atlantique Sud (ZPCAS). D'abord protectorat français en 1843, puis colonie française, le 10 mars 1893 selon le traité de Kong, le pays acquiert son indépendance, le 7 août 1960, sous la houlette de Félix Houphouët-Boigny, premier président de la République. L'économie, essentiellement axée sur l'agriculture, notamment la production de café et de cacao, connaît au cours des deux premières décennies un essor exceptionnel. En 1990, le pays traverse, outre la crise économique survenue à la fin des années 1970, des périodes de turbulence sur les plans social et politique. Ces problèmes connaissent une exacerbation à la mort de Félix Houphouët-Boigny en 1993. L'adoption d'une nouvelle constitution et l'organisation de l'élection présidentielle qui, en 2000, porte au pouvoir Laurent Gbagbo n'apaisent pas les tensions sociales et politiques, qui conduisent au déclenchement d'une crise politico-militaire, le 19 septembre 2002. Après plusieurs accords de paix, l'élection présidentielle de 2010 voit la victoire d'Alassane Ouattara face à son opposant Laurent Gbagbo. Réélu en 2015, Alassane Ouattara relance la croissance économique par une politique libérale et interventionniste, tout en étant critiqué pour sa gestion de l'armée et de la justice. En 2016, une nouvelle constitution est adoptée, marquant l'avènement de la Troisième République. La Côte d'Ivoire est en voie de développement et se place en 159e position selon son indice de développement humain (IDH) en 2021.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Côte d'Ivoire », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Origine du nom et étymologie

La dénomination de « Côte d'Ivoire » est la traduction en français du nom portugais de Costa do Marfim donné par les commerçants navigateurs en route vers l'Inde, qui apparaît sur les portulans portugais à la fin du XVIIe siècle. En octobre 1985, le gouvernement ivoirien a demandé à tous les pays d'utiliser comme dénomination officielle le nom en français de « Côte d'Ivoire » (de manière similaire aux noms de certains pays qui ne sont pas traduits comme Costa Rica, Sierra Leone, etc.). Ce nom officiel s'écrit sans trait d'union, faisant exception, comme certains autres noms de pays, aux règles de la typographie française qui prescrivent habituellement, pour la graphie des noms d'unités administratives ou politiques, des traits d'union entre les différents éléments d'un nom composé, et une majuscule à tous les éléments (sauf articles…) ce qui donnerait normalement « Côte-d'Ivoire ». Hors des pays francophones, les médias et les populations continuent à s'exprimer usuellement dans leurs propres langues : Elfenbeinküste en allemand, Ivory Coast en anglais, Costa do Marfim en portugais, Costa de Marfil en espagnol, Costa d'Avorio en italien, ساحل العاج en arabe, Бе́рег Слоно́вой Ко́сти (Béreg Slonovoï Kosti) en russe (avec Кот д'Ивуа́р (Kot d'Ivouar) comme transcription phonétique du nom français), Elefántcsontpart en hongrois, ou encore 象牙海岸 en chinois (avec aussi 科特迪瓦 comme transcription du nom français). Depuis 1985, le pays a donc, dans les pays non francophones, deux noms : le nom officiel en français sans trait d'union, et un nom vernaculaire selon la langue et les règles de chaque pays. La Côte d'Ivoire a aussi communément été appelée la « terre d'Éburnie », qui désigne la partie forestière du pays. À l'indépendance, des propositions avaient suggéré de remplacer le nom de Côte d'Ivoire, considéré comme trop colonial, par celui d'« Eburnea ».

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Côte d'Ivoire », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Histoire du pays

Terre de migrations La date de la première présence humaine en Côte d'Ivoire est difficile à évaluer, les ossements ne se conservant pas dans le climat humide du pays. Cependant, la présence de fragments d'armes et d'outillages très anciens (haches polies taillées dans des schistes, débris de cuisine et de pêche) découverts sur le territoire national est interprétée comme la possibilité de la présence d'hommes, en assez grand nombre, au paléolithique supérieur (45 000 à 12 000 ans avant le présent) ou, au minimum, l'existence sur ce terroir, d'une culture néolithique. Les plus anciens habitants connus de la Côte d'Ivoire ont, toutefois, laissé des traces disséminées à travers tout le territoire. Les populations arrivées avant le XVIe siècle sont, aujourd'hui, des groupes minoritaires ayant, plus ou moins bien, conservé l'essentiel de leurs civilisations. Ce sont les Agoua et Ehotilé (Aboisso), Kotrowou (Fresco), Zéhiri (Grand-Lahou) et Ega ou Diès (Divo). Mais, le pays est surtout une terre de refuge et de migration qui reçoit, en provenance de la zone du Sahel, entre le XIe et le XVIe siècle, les Mandé forestiers (Dan, Gban et Kwéni), mais également, aux XIVe et XVe siècles, d'autres groupes venus du nord (Ligbi, Numu et quelques clans Malinké), ce qui provoque des déplacements limités de populations plus anciennement établies (Krou sur la côte avant le XVe siècle et Sénoufo). Les XVIe et XVIIe siècles consacrent l'arrivée, au nord, de plusieurs clans Malinkés ou mandé-dioula (Kamagaté, Keita, Binate, Diomandé) et Sénoufo et, au sud-est, des peuples en provenance de la basse vallée de la Volta (Efié, Essouma, Abouré, Alladian et Avikam). L'un de ces groupes akan (Abron) s'installe dans la région de Bondoukou, à l'est du pays. Le XVIIIe siècle consacre les grandes migrations akan (Agni, Baoulé, Atié, Abbey, Ébriés, M'Batto, Abidji), dans le sud-est et le centre du pays, ainsi que celle d'autres groupes malinkés (en provenance des rives de la Volta noire) et du sud des territoires actuels du Mali et du Burkina Faso. Ces migrations sont causes de conflits entre les populations, mais permettent surtout de tisser de nombreuses alliances politiques et matrimoniales ainsi que des parentés à plaisanterie. Premiers contacts avec l'Europe À l'initiative du prince Henri le Navigateur, les Portugais João de Santarém et Pedro Escobar découvrent le littoral ivoirien en 1470-1471. Ils seront, pendant plus d'un siècle, les seuls Européens présents sur le littoral ivoirien, avant d'être rejoints à la fin du XVIe siècle par les Hollandais, puis au XVIIe siècle par les Français et les Anglais. L'abondance de l'ivoire dans cette partie du territoire africain va lui valoir le nom de « Costa do marfim (côte de l'ivoire) » — mais aussi « Côte des mal gens » en raison des relations difficiles avec les habitants. En effet, la côte est considérée comme inhospitalière, tant sur le plan géographique (la côte basse et sableuse est défendue par la barre, succession d'énormes rouleaux déferlants) qu'humain (les habitants sont réputés anthropophages). C'est la raison pour laquelle, jusqu'au XIXe siècle, les grands marchés de l'or et des esclaves se tiennent surtout dans d'autres lieux (Guinée, plus à l'ouest, ou Ghana et Bénin, à l'est). Établissement sans lendemain de Français En 1687, des missionnaires et des commerçants français s'installent sur le site d'Assinie, à l'extrémité est de l'actuel littoral ivoirien, vers la côte de l'Or. Parmi eux, le chevalier d'Amon et l'amiral Jean-Baptiste du Casse, directeur de la Compagnie du Sénégal, principale société de la traite négrière française, débarquent, intéressés par le trafic de l'or, et sont reçus à la cour du roi Zéna. Dans le rapport que Jean-Baptiste du Casse remet aux autorités françaises, il insiste sur la nécessité de créer des établissements fixes dans la région, et propose trois lieux pour élever trois forteresses : Assinie, Commendo et Accra. Ils ramènent en France le jeune « prince » Aniaba et son cousin Banga, lesquels sont présentés au roi de France Louis XIV et se convertissent au catholicisme (Aniaba est baptisé par Bossuet, évêque de Meaux). Ils deviennent officiers dans un régiment du roi avant de retourner à "Issiny" vers 1700. Aniaba serait devenu, en 1704, conseiller du roi de Quita (actuel Togo), sous le nom de Hannibal. Bien qu'ils aient construit et occupé le fort Saint-Louis à Assinie de 1701 à 1704, les Français repartent en 1705, car le commerce des esclaves (achetés contre des céréales) n'est pas assez rentable. Ils se sont plutôt établis à Ouidah, l'un des deux ports qui, avec Lagos, ont concentré 60 % des deux millions d'embarquements d'esclaves de la baie du Bénin. Traite négrière Ces Européens tentent d'évangéliser et parfois d'entretenir des contacts politiques avec les populations du littoral ivoirien, mais les relations sont surtout commerciales. Le commerce porte sur divers produits tropicaux, mais il est surtout dominé par la traite négrière. Ces esclaves sont des captifs des guerres tribales, les résultats d'une mise en gage ou d'une décision judiciaire, ou sont tout simplement esclaves de naissance, ayant hérité du statut de leurs ascendants. La Côte d'Ivoire, qui est, jusqu'au XIXe siècle, un espace de traite secondaire comparé au Bénin ou au Nigeria, subit, toutefois, les conséquences négatives du phénomène : nombreux morts, diminution de la natalité, rapide diffusion d'épidémies et de famines qui n'épargnent ni les sociétés lignagères, ni les empires ou royaumes établis sur le territoire. La traite négrière strictement interne perdurera, en Côte d'Ivoire, jusqu'à la fin du XIXe siècle. Monarchies dans le pays La zone forestière, dans le sud, est, par excellence, une zone de développement de sociétés où l'autorité du chef de lignage s'exerce, généralement, au niveau d'une tribu. Elle connaît une mutation sociale significative caractérisée par la multiplication et le développement de diverses alliances d'où naissent des confédérations tribales, claniques ou régionales. Cette évolution ne se retrouve pas au nord, dans les différentes branches du groupe sénoufo. S'étant développé, à l'origine, selon un schéma proche de celui des sociétés lignagères, le groupe sénoufo se constitue, par la suite, peu à peu, en chefferies sur le modèle du « Kafu » malinké (un territoire restreint sur lequel s'exerce l'autorité d'un chef : le Faama) qui se consolident pour faire face, notamment, à l'expansionnisme de l'empire de Kong.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Côte d'Ivoire », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Colonisation et administrations historiques

Causes Après avoir réussi à conquérir l'Algérie et les quelques conquêtes à motivations commerciales réalisées sous le Second Empire, la France, encore convalescente de la guerre de 1870, se lance, à l'instigation de Léon Gambetta et de Jules Ferry, dans la colonisation d'une partie majeure de l'Afrique occidentale et équatoriale et de la péninsule indochinoise. Le prétexte affiché est au début de « civiliser » ces régions, avec bientôt l'espoir que ces colonies offrent un jour des débouchés, voire qu'on puisse en tirer des dividendes. Mais, en réalité, la motivation est davantage la rivalité avec les autres puissances coloniales. Établissement des négociants Au début du XIXe siècle, l'abolition de la traite a obligé les négociants à chercher d'autres ressources. Or, l'époque a un immense besoin d'huile en raison de l'essor industriel. Cette huile est fournie par l'huile de baleine, mais les négociants ne tardent pas à s'intéresser à l'huile de palme, une ressource ivoirienne encore inexploitée. L'installation des négociants marseillais entre le fleuve Sénégal et le delta du Niger remonte ainsi aux années 1840, motivée par le commerce des arachides, de l'huile de palme et des palmistes. En 1833, les frères Victor et Louis Régis sont, ainsi, les premiers négociants marseillais à envoyer l'un de leurs navires explorer les rives du golfe de Guinée, organisant de nombreuses expéditions vers la Gambie, la Guinée ou encore au Gabon. Ces entreprises (rassemblant des comptoirs commerciaux, une flotte et des huileries) connaissent un développement remarquable mais ne cherchent pas à coloniser la zone. En effet, pour garantir la sécurité et la prospérité de leurs échanges, les Marseillais préfèrent s'entendre avec les grands chefs africains qui contrôlent le littoral, ce que fait Victor Régis, à Grand-Bassam, avec le roi Peter. Autour de l'année 1840, le gouvernement français incite les négociants français à implanter des factoreries, c'est-à-dire des installations fixes pour récolter, pendant toute l'année, et stocker, les produits livrés par les Africains, en certains points de la côte. L'objectif est de renforcer la présence, pour contrer les Anglais qui sont de plus en plus présents dans la zone. En 1842, Edouard Bouët, récemment promu gouverneur du Sénégal, reçoit l'ordre de Paris de construire des comptoirs, notamment à Grand-Bassam et à Assinie, et d'y attirer des commerçants français. Afin que les factoreries puissent s'installer en tout sécurité, les Français y construisent deux forts en 1843. En 1844 et 1845, seuls les Frères Régis acceptent d'ouvrir des factoreries, sans enthousiasme, surtout par amitié pour Bouët. Toutefois, le Royaume-Uni, agit déjà sur le Niger inférieur. Joindre les possessions françaises du golfe de Guinée à celles du bas Sénégal via ce qu'on appelle à l'époque le « Soudan » (aujourd'hui « Sahel ») paraît la parade adéquate à l'entreprise britannique qui s'annonce à partir de l'est.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Côte d'Ivoire », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Indépendance, dates et mouvements

Miracle ivoirien La première élection présidentielle en Côte d'Ivoire a lieu quelques mois après l'indépendance. Elle est préparée avec soin par Félix Houphouët-Boigny qui part grand favori et obtient logiquement 98,7 % des voix à l'issue d'une élection où l'abstention reste faible. Cinq ans plus tard, en 1965, le plébiscite se reproduit dans des proportions similaires. Félix Houphouët-Boigny n'a jamais caché ses « regrets » de quitter la « grande famille française » pour conquérir l'indépendance et manifeste, dès 1960, sa volonté de maintenir des liens étroits avec la France. Cette volonté se matérialise, notamment, par l'appel à de nombreux ressortissants français pour participer à l'économie et à l'administration du pays, qui passent ainsi de 10 000 à 30 000 personnes, durant la décennie de 1960. Entre 1960 et 1980, le développement de l'économie ivoirienne est spectaculaire dans tous les domaines, notamment agriculture, industrie, commerce et finances. Il est le résultat d'une politique qui fait jouer un rôle équilibré à l'État, à l'investissement privé et aux capitaux étrangers. La société ivoirienne connaît, au cours de cette période, une profonde mutation provoquée par la hausse du niveau de vie des habitants, les équipements sanitaires, éducatifs et sociaux, mais également du fait de l'augmentation de la population avec un taux de croissance annuel moyen de 3,8 %, la faisant passer de 3,7 millions en 1960 à 10,8 millions d'habitants en 1988. Cependant, depuis le milieu des années 1980, l'économie stagne, conséquence de la dégradation des termes de l'échange avec l'extérieur, du très fort accroissement des dettes de l'État et d'erreurs de gestion. L'âge, relativement avancé, du président ivoirien suscite des ambitions de plus en plus affichées que le chef de l'État éteint en reprenant en main le gouvernement. Pour ce faire, il renvoie tous les neuf ministres en 1977, dont des figures de premier plan : Henri Konan Bédié (Économie et finances), Mohamed Diawara (Plan), Abdoulaye Sawadogo (Agriculture) et Arsène Usher Assouan (Affaires étrangères), sous prétexte de la lutte contre la corruption. Cette mesure ne manque pas d'affaiblir l'efficacité du gouvernement. Philippe Yacé, inamovible secrétaire général du PDCI, et qui avait imprudemment manifesté son désir de succéder à Houphouët-Boigny, tombe aussi en disgrâce. En 1980, le président Houphouët-Boigny lance une réforme des sociétés d'État radicale. Sept d'entre elles seulement sont maintenues telles quelles, tandis que quinze sont dissoutes, onze changent de statut, et trois fusionnent. De plus, les salaires sont alignés sur ceux de la fonction publique, le cumul de responsabilité de député et de membre de conseil d'administration est désormais interdit ; les contrôles de tutelle sont renforcés. Fin de la guerre froide et libéralisation politique

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Côte d'Ivoire », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Institutions et modèle politique

Dès son accession à l'indépendance, la Côte d'Ivoire, État unitaire, opte pour un régime présidentiel. Reconduit par la deuxième république, le régime présidentiel est caractérisé par la séparation des pouvoirs au sein de l'État : le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire. Le paysage institutionnel ivoirien se compose des organes exerçant ces trois pouvoirs et d'autres institutions comme le Conseil économique et social et le médiateur de la République. À l'indépendance, Félix Houphouët-Boigny avait su, avec prudence, éviter tout conflit ethnique dans le cadre d'un régime de parti unique. Cet équilibre reposait aussi sur une division écologique et sociale du travail avec, dans le nord, les Dioula qui dominent le transport et le commerce tandis que les sudistes se retrouvent dans l'administration et la gestion du pouvoir. Les nordistes qui avaient acquis une qualification professionnelle suffisante sont envoyés dans les ambassades ou dans les institutions internationales pour représenter le pays ; certains accèdent à des ministères, mais restent politiquement marginaux. Toutefois, le passage au multipartisme en 1990 permet aussi l'affirmation identitaire des communautés ethniques dans l'espace politique et l'ouverture de débats sur la construction nationale. Les tensions entre les populations du nord et du sud, jusque-là cantonnées au champ économique, se transfèrent dans le champ politique. Pouvoir exécutif L'organe chargé de l'exercice du pouvoir exécutif, originairement monocéphale, est depuis 1990 caractérisé par un bicéphalisme apparent : il a à sa tête le président de la République, chef de l'État, et un premier ministre, chef du gouvernement. Cette caractéristique, empruntée au régime parlementaire, n'entame en rien le caractère présidentiel du régime. En 2016, la nouvelle Constitution a prévu l'élection par le Parlement d'un vice-président, mais des amendements de mars 2020 sont revenus sur ce point, le vice-président étant désormais nommé par le Président « avec l'accord du Parlement ». Le président de la République est élu au suffrage universel direct, au scrutin majoritaire à deux tours pour un mandat de 5 ans et est rééligible une fois. Il est le chef de l'exécutif et est détenteur exclusif du pouvoir exécutif. Il est garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire, du respect des traités et accords internationaux. Il est chef suprême des armées, veille au respect de la Constitution, assure la continuité de l'État. En sa qualité de chef de l'Administration, il nomme aux emplois civils et militaires. Le président de la République détient également, en période de crise, des pouvoirs exceptionnels. En cas de décès, de démission ou d'empêchement absolu, l'intérim du président de la République est assuré par le vice-président, ou, en cas de vacance du poste de vice-président, par le Premier ministre, et ce jusqu'à la fin prévue du mandat.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Côte d'Ivoire », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Modèle économique et secteurs dominants

Une croissance remarquable depuis la fin de la crise Le taux de croissance de sa production intérieure brute est de 10,2 % entre 1960 et 1965 et de 7,2 % entre 1965 et 1975. Entre 1970 et 1975, alors que ceux de l'Afrique subsaharienne et des pays riches occidentaux sont respectivement de 4 % et 6 % en moyenne, le taux de croissance du PIB en Côte d'Ivoire est de 6,8 % par an. Cette performance particulière s'explique en partie par la stabilité politique qui la caractérise, contrairement à bon nombre d'États africains. L'économie présente toutefois des symptômes révélateurs d'une faiblesse structurelle : elle est en effet caractérisée par une forte dépendance extérieure et présente des inégalités de productivité dans ses différents secteurs. La chute des cours des produits agricoles de base constitués par le café et le cacao, principaux produits d'exportation qui dominent l'économie du pays, entraîne une récession économique à la fin des années 1970. La crise économique perdure encore au cours des années 1990, produisant des conséquences sociales néfastes. En janvier 1994, la dévaluation de 50 % du franc CFA ramène un taux de croissance positif de 6 % pendant deux années consécutives, grâce notamment aux mesures d'accompagnement adoptées par la communauté financière internationale. Les programmes d'ajustement structurels mis en place par les partenaires extérieurs que sont le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, conduisent à l'adoption de mesures drastiques de restriction budgétaire et de redressement économique par le gouvernement, sans grand succès. Les arriérés de paiement des dettes contractées auprès de ces institutions, ainsi que les problèmes de gouvernance liés à l'exécution des projets financés par l'Union européenne, conduisent, à la fin des années 1990, à une rupture du partenariat avec lesdites institutions. L'impact négatif de cette situation de gouvernance sur l'économie est aggravé par le coup de force militaire de décembre 1999 et l'instabilité politique qui en résulte. Le taux de croissance de l'année 2000 est négatif : -2,3 %. Le pays va connaître une décennie de guerre civile, puis des affrontements armés et sanglants après l'élection présidentielle de 2010. Depuis 2004, la Côte d'Ivoire enregistre des taux de croissance réelle positifs (+1,6 % en 2004, +1,8 % en 2005 et 1,2 % en 2006) qui restent toutefois en dessous du taux de croissance de la population, estimé à 3,3 %. Le taux d'inflation oscille entre 1,4 % à 4,4 %. Le service de la dette réglée qui représente 10,68 % des exportations en 2000, est réduit à 5 % des exportations en 2003, 3,3 % en 2004 et 1,45 % en 2005, traduisant ainsi les difficultés de l'État à tenir ses engagements extérieurs. Ces difficultés persistent malgré la hausse du niveau des exportations, passées à 37,9 % en 2000 et à 47,8 % du PIB en 2005. Le nouveau président Alassane Ouattara est un économiste international reconnu.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Côte d'Ivoire », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Évolution économique et niveau de développement

Le taux de croissance de sa production intérieure brute est de 10,2 % entre 1960 et 1965 et de 7,2 % entre 1965 et 1975. Entre 1970 et 1975, alors que ceux de l'Afrique subsaharienne et des pays riches occidentaux sont respectivement de 4 % et 6 % en moyenne, le taux de croissance du PIB en Côte d'Ivoire est de 6,8 % par an. Cette performance particulière s'explique en partie par la stabilité politique qui la caractérise, contrairement à bon nombre d'États africains. L'économie présente toutefois des symptômes révélateurs d'une faiblesse structurelle : elle est en effet caractérisée par une forte dépendance extérieure et présente des inégalités de productivité dans ses différents secteurs. La chute des cours des produits agricoles de base constitués par le café et le cacao, principaux produits d'exportation qui dominent l'économie du pays, entraîne une récession économique à la fin des années 1970. La crise économique perdure encore au cours des années 1990, produisant des conséquences sociales néfastes. En janvier 1994, la dévaluation de 50 % du franc CFA ramène un taux de croissance positif de 6 % pendant deux années consécutives, grâce notamment aux mesures d'accompagnement adoptées par la communauté financière internationale. Les programmes d'ajustement structurels mis en place par les partenaires extérieurs que sont le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, conduisent à l'adoption de mesures drastiques de restriction budgétaire et de redressement économique par le gouvernement, sans grand succès. Les arriérés de paiement des dettes contractées auprès de ces institutions, ainsi que les problèmes de gouvernance liés à l'exécution des projets financés par l'Union européenne, conduisent, à la fin des années 1990, à une rupture du partenariat avec lesdites institutions. L'impact négatif de cette situation de gouvernance sur l'économie est aggravé par le coup de force militaire de décembre 1999 et l'instabilité politique qui en résulte. Le taux de croissance de l'année 2000 est négatif : -2,3 %. Le pays va connaître une décennie de guerre civile, puis des affrontements armés et sanglants après l'élection présidentielle de 2010. Depuis 2004, la Côte d'Ivoire enregistre des taux de croissance réelle positifs (+1,6 % en 2004, +1,8 % en 2005 et 1,2 % en 2006) qui restent toutefois en dessous du taux de croissance de la population, estimé à 3,3 %. Le taux d'inflation oscille entre 1,4 % à 4,4 %. Le service de la dette réglée qui représente 10,68 % des exportations en 2000, est réduit à 5 % des exportations en 2003, 3,3 % en 2004 et 1,45 % en 2005, traduisant ainsi les difficultés de l'État à tenir ses engagements extérieurs. Banque mondiale : PIB nominal de 99 773 555 666 USD courants en 2025. Valeur de comparaison : 48 407 761 037 USD courants en 2016. Ces montants nominaux ne mesurent pas la croissance réelle ; la série séparée de croissance du PIB réel et le PIB par habitant sont présentés dans le tableau des indicateurs.

Données au 2026-11-03 · Source 1 Source 2

Wikipédia, article « Côte d'Ivoire », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Grandes réalisations politiques, économiques et sociales

Cycles primaire et secondaire Le système éducatif ivoirien fondé sur le modèle hérité de la France institue dès les lendemains des indépendances, une école gratuite et obligatoire, afin d'encourager la scolarisation des enfants en âge d'aller à l'école. Ce système intègre aux cycles habituels du primaire, du secondaire et du supérieur, un niveau préscolaire couvrant trois sections (petite section, moyenne section et grande section). En 2001-2002, avant la crise politico-militaire, 391 écoles maternelles, aussi bien privées que publiques, fonctionnent sur toute l'étendue du territoire. En 2005, sur la seule zone contrôlée par les forces républicaines, il est enregistré 600 écoles maternelles animées par 2 109 enseignants qui encadrent 41 556 élèves. Le cycle primaire comprend six niveaux (cours préparatoires 1re et 2e année, Cours élémentaire 1re année, Cours élémentaire 2e année, cours moyen 1re année, cours moyen 2e année) ; il est sanctionné par le Certificat d'études primaires élémentaires et un concours d'entrée en classe de 6e des lycées et collèges. En 2001, le ministère de l'Éducation nationale compte 8 050 écoles primaires publiques tenues par 43 562 enseignants pour 1 872 856 élèves et 925 écoles privées qui emploient 7 406 enseignants pour la formation de 240 980 élèves. En 2005, l'on dénombre 6 519 écoles primaires dont 86,8 % sont publiques, avec 38 116 enseignants et 1 661 901 élèves. 55 % de la population de 6 à 17 ans et 61 % des filles de ce groupe d'âge sont en dehors de l'école. Le faible taux de scolarisation des filles conduit l'État à développer, dans les années 1990, une politique spécifique pour la scolarisation de la jeune fille. En mars 1993, en collaboration avec le ministère de l'Éducation nationale, la Banque africaine de développement met en place un projet dit « Projet BAD éducation IV » pour améliorer la qualité de l'enseignement, accroître le taux de scolarisation en général et celui des filles en particulier. En ce qui concerne l'enseignement secondaire subdivisé en deux cycles, il comprend quatre classes pour le premier cycle et trois pour le second. Ce niveau d'enseignement est « caractérisé par une nette domination du privé ». En 2005 en effet, sur les 522 établissements secondaires que compte le pays, 370 appartiennent au secteur privé. Le ministère ivoirien de l'Éducation nationale enregistre au total un effectif de 660 152 élèves pour 19 892 enseignants en 2005, secteurs privé et public confondus, contre 682 461 élèves pour 22 536 enseignants en 2001-2002, avant le déclenchement de la guerre. Le taux de scolarisation au secondaire ivoirien est de 20 %. Les études secondaires sont sanctionnées pour le premier cycle par le Brevet d'études du premier cycle (BEPC) et pour le second par le baccalauréat. Enseignement supérieur, technique et professionnel Avant 1992, l'enseignement supérieur est presque entièrement l'affaire de l'État, avec 24 % de taux de scolarisation.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Côte d'Ivoire », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Personnalités dans les organisations internationales

En Afrique, la diplomatie ivoirienne a privilégié l'option d'une coopération par paliers. Elle forme, en 1959, le Conseil de l'Entente avec le Dahomey (Bénin), la Haute-Volta (Burkina Faso) le Niger et le Togo ; en 1965, l'Organisation commune africaine et malgache (OCAM) ; en 1972, la Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest (CEAO) ; et en 1975 la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Membre fondateur de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) en 1963, puis de l'Union africaine en 2000, la Côte d'Ivoire y défend le respect de la souveraineté des États ainsi que le renforcement de la coopération et de la paix entre les pays africains. Dans le monde, la diplomatie ivoirienne milite pour des relations économiques et commerciales équitables, notamment la juste rémunération des productions agricoles et la promotion de relations pacifiques avec tous les pays. La Côte d'Ivoire entretient de ce fait des relations diplomatiques avec de nombreux pays d'Afrique et du monde. Elle a notamment signé la Convention relative au statut des réfugiés, son protocole de 1967, et la Convention de 1969 gouvernant les aspects spécifiques des problèmes du réfugié en Afrique. Ses représentations diplomatiques à l'étranger sont installées sur tous les continents et ce pays, membre de l'ONU, entretient des rapports plus ou moins étroits avec plusieurs nations. Relations avec la Chine De 1983 à 2013, 174 projets de coopération (aide publique au développement) et investissements chinois ont été réalisés en Côte d'Ivoire. Sur ces 174 projets, 112 représentent environ 12 milliards d'euros. Le projet le plus coûteux est le pôle urbain à Abidjan (8,9 milliards d'euros). En outre, les infrastructures constituent 86 % de l'aide publique chinoise. La majorité de cette dernière fut accordée durant la crise politique ivoirienne entre 2002 et 2010, soit, 69 % (8,3 milliards d'euros) sous la présidence de Laurent Gbagbo. À Abidjan, les ressortissants chinois sont environ 2 500. Ils exercent principalement dans le commerce, à Adjamé, ou la restauration, à Cocody. Ils ont créé environ 100 entreprises.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Côte d'Ivoire », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Culture, traditions et patrimoine

La Côte d'Ivoire est membre de l'Organisation internationale de la francophonie. De plus, les villes d'Abidjan, Bouaké, Grand-Bassam, Yamoussoukro de même que l'Union des Villes et Communes de Côte d'Ivoire sont membres de l'Association internationale des maires francophones. Littérature La Côte d'Ivoire présente une littérature abondante, riche de sa diversité de style et de ses proverbes, soutenue par des infrastructures éditoriales relativement solides et des auteurs de différentes notoriétés. Les plus célèbres de ces auteurs sont Bernard Dadié, journaliste, conteur, dramaturge, romancier et poète qui domine la littérature ivoirienne dès les années trente, Aké Loba (Kocoumbo, l'étudiant noir, 1960) et Ahmadou Kourouma (Les Soleils des indépendances, 1968) qui a obtenu le Prix du Livre Inter en 1998 pour son ouvrage devenu un grand classique du continent africain En attendant le vote des bêtes sauvages. À ceux-ci s'ajoute une deuxième génération d'auteurs de plus en plus lus dont Véronique Tadjo, Tanella Boni, Isaie Biton Koulibaly, Maurice Bandaman, Camara Nangala… Une troisième génération se signale déjà avec des auteurs tels que Sylvain Kean Zoh (La voie de ma rue, 2002), (Le printemps de la fleur fanée, 2009), (Des loups et des agneaux, 2017) et (Le fils de la nuit, 2023) ou Josué Guébo (L'or n'a jamais été un métal, 2009) et (Mon pays, ce soir, 2011). Bande dessinée Le neuvième art ivoirien est caractérisé par plusieurs genres : réaliste, semi-réaliste, humoristique, science-fiction, etc. L'humour est le plus prisé par les Ivoiriens. Les thèmes abordés par les auteurs ont trait à leur vécu quotidien. Les faits comme le chômage, le banditisme, la pauvreté, le système D (débrouillardise), l'infidélité sont traités sur un ton léger. Les auteurs qui animent cet univers culturel ivoirien sont nombreux : Gilbert G. Groud, Marguerite Abouet (scénariste), Benjamin Kouadio, Lassane Zohoré, Lacombe, Bertin Amanvi, Hilary Simplice, Kan Souffle, Jess Sah Bi, Atsin Désiré… Les personnages ivoiriens de bande dessinée sont Cauphy Gombo, John Koutoukou, Tommy Lapoasse, Zézé, Dago, Sergent Deutogo, Jo Bleck, Les sorcières, Petit Papou… Le journal satirique Gbich, fondé par le caricaturiste, Zohoré Lassane, est pour beaucoup dans la vulgarisation de ce médium qu'est la bande dessinée en Côte d'Ivoire. Arts traditionnels L'art ivoirien se caractérise par de nombreux objets usuels ou culturels (ustensiles, statues, masques, etc.) réalisés dans diverses matières et dans diverses parties du pays par chacun des groupes culturels qui témoigne de son art de vivre par ses réalisations. Ainsi, des matériaux tels le bois ou le bronze, le raphia ou le rotin ou encore le bambou permettent la réalisation de vanneries, sculptures, meubles d'art, statues et masques. Les masques Dan, Baoulés, Gouros, Guérés et Bétés sont les plus connus. L'art du tissage est également partagé par les Baoulés et les Sénoufos qui sont en outre reconnus pour leur peinture sur tissu.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Côte d'Ivoire », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Genres musicaux et artistes

La musique ivoirienne comporte plusieurs courants qui peuvent se répartir entre les précurseurs (Ziglibithy, Gbégbé, Lékiné…), ceux de seconde génération (Zouglou, Meiway, Mapouka, Youssoumba…) et les courants modernes (coupé-décalé). Elle intègre également de nombreuses danses. Les animateurs des courants précurseurs sont, pour les plus connus : Amédée Pierre, roi du Dopé (nom bété du rossignol), Allah Thérèse, Tima Gbahi, Guéi Jean, Zakry Noël, n-zi (r&b). Les moins traditionalistes sont Anouman Brou Félix, Mamadou Doumbia, François Lougah, Ernesto Djédjé et Justin Stanislas. Une vague d'artistes modernes peut être citée. Il s'agit pour le reggae, de Alpha Blondy, Tiken Jah, Ismaël Isaac, Serges Kassi, Fadal Dey ; pour le zouglou : Serges Bilé, Yodé et l'enfant siro, Magic System, Soum Bill, Espoir 2000, pour le Youssoumba, Aboutou Roots ; pour la musique mandingue, de Aïcha Koné, Mawa Traoré, Kandet Kantet, Affou Kéïta ; pour la musique des Disc-Jockeys, de Douk Saga, La Jet Set, DJ Arafat, Debordo Leekunfa, DJ Lewis, Don Mike le Gourou, DJ Jacob et bien d'autres ; pour les variétés, de Meiway, Les Reines-Mères avec Werewere Liking et N'serel Njock, Bailly Spinto, Johnny La Fleur, Luckson Padaud, Betika, Affo Love, Mathey, Tiane, Nigui Saff K-Dance, Sothéka, Alain de Marie, Joëlle-C ; pour le jazz, Luc Sigui, Paco Sery, et Isaac Kemo saxophoniste talentueux, pour la musique religieuse, de Schékina, O'Nel Mala, Pasteur Adjéi, Constance, les frères Coulibaly… et pour la musique sentimentale, de Daouda Frost. RTI Music Awards récompense les meilleurs artistes ivoiriens et africains de l'année. Ce trophée est décerné par la RTI.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Côte d'Ivoire », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Ethnies, langues et méthodes de dénombrement

Le français est la langue officielle de la Côte d'Ivoire et plus de 80 % des habitants du pays le comprennent et le parlent. Selon l'Organisation internationale de la francophonie en 2009, 99 % des habitants de la plus grande ville du pays, Abidjan, savent lire, écrire et parler français. Aujourd'hui, plus du tiers de la population du pays a le français comme langue maternelle, surtout parmi les jeunes générations, ce qui soulève des inquiétudes sur la disparition des langues locales. En plus du français parlé par la majorité des Ivoiriens, plus de 70 autres langues sont parlées au quotidien, principalement dans les zones rurales. Parmi ces langues, les plus parlées dans le nord sont le sénoufo (2 400 000 locuteurs) et le malinké, mais on y compte aussi d'autres langues régionales, par exemple le mahouka et le koyaka (1 500 000 locuteurs). Plus au centre, le baoulé (7 200 000 locuteurs) et le bété (3 000 000 locuteurs) sont les plus parlées. Le yacouba (118 300 locuteurs), l'agni (400 000 locuteurs), le gouro sont aussi des langues beaucoup parlées. Le dioula serait la langue la plus parlée au pays du fait de son utilisation universelle dans le commerce. Le dioula appartient au groupe ethnique Mandingue, il est essentiellement utilisé par les commerçants et les artisans du commerce transsaharien, dans le but de faciliter les échanges commerciaux entre les grands groupes ethniques du nord de la Côté d'Ivoire, ainsi qu'avec les pays frontaliers dont le malinké est la langue officielle ou la plus parlée comme au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Côte d'Ivoire », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Faune, biodiversité et espaces protégés

Le couvert végétal s'est considérablement modifié au cours des années. Le paysage de base était constitué par les forêts denses, globalement subdivisées en forêts hygrophiles et forêts mésophiles, qui occupaient à l'origine un tiers du territoire au sud et à l'ouest. Il est complété par les forêts claires ou savanes arborées ou boisées, qui s'étendent du Centre au Nord, avec toutefois de nombreux points de forêt dense sèche. De petites mangroves, en outre, existent sur la côte. Depuis la période coloniale, les surfaces de forêts denses ont connu, par le fait de l'homme (plantations arbustives, exploitations forestières), une importante réduction. Depuis l'indépendance, la superficie couverte par les forêts est passée de 16 millions d'hectares à 3 millions aujourd'hui, en raison de la déforestation massive au profit de la culture du cacao, dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial. La faune présente une richesse particulière, avec de nombreuses espèces animales (vertébrés, invertébrés, animaux aquatiques et parasites). Parmi les mammifères, l'animal le plus emblématique reste l'éléphant, dont les défenses, constituées d'ivoire, ont jadis été une importante source de revenus. Espèce autrefois abondante en forêt comme en savane, l'éléphant a été intensément chassé et braconné. Aussi, ne subsiste-t-il que dans les réserves et parcs et en quelques points des forêts. La Côte d'Ivoire abrite aussi les deux espèces d'hippopotames, celle de savane répandue dans toute l'Afrique, et l'espèce pygmée, localisée aux forêts du pays et du Liberia voisin, l'hylochère ou sanglier géant, les antilopes et céphalophes, des buffles, des singes encore nombreux, des rongeurs, des pangolins et des carnivores, parmi lesquels le lion[réf. souhaitée], la panthère et la mangouste. Les oiseaux, dont plusieurs centaines d'espèces ont été identifiées, embellissent les paysages. On trouve également de nombreux reptiles (serpents, lézards, caméléons…), batraciens et poissons d'eau douce, et d'innombrables espèces d'invertébrés comme des mollusques, insectes (papillons, scarabées, fourmis, termites…), araignées et scorpions, etc. Certains animaux, célèbres dans la zone plus humide du Sud, deviennent, à l'image de quelques sous-espèces du chimpanzé commun, plus rares. Bien d'autres espèces sont en voie de disparition.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Côte d'Ivoire », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Cours d’eau et géographie

Topographie Le territoire de la Côte d'Ivoire présente l'aspect d'un quadrilatère, dont le sud offre une façade de 520 km sur l'océan Atlantique, dans la partie occidentale du golfe de Guinée. Le pays est caractérisé par un relief peu élevé. Les terres sont constituées en majeure partie de plateaux et plaines. L'ouest du pays, région montagneuse, présente toutefois quelques reliefs au-delà de mille mètres (le mont Nimba culmine à 1 752 m). Hormis cette région, les altitudes varient généralement entre 100 et 500 mètres, la plupart des plateaux se situant autour de 200 à 350 mètres. Ceux-ci présentent différents aspects. Les plateaux les plus élevés sont rigides dans leurs formes ainsi que dans leurs matériaux ; ceux de niveaux intermédiaires ont assez souvent des formes émoussées ; les plus bas présentent quant à eux une certaine rigidité, mais ils sont constitués de matériaux meubles. Des étendues énormes et verticales rigoureusement tabulaires et horizontales sont parfois présentes dans les régions de savanes, mais également sous les petits accrocs de savanes incluses dans la forêt dense. L'élément dominant de ces plateaux est constitué par une cuirasse ferrugineuse visible en surface sous forme de dalles de teinte rouille, mais parfois voilées de sables, de gravillons ou produits plus fins. Littoral et fleuves Les eaux, qui couvrent environ 4 462 km2, soit 1,38 % de la superficie totale du pays, sont constituées au sud par l'océan (Atlantique), par les lagunes dont les plus célèbres sont les complexes (d'est en ouest) Aby-Tendo-Ehy, lagune Ebrié, Grand-Lahou - lagune Tadio - Makey - lagune Tagba, ainsi que par les eaux mortes. La grande houle du sud qui vient battre la plage rend l'accès par mer très difficile. Le bord de mer en Côte d'Ivoire est une longue suite de plages qui ne s'interrompent qu'aux embouchures de fleuves, quand elles existent (en saison des crues). De nombreux cours d'eau avec souvent des débits extrêmes drainent tout le territoire. Au nombre de ceux-ci figurent quatre grands fleuves qui sont le Cavally (700 km), le Sassandra (650 km), le Bandama (1 050 km) et la Comoé (1 160 km). D'autres cours d'eau importants sont tributaires de ces derniers ou forment des bassins versants indépendants en tant que fleuves côtiers comme le Tabou, le Néro, le San-Pedro, le Bolo, le Niouniourou, le Boubo, l'Agnéby, la Mé, la Bia. À cet ensemble s'ajoutent des ruisseaux et plusieurs étendues marécageuses. Géologie Les sols présentent la même apparence que ceux que l'on rencontre en grande partie en Afrique de l'Ouest. Ils sont souvent meubles, parfois indurés d'un matériau dont la couleur se situe habituellement dans la gamme des rouges, allant de l'ocre au rouille sombre. Toutefois, l'empreinte des milieux équatoriaux sur les sols ivoiriens est proportionnellement plus marquée que dans la quasi-totalité des territoires qui se situent au nord du golfe de Guinée.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Côte d'Ivoire », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Ressources naturelles

pétrole, gaz naturel, diamants, manganèse, minerai de fer, cobalt, bauxite, cuivre, or, nickel, tantale, sable siliceux, argile, fèves de cacao, café, huile de palme, hydroélectricité

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Productions, volumes et classements mondiaux

En 2005 l'industrie ivoirienne constitue seulement 23,1 % de la production intérieure brute (contre 24,5 % en 2000). Elle affiche un déséquilibre structurel caractérisé par la domination numérique des petites et moyennes entreprises. Toutefois, en dépit des difficultés auxquelles elle se trouve confrontée, elle reste la plus diversifiée dans la sous-région ouest-africaine et représente 40 % du potentiel industriel de l'UEMOA. La Côte d'Ivoire encourage la transformation sur place des produits de l'agriculture (café, cacao). Industrie minière En 2011, les intérêts miniers canadiens en Côte d'Ivoire étaient évalués à 15 millions de dollars et un accord a été signé le 27 septembre entre les deux pays pour fournir une protection accrue aux entreprises canadiennes menant des activités en Côte d'Ivoire. En 2020, le secteur minier constitue 5 % du produit intérieur brut (PIB) de la Côte d'Ivoire, atteignant 850 milliards de FCFA (1,3 milliard d'euros). Outre l'or et le diamant, on trouve également en Côte d'Ivoire du fer, du nickel, du manganèse, de la bauxite et du cuivre. Or La production d'or de la Côte d'Ivoire est passée de 7 tonnes en 2009 à 24,5 t en 2018, puis 32,5 tonnes en 2019. Environ 30 % de la production actuelle viennent de la seule mine de Tongon, propriété du groupe aurifère canadien Barrick Gold. Il existe en tout neuf mines : Tongon (Barrick Gold, Canada) ; Agbaou dans le Centre et Ity dans l'Ouest - la plus ancienne mine d'or du pays) (Endeavour Mining, Canada) ; Sissengué dans le Nord (Africa Gold, Australie) ; Yaouré dans le Centre-Ouest (Perseus Mining, Australie); Parallèlement, plus de 22 tonnes auraient été extraites de manière illicite en 2019. Diamants Il existe en Côte d'Ivoire deux grandes zones diamantifères, Séguéla et Tortiya. Les secteurs cités ne constituent pas un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Côte d'Ivoire », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Emblèmes et symboles nationaux

description: trois bandes verticales égales d'orange (à gauche), blanc et vert: l'orange représente la savane et la fertilité, le blanc pour la paix et l'unité, le vert pour les forêts du sud et l'espoir d'un avenir radieux; design basé sur le drapeau français éléphant orange, blanc, vert

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Indicateurs économiques · Banque mondiale

76e sur 186 économies renseignées pour le PIB nominal (USD courants) en 2025. Données du classement.

PIB (USD courants)
AnnéeValeur
202599,773,555,666.20
202487,113,179,149.28
202380,780,312,569.16
202270,922,824,813.91
202172,794,636,653.78
202063,027,852,805.42
201960,382,894,697.36
201858,522,477,786.69
201752,512,343,996.69
201648,407,761,036.82

Source et méthode de l’indicateur

PIB par habitant (USD courants)
AnnéeValeur
20253,050.10
20242,727.89
20232,591.97
20222,333.37
20212,455.98
20202,179.73
20192,141.77
20182,130.87
20171,964.30
20161,862.60

Source et méthode de l’indicateur

Croissance du PIB réel (%)
AnnéeValeur
20256.50
20246.02
20236.60
20226.40
20217.06
20200.70
20196.72
20184.84
20177.41
20167.17

Source et méthode de l’indicateur

Population
AnnéeValeur
202532,711,547.00
202431,934,230.00
202331,165,654.00
202230,395,002.00
202129,639,736.00
202028,915,449.00
201928,193,009.00
201827,464,173.00
201726,733,372.00
201625,989,405.00

Source et méthode de l’indicateur

Les années disponibles peuvent varier selon l’indicateur. Un rang de production, un PIB, un PIB par habitant et un classement de développement mesurent des choses différentes.

Héros, figures de l’indépendance et grandes personnalités

Hymne national

L'Abidjanaise

Version instrumentale

Source des enregistrements · Public domain

Référence de l’hymne

United States Navy Band · Public domain

Les activistes de Côte d'Ivoire

Politique · 1

Aya Virginie Touré

Aya Virginie Touré, née Aya Virginie Kouamé, est une militante de la paix et une femme politique ivoirienne. Elle s'est fait connaître pour avoir organisé…

Social · 3

Barbara

Barbara Côte d'Ivoire est une femme trans ivoirienne, pionnière de la communauté LGBT, née en 1969. Barbara est coiffeuse de profession.

Francis Wodié

Francis Romain Wodié, né le 25 février 1936 à Abidjan (AOF) et mort le 3 juillet 2023 à (87 ans) dans la même ville, est…

Paulette Badjo Ezouehu

Paulette Badjo Ezouehu est depuis le 12 janvier 2016, ministre des Droits de l'Homme et des Libertés publiques de la Côte d'Ivoire.

Économique · 4

Aboubakar Soumahoro

Aboubakar Soumahoro est un syndicaliste et homme politique italien et ivoirien. Il est élu député à l'issue des élections de 2022.

Rachel Keke

Rachel Keke, née le 30 mai 1974 à Abobo (Côte d'Ivoire), de son nom entier Raïssa Rachel Keke, est une femme politique⁣⁣⁣ française et gouvernante…

Simone Gbagbo

Simone Ehivet Gbagbo , née Simone Ehivet le 20 juin 1949 à Moossou (commune de Grand-Bassam), est une syndicaliste, femme politique et ancienne Première dame…

Sylvie Fofana

Sylvie Fofana, née en 1968 à Mankono en Côte d’Ivoire, est une féministe engagée. Elle est la présidente de l’Association des salariés du particulier employeur…

Environnemental · 1

Wadja Egnankou

Wadja Matthieu Egnankou est un biologiste ivoirien, chercheur à l'Université Félix-Houphouët-Boigny d'Abidjan. Il a reçu en 1992 le Prix Goldman pour l'environnement en récompense de…

News · Actualités