Type de climattropicale ; Modéré par les alizés ; saison sèche (de novembre à avril) ; saison des pluies (mai à octobre)
Crédit photoKremlin.ru · CC BY 4.0 · Source de l’imagePrésident actuelMiguel Díaz-CanelPrésident de la République
Date d’accession au pouvoir19/04/2018Date d’entrée dans la fonction indiquée ; les mandats antérieurs peuvent être distincts.
Mode d’accession au pouvoirÉlection du 19 avril 2018 (président du Conseil d'État)
Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.
Sources et précisions : superficie et climat
Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.
Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.
Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.
Le descriptif climatique provient d’une archive du World Factbook. Il décrit le climat général et ne constitue pas un bulletin météo actuel.
Résumé climatique traduit automatiquement depuis une source anglophone, à relire.
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Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies
Cuba, en forme longue la république de Cuba (en espagnol : República de Cuba), est un État insulaire des Caraïbes formé de l'île de Cuba (la plus grande île des Antilles), de l'île de la Jeunesse (appelée île aux Pins jusqu'en 1978) et de 4 095 cayes et îlots. Il est situé dans l'ouest des Grandes Antilles, à la confluence de la mer des Caraïbes, du golfe du Mexique et de l'océan Atlantique ; au nord-est des îles Caïmans ; au nord-ouest de la Jamaïque ; à l'est du Mexique (Yucatán) ; au sud-est de la péninsule de Floride ; au sud-ouest des Bahamas ; à l'ouest d'Haïti et des îles Turques-et-Caïques.
Première île des Caraïbes en termes de superficie, devançant Hispaniola (qui abrite deux pays : Haïti et la République dominicaine), l'île de Cuba est toutefois derrière en nombre d'habitants avec près de 11 253 000 habitants. Sa capitale est La Havane, sa langue officielle l'espagnol et sa devise le peso cubain.
L'île a été d'abord peuplée par des Amérindiens, les Ciboneys et les Taïnos, avant que les Espagnols ne la colonisent et en fassent une capitainerie générale de 1492 à 1898, puis qu'elle devienne un territoire occupé par les États-Unis jusqu'au 20 mai 1902. Depuis la révolution cubaine de 1959, le pays se définit comme une république unitaire. Le 16 avril 1961, à la veille du débarquement de la baie des Cochons, Fidel Castro proclame officiellement le caractère socialiste de la révolution et du régime. En 1965, le Parti communiste de Cuba est créé et devient la « force dirigeante supérieure », s'imposant de fait comme le parti unique. Depuis ses débuts, et encore aujourd'hui, le régime socialiste cubain est souvent qualifié de dictature. En avril 2023, Miguel Díaz-Canel est réélu président de la République par l'Assemblée nationale avec 97,66 % des voix.
Cuba est membre de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) depuis la Déclaration conjointe signée par Hugo Chávez et Fidel Castro le 14 décembre 2004 à La Havane.
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Origine du nom et étymologie
Il n'y a pas de consensus entre les historiens quant à l'origine du nom Cuba. Pour certains, il viendrait des mots taïnos cubanacán signifiant « place centrale », ou cubao « terres fertiles ». Pour d'autres, le nom découlerait de la contraction des mots arawaks coa « lieu, terre » et bana « grande », coabana. D'autres encore affirment que le nom vient de Cuba, ville de la province de l'Alentejo au Portugal, seul autre endroit au monde à porter ce nom. Contrairement à ce qui est affirmé parfois, Christophe Colomb n'a pas appelé l'île Juana en l'honneur de la fille des Rois Catholiques espagnols mais, selon Bartolomé de las Casas, en l'honneur de leur fils, le prince Don Juan : « En 1492, Colomb a découvert Cuba lors de son premier voyage. L'Amiral de la Mer Océane, vice roi des terres qu'il vient de découvrir, nomme Juanna cette terre qu'il croit être une île rattachée au continent asiatique. Colomb l'a nommée ainsi en l'honneur de l'enfant don Juan, fils d'Isabelle et Ferdinand, les Rois Catholiques, afin de les remercier. » Le 4 octobre 1497, le prince don Juan meurt. On envisage, en Espagne, de renommer l'île.
Le premier document qui comporte le nom de Cuba est la carte de Juan de la Cosa, dessinée dans la première moitié de l'année 1500. L'île a aussi été appelée, ultérieurement, Fernandina, en l'honneur du roi Ferdinand, époux de la reine Isabelle de Castille. Après la mort du prince don Juan, Ferdinand d'Aragon a renommé l'île par un décret du 28 février 1515. Malgré le décret du roi Ferdinand l'île a conservé le nom de Cuba.
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Histoire du pays
Préhistoire
Histoire pré-coloniale
Cuba était peuplée des Natifs de Cuba : les Ciboneys et les Taïnos. Les Ciboneys étaient des chasseurs et des pêcheurs qui ont laissé des peintures rupestres - plus de 200 dans les grottes de Punta del Este sur l'île de la Jeunesse. Les Tainos vivaient de la culture et de la chasse et possédaient une forme d'organisation sociale. Ces sociétés disparurent en moins de 50 ans au contact des Européens.
Histoire coloniale
La monarchie catholique espagnole colonise l'île au cours du XVIe siècle après la découverte de l'île par Christophe Colomb le 28 octobre 1492 et l'intègre à son empire. La domination espagnole durera jusqu'à la signature du traité de Paris en 1898. Au cours de ces quatre siècles, de nouvelles villes verront le jour dont Santiago de Cuba (1514) et La Havane (1515). Malgré les efforts de Bartolomé de las Casas, la population indienne payera un lourd tribut : elle sera pratiquement décimée en quelques années. Jean de Witte deviendra le premier évêque de Cuba ; mais il reviendra à Bruges.
Déçus par la faible productivité des mines d'or, les conquistadors décident de faire de Cuba leur plaque tournante vers le continent et l'utilisent comme escale pour les navires chargés des richesses du Nouveau Monde à destination de l'Espagne. L'île se tourna donc vers de nouvelles activités : tabac (plus ou moins 300 millions de cigares par an ainsi qu'une douzaine de milliards de cigarettes brunes ou blondes), café et canne à sucre (héritée de quatre siècles de colonisation espagnole et qui procure à Cuba le plus gros de ses ressources). Cette dernière activité nécessitant une main d'œuvre importante, il sera fait appel aux esclaves africains. Il semble que l'on ait cultivé dès 1523 la canne à Cuba où elle a trouvé les meilleures conditions de croissance : climat chaud, sols humides et, juste avant la coupe, une période sèche propice à la concentration du saccharose. En 1620, Cuba produisait 550 tonnes de canne à sucre.
En 1763, il n'y avait pas plus de trente-six mille esclaves dans toute l'île. La culture sucrière, sans être négligeable, était très loin du niveau des colonies françaises, comme Saint-Domingue, ou anglaises, comme la Jamaïque. Après la longue guerre qui dure de 1791 à 1803 contre les esclaves noirs beaucoup de propriétaires blancs de Saint-Domingue fuient à Cuba où ils apportent capitaux et savoir-faire. De 1792 à 1860, on introduit à Cuba plus de sept cent vingt mille esclaves, plus qu'au cours des deux siècles précédents. Ensuite, les planteurs francophones viennent grossir le flot des réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique.
Même si, au XVIIe siècle, la population avait augmenté avec l'arrivée des colons espagnols et des esclaves africains, Cuba était encore, au début du XVIIIe siècle, une petite colonie. Pendant l'été 1762, la capitale fut conquise par les Anglais conduits par Georges Keppel et lord Albemarle. Ils allaient régner sur l'île pendant neuf mois. Aussi brève fût-elle, l'occupation anglaise modifia l'organisation économique et sociale de Cuba. Les restrictions commerciales imposées par l'Espagne furent abolies, marquant le début des échanges avec les colonies anglaises d'Amérique du Nord. Le trafic des esclaves s'intensifia pour fournir la main d'œuvre nécessaire dans les plantations. À l'issue du traité de Paris, signé en 1763, Cuba fut rendue à l'Espagne en échange de la Floride attribuée aux Britanniques.
Dans les régions plantées de palmiers royaux, trop accidentées pour les machines modernes, des brigades de travailleurs de provinces et de villes différentes et de toutes professions viennent encore couper la canne à la machette. Volontaires, nourris six fois par jour[réf. nécessaire], pouvant gagner cinq fois plus qu'un ouvrier ordinaire, ils ont droit à tous les égards. Au XVIIIe siècle, le châtiment le plus redouté par l'esclave urbain était d'être vendu aux planteurs de l'intérieur ; prisonniers du domaine, les Noirs ne recevaient ni argent ni éducation.
Plus de 360 000 esclaves débarquèrent entre 1820 et 1860 au port de La Havane, qui comptait au début du siècle 40 000 Blancs et 30 000 esclaves. L'esclavage, fondement de l'économie coloniale et source des richesses de l'aristocratie créole, fut définitivement aboli en 1886, par une loi de 1880, et entièrement supprimé dans les faits en 1888.
Indépendance
Les luttes pour l'indépendance contre l'Empire colonial espagnol remontent au milieu du XIXe siècle avec la guerre des Dix Ans qui débuta en 1868. La guerre d'indépendance cubaine proprement dite a lieu en 1896-1898 ; c'est pendant cette guerre que sont mis en place, pour la première fois dans l'Histoire, des camps de concentration. Le général espagnol Valeriano Weyler a organisé la déportation de 400 000 civils cubains, dans le but de les séparer des rebelles, qui trouvaient auprès des paysans abri et nourriture. 100 000 Cubains sont morts des suites de la politique espagnole de reconcentration. Les États-Unis intervinrent sous des prétextes humanitaires, dans la guerre d'indépendance cubaine, qui avait fait 200 000 morts depuis 1895 (soit 1/8 de la population), lors de la guerre hispano-américaine. Ils occupèrent ensuite l'île de 1901 à 1902, puis de 1905 à 1909.
Le 20 mai 1902, les forces armées des États-Unis évacuent pour l'essentiel le territoire cubain et la république de Cuba est officiellement créée. Pour la première fois de leur histoire, l'indépendance des Cubains est reconnue formellement, mais aux termes de l'amendement Platt, c'est-à-dire nominalement indépendante car sous protectorat. Les États-Unis poursuivirent une ingérence marquée jusqu'en 1934 (par révocation de l'« amendement Platt » et par politique de bon voisinage).
Le 20 mai 1925, Gerardo Machado accède à la présidence, avec le soutien du Parti libéral et des États-Unis. Il dirige le pays d'une main de fer jusqu'en 1933, supprimant la liberté de la presse et réprimant l'opposition. La police secrète est organisée de manière à exercer un étroit contrôle sur le pays et les hommes de main du régime, les porristas, font le coup de feu en pleine ville, assurés de l'impunité.
La police use de méthodes similaires à celles utilisées au Mexique (loi mexicaine du 25 janvier 1862) promulguée durant la présidence de Benito Juárez, qui ordonne, dans son article 28, d'abattre un prisonnier qui prend la fuite, procédé permettant l'élimination de nombre d'opposants gênants. Certains prisonniers sont même jetés aux requins[réf.
Wikipédia, article « Cuba », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Colonisation et administrations historiques
Cuba était peuplée des Natifs de Cuba : les Ciboneys et les Taïnos. Les Ciboneys étaient des chasseurs et des pêcheurs qui ont laissé des peintures rupestres - plus de 200 dans les grottes de Punta del Este sur l'île de la Jeunesse. Les Tainos vivaient de la culture et de la chasse et possédaient une forme d'organisation sociale. Ces sociétés disparurent en moins de 50 ans au contact des Européens.
Wikipédia, article « Cuba », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence
Indépendance, dates et mouvements
Les luttes pour l'indépendance contre l'Empire colonial espagnol remontent au milieu du XIXe siècle avec la guerre des Dix Ans qui débuta en 1868. La guerre d'indépendance cubaine proprement dite a lieu en 1896-1898 ; c'est pendant cette guerre que sont mis en place, pour la première fois dans l'Histoire, des camps de concentration. Le général espagnol Valeriano Weyler a organisé la déportation de 400 000 civils cubains, dans le but de les séparer des rebelles, qui trouvaient auprès des paysans abri et nourriture. 100 000 Cubains sont morts des suites de la politique espagnole de reconcentration. Les États-Unis intervinrent sous des prétextes humanitaires, dans la guerre d'indépendance cubaine, qui avait fait 200 000 morts depuis 1895 (soit 1/8 de la population), lors de la guerre hispano-américaine. Ils occupèrent ensuite l'île de 1901 à 1902, puis de 1905 à 1909.
Le 20 mai 1902, les forces armées des États-Unis évacuent pour l'essentiel le territoire cubain et la république de Cuba est officiellement créée. Pour la première fois de leur histoire, l'indépendance des Cubains est reconnue formellement, mais aux termes de l'amendement Platt, c'est-à-dire nominalement indépendante car sous protectorat. Les États-Unis poursuivirent une ingérence marquée jusqu'en 1934 (par révocation de l'« amendement Platt » et par politique de bon voisinage).
Le 20 mai 1925, Gerardo Machado accède à la présidence, avec le soutien du Parti libéral et des États-Unis. Il dirige le pays d'une main de fer jusqu'en 1933, supprimant la liberté de la presse et réprimant l'opposition. La police secrète est organisée de manière à exercer un étroit contrôle sur le pays et les hommes de main du régime, les porristas, font le coup de feu en pleine ville, assurés de l'impunité.
La police use de méthodes similaires à celles utilisées au Mexique (loi mexicaine du 25 janvier 1862) promulguée durant la présidence de Benito Juárez, qui ordonne, dans son article 28, d'abattre un prisonnier qui prend la fuite, procédé permettant l'élimination de nombre d'opposants gênants. Certains prisonniers sont même jetés aux requins[réf. nécessaire].
Le tourisme en provenance des États-Unis se développe considérablement. Les mouvements étudiants, les syndicats et les mouvements d'inspiration socialiste résistent à la dictature, ce qui aboutit à sa chute en 1933[source insuffisante].
Durant cette période et en particulier sous les gouvernements de Fulgencio Batista (1940-1944 et 1952-1959), l'île est massivement investie par la Cosa nostra qui y installe casinos et pratique le blanchiment d'argent à grande échelle. Les mafias italo-américaines trouvent à Cuba « calme, impunité, profits » et pratiquent la corruption des élites locales à large échelle. Une convergence d'intérêts se crée entre Cosa nostra, les grandes sociétés américaines implantées dans l'île et le gouvernement des États-Unis, notamment de ses services de renseignement.
Wikipédia, article « Cuba », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence
Institutions et modèle politique
Constitution
Le pays est actuellement régi par la Constitution de 2019. Cuba se présente comme un État socialiste et se veut être une république unitaire des ouvriers et paysans. Le Parti communiste est le seul parti politique reconnu par la Constitution, qui le désigne comme « la force dirigeante supérieure de la société et de l'État ». Néanmoins, il ne peut désigner les candidats aux élections. En effet, ils sont désignés soit directement par les électeurs pendant des réunions publiques ou soit par les assemblés municipales. Depuis ses débuts, et encore aujourd'hui, le régime cubain est souvent qualifié de dictature mais un débat existe en France et ailleurs sur la pertinence de cette qualification : le diplomate Jean Mendelson, estime ainsi en 2016 que « Cuba ne correspond à aucune case : ni démocratie représentative, ni dictature ».
Pouvoir exécutif
De 1976 à 2019, l'organe suprême du pouvoir exécutif est le Conseil d'État, présidence collégiale composée de 31 membres élus par le Parlement pour cinq ans et dont le président exerce la charge de chef de l'État.
Fidel Castro est Premier ministre de 1959 à 1976, puis, après l'abolition de cette charge, président du conseil d'État de 1976 à 2008. Il est devenu, en 1965, premier secrétaire du Parti communiste de Cuba et, en 1976, représentant à l'Assemblée nationale de la municipalité de Santiago de Cuba. Raúl Castro est investi par l'Assemblée nationale à la tête de l’État en juillet 2008, succédant à son frère Fidel Castro. Il lui succède, en 2011, à la tête du parti. Le 18 avril 2018, Miguel Díaz-Canel devient le premier président du Conseil d'État à ne pas être issu de la famille Castro. Raúl Castro reste toutefois à la tête du parti.
Depuis l'adoption de la Constitution cubaine de 2019, le chef de l'État est le président de la République et le chef du gouvernement est le Premier ministre. Le Conseil d'État continue d'exister et est dirigé par le président de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire.
Pouvoir législatif
Le parlement cubain est l'Assemblée nationale du pouvoir populaire (Asamblea Nacional del Poder Popular). C'est l'organe suprême du pouvoir de l'État, doté des droits de voter les lois et de modifier la Constitution. Ses 470 membres sont élus pour cinq ans au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. L'Assemblée nationale élit en son sein le Conseil d'État et son président par un vote à bulletin secret. Selon la Constitution, les députés doivent rendre des comptes régulièrement à leurs électeurs et sont révocables par ceux-ci.
Élections
Les dernières élections municipales se sont tenues le 25 avril et 2 mai 2010, ayant désigné un peu plus de 15 000 délégués dans les 169 assemblées municipales. Selon la Constitution cubaine, c'est le seul scrutin permettant aux électeurs cubains de désigner directement leurs candidats lors de réunions publiques. En pratique, les délégués n’ont obtenu aucun pouvoir supplémentaire lors de la réforme constitutionnelle de 1992.
Wikipédia, article « Cuba », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Modèle économique et secteurs dominants
Au lendemain de la prise de pouvoir, le gouvernement nationalise en 1960, 90 % du secteur industriel et 70 % des terres agricoles. Il confisque les entreprises américaines, en représailles contre le non-respect du Sugar Act, qui prévoyait l'achat par les États-Unis du sucre à des prix au double de celui du marché, et conclut un accord commercial avec l'URSS. Le gouvernement cubain met en place une économie planifiée. La plupart des moyens de production sont contrôlés par l'État et la plupart de la main-d'œuvre est employée dans le secteur public. Ces dernières années le secteur privé s'est développé. En 2000, le secteur public représentait 77,5 % des emplois et le secteur privé 22,5 % alors qu'en 1981 le rapport était de 91,8 % et 8,2 %. L'investissement est réglementé et la plupart des prix sont fixés par les autorités publiques.
La chute de l'Union soviétique et du COMECON — qui priva l'île de ses principaux partenaires commerciaux — et l'embargo des États-Unis instauré le 3 février 1962 eurent de lourdes conséquences sur le pays — les pertes s’élevant, en 2014, à plus de 116 milliards de dollars pour l'économie cubaine. L'Union soviétique achetait le sucre cubain à un prix supérieur au prix du marché et fournissait du pétrole à bas prix. En 1992, le niveau des échanges avec les pays de l'ex-COMECON représentait moins de 7 % du niveau de 1989. Dans le même temps, le PNB cubain chuta de 34 %, les revenus par habitant de 39 %. En 1992, les États-Unis ont resserré l'embargo contre Cuba, tout bateau qui entrait dans un port cubain était refusé d'accès aux États-Unis pendant six mois. Des centaines de tonnes de nourriture et de médicaments étaient prises en otage. Quelques années plus tard, l'embargo fût intensifié, chaque pays qui commerçait avec Cuba se voyait interdit d'accès aux États-Unis, l'accès de Cuba aux capitaux étrangers s'écroulait.
Face à cette crise économique, Cuba libéralisa un peu son économie. En 1993, le développement d'entreprises privées de commerce et de manufactures fut permis, ainsi que la légalisation du dollar américain dans les magasins pour un temps (non permis depuis 2004). Le tourisme fut aussi encouragé. En 1996, l'activité touristique représentait plus que la culture de la canne à sucre en termes de devises. 1,9 million de touristes ont visité l'île en 2003, pour l'essentiel des touristes venant du Canada ou de l'Union européenne, générant 2,1 milliards de dollars de revenus. La productivité cubaine demeure cependant insuffisante et les performances de l'économie entravées par le manque de moyens de transport.
Sur la côte entre La Havane et Varadero, des pompes à pétrole rappellent que Cuba produit 4 millions de tonnes de brut par an. Le pays en importe aussi du Venezuela, « à prix d'ami ». Le régime, qui espère trouver des gisements offshore, a autorisé le géant pétrolier espagnol Repsol à prospecter au large de la capitale cubaine.
Wikipédia, article « Cuba », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Évolution économique et niveau de développement
L'économie planifiée est encore largement gérée par l'État, bien que la privatisation augmente en vertu de la nouvelle constitution; les protestations généralisées en raison de l'absence de produits de première nécessité et d'électricité; les investissements étrangers massifs augmentent récemment; l'exportateur connu du tabac; les relations uniques entre le pétrole et les médecins avec le Venezuela; la corruption généralisée
Banque mondiale : PIB nominal de 107 352 000 000 USD courants en 2020. Valeur de comparaison : 91 370 407 900 USD courants en 2016. Ces montants nominaux ne mesurent pas la croissance réelle ; la série séparée de croissance du PIB réel et le PIB par habitant sont présentés dans le tableau des indicateurs.
CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.
Grandes réalisations politiques, économiques et sociales
Les dépenses publiques de santé s'établissaient en 2004 à 5,5 % du PIB, les dépenses publiques d'enseignement à 9 % du PIB (2002-2005). Cuba se trouve à la quatrième place selon le classement du programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Amérique latine et à la quarante-huitième place dans le monde pour l'indice de développement humain (IDH).
Dans le rapport sur le développement humain 2013 du PNUD, Cuba est passé à la vingt-sixième place pour l'IDH, et ses dépenses de santé et pour l'éducation représentent respectivement 9,7 % et 12,7 % du PIB. L'UNICEF désigne Cuba comme le pays le plus avancé sur les droits des enfants dans la zone Amérique latine/Caraïbes et seulement devancé par le Canada dans tout l'hémisphère occidental.
Cuba est devenu, en 1965, le premier pays latino-américain à légaliser l’avortement, et est resté le seul jusqu'en 2012 et sa légalisation en Uruguay.
Sur le plan éducatif, les universitaires et chercheur au CNRS Philippe Bayart, Rémy Herrera et Éric Mulot évoquent en 2008 l'excellence du système cubain ; ils étudient son évolution depuis 1990 et le début de la crise de la « Période spéciale », pour conclure : « La lecture critique que les responsables cubains ont faite [des] réformes éducatives néolibérales les a amené à réaffirmer, malgré les pressions contraires, les principes qui ont guidé les politiques sociales du pays depuis 1959. Cette continuité paraît avoir produit des effets positifs, puisque, de l’avis de nombreux experts internationaux, le système éducatif cubain reste, en termes quantitatifs et qualitatifs, l’un des plus performants au monde. À l’évidence, ce constat doit être nuancé, car nombre de problèmes, apparus avec la crise, et sur lesquels nous avons insisté, demeurent à résoudre, faute de quoi la politique éducative de Cuba rencontrerait des difficultés pour continuer à réaliser son principe d’égalité et à assurer la correspondance, la complémentarité et la cohérence de ses politiques socio-économiques ».
Dans un article critiquant la visite du président français François Hollande à Cuba, publié en 2015 dans Slate, le sociologue Frédéric Martel critique pour sa part « l'échec maintenant avéré du système de santé et du modèle éducatif – en dépit de statistiques éhontément falsifiées ». Certaines sources, comme l'Institut Mises, ont questionné la véracité de certaines statistiques, comme celles sur la santé ou la mortalité infantile.
La journaliste d'investigation Maylïs Khider a documenté et confirmé la reconnaissance internationale dont bénéficie le système cubain dans son ouvrage Médecins cubains, les armées de la paix, 2021. Quant à la qualité du système éducatif à Cuba, elle est largement reconnue et parfois louée par la communauté internationale (OMS, Banque mondiale), bien connue des spécialistes de l'île comme Janneth Habel, Danielle Bleitrach ou les professeurs Paul Estrade et Jean Lamore, entre autres, même par les plus critiques d'entre eux.
CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.
Culture, traditions et patrimoine
Cuba est réputé notamment pour :
ses cigares, notamment les Habanos et les Cohiba, cigares cubains de renommée mondiale ;
son rhum, notamment le Havana Club, détenu par l'État cubain qui l'exploite conjointement avec le groupe Pernod Ricard. Le rhum est une eau-de-vie obtenue par fermentation et distillation du jus de la canne à sucre ;
sa musique cubaine a produit un grand nombre de genres musicaux dont le mambo et le cha-cha-cha, le son dont Buena Vista Social Club a permis la redécouverte, le boléro. Aujourd'hui, elle s'exprime avant tout par la timba (proche de la salsa) et le reggaeton. Elle s'inspire aussi de la rumba congolaise, pour cause, la forte communauté originaire d'Afrique centrale (ex-Zaïre) depuis l'esclavage. Des chansons comme Guantanamera, Hasta siempre, Quizás, quizás, quizás sont mondialement célèbres.
Genres par ordre chronologique : Conga | Punto guajiro | Guaracha | Tumba francesa | Contradanza | Rumba | Habanera | Trova | Changüí | Danzón | Boléro | Son | Guajira | Mambo | Jazz afro-cubain | Filin | Cha-cha-cha | Pachanga | Nueva trova | Songo | Timba
les vieilles voitures américaines (classées dans le patrimoine cubain, c.-à-d. qu'on ne peut les acheter et les faire sortir de l'île).
le révolutionnaire argentin Ernesto Guevara dit le « Che », aux côtés duquel Fidel Castro mena la révolution cubaine.
la santeria, religion syncrétique d'origine africaine, très présente dans la société cubaine. Selon l'historienne et anthropologue María I. Faguaga, la majorité de la population tient compte des prophéties publiées chaque année dans la Lettre de l'année publiée par les babalaos, les prêtres de la santería.
le carnaval Santiano de Cuba.
les Cubains sont peu équipés en matériel informatique (3,3 ordinateurs pour 100 habitants, c'est-à-dire l'un des taux les plus faibles du monde).
En avril 2018, Miguel Díaz-Canel promulgue le décret 349 qui oblige les artistes à solliciter l’autorisation préalable du ministère de la Culture avant de se produire dans les espaces publics ou privés. Le décret 349 prévoit aussi l'interdiction de vendre des livres dont la teneur est « préjudiciable à l'éthique et aux valeurs culturelles » de Cuba. Des artistes s'organisent pour contester cette loi, notamment autour du Mouvement San Isidro.
Média
Après la prise de pouvoir de Fidel Castro, le nombre de titres de presse se réduit considérablement ; en 1965 : il ne reste plus que deux journaux, tous deux dépendants du Parti communiste : Granma et Juventud Rebelde (en).
Avant la Révolution cubaine, la capitale possédait 135 salles de cinéma dont la plupart ont été fermées. Il en reste une vingtaine aujourd'hui.
Libertés de la presse et des médias
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Genres musicaux et artistes
Musique cubaine :
la timba, rythme cubain né dans les années 1990, proche de la salsa, en plus moderne. En dehors des amateurs, c'est un genre qui reste méconnu. Groupe populaire : Los Van Van.
le son cubain, né vers 1900 à Santiago de Cuba. Dans les années 1930, la chanson El manisero (The Peanut Vendor) eut beaucoup de succès. Le genre est redevenu à la mode après Buena Vista Social Club et la chanson Chan Chan de Compay Segundo. Dans un genre plus moderne, Un monton de estrellas de Polo Montañez a connu un certain succès auprès des connaisseurs en 2000
le cha-cha-cha, créé par Enrique Jorrín en 1954, a connu un grand succès avec des chansons comme Oye como va de Tito Puente en 1959, (repris par Carlos Santana en 1970) ou, en France, Pepito (mi corazon) par Los Machucambos. C'est une musique encore très vivante, représentée notamment par Marc Anthony (Ven Dimelo / I Need to Know)
le mambo, inventé par les frères Lopez vers les années 1940 et popularisé par des artistes comme Pérez Prado, Tito Puente, Machito, etc. Titres populaires : Perry Como (Papa Loves Mambo) et Rosemary Clooney (Mambo Italiano), repris par Dario Moreno.
le boléro
la rumba, qui repose sur des chants (souvent en dialectes africains) et des percussions (congas, cajón, etc.). Ses principaux représentants sont Los Papines, Los muñequitos de Matanzas et Clave y Guaganco
le danzón, l'ancêtre du mambo et du cha-cha-cha, créé vers 1880
la habanera, un genre ancien dont les morceaux les plus connus sont La paloma (composée vers 1860 par Sebastián Iradier) reprise, entre autres, par Mireille Mathieu avec La paloma adieu et Elvis Presley avec No more. Elle apparaît aussi dans des pièces classiques, comme L'Amour est un oiseau rebelle (La habanera) de l'opéra Carmen de Georges Bizet (1875)
la guajira, surtout connu grâce à la chanson Guantanamera (composée en 1929, attribuée à Joseíto Fernández)
le reggaeton cubain ou cubaton
Quelques artistes cubains chantent de la salsa, qui n'est pas un genre cubain seulement mais international et qui est apparu en fait dans le Spanish Harlem à New York, basé sur différents genres cubains mais également portoricains et colombiens entre autres.[réf. nécessaire]
En février 2021, cinq artistes cubains : Yotuel Romero, Descemer Bueno, le duo Gente de Zona et les rappeurs Maykel Osorbo et El Funky se réunissent et interprètent sur les réseaux sociaux Patria y vida. Ce titre prend le contrepied du slogan révolutionnaire Patria o Muerte pour dénoncer 60 ans de dictature communiste à Cuba. En 72 heures le clip fait un million de vues sur YouTube et devient viral sur les réseaux sociaux cubains . Patria y vida reçoit le Latin Grammy Award de la meilleure chanson de l'année 2021 et le magazine Rolling Stone classe Patria y vida parmi les 50 meilleures chansons de l'année 2021.
Wikipédia, article « Culture de Cuba », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Ethnies, langues et méthodes de dénombrement
Principaux indicateurs démographiques (2004) :
Taux de natalité : 11 pour mille habitants
Taux de mortalité : 7 pour mille habitants
Taux de mortalité infantile : 6 pour mille
Espérance de vie des hommes : 75 ans
Espérance de vie des femmes : 79 ans
Taux d'alphabétisation des femmes : 99,7 %
Taux d'alphabétisation des hommes : 99,7 %
Indice de développement humain (2021) : 0,764 (83e place mondiale)
La mortalité
La mortalité a fortement diminué entre 1950 et 2010.
Le taux de mortalité infantile est passé de 80,6 pour mille naissances vivantes en 1950-1955 à 5,3 en 2010.
L'espérance de vie s'est améliorée entre 1950 et 2012. En 2012, elle est de 80 ans à la naissance. Cuba dépasse les États-Unis qui sont à 78 ans.
Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.
Wikipédia, article « Cuba », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Faune, biodiversité et espaces protégés
Cuba abrite une biodiversité particulièrement importante et un grand nombre d'espèces endémiques, allant du plus petit oiseau de la planète (le colibri d'Elena) au crocodile de Cuba qui peut mesurer jusqu'à cinq mètres de long en passant par l'iguane terrestre de Cuba, le hutia, 370 espèces d’oiseaux, 26 de chauves-souris, et les escargots Polymita. Le pays est l'un des rares où les populations d'abeilles n'ont pas décliné, grâce à la promotion d'une agriculture biologique.
L'île a jusqu'à présent réussi à conserver sa beauté naturelle intacte et est considérée comme le poumon vert des Antilles. Les autorités cubaines font de la protection du patrimoine naturel une priorité et ont créé plus de deux cent cinquante zones naturelles protégées, couvrant l’équivalent de 22 % du pays. La réserve naturelle des Jardins de la reine, qui comprend près de 150 kilomètres d’îles, de récifs et de mangroves accueille un récif corallien parmi les mieux préservés au monde. Le développement du tourisme de masse et le réchauffement climatique font cependant peser certaines craintes.
Wikipédia, article « Cuba », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence
Cours d’eau et géographie
Localisation, superficie et frontière
La république de Cuba est située entre la mer des Caraïbes au sud, le golfe du Mexique au nord-ouest, la Floride au nord et les Bahamas au nord-est, elles-mêmes baignées par l'Atlantique Nord. Géographiquement, elle se trouve à proximité du tropique du Cancer, à 87 km à l'ouest-nord-ouest de la pointe du Cheval Blanc, sur l'île d'Hispaniola ; à 145 km au nord de la Jamaïque ; à 208 km de Punta Cayo Raton, sur la péninsule du Yucatán (Mexique), et à 212 km au sud de East Cape, sur la péninsule de Floride.
C'est un archipel composé de l'île de Cuba, longue de 1 210 km (qui fait d'elle la plus grande île des Antilles), de l'île de la Jeunesse et de 4 095 cayes.
La république comprend l'île entière ainsi que l'île de la Jeunesse, mais l'entrée de la baie de Guantánamo est occupée depuis 1898 (officiellement loué depuis 1903) par les États-Unis qui y ont installé une importante base navale (que les États-Unis maintiennent malgré l'opposition du gouvernement cubain). De ce fait, Cuba et les États-Unis partagent une frontière terrestre longue de 29 km.
Topographie et hydrographie
Près de 80 % du relief de Cuba est constitué de plaines et de plateaux. Toutefois, trois chaînes de montagnes façonnent également le paysage de l'île :
la cordillère de Guaniguanico, à l'ouest de La Havane, 699 m d'altitude ;
l'Escambray, au centre, culminant au pic San Juan avec 1 140 m ;
la Sierra Maestra, au sud-est qui culmine au pic Turquino avec 1 974 m.
Cuba compte de nombreux cours d'eau dont les plus longs importants sont le río Cauto (343 km) et le río Toa (es) (130 km).
Climat
L'île est située au sud du tropique du Cancer, elle jouit essentiellement d'un climat tropical qui est presque partout rendu agréable par les alizés. La moyenne de température s'élève à 25,5 °C. L'air ambiant est très humide. La saison sèche va de novembre à avril et de mai à octobre c'est la saison humide. Le mois d'août est en outre le plus pluvieux, il pleut rarement plus de quarante-huit heures consécutives.
Cuba est régulièrement frappée par des cyclones tropicaux pendant l'été et l'automne. Parmi ceux-ci, l'ouragan de Cuba de 1910 a été particulièrement marquant, affectant l'île durant 5 jours et l'ouragan de 1932 est encore le plus meurtrier à avoir touché le pays avec plus de 3 000 décès. Ce dernier atteignit la catégorie 5 maximale de l'échelle de Saffir-Simpson mais avait diminué à la catégorie 4 avant de frapper Cuba. La saison cyclonique 2008 a beaucoup pesé sur l'économie cubaine, surtout l'agriculture et l'élevage : les destructions causées par les cyclones tropicaux sont évaluées par Raúl Castro à 10 milliards de dollars (7,9 milliards d'euros). 500 000 foyers ont été affectés, 156 000 hectares de canne à sucre ont été détruits et 500 000 ont été inondés.
Environnement
Wikipédia, article « Cuba », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Ressources naturelles
Ressources mentionnées dans la source archivée : cobalt, nickel, minerai de fer, chrome, cuivre, sel, bois, silice, pétrole, terres arables. La liste décrit des catégories de ressources ; elle ne donne pas à elle seule les réserves exploitables, la production annuelle ni un classement mondial. Les données chiffrées doivent conserver leur unité et leur année.
CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.
Productions, volumes et classements mondiaux
Avant les années 1990, l'agriculture cubaine est basée sur le modèle productiviste, système rendu possible par le partenariat avec l'Union soviétique qui fournit pétrole, fertilisants, pesticides et machines agricoles. L’arrêt brutal de ces approvisionnements, l'embargo des États-Unis entraîne une grave crise alimentaire, l'agriculture cubaine est décimée ; les coupures de courant étaient fréquentes, la faim et la sous-alimentation sont répandues [réf. nécessaire]. Contraint par ces événements, Cuba est alors passé d'une agriculture intensive et productiviste dirigée vers l'exportation à une agriculture extensive et biologique de proximité. L'agriculture vivrière est très développée à Cuba et en particulier l'agriculture urbaine et biologique. Le pays est aussi très en pointe en matière d'agroécologie et d'agroforesterie. Seules les cultures d'exportation comme le tabac sont restées sur le modèle productiviste et intensif. En 1996, l’objectif de fournir 300 grammes de légumes frais par jour à chacun était atteint. Cuba devient en 2009, selon l'UNICEF, le seul pays d’Amérique latine à s’être débarrassé de la sous-nutrition sévère chez les enfants. En 2017, l'île compte moins de 2,5 % de personnes sous alimentées. Selon l’historien Jose Antonio Waugh, Cuba ne sera jamais autosuffisante, notamment à cause de son climat tropical.
La recherche agricole y est notamment basée sur la phytosélection participative qui associe étroitement chercheurs et agriculteurs dans l'amélioration des semences.
Le décret loi no 4 de 2020 paru dans la Gaceta Oficial no 52 du 23 juillet 2020 autorise la culture d'OGM à Cuba. Armando Rodríguez Batista, vice-ministre de la Science, de la Technologie et de l'Environnement a justifié ce choix pour développer la productivité, avoir une agriculture durable, sur la base de recherche locale permettant la souveraineté alimentaire du pays sur la base de la science.
Café
On doit l’introduction du caféier d'Arabie à Cuba en 1748 à Don José Antonio Gelabert. D'abord cultivé en quantités limitées, il voit sa production prendre son essor après la forte croissance caféière vécue chez le voisin français lors de la Révolution du café de Saint-Domingue.
La révolution du café à Cuba désigne la période au cours de laquelle l’île est devenue le premier producteur mondial de café, grâce à un développement très rapide des plantations au cours des trois premières décennies du XIXe siècle. Cette période transforme profondément la culture et la démographie de l'île, avec l’arrivée massive d’esclaves noirs et d’immigrants d’origine non-espagnole, principalement français. Cette « révolution » agricole, temps fort de l'histoire de la caféiculture, s’est principalement déroulée aux alentours de La Havane et dans l’est de l’île, région alors peu habitée, sur les pourtours du port de Santiago de Cuba et de la Sierra Maestra, qui culmine à 1 974 mètres au Pico Turquino, plus haut sommet du pays.
Les secteurs cités ne constituent pas un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques.
Wikipédia, article « Cuba », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Emblèmes et symboles nationaux
description: cinq bandes horizontales égales de bleu (en haut, en centre et en bas) alternant avec blanc; un triangle équilatéral rouge basé sur le côté gauche a une étoile blanche à cinq points au centre: les bandes bleues représentent les trois anciens départements des îles: Central, Occidental, et Oriental; les bandes blanches pour la pureté de l'idéal d'indépendance; le triangle pour la liberté, l'égalité et la fraternité; la couleur rouge pour le sang versé dans la lutte pour l'indépendance; l'étoile blanche, appelée "La Estrella Solitaria" (l'Étoile Lone), éclaire le chemin vers la liberté et a été inspiré par le drapeau d'État du Texas
palmier royal
rouge, blanc, bleu
CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.
Indicateurs économiques · Banque mondiale
61e sur 209 économies renseignées pour le PIB nominal (USD courants) en 2020. Données du classement.
Les années disponibles peuvent varier selon l’indicateur. Un rang de production, un PIB, un PIB par habitant et un classement de développement mesurent des choses différentes.
Héros, figures de l’indépendance et grandes personnalités
Les portraits sourcés de ce pays seront présentés ici.
Emilia Casanova de Villaverde — Personnalité répertoriée dans les sources structurées citées. Domaines documentés : activisme politique. Pays associés par les déclarations de citoyenneté :…
Carlos Loveira — Journaliste cubain Domaines documentés : syndicalisme et droits économiques. Pays associés par les déclarations de citoyenneté : Cuba.
Jesús Menéndez — Homme politique cubain Domaines documentés : syndicalisme et droits économiques. Pays associés par les déclarations de citoyenneté : Cuba.
Lázaro Peña — Personnalité répertoriée dans les sources structurées citées. Domaines documentés : syndicalisme et droits économiques. Pays associés par les déclarations de citoyenneté :…
Humberto Ríos Labrada — Personnalité répertoriée dans les sources structurées citées. Domaines documentés : protection de l’environnement ou des animaux. Pays associés par les déclarations…