LES VOIX DU MONDE. UNE MÉMOIRE PARTAGÉE.

Éthiopie

Drapeau : Éthiopie

Afrique · ET

la République démocratique fédérale d’Éthiopie

Histoire, mémoire et voix de Éthiopie.

CapitaleAddis-Abeba
Languesamharique
MonnaiesBirr
Superficie du territoire1 104 300 km²
Type de climatmousson tropicale avec une grande variation topographique
Portrait de Taye Atske Sélassié
Crédit photoMinistry of Foreign Affairs of Ethiopia · Public domain · Source de l’image
Président actuelTaye Atske SélassiéPrésident
Date d’accession au pouvoir07/10/2024Date d’entrée dans la fonction indiquée ; les mandats antérieurs peuvent être distincts.
Mode d’accession au pouvoirÉlection du 7 octobre 2024

Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.

Sources et précisions : superficie et climat

Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.

Le descriptif climatique provient d’une archive du World Factbook. Il décrit le climat général et ne constitue pas un bulletin météo actuel.

Résumé climatique traduit automatiquement depuis une source anglophone, à relire.

Direction du pays · référence au 04/11/2026. Repères importés de sources encyclopédiques ; l’identité actuelle, la date et le mécanisme restent à relire. Les dates d’élection, de prise de fonctions et de réélection sont distinctes.

Portrait de Taye Atske Sélassié : Ministry of Foreign Affairs of Ethiopia · Public domain · Source de l’image

Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir

Référence de recherche pour l’identité : Wikidata, consultée le 2026-11-04. Les assertions de cette source restent à vérifier.

Corpus documentaire importé le 2026-11-03, complété par les corrections validées de l’équipe. Chaque rubrique précise ses sources ; l’import ne constitue pas une vérification manuelle exhaustive.

Atlas FreeWorld

Situer Éthiopie dans le monde

Éthiopie : contour en orange et repère sur la carte mondiale
Éthiopie · repère de localisation indicatif
Contour de Éthiopie
Vue du pays ou territoire · nord en haut

Les petits territoires restent repérables par le cercle. Fonds et contours : Natural Earth, domaine public. Frontières indicatives selon le contrôle de fait ; cette carte ne constitue pas une reconnaissance diplomatique. Les territoires éloignés peuvent élargir le cadrage.

Recherche automatique appliquée le 2026-11-04T17:59:15+00:00. Les modifications automatiques restent à relire ; les sources de chaque rubrique sont conservées.

Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies

L'Éthiopie, en forme longue la république fédérale démocratique d'Éthiopie (en amharique : ኢትዮጵያ, Ītyōṗṗyā et የኢትዮጵያ ፌዴራላዊ ዲሞክራሲያዊ ሪፐብሊክ ye-Ītyōṗṗyā Fēdēralāwī Dīmōkrāsīyāwī Rīpeblīk ) est un pays d'Afrique de l'Est. Située sur la Corne de l'Afrique, l'Éthiopie a des frontières communes avec l'Érythrée (ancienne province) au nord, la Somalie à l'est-sud-est, le Soudan au nord-ouest, le Soudan du Sud à l'ouest-sud-ouest, le Kenya au sud et la république de Djibouti au nord-est. Depuis l'indépendance de l'Érythrée en 1993, l'Éthiopie n'a plus d'accès à la mer. Deuxième pays d'Afrique par sa population, derrière le Nigeria, avec 128 691 692 habitants, l'Éthiopie est le dixième pays du continent par sa superficie (1 127 127 km2). Essentiellement constitué de hauts plateaux, s'étendant de la dépression de Danakil à −120 m jusqu'aux sommets enneigés du mont Ras Dashan à 4 543 m, le pays possède un environnement très diversifié traversé par six zones climatiques. La capitale, Addis-Abeba, située à 2 400 m d'altitude, est la quatrième capitale la plus élevée au monde et la première en Afrique. Considérée comme l'un des berceaux de l'humanité, l'Éthiopie est, avec le Tchad, le Maroc et le Kenya, l'un des pays où l'on retrouve les plus anciens hominidés. On y a découvert Lucy en 1974 et, en 2003, les plus anciens spécimens d'Homo sapiens. Au sein de l'Afrique, l'Éthiopie se caractérise comme l'un des pays à avoir conservé sa souveraineté lors du partage de l'Afrique au XIXe siècle : de ce fait, ses couleurs symbolisent souvent l'Afrique et ont été adoptées par plusieurs autres États africains, dans des configurations différentes. L'Éthiopie, aujourd'hui constitutionnellement laïque, est un pays où de nombreuses croyances coexistent. Après l'Arménie, c'est la deuxième plus ancienne nation chrétienne au monde, le christianisme s'y étant implanté vers l'an 330. S'y trouvent aujourd'hui des orthodoxes orientaux, des catholiques et des protestants. Par ailleurs, un tiers de ses habitants sont musulmans et des minorités religieuses comme les Beta Israel juifs ou des animistes y vivent aussi. Sur le plan international, l'Éthiopie est signataire de la déclaration des Nations unies dès 1942 et devient l'un des 51 États membres fondateurs de l'ONU. Addis-Abeba est aujourd'hui le siège de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) et de l'Union africaine.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Éthiopie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Origine du nom et étymologie

le nom de pays dérive de l'ancien mot grec utilisé pour décrire les habitants, aithiops , ce qui signifie "apparence brûlée"

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Histoire du pays

On identifie des États indépendants sur des parties du territoire actuel de l'Éthiopie depuis près de 3 000 ans. Vers le VIIIe siècle av. J.-C., la formation du royaume D'mt marque l'une des premières étapes de l'organisation politique de cette région, suivie par la naissance d'autres royaumes et entités politiques, bien que les continuités historiques de ces territoires ne soient pas toujours parfaitement claires. Parmi ces royaumes, on trouve le royaume d'Aksoum, ainsi que les royaumes zagwés, dont l'influence se fera ressentir jusqu'au Moyen Âge. Vers 1270, la dynastie salomonide prend forme, marquant le début d'une lignée qui dure plusieurs siècles. Cette dynastie est le fondement de l'Empire éthiopien, qui perdure jusqu'à la fin du XIXe siècle. Par la suite, l'Éthiopie subit des transformations politiques majeures, notamment avec l'instauration du Gouvernement militaire provisoire de l'Éthiopie socialiste après la chute de la monarchie en 1974, suivi par la république démocratique populaire d'Éthiopie, un État socialiste marxiste. Enfin, l'Éthiopie connaît son évolution politique contemporaine avec la création de la république fédérale démocratique d'Éthiopie. Préhistoire et Antiquité Considérée comme l'un des berceaux de l'humanité, l'Éthiopie est l'une des plus anciennes zones de peuplement humain. Les premières traces d'hominidés remontent à 3 ou 4 millions d'années. L'apparition de l'Homo erectus et de l'Homo sapiens dans la région se situe entre 1,7 million d'années et 200 000 ans avant notre ère. L'Éthiopie, durant l'Antiquité, semble avoir fait partie du pays de Pount (IIIe millénaire av. J.-C. — Ier millénaire av. J.-C.). Au Ier millénaire av. J.-C., des populations Sabéennes du Yémen s'installèrent sur les hauts plateaux d'Érythrée et d'Éthiopie et y fondèrent plusieurs colonies de peuplement. Les Sabéens y introduisirent leur architecture, leur style artistique, leur religion et leur système d'écriture. Leur présence en Éthiopie et en Érythrée se retrouve dans les nombreuses inscriptions présentes. Le métissage entre les populations locales et les groupes migrants Sabéens donna naissance à une nouvelle culture dite « pré-aksoumite ». Cette culture se constitua, au Ve siècle av. J.-C., en un État appelé royaume D'mt. Cette période est caractérisée par l'effacement progressif des liens avec l'Arabie du Sud, bien que D'mt conserve les éléments culturels apportés par les Sabéens. L'alphabet sudarabique apporté par ces derniers donna ainsi naissance à l'alphasyllabaire guèze durant cette période. Après la chute du royaume de D'mt au Ve siècle av. J.-C., divers royaumes ont dominé la région jusqu'à l'émergence, au Ier siècle av. J.-C., du royaume d'Aksoum, premier empire important de l'histoire éthiopienne. Le royaume d'Aksoum constitue un grand État de la Corne de l'Afrique, sa capitale, Aksoum, est une ville cosmopolite où vivent des juifs, des Grecs et des populations d'Arabie du Sud. Situé au bord de la mer Rouge, le royaume prospère grâce à l'exportation de produits primaires, se développe autour du commerce et commence à contrôler les principales routes maritimes passant par la région. L'élément caractéristique d'Aksoum est la pratique de l'écriture. Vers 330, Ezana, négus d'Aksoum, se convertit au christianisme, qui devient la religion officielle, adoptée par la population locale majoritairement juive et païenne. De 2009 à 2016, une équipe d'archéologues européens a mis au jour, dans la région de Yeha, une ancienne cité du royaume d'Aksoum, nommée par eux Beta Samati, occupée de 750 av. J.-C. à 650 apr. J.-C. Une basilique chrétienne du IVe siècle fut trouvée au milieu des ruines. Vers la fin du VIe siècle, les gouverneurs aksoumites et les garnisons militaires installées en Arabie méridionale sont expulsés par les forces locales avec le soutien des Perses. Son déclin se poursuit avec l'expansion de l'islam vers le milieu du VIIe siècle qui menace l'hégémonie maritime d'Aksoum. La destruction par les Arabes du port d'Adulis affecte les revenus de l'État, déstabilise l'autorité du royaume et aggrave les troubles internes. Le manque de sécurité rend les routes caravanières impraticables, l'accès à la mer est toujours plus compliqué et les ressources naturelles s'épuisent. Tous ces facteurs contribuent à la chute d'Aksoum et au déplacement du pouvoir politique éthiopien vers le sud. Moyen Âge éthiopien Zagwés et instauration des Salomonides Vers 990, le royaume aksoumite s'effondre définitivement. En raison de la progression de l'islam depuis les côtes, les chrétiens sont repoussés vers l'intérieur des terres et divers prétendants s'affrontent pour le contrôle du centre du pays. Vers 1140, les Zagwés du Lasta, arrivent au pouvoir. Ils dominent initialement la partie septentrionale de leur province, mais à partir du début du XIIIe siècle, ils étendent leur contrôle sur le Tigré, le Bégemeder et l'actuel Wello. La structure féodale de l'Empire offre aux seigneurs régionaux une relative autonomie. Le souverain le plus célèbre est Gebre Mesqel Lalibela qui ordonne la construction d'un ensemble d'églises taillées dans la roche. Le soutien de l'Église orthodoxe éthiopienne assure aux Zagwés leur suprématie. En 1270, le dernier souverain zagwé, Yetbarek, est renversé par Yekouno Amlak. L'arrivée au pouvoir de ce dernier marque l'instauration de la dynastie salomonide qui perdure symboliquement de façon presque continue jusqu'en 1974, sans qu'il y ait une continuité familiale. Pendant presque trois siècles, le pays vit une période de développement culturel, administratif, d'extension territoriale et de guerres contre les sultanats musulmans voisins des royaumes chrétiens, bien que ce clivage recouvre plus les dirigeants que les habitants. Cette phase de l'histoire éthiopienne est parfois surnommée l'« âge d'or de la dynastie salomonide ». Amda Syon Ier mène les premières grandes conquêtes territoriales durant les trente années de son règne (1314-1344) ; une expansion consolidée par Dawit Ier et Yeshaq Ier de la fin du XIVe au début du XVe. Outre ses succès militaires, l'Éthiopie connaît une phase de développement du christianisme orthodoxe et de la littérature nationale. Dans ce domaine Zara Yaqob semble être le souverain emblématique. Durant son règne de 1436 à 1468, il convertit les habitants du Damot et du Godjam et participe aux débats théologiques. Il est également un auteur, dont l'œuvre la plus connue est le Metsehafe Berhan (Livre de la Lumière).

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Éthiopie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Colonisation et administrations historiques

De 1855 au début du XXe siècle, trois souverains importants se succèdent. Le premier est Téwodros II dont le couronnement en 1855 marque la fin du Zemene Mesafent et le début de l'histoire moderne du pays. Premier véritable modernisateur, il lance un processus d'expansion, d'unification et de centralisation. Néanmoins, les résistances des notables régionaux devant les mesures adoptées et un conflit avec la Grande-Bretagne conduisent à son suicide en 1868 à Maqdala. Après le bref règne de Tekle Giyorgis II (de 1868 à 1871), Kassa Mercha arrive au pouvoir en janvier 1872 sous le nom de Yohannes IV. Moins centralisateur que Téwodros II, il assure néanmoins la suprématie du negusse negest et fait progresser la construction nationale. Toutefois, après l'ouverture du canal de Suez, les agressions étrangères le détournent des questions de politique interne. De 1875 à 1889, il défend les frontières éthiopiennes contre trois pays. Tout d'abord les Égyptiens, auxquels il inflige une lourde défaite en 1875-1876. Ensuite, les Italiens, installés à Metsewa depuis 1885, sont vaincus à la bataille de Dogali en 1887 par le ras Alula Engeda. Enfin, en partie à la suite d'un accord avec la Grande-Bretagne, Yohannes affronte les mahdistes soudanais. Il meurt de ses blessures le 10 mars 1889, au lendemain de la bataille de Metemma. La même année, le négus du Choa est proclamé negusse negest sous le nom de Menelik II. Le troisième grand souverain de cette fin de siècle poursuit le processus d'expansion, d'unification et de modernisation du pays, tout en affrontant les menaces européennes. Il signe avec l'Italie le traité de Wouchalé, censé assurer la paix et l'amitié entre les deux pays. Cependant, les Éthiopiens refusent de reconnaître l'interprétation du texte par les Italiens (qui l'utilisent pour notifier un protectorat selon la procédure définie à Berlin) et le dénoncent en 1893. Ce conflit débouche sur une guerre en 1895, qui s'achève par la bataille d'Adoua au cours de laquelle plus de 100 000 Éthiopiens écrasent les forces italiennes en mars 1896. Ce succès garantit à l'Empire son indépendance et la reconnaissance internationale de la souveraineté éthiopienne, même si certains auteurs évoquent alors une « semi-souveraineté ». L'Éthiopie connaît une famine particulièrement meurtrière entre 1889 et 1891, tuant environ un tiers de ses habitants.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Éthiopie », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Indépendance, dates et mouvements

Face aux menaces étrangères De 1855 au début du XXe siècle, trois souverains importants se succèdent. Le premier est Téwodros II dont le couronnement en 1855 marque la fin du Zemene Mesafent et le début de l'histoire moderne du pays. Premier véritable modernisateur, il lance un processus d'expansion, d'unification et de centralisation. Néanmoins, les résistances des notables régionaux devant les mesures adoptées et un conflit avec la Grande-Bretagne conduisent à son suicide en 1868 à Maqdala. Après le bref règne de Tekle Giyorgis II (de 1868 à 1871), Kassa Mercha arrive au pouvoir en janvier 1872 sous le nom de Yohannes IV. Moins centralisateur que Téwodros II, il assure néanmoins la suprématie du negusse negest et fait progresser la construction nationale. Toutefois, après l'ouverture du canal de Suez, les agressions étrangères le détournent des questions de politique interne. De 1875 à 1889, il défend les frontières éthiopiennes contre trois pays. Tout d'abord les Égyptiens, auxquels il inflige une lourde défaite en 1875-1876. Ensuite, les Italiens, installés à Metsewa depuis 1885, sont vaincus à la bataille de Dogali en 1887 par le ras Alula Engeda. Enfin, en partie à la suite d'un accord avec la Grande-Bretagne, Yohannes affronte les mahdistes soudanais. Il meurt de ses blessures le 10 mars 1889, au lendemain de la bataille de Metemma. La même année, le négus du Choa est proclamé negusse negest sous le nom de Menelik II. Le troisième grand souverain de cette fin de siècle poursuit le processus d'expansion, d'unification et de modernisation du pays, tout en affrontant les menaces européennes. Il signe avec l'Italie le traité de Wouchalé, censé assurer la paix et l'amitié entre les deux pays. Cependant, les Éthiopiens refusent de reconnaître l'interprétation du texte par les Italiens (qui l'utilisent pour notifier un protectorat selon la procédure définie à Berlin) et le dénoncent en 1893. Ce conflit débouche sur une guerre en 1895, qui s'achève par la bataille d'Adoua au cours de laquelle plus de 100 000 Éthiopiens écrasent les forces italiennes en mars 1896. Ce succès garantit à l'Empire son indépendance et la reconnaissance internationale de la souveraineté éthiopienne, même si certains auteurs évoquent alors une « semi-souveraineté ». L'Éthiopie connaît une famine particulièrement meurtrière entre 1889 et 1891, tuant environ un tiers de ses habitants. Du début du XXe siècle à la chute de l'Empire Au début du XXe siècle, durant les années 1910-1920, deux souverains aux personnalités bien différentes vont se succéder : Ledj Eyassou et Zewditou Ire. Le premier est officiellement au pouvoir de 1913 à 1916, son bref règne est particulièrement agité. Son désintérêt pour les affaires publiques, sa proximité avec les milieux musulmans et sa politique antagoniste avec les puissances européennes voisines poussent la noblesse éthiopienne à le renverser lors du coup d'État du 27 septembre 1916.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Éthiopie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Institutions et modèle politique

Répartition des pouvoirs Depuis 1995, l'Éthiopie est officiellement appelée : république fédérale démocratique d'Éthiopie (RFDE). Le fonctionnement de ses institutions est codifié par le texte constitutionnel ratifié en décembre 1994 et entré en application le 22 août 1995. L'Éthiopie est un régime parlementaire fédéral et bicaméral. D'après la constitution, la RFDE comprend deux organes : le gouvernement fédéral et les États membres, les neuf régions fédérées. Tous les pouvoirs souverains appartiennent aux « Nations, Nationalités et Peuples d'Éthiopie », souveraineté qu'ils expriment à travers des représentants élus au suffrage universel direct et siégeant à la Chambre des représentants des peuples. En raison de la nature fédérale de la République, une des deux chambres du parlement représente les régions, il s'agit de la Chambre de la fédération. Le chef de l'État est le président de la République, fonction essentiellement honorifique. Il est élu par les deux chambres à la majorité des deux tiers, pour un mandat de six ans, renouvelable une fois. Les pouvoirs et fonctions du président comprennent, entre autres : la promulgation des lois et traités internationaux ratifiés par la Chambre des représentants des peuples, la convocation de la session annuelle de la réunion des deux assemblées, la réception des lettres de créance des ambassadeurs. En outre, il dispose du droit de grâce. L'actuel président est Taye Atske Sélassié, élu le 7 octobre 2024. Le pouvoir exécutif appartient au Premier ministre et au Conseil des ministres. Le Premier ministre est désigné parmi les membres du parti majoritaire à la Chambre des représentants des peuples. Il dirige le Conseil des ministres et mène la politique du pays. Il est chef de l'exécutif, président du Conseil des ministres, dont il dirige les activités, et commandant en chef des forces armées nationales. Il doit suivre et assurer la mise en œuvre des lois, des politiques, des directives et des autres décisions adoptées par la Chambre des représentants des peuples. Outre la direction des affaires nationales, il supervise la mise en œuvre de la politique étrangère. L'actuel Premier ministre est Abiy Ahmed. La Chambre des représentants des peuples détient le pouvoir législatif dans les limites fixées par la Constitution à l'article 55. Les compétences de la Chambre touchent aussi bien des domaines fiscaux et budgétaires que des questions pénales ou encore d'administration. Ses membres sont élus pour un mandat de cinq ans, au suffrage universel direct. Des 550 sièges, 20 sont réservés à des « nationalités et peuples » minoritaires. Les lois adoptées sont soumises au président chargé de leur promulgation. Les membres de la Chambre doivent également désigner au sein du parti ou de la coalition majoritaire, le Premier ministre. Celui-ci peut dissoudre la Chambre afin d'organiser de nouvelles élections. La Chambre de la fédération est une institution particulière du système politique éthiopien.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Éthiopie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Modèle économique et secteurs dominants

Ressources naturelles D'une superficie de plus d'un million de kilomètres carrés, l'Éthiopie dispose de 65 % de terres arables. Les 14 rivières importantes ou moyennes traversant le pays constituent par ailleurs des ressources en eau immenses. En outre, son très riche cheptel constitué de 27 millions de bovins, 24 millions d'ovins et 18 millions de caprins place le pays au premier rang continental et au dixième au niveau mondial. La déforestation s'est considérablement accrue au cours du XXe siècle et constitue un problème environnemental majeur : les forêts ne constituent plus que 3 % du territoire en 2007, contre une estimation de 40 % au siècle passé. Toutefois, des efforts de reforestation ont permis d'inverser cette tendance puisque le chiffre est passé à 9 % en 2010. Les ressources géologiques sont l'or (280,2 millions de dollars de recettes d'exportations en 2010-11), le gaz naturel, le fer, l'étain, le lignite et le potassium. On trouve également des pierres gemmes (opale, topaze, olivine, corindon), des métaux rares (notamment le tantale utilisé dans les produits électroniques grand public, pour un revenu de 4 millions en 2009-2010) et des minerais industriels. L'Éthiopie dispose de 5 bassins sédimentaires potentiellement riches en hydrocarbures : le bassin de l'Ogaden, à Gambela, le bassin de l'Omo, Abay et dans le Tigré. Les explorations pétrolières en Éthiopie débutent en 2000 avec l'implantation de la compagnie américaine Hunt Oil. Depuis 2007, le gouvernement prévoit d'étendre les concessions dans des plateaux situés au centre du pays. On compte en 2009, 11 sociétés présentes dans le pays. Au niveau des énergies fossiles, le ministère table sur un potentiel de 113 milliards de tonnes de gaz naturel et 253 milliards de tonnes de schistes bitumineux. À ce jour, l'Éthiopie appartient aux pays non producteurs de pétrole. Ces exploitations font l'objet de vives tensions avec les populations locales, notamment le mouvement séparatiste de l'Ogaden accusant le gouvernement éthiopien de défendre l'implantation de ces sociétés conduisant à des déforestations massives des zones pétrolifères, au déplacement des populations nomades et à la destruction d'un équilibre écologique fragile. En 2007, un attentat contre une entreprise pétrolière chinoise fait 74 victimes. Le café arabica fait vivre 12 % de la population, lors de la période des récoltes, qui s'étire d'octobre à février[réf. nécessaire]. Le pays fait partie des grands acteurs de ce marché, dont il est le sixième exportateur mondial, en particulier pour le café arabica, le plus recherché sur les grands marchés de consommation. Au cours des six premières années de la décennie des années 2010, l'Éthiopie a confirmé sa place au palmarès des quinze plus grands producteurs mondiaux de café, en cinquième position, mais déçu par une stagnation de sa production totale de café. Secteur énergétique

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Éthiopie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Évolution économique et niveau de développement

l'économie de la Corne de l'Afrique à faible revenu et à croissance rapide; la pauvreté généralisée et l'insécurité alimentaire aggravée par les conflits et les facteurs environnementaux; les zones sans littoral qui connaissent des tensions sur l'accès aux ports maritimes; l'aide au développement appuyant les réformes visant à stimuler la croissance du secteur privé et la stabilité financière; le défi de la création d'emplois pour une main-d'œuvre croissante; Banque mondiale : PIB nominal de 126 358 758 448 USD courants en 2025. Valeur de comparaison : 68 475 871 210 USD courants en 2016. Ces montants nominaux ne mesurent pas la croissance réelle ; la série séparée de croissance du PIB réel et le PIB par habitant sont présentés dans le tableau des indicateurs.

Données au 2026-11-03 · Source 1 Source 2

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Grandes réalisations politiques, économiques et sociales

Selon les données de la Banque mondiale, l'Éthiopie aurait 1 médecin pour 100 000 personnes. Toutefois, dans son rapport annuel 2006, l'Organisation mondiale de la santé évoque un chiffre de 1 936 médecins, ce qui représenterait environ 2,6 médecins pour 100 000 personnes. Les principaux problèmes de santé en Éthiopie sont liés aux maladies qui se transmettent essentiellement en raison des conditions sanitaires précaires et de la malnutrition. Ces problèmes sont accrus par le manque de main-d'œuvre qualifiée et d'infrastructures de santé. Le pays compte 119 hôpitaux, dont 12 à Addis-Abeba, et 412 centres de santé. L'Éthiopie a une moyenne d'espérance de vie de 63 ans. Le taux de mortalité infantile est relativement élevé avec 68 ‰ des enfants décédant au moment ou juste après leur naissance, chiffre auquel il faut ajouter les complications postnatales, comme les fistules obstétricales, qui affectent de nombreuses femmes. Il faut également ajouter un taux de mortalité des moins de 5 ans de 106 ‰. Le sida est également très répandu dans le pays malgré la réduction du taux de nouvelles infections VIH parmi les adultes de 90 % entre 2001 et 2011. Toutefois l'Éthiopie n'a une couverture des services de prévention de la transmission mère-enfant du VIH qu'inférieure à 25 % en 2011. Le faible nombre de professionnels de santé disposant d'une formation médicale moderne et le manque de fonds accordés aux services médicaux, explique que beaucoup d'Éthiopiens fassent encore appel aux guérisseurs traditionnels qui emploient des thérapies maison pour guérir les maux communs. Un nombre croissant de « faux guérisseurs » côtoie les véritables guérisseurs qui seuls connaissent véritablement les vertus curatives des plantes et minéraux. Le fort taux de chômage fait que de nombreux Éthiopiens sont incapables de subvenir aux besoins de leur famille et donc encore moins capables d'acheter des médicaments. C'est principalement en raison du coût de la médecine moderne que la médecine traditionnelle continue à être la plus répandue.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Éthiopie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Personnalités dans les organisations internationales

Si depuis sa fondation l'État éthiopien entretient des relations diplomatiques avec d'autres pays, la création du ministère des Affaires étrangères date de 1907. La politique étrangère est élaborée par le ministre des Affaires étrangères puis étudiée par le gouvernement. S'il est en accord, il autorise sa mise en application par le ministre, supervisée par le Premier ministre. Teferi Mekonnen, qui occupe le poste de 1917 à 1930, demeure un des plus importants ministres des Affaires étrangères. Durant les années 1920, il plaide en Éthiopie pour une plus grande ouverture sur le monde. Un de ses grands succès a été l'admission de son pays, en 1923, à la Société des Nations. L'année suivante, il rend visite à divers chefs d'État européens, devenant le premier ministre des Affaires étrangères à pleinement s'impliquer dans les questions diplomatiques. À partir des années 1950, il renforce les liens avec plusieurs pays occidentaux et particulièrement les États-Unis, avec lesquels des accords militaires sont signés. Le régime du Derg (1974-1991) constitue une sorte de parenthèse dans la diplomatie éthiopienne. L'idéologie socialiste et la violence du pouvoir amènent le pays à être isolé tout en comptant sur l'appui de l'URSS. L'arrivée au pouvoir du Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien marque le début d'une nouvelle période dans la politique étrangère du pays dont l'image se normalise. L'Éthiopie reprend ses liens avec les États-Unis, la collaboration entre les deux États concerne entre autres la lutte contre le terrorisme dans la Corne de l'Afrique. Plus généralement, les relations sont bonnes avec la majorité des pays occidentaux et d'Afrique où l'Éthiopie a participé à diverses opérations de maintien de la paix. En revanche, les relations avec ses divers voisins peuvent être très cordiales ou mauvaises. L'Éthiopie entretient de bons rapports avec trois voisins : le Soudan, Djibouti et le Kenya, essentiellement commerciaux avec les deux premiers et plutôt historiques et géopolitiques avec le dernier. L'amélioration des relations avec le Soudan date du début des années 2000 avec les discussions concernant l'approvisionnement en pétrole de l'Éthiopie. Les rapports sont cordiaux avec Djibouti, dont le port de la capitale constitue le point d'entrée et de départ des produits commerciaux transportés par l'unique ligne ferroviaire d'Éthiopie. La question de l'accès à la mer est d'ailleurs un des facteurs déterminant les choix diplomatiques, seul pays de la Corne de l'Afrique ne disposant d'aucun littoral (mais d'autres pays environnants comme le Soudan du Sud, la République centrafricaine ou l'Ouganda sont également enclavés). Les relations avec le Kenya sont particulièrement cordiales dès l'accès à l'indépendance du pays en 1960. Les deux chefs d'État, Haïlé Sélassié Ier et Jomo Kenyatta, sont proches ; en outre, les deux pays font face à la même menace : l'irrédentisme somali visant à la constitution d'une Grande Somalie.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Éthiopie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Culture, traditions et patrimoine

La culture de l'Éthiopie, pays enclavé de la Corne de l'Afrique, désigne d'abord les pratiques culturelles observables de ses 103 000 000 d'habitants (estimation 2018). La culture éthiopienne désigne l'ensemble des cultures des divers peuples d'Éthiopie. Parmi de nombreuses coutumes traditionnelles, le respect est particulièrement important, notamment à l'égard des anciens. Dans la culture éthiopienne, la coutume veut que l'on se lève de son siège ou que l'on cède son lit pour un ami ou un membre de la famille plus âgé, même s'il n'a qu'un an de plus.

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Wikipédia, article « Culture de l'Éthiopie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Genres musicaux et artistes

La musique éthiopienne est extrêmement diversifiée, chacun des 80 peuples du pays possédant ses propres particularités. Les influences sont multiples et incluent la liturgie chrétienne et musulmane ainsi que la musique populaire des pays situés dans la Corne de l'Afrique, somalienne et soudanaise en particulier. La musique éthiopienne utilise souvent un système modal unique pentatonique, caractérisé par des intervalles prolongés entre certaines notes. La musique des hauts plateaux utilise un mode unique appelé qenet, basé sur quatre modes principaux : tezeta, bati, ambassel, et anchihoy. Trois modes supplémentaires peuvent être considérés comme des variations : tezeta mineur, bati majeur et bati mineur. Certains morceaux prennent le nom de leur qenet, tel que le tezeta, un chant de nostalgie. Accompagné d'instruments traditionnels, ces modes sont généralement non tempérés, mais joués sur des instruments occidentaux tels que piano et guitare ils utilisent le système d'accord tempéré occidental. La musique des hauts plateaux est généralement homophonique ou hétérophonique. En dehors, certaines sont polyphoniques. Les principaux instruments traditionnels sont masenqo (luth), krar (lyre), washint (flûte), begena (harpe), kebero (double tambour), cistree et tom (chez les Anuaks). Dans la tradition populaire, l'azmari, chanteur et musicien éthiopien, homme ou femme, sont doués pour chanter des vers en s'accompagnant d'une masenqo ou d'une krar. La musique moderne éthiopienne laisse également une part importante à l'éthio-jazz, à travers son créateur Mulatu Astatke, et des musiciens comme le saxophoniste Getatchew Mekurya. Certains musiciens populaires connus sont Mahmoud Ahmed, Gigi Shibabaw, Teddy Afro, Tlahoun Gèssèssè, Aster Aweke, Alèmayèhu Eshèté, Neway Debebe, Asnatqètch Wèrqu et Ali Birra. À la fin des années 1990, le label français Buda Musique a réédité les plus grandes voix de l'éthio-jazz avec la collection Éthiopiques permettant la redécouverte, pour les Occidentaux, du groove de la Corne de l'Afrique.

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Ethnies, langues et méthodes de dénombrement

Au début des années 1960, l'Éthiopie couvrant 1 221 900 km2 ne compte que 23 millions habitants. En 1935, le pays n'avait que environ 5 millions d'habitants[réf. nécessaire]. En juillet 2015, selon l'Agence centrale des statistiques éthiopienne, la population s'élève à 90 074 000 habitants. Les estimations du World Factbook porte l'effectif à 110 871 031 habitants, ce qui lui vaut la 12e place mondiale et la deuxième en Afrique. L'estimation de la Banque mondiale pour 2020 est de 114 963 583 habitants. Le pays a connu une évolution croissante et régulière de sa démographie jusqu'au début des années 1980. Par la suite cette croissance s'est accélérée jusqu'à aujourd'hui avec un taux moyen de 2,3 % par an, à l'exception d'une baisse visible entre 1992 et 1993 due à l'indépendance de l'Érythrée, le 24 mai 1993, dont la population avoisinait à l'époque 3,2 millions de personnes. La population éthiopienne reste majoritairement jeune et rurale ; elle habite les zones des hauts plateaux. Langues Treize langues sont parlées par plus de 1 % de la population en Éthiopie selon le recensement de 2007, parmi 66 langues mentionnées : l'oromo (33,8 %), l'amharique (29,3 %), le somali (6,2 %), le tigrigna (5,9 %), le sidama (4,0 %), le wolaytta (2,2 %), les langues gouragué (2 %), l'afar (1,7 %), l'hadiyya (1,7 %), le gamo (1,5 %), le gedeo (1,3 %), l'opo (1,2 %) et le kafa (1,1 %). En raison de l'« impressionnante » concentration de langues très diverses, l'Éthiopie est considérée comme un « paradis pour linguistes », avec 90 langues dont certaines ont moins de 10 000 locuteurs. Même si quelques langues restent encore non classifiées, la majorité peut être rattachée à quatre familles principales : les langues sémitiques ; les langues couchitiques ; les langues omotiques ; les langues nilotiques. Les trois premières branches appartiennent à la famille des langues chamito-sémitiques tandis que la quatrième fait partie des langues nilo-sahariennes. Toutes les langues d'Éthiopie jouissent du même statut légal depuis l'entrée en vigueur de la Constitution de 1994, son article 5 garantit une « égale reconnaissance de l'État » à tous les peuples, leur droit à développer leur langue et à l'établir comme langue maternelle à l'école primaire. Les langues sémitiques sont principalement parlées dans les régions des hauts plateaux, dans le centre et le nord du pays. Ce sont des langues cousines du guèze, langue du royaume d'Aksoum d'importance nationale jusqu'à l'émergence de l'amharique au XIIIe siècle et qui est demeuré la langue liturgique de l'Église orthodoxe éthiopienne et des Juifs éthiopiens. Les deux principales langues sémitiques actuelles de l'Éthiopie sont l'amharique et le tigrigna. La première est la plus pratiquée du pays, par environ 32,7 % de la population, principalement dans le nord central éthiopien. Langue « nationale » depuis le règne de Téwodros II (1855-1868), elle perd son statut premier en 1995, avec l'adoption de la nouvelle Constitution. Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.

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Faune, biodiversité et espaces protégés

Géographie physique D'une superficie de quelque 1 137 000 km2, l'Éthiopie se situe entre 3° N et 14° N à équidistance de l'équateur et du tropique du Cancer. Située sur la partie africaine de la vallée du Grand Rift, abritant la dépression de l'Afar au point de rencontre de trois plaques tectoniques et drainant les principaux cours d'eau de la Corne de l'Afrique, l'Éthiopie dispose d'un environnement très diversifié. La topographie s'étend ainsi du désert du Danakil à 120 m sous le niveau de la mer aux sommets enneigés du mont Ras Dashan culminant à 4 550 m. Le relief du pays combine hauts plateaux (notamment le plateau central situé à une altitude variant entre 1 800 et 3 000 m), massifs et canyons escarpés, régions volcaniques, savanes, zones désertiques et hautes plaines verdoyantes. Le pays a été exploré et cartographié de 1838 à 1848 par Antoine d'Abbadie. Formation géologique À l'ère précambrienne, à la suite de la fracturation du supercontinent Rodinia (environ –750 millions d'années), trois blocs principaux (le Gondwana oriental, le Gondwana central et le Gondwana occidental) entrent en collision il y a 600 millions d'années ; des chaînes de montagnes colossales se forment à cette époque, constituant l'orogenèse panafricaine. Le socle précambrien protérozoïque (visible à Mekele) se forme également durant la même période. Durant 375 millions d'années, un processus d'érosion estompe ces monts pour laisser place à de basses plaines à la périphérie de l'Éthiopie. À l'ère mésozoïque (250-70 millions d'années) une élévation du nord de l'Éthiopie se produit en parallèle d'un affaissement du sud. C'est à l'époque oligocène (35 millions d'années) que se produit un événement géologique majeur dessinant l'actuelle géologie éthiopienne : sous l'effet de l'apparition d'un point chaud (remontée profonde de manteau terrestre solide, mais ductile), la région subit un bombement thermique dû à la faible densité de ce matériau peu dense. Dans le même temps, des mouvements de divergence provoquent la fissuration de la plaque arabo-africaine, et conduisent à un rifting continental. Selon l'importance de cette divergence, on assiste à un amincissement de la croûte (région du Gand Rift), ou à une océanisation (mer Rouge). Dans la vallée du Grand Rift, certaines dépressions formées par le rifting (par le jeu de failles normales) permettent la mise en place de lacs, dont certains se sont asséchés ou s'assèche en même temps qu'ils se remplissent. Par l'évaporation de leur eau, les solutés s'accumulent, laissant place de nos jours à des lits de sels de plusieurs kilomètres d'épaisseur et quelques lacs salés L'activité tectonique de la région est encore très active, comme en témoignent les nombreux volcans toujours en activité (dont Dallol et Erta Ale) ; il s'agit d'ailleurs de la région d'Afrique où ils se trouvent en plus grand nombre. Les sources d'eau bouillonnante et les geysers sont également des marqueurs associés à ce magmatisme. Climats

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Cours d’eau et géographie

Géographie physique D'une superficie de quelque 1 137 000 km2, l'Éthiopie se situe entre 3° N et 14° N à équidistance de l'équateur et du tropique du Cancer. Située sur la partie africaine de la vallée du Grand Rift, abritant la dépression de l'Afar au point de rencontre de trois plaques tectoniques et drainant les principaux cours d'eau de la Corne de l'Afrique, l'Éthiopie dispose d'un environnement très diversifié. La topographie s'étend ainsi du désert du Danakil à 120 m sous le niveau de la mer aux sommets enneigés du mont Ras Dashan culminant à 4 550 m. Le relief du pays combine hauts plateaux (notamment le plateau central situé à une altitude variant entre 1 800 et 3 000 m), massifs et canyons escarpés, régions volcaniques, savanes, zones désertiques et hautes plaines verdoyantes. Le pays a été exploré et cartographié de 1838 à 1848 par Antoine d'Abbadie. Formation géologique À l'ère précambrienne, à la suite de la fracturation du supercontinent Rodinia (environ –750 millions d'années), trois blocs principaux (le Gondwana oriental, le Gondwana central et le Gondwana occidental) entrent en collision il y a 600 millions d'années ; des chaînes de montagnes colossales se forment à cette époque, constituant l'orogenèse panafricaine. Le socle précambrien protérozoïque (visible à Mekele) se forme également durant la même période. Durant 375 millions d'années, un processus d'érosion estompe ces monts pour laisser place à de basses plaines à la périphérie de l'Éthiopie. À l'ère mésozoïque (250-70 millions d'années) une élévation du nord de l'Éthiopie se produit en parallèle d'un affaissement du sud. C'est à l'époque oligocène (35 millions d'années) que se produit un événement géologique majeur dessinant l'actuelle géologie éthiopienne : sous l'effet de l'apparition d'un point chaud (remontée profonde de manteau terrestre solide, mais ductile), la région subit un bombement thermique dû à la faible densité de ce matériau peu dense. Dans le même temps, des mouvements de divergence provoquent la fissuration de la plaque arabo-africaine, et conduisent à un rifting continental. Selon l'importance de cette divergence, on assiste à un amincissement de la croûte (région du Gand Rift), ou à une océanisation (mer Rouge). Dans la vallée du Grand Rift, certaines dépressions formées par le rifting (par le jeu de failles normales) permettent la mise en place de lacs, dont certains se sont asséchés ou s'assèche en même temps qu'ils se remplissent. Par l'évaporation de leur eau, les solutés s'accumulent, laissant place de nos jours à des lits de sels de plusieurs kilomètres d'épaisseur et quelques lacs salés L'activité tectonique de la région est encore très active, comme en témoignent les nombreux volcans toujours en activité (dont Dallol et Erta Ale) ; il s'agit d'ailleurs de la région d'Afrique où ils se trouvent en plus grand nombre. Les sources d'eau bouillonnante et les geysers sont également des marqueurs associés à ce magmatisme. Climats

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Wikipédia, article « Éthiopie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Ressources naturelles

D'une superficie de plus d'un million de kilomètres carrés, l'Éthiopie dispose de 65 % de terres arables. Les 14 rivières importantes ou moyennes traversant le pays constituent par ailleurs des ressources en eau immenses. En outre, son très riche cheptel constitué de 27 millions de bovins, 24 millions d'ovins et 18 millions de caprins place le pays au premier rang continental et au dixième au niveau mondial. La déforestation s'est considérablement accrue au cours du XXe siècle et constitue un problème environnemental majeur : les forêts ne constituent plus que 3 % du territoire en 2007, contre une estimation de 40 % au siècle passé. Toutefois, des efforts de reforestation ont permis d'inverser cette tendance puisque le chiffre est passé à 9 % en 2010. Les ressources géologiques sont l'or (280,2 millions de dollars de recettes d'exportations en 2010-11), le gaz naturel, le fer, l'étain, le lignite et le potassium. On trouve également des pierres gemmes (opale, topaze, olivine, corindon), des métaux rares (notamment le tantale utilisé dans les produits électroniques grand public, pour un revenu de 4 millions en 2009-2010) et des minerais industriels. L'Éthiopie dispose de 5 bassins sédimentaires potentiellement riches en hydrocarbures : le bassin de l'Ogaden, à Gambela, le bassin de l'Omo, Abay et dans le Tigré. Les explorations pétrolières en Éthiopie débutent en 2000 avec l'implantation de la compagnie américaine Hunt Oil. Depuis 2007, le gouvernement prévoit d'étendre les concessions dans des plateaux situés au centre du pays. On compte en 2009, 11 sociétés présentes dans le pays. Au niveau des énergies fossiles, le ministère table sur un potentiel de 113 milliards de tonnes de gaz naturel et 253 milliards de tonnes de schistes bitumineux. À ce jour, l'Éthiopie appartient aux pays non producteurs de pétrole. Ces exploitations font l'objet de vives tensions avec les populations locales, notamment le mouvement séparatiste de l'Ogaden accusant le gouvernement éthiopien de défendre l'implantation de ces sociétés conduisant à des déforestations massives des zones pétrolifères, au déplacement des populations nomades et à la destruction d'un équilibre écologique fragile. En 2007, un attentat contre une entreprise pétrolière chinoise fait 74 victimes. Le café arabica fait vivre 12 % de la population, lors de la période des récoltes, qui s'étire d'octobre à février[réf. nécessaire]. Le pays fait partie des grands acteurs de ce marché, dont il est le sixième exportateur mondial, en particulier pour le café arabica, le plus recherché sur les grands marchés de consommation. Au cours des six premières années de la décennie des années 2010, l'Éthiopie a confirmé sa place au palmarès des quinze plus grands producteurs mondiaux de café, en cinquième position, mais déçu par une stagnation de sa production totale de café.

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Productions, volumes et classements mondiaux

Les salariés des usines de vêtements d'Éthiopie, qui travaillent notamment pour des marques internationales, reçoivent un salaire mensuel allant de 23 à 35 euros. Ces très bas salaires ont entraîné une faible productivité, des grèves fréquentes et un fort turn-over. Certaines usines ont remplacé l'intégralité de leurs salariés tous les douze mois en moyenne, indique le rapport publié en 2019 du Centre Stern pour les affaires et les droits de l'homme de l'université de New York. Ce rapport précise également : « Plutôt que la force de travail docile et bon marché promue en Éthiopie, les fournisseurs basés à l'étranger ont rencontré des employés qui sont malheureux de leur rémunération et de leurs conditions de vie et qui veulent de plus en plus protester en cessant le travail ou même en démissionnant. Dans leur empressement à créer une marque « made in Ethiopia », le gouvernement, les marques mondiales et les fabricants étrangers n'ont pas prévu que le salaire de base était tout simplement trop faible pour que les travailleurs puissent en vivre. » Les secteurs cités ne constituent pas un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques.

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Emblèmes et symboles nationaux

description: trois bandes horizontales égales de vert (en haut), jaune et rouge, avec un disque bleu clair centré sur les trois bandes; sur le disque est un pentagramme jaune avec des rayons jaunes uniques émanant des angles entre les points signification: vert représente l'espoir et la fertilité de la terre, jaune pour la justice et l'harmonie, et rouge pour le sacrifice et l'héroïsme; le bleu du disque symbolise la paix, et le pentagramme représente l'unité du peuple éthiopien et l'histoire de l'égalité: l'emblème au centre du drapeau actuel a été ajouté en 1996 Lion abyssinien (traditionnel), pentagramme jaune avec cinq rayons de lumière sur un champ bleu (promu par le gouvernement) vert, jaune, rouge

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Indicateurs économiques · Banque mondiale

66e sur 186 économies renseignées pour le PIB nominal (USD courants) en 2025. Données du classement.

PIB (USD courants)
AnnéeValeur
2025126,358,758,448.36
2024149,740,297,952.38
2023135,874,093,203.18
2022123,140,304,665.40
2021109,070,960,370.97
202098,676,811,062.00
201991,834,517,113.64
201883,337,901,071.97
201776,366,081,766.67
201668,475,871,209.61

Source et méthode de l’indicateur

PIB par habitant (USD courants)
AnnéeValeur
2025932.73
20241,133.88
20231,055.81
2022982.10
2021893.01
2020829.79
2019793.47
2018739.70
2017696.35
2016641.65

Source et méthode de l’indicateur

Croissance du PIB réel (%)
AnnéeValeur
20259.77
20247.61
20236.59
20225.32
20215.64
20206.06
20198.36
20186.82
20179.56
20169.43

Source et méthode de l’indicateur

Population
AnnéeValeur
2025135,472,051.00
2024132,059,767.00
2023128,691,692.00
2022125,384,287.00
2021122,138,588.00
2020118,917,671.00
2019115,737,383.00
2018112,664,152.00
2017109,666,481.00
2016106,718,162.00

Source et méthode de l’indicateur

Les années disponibles peuvent varier selon l’indicateur. Un rang de production, un PIB, un PIB par habitant et un classement de développement mesurent des choses différentes.

Héros, figures de l’indépendance et grandes personnalités

Hymne national

Wedefit Gesgeshi Woude Enat Ityopya

Version instrumentale

Source des enregistrements · Public domain

Référence de l’hymne

United States Navy Band, uploaded to Wikimedia by Arbegne · Public domain

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