Type de climatLa Guadeloupe bénéficie d'un climat tropical, tempéré par les influences maritimes. On y distingue deux saisons : une saison sèche appelée « carême » qui va de janvier à juin et une saison humide dite « hivernage » qui s'étale de juillet à décembre.
Crédit photoNebojša Tejić · Public domain · Source de l’imagePrésident actuelEmmanuel MacronChef d’État de rattachement — Président de la République
Date d’accession au pouvoir14/05/2017Première entrée en fonction ; réélu le 24 avril 2022.
Mode d’accession au pouvoirÉlection présidentielle remportée le 7 mai 2017.
Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.
Sources et précisions : superficie et climat
Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.
Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.
Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.
CC BY-SA 4.0 · Attribution et historique accessibles dans la source du climat.
Direction du pays · référence au 04/11/2026. Aucune présidence nationale distincte : le titulaire est présenté au titre du rattachement à France. La date est celle de cette fonction de rattachement, et non d’une nomination locale. Repères complétés à partir des sources institutionnelles citées ; les mandats et dates mentionnés sont ceux explicités ci-dessous.
Portrait de Emmanuel Macron : Nebojša Tejić · Public domain · Source de l’image
Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir
Référence de recherche pour l’identité : Wikidata, consultée le 2026-11-04. Les assertions de cette source restent à vérifier.
Corpus documentaire importé le 2026-11-03, complété par les corrections validées de l’équipe. Chaque rubrique précise ses sources ; l’import ne constitue pas une vérification manuelle exhaustive.
Atlas FreeWorld
Situer Guadeloupe dans le monde
Guadeloupe · repère de localisation indicatifVue du pays ou territoire · nord en haut
Les petits territoires restent repérables par le cercle. Fonds et contours : Natural Earth, domaine public. Frontières indicatives selon le contrôle de fait ; cette carte ne constitue pas une reconnaissance diplomatique. Les territoires éloignés peuvent élargir le cadrage.
Recherche automatique appliquée le 2026-11-04T17:35:22+00:00. Les modifications automatiques restent à relire ; les sources de chaque rubrique sont conservées.
Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies
La Guadeloupe (en créole guadeloupéen : Gwadloup) est un archipel des Caraïbes formant un département et région d'outre-mer français. La partie principale (Karukera en langues amérindiennes) en forme de papillon est composée de deux îles : la Grande-Terre à l'est et la Basse-Terre à l'ouest, séparées par un bras de mer, appelé « la Rivière Salée ». Le chef-lieu est Basse-Terre et la capitale économique est Pointe-à-Pitre. Au 1er janvier 2026, la population s'établit à 382 586 habitants.
Administrativement, la Guadeloupe est une région ultrapériphérique de l'Union européenne, une région mono-départementale ainsi qu'un département de l'Outre-mer français, au sein de l'ensemble communément dénommé Antilles françaises ; son code départemental officiel est le « 971 ». Elle est membre associé de l'Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECS).
Bien que de nombreuses encyclopédies et dictionnaires tels le Larousse considèrent l'arc antillais comme la frontière naturelle entre la mer des Caraïbes et l'océan Atlantique, la Guadeloupe est entièrement comprise, selon l'Organisation hydrographique internationale, dans la mer des Caraïbes. Elle est située à 575 km au nord des côtes du Venezuela en Amérique du Sud, à 205 km à l'est de l'Isla de Aves, (ou île aux Oiseaux), à 739 km à l'est-sud-est de la République dominicaine, à 2 176 km à l'est-sud-est de Miami (États-Unis) et à 6 732 km de Paris.
La région se compose de plusieurs îles et îlets : la Guadeloupe continentale (la Grande-Terre et la Basse-Terre) et ses dépendances : l'île de Marie-Galante, l'archipel des Saintes composé principalement de Terre-de-Haut et Terre-de-Bas, La Désirade, et des îlets inhabités.
Wikipédia, article « Guadeloupe », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Origine du nom et étymologie
Historiquement, la Basse-Terre est d'abord nommée « Karukera » (« île aux belles eaux », en langue caraïbe) par les Amérindiens qui l'habitent et la Grande-Terre, « Cibuqueira » (« île aux gommiers », en langue caraïbe). La Rivière Salée, bras de mer qui les sépare coupant la Guadeloupe en deux, était appelée « Aboukétoutou » qui signifiait « détroit ». Christophe Colomb y aborde le 4 novembre 1493 et lui attribue le nom de Guadeloupe en hommage à la Vierge protectrice des navigateurs Notre-Dame de Guadalupe. En Espagne, à Guadalupe, le monastère royal de Santa María de Guadalupe est dédié à la Vierge des navigateurs. Le nom de Guadalupe vient du nom de la rivière qui coule dans cette ville, « rivière du loup » de l'arabe wadi (rivière) et du latin Lupus (loup).
On doit aux agences de voyages la périphrase « l'île papillon » inspirée par la forme des deux îles principales.
Wikipédia, article « Guadeloupe », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence
Histoire du pays
Peuplements amérindiens des Antilles et arrivée des Espagnols
À l'instar d'autres îles des Petites Antilles, la Guadeloupe est probablement occupée par des Amérindiens des Antilles, dits groupes précéramiques, à partir de 3000 av. J.-C. comme semble l'indiquer la découverte de traces de culture sur brûlis sur l'île de Marie-Galante. Cette période est dénommée période archaïque dans la nomenclature archéologique américaine et en particulier Mésoindien pour les Caraïbes proprement dites. Vers le début du premier millénaire, des groupes amérindiens agro-céramistes migrent depuis le nord du Venezuela dans tout l'arc antillais.
Cette période, le Néoindien ancien ou âge céramique ancien, comprend deux cultures bien identifiables par le style de leur production céramique : Huecan et Cedrosan Saladoïde (anciennement dénommés Arawaks par les archéologues).
Vers le IXe siècle, ils laissent la place à la culture troumassoïde qui inaugure la période du Néoindien récent dont les traces ont été notamment retrouvées à l'abri Patate à Le Moule. Ces groupes ne proviennent pas d'une migration mais d'une transformation sur place des groupes antérieurs, profonde mutation encore mal expliquée mais où le climat, la démographie et des modifications sociétales pourraient avoir joué un rôle. La céramique troumassoïde est dérivée de la céramique cedrosan saladoïde, avec une extrême simplification du registre décoratif qui disparaît presque totalement. C'est sans doute tardivement, peut-être autour du XVe siècle, qu'une nouvelle population migre dans l'arc antillais depuis le Plateau des Guyanes.
Ces peuples, les Kalinagos ou Caraïbes insulaires décrits par les Espagnols à leur arrivée dans les Petites Antilles, pourraient correspondre aux cultures dénommées Suazoïde et Cayo par les archéologues. Cette période tardive est marquée par l'évidence de contacts avec les Taïnos des Grandes Antilles. Selon une thèse aujourd'hui infirmée par plusieurs recherches scientifiques, les « Arawaks » auraient été massacrés à l'arrivée des Kalinagos, un peuple décrit par les chroniqueurs espagnols comme guerrier et pratiquant le cannibalisme.
Les Kalinagos sont les principaux occupants des lieux jusqu'au milieu du XVIIe siècle, c'est-à-dire peu de temps après l'installation des Français en 1635, mais bien après l'arrivée des premiers Européens.
Arrivée des Espagnols
L'histoire moderne de la Guadeloupe commence en novembre 1493, lorsque Christophe Colomb aperçoit, lors de son deuxième voyage, La Dominique, puis Marie-Galante où il débarque le 3 novembre 1493.
Il arrive sur l'île de la Basse-Terre le 4 novembre 1493 à l'embouchure de l'actuelle rivière du Grand-Carbet. Il note l'importance de la présence de l'eau, notamment en voyant les chutes du Carbet. Il nomme l'île Santa María de Guadalupe de Extremadura en hommage au monastère espagnol où Christophe Colomb fit un pèlerinage après son premier voyage au Nouveau Monde en 1492 et vint remercier pour cette découverte.
Dès 1502, l'archipel de la Guadeloupe est précisément indiqué dans toutes ses composantes (les cinq îles) sur le planisphère de Cantino indiquant l'importance et la connaissance du lieu par les premiers navigateurs européens. La Guadeloupe est alors peuplée par les Caraïbes, peuple amérindien présent sur l'île depuis le VIIIe siècle.
L'archipel de la Guadeloupe fut une colonie espagnole pendant environ 130 ans, jusqu'en 1635.
Première colonisation française et développement de la traite des Noirs
Débarquant à la Pointe Allègre le 28 juin 1635, Charles Liénard de L'Olive et Jean du Plessis d'Ossonville prennent possession de la Guadeloupe au nom de la Compagnie des îles d'Amérique, créée le 12 février 1635 par le cardinal de Richelieu afin d'élargir le champ d'intervention de la Compagnie de Saint-Christophe, dans le but d'y développer notamment la culture du tabac pour l'exporter vers la France. C'est le début de la colonisation de l'archipel.
Ces débuts sont difficiles. Une famine décime en 1635 une partie des colons, et les rapports entre les Amérindiens Caraïbes, qui leur fournissaient des vivres, et les Français se tendent rapidement, dès lors que ces derniers étendent leurs terres au détriment des populations indigènes, se transformant en guerres ouvertes. En 1641, se termine la guerre entre colons et Caraïbes. Ces derniers, déjà diminués par les maladies et les massacres, sont envoyés sur l'île de la Dominique.
La dépréciation du tabac est sensible dès le début de la colonisation : quatre compagnies commerciales font faillite en tentant de coloniser les îles guadeloupéennes, en raison de la chute des cours et du coût des guerres contre les Caraïbes. La population augmente cependant rapidement et l'esclavage se développe. En 1656, les esclaves sont déjà plus de 3 000 à travailler sur l'archipel, pour une population de 15 000 personnes.
En 1664, la Guadeloupe et la Martinique passent sous l'autorité directe du roi de France, Louis XIV, qui décide alors de développer la culture de la canne à sucre. Celle-ci nécessite des investissements plus onéreux que ceux du tabac, mais est beaucoup plus rentable. L'édit de mai 1664 crée la Compagnie française des Indes occidentales, qui reçoit alors pour quarante ans une concession sur l'ensemble des possessions françaises des Caraïbes sous suzeraineté royale. Des terres sont données à des officiers supérieurs qui sont encouragés à y importer des esclaves pour exploiter la canne à sucre ; cependant, la population d'esclaves diminue en Guadeloupe entre 1664 et 1671 (passant de 6 323 à 4 627 personnes).
Dès 1671, le monopole de la Compagnie française des Indes occidentales est aboli pour ouvrir la concurrence à tous les ports français, dans la traite négrière, dont le développement massif, par des Français et des Anglais, fait flamber le prix des esclaves mais abaisse le coût de leur transport et satisfait les planteurs de sucre. La Guadeloupe est encore habitée par de nombreux colons blancs qui cultivent du tabac, sur des plantations nécessitant peu de capitaux.
Après 1671, le nombre de planteurs blancs diminue rapidement et en 1674, la création de la ferme du tabac entraîne leur ruine. Moins taxé, le tabac produit en Virginie par des planteurs jacobites profite de la contrebande et prend son essor. L'augmentation rapide de la population d'esclaves correspond aussi à la création en 1673 de la Compagnie du Sénégal, ancêtre de la Compagnie de Guinée, dans le sillage de la Compagnie royale d'Afrique, fondée en 1672.
Wikipédia, article « Guadeloupe », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Colonisation et administrations historiques
Débarquant à la Pointe Allègre le 28 juin 1635, Charles Liénard de L'Olive et Jean du Plessis d'Ossonville prennent possession de la Guadeloupe au nom de la Compagnie des îles d'Amérique, créée le 12 février 1635 par le cardinal de Richelieu afin d'élargir le champ d'intervention de la Compagnie de Saint-Christophe, dans le but d'y développer notamment la culture du tabac pour l'exporter vers la France. C'est le début de la colonisation de l'archipel.
Ces débuts sont difficiles. Une famine décime en 1635 une partie des colons, et les rapports entre les Amérindiens Caraïbes, qui leur fournissaient des vivres, et les Français se tendent rapidement, dès lors que ces derniers étendent leurs terres au détriment des populations indigènes, se transformant en guerres ouvertes. En 1641, se termine la guerre entre colons et Caraïbes. Ces derniers, déjà diminués par les maladies et les massacres, sont envoyés sur l'île de la Dominique.
La dépréciation du tabac est sensible dès le début de la colonisation : quatre compagnies commerciales font faillite en tentant de coloniser les îles guadeloupéennes, en raison de la chute des cours et du coût des guerres contre les Caraïbes. La population augmente cependant rapidement et l'esclavage se développe. En 1656, les esclaves sont déjà plus de 3 000 à travailler sur l'archipel, pour une population de 15 000 personnes.
En 1664, la Guadeloupe et la Martinique passent sous l'autorité directe du roi de France, Louis XIV, qui décide alors de développer la culture de la canne à sucre. Celle-ci nécessite des investissements plus onéreux que ceux du tabac, mais est beaucoup plus rentable. L'édit de mai 1664 crée la Compagnie française des Indes occidentales, qui reçoit alors pour quarante ans une concession sur l'ensemble des possessions françaises des Caraïbes sous suzeraineté royale. Des terres sont données à des officiers supérieurs qui sont encouragés à y importer des esclaves pour exploiter la canne à sucre ; cependant, la population d'esclaves diminue en Guadeloupe entre 1664 et 1671 (passant de 6 323 à 4 627 personnes).
Dès 1671, le monopole de la Compagnie française des Indes occidentales est aboli pour ouvrir la concurrence à tous les ports français, dans la traite négrière, dont le développement massif, par des Français et des Anglais, fait flamber le prix des esclaves mais abaisse le coût de leur transport et satisfait les planteurs de sucre. La Guadeloupe est encore habitée par de nombreux colons blancs qui cultivent du tabac, sur des plantations nécessitant peu de capitaux.
Après 1671, le nombre de planteurs blancs diminue rapidement et en 1674, la création de la ferme du tabac entraîne leur ruine. Moins taxé, le tabac produit en Virginie par des planteurs jacobites profite de la contrebande et prend son essor.
Wikipédia, article « Guadeloupe », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Indépendance, dates et mouvements
En 1808, les Anglais mènent une nouvelle campagne d'invasion des Antilles, prenant Marie-Galante et La Désirade, puis en 1809, les Saintes. Entre le 28 janvier et le 6 février 1810, les troupes britanniques fortes de 6 700 hommes et dirigées par George Beckwith, et soutenues par la Royal Navy commandée par l'amiral Alexander Cochrane, envahissent l'île en débarquant sur les plages à Le Gosier, de Sainte-Marie et de Capesterre.
Les Britanniques se dirigent alors vers Basse-Terre où les troupes françaises peu nombreuses (entre 3 000 et 4 000 soldats), mal équipées et commandées par le gouverneur Jean Ernouf sont rapidement prises en tenaille après un nouveau débarquement à Vieux-Habitants, et sont obligées de capituler le 5 février 1810. L'aigle du 66e régiment impérial est un trophée rapporté à Londres, en même temps que de nombreuses troupes prisonnières.
La Grande-Bretagne intègre la Guadeloupe dans ses possessions coloniales antillaises tandis que la guerre s'intensifie en Europe (guerre d'indépendance espagnole, guerre de la Sixième Coalition) et en Amérique du Nord (guerre anglo-américaine de 1812). Afin d'assurer l'intégration de la Suède dans la Sixième Coalition, les Britanniques signent un traité avec Jean-Baptiste Bernadotte, ancien maréchal de Napoléon devenu prince héritier de Suède, le 3 mars 1813 : la Guadeloupe est cédée à ce prince, pour lui et ses descendants, en dédommagement de l'effort de guerre que la Suède doit fournir pour abattre Napoléon et pour dédommager Bernadotte d'avoir abandonné ses titres dans l'Empire français. La Guadeloupe est choisie en raison de sa proximité avec Saint-Barthélemy, possession suédoise depuis 1784. En réaction, l'Empire français fait promulguer le 14 octobre 1813 un sénatus-consulte « concernant l'île française de la Guadeloupe » : « il ne sera conclu aucun traité de paix entre l'Empire français et la Suède, qu'au préalable la Suède n'ait renoncé à la possession de l'île française de la Guadeloupe ». L'écroulement rapide de l'empire napoléonien, quelques mois plus tard, et le traité de paix de Paris du 30 mai 1814 ne laissent pas aux Suédois le loisir de remplacer les Britanniques sur l'île : l'article 9 du traité confirme que la Suède restitue la Guadeloupe à la France. L'épisode des Cent-Jours replace brièvement la Guadeloupe sous occupation anglaise jusqu'au deuxième traité de Paris, en novembre 1815, qui restaure la souveraineté française.
Wikipédia, article « Guadeloupe », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence
Institutions et modèle politique
Colonie française de 1635 à 1946, la Guadeloupe devient un département d'outre-mer en 1946 et une région ultrapériphérique de l'Union européenne en 1958. En 1982, la Guadeloupe devient une région française. En 2007, Saint-Barthélémy et Saint-Martin deviennent des collectivités d'outre-mer. La Guadeloupe est divisée en 21 cantons, 4 circonscriptions et 32 communes. Au niveau européen elle fait partie de la Section Atlantique de la circonscription Outre-Mer. Son chef-lieu est Basse-Terre et sa sous-préfecture est Pointe-à-Pitre. En 2014, le Conseil régional de la Guadeloupe devient membre associé de l'Association des États de la Caraïbe.
Wikipédia, article « Politique en Guadeloupe », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Modèle économique et secteurs dominants
Indicateurs économiques, emploi et coût de la vie
La région Guadeloupe est globalement sous-dotée en infrastructures, logements sociaux, numérique et réseaux d'énergie. Et le taux de couverture des importations par les exportations s'est élevé à 6 % en 1996. Également, d'après la direction du Budget, l'investissement moyen de l'État par habitant est de 116,29 euros en outre-mer, contre 176,40 en moyenne nationale. Toutefois, malgré sa situation économique, la Guadeloupe fait partie des îles les plus riches et les plus stables des Caraïbes[réf. souhaitée].
Emploi
La situation économique difficile de la Guadeloupe est traduite par deux chiffres significatifs : le taux de chômage (23,7 % de la population active en 2015), et elle se classe au second rang des régions les plus touchées par le chômage dans l'Union européenne.
En janvier 2010, le nombre de demandeurs d'emploi est de 51 860 personnes, ce qui augmente le taux de chômage à 23,7 % de la population totale, soit une hausse de près de 11,5 % par rapport à 2009.
En 2017, le taux de chômage en Guadeloupe est de 22 % contre 24 % de 2014 à 2016, et un jeune guadeloupéen sur deux (tranche d'âge 15/24 ans) est sans emploi.
En 2024, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), 21 % des jeunes guadeloupéens âgés de 15 à 29 ans ne sont, ni en emploi, ni en études, ni en formation (situation de « NEET »), soit deux fois plus qu'en France hexagonale.
Coût de la vie
Selon la cour des comptes, l'octroi de mer contribue « à la hausse des prix pour de nombreux biens de première nécessité, non produits dans les départements et régions d'outre-mer, ou produits dans une proportion limitée » et a « pour effet de maintenir une dépendance aux importations pour garantir un certain niveau de ressources fiscales aux collectivités locales ».
De fait, d'après l'Insee, les prix de l'alimentaire en Guadeloupe sont supérieurs de 42 % à ceux de la métropole.
Secteurs d'activité
L'agriculture (canne à sucre, banane, melon, café, vanille), autrefois moteur économique de l'île, ne survit que grâce aux subventions de l'État et des collectivités locales.
Et les deux plus grosses productions de l'île, la canne à sucre et la banane, sont en crise. « La canne, c'est notre sidérurgie », ont coutume de dire les Guadeloupéens et pour cause : les industries, peu nombreuses, appartiennent essentiellement au secteur agroalimentaire (sucreries, rhumeries, conserveries). Quant aux cultures fruitières et maraîchères, elles ne parviennent pas à couvrir les besoins des 400 000 habitants. Et chaque année, la Guadeloupe doit donc importer plus de dix mille tonnes de fruits et de légumes.
L'industrie représentait selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), 5,4 % de la valeur ajoutée totale du département en 2006 (contre 6,5 % en 1993) et 6,9 % des emplois. Son développement est partiellement dû aux lois de défiscalisation.
Wikipédia, article « Guadeloupe », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Évolution économique et niveau de développement
L'économie de la Guadeloupe est principalement axée autour de l'agriculture, l'industrie agro-alimentaire et le tourisme.
Secteur primaire
L'agriculture est le principal secteur de l'économie guadeloupéenne hérité de l'histoire de l'île au XVIIIe siècle et XIXe siècle avec le développement des habitations agricoles coloniales. La majeure partie de la surface agricole (environ 50 000 ha) est consacrée aux cultures dites d'exportation que sont la canne à sucre, les bananes, ainsi que maraîchères avec les melons (de type charentais jaune, labélisé IGP « melon de Guadeloupe » en 2012), les avocats, les ananas, les corossols, les ignames, les oranges, les citrons, les aubergines, les caramboles ou les pamplemousses : toute la richesse des jardins créoles se retrouve sur les étals en bord de route. Mais l'exubérance des marchés masque les faiblesses de l'agriculture guadeloupéenne. La canne à sucre et la banane, les deux principales productions de l'île, sont en crise.
Filière de la canne à sucre
La culture cannière représente la principale culture, par sa surface (environ 35 % de la surface utile de l'archipel) et les revenus générés, en Guadeloupe. Elle est pratiquée, en 2015, par 3 400 planteurs déclarés pour une surface autorisée de 13 150 ha répartis sur l'ensemble de l'archipel (contre 4 000 planteurs et 14 000 ha en 2009). En moyenne, ces surfaces permettent une production d'environ 680 000 tonnes de canne dans les meilleures années (mais seulement 500 000 tonnes en mauvaise année comme 2020) qui sont transformées en 60 000 tonnes de sucre et 80 000 hl d'alcool pur de rhum de Guadeloupe. La transformation de la canne en sucre se fait dans deux usines : celle de Gardel au Moule sur la Grande-Terre (85 % de la production) et celle de Grande-Anse à Marie-Galante (15 % de la production).
L'ensemble de la filière de la canne à sucre représente environ 10 000 emplois en Guadeloupe.
Production de bananes
Les producteurs de bananes sont regroupés au sein de l'Union des Groupements des producteurs de bananes de Guadeloupe et de Martinique (UGPBAN). Les cultures bananières guadeloupéennes (principalement axées sur la variété 'Cavendish' cultivée dans les communes du sud Basse-Terre) représentent la troisième en termes de surfaces utiles (8 % de l'archipel après la canne et les prairies) s'étendant sur environ 2 400 ha en 2015. Elles sont menacées tout à la fois par la concurrence internationale aux coûts de production plus bas (en particulier de la part des multinationales nord-américaines), par les événements climatiques violents (le passage régulier d'ouragans, tel que l'ouragan Maria en 2017, ravageant les exploitations pour deux à trois ans), et par les maladies du bananier (en particulier la cercosporiose noire due à un champignon présent également en Guadeloupe).
Wikipédia, article « Économie de la Guadeloupe », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Grandes réalisations politiques, économiques et sociales
La région académique de la Guadeloupe comprend uniquement l'académie de la Guadeloupe. Elle emploie 9 618 personnes et son budget de fonctionnement a été de 714,3 millions d'euros pour l'année 2018-2019. Le territoire compte 300 écoles primaires dont une maternelle privée sous contrat et 14 écoles élémentaires privées sous contrat. Il compte aussi 52 collèges dont 6 privés sous contrat. Et enfin, il compte 38 lycées dont 13 sont privés sous contrat.
Durant l'année scolaire 2018-2019 ont été scolarisés dans l'Académie de Guadeloupe :
45 510 élèves dans le premier degré ;
45 626 élèves dans le second degré ;
2 718 élèves en post-bac en lycée.
Depuis 2014, l'Académie compte 12 circonscriptions réparties en 5 pôles :
le pôle Îles du Nord (Saint-Martin et Saint-Barthélemy) ;
le pôle Basse-Terre Nord (Baie-Mahault, Capesterre-Belle-Eau et Sainte-Rose) ;
le pôle Basse-Terre Sud : Basse-Terre et Bouillante (Les îles des Saintes incluses) ;
le pôle Grande-Terre Nord : Grande-Terre Nord, Sainte-Anne et Saint-François (Les îles de La Désirade et de Marie-Galante incluses) ;
le pôle Grande-Terre Sud : Les Abymes, Gosier et Pointe-à-Pitre.
Les îles de la Guadeloupe comptent également deux campus locaux de l'Université des Antilles (Fouillole et Camp Jacob), une « cité de la connaissance » comprenant un campus sanitaire et social, une « Université des métiers » comportant un centre de formation pour apprentis (CFA), un pôle régional des arts et des spectacles, une résidence étudiante, et enfin trois antennes de l'école régionale de la deuxième chance.
Wikipédia, article « Guadeloupe », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence
Personnalités dans les organisations internationales
La Guadeloupe se situe dans une zone pivot de l'archipel antillais et également à cheval entre l'océan Atlantique et la mer des Caraïbes. Ce promontoire de choix dans la région permet à la France d'avoir une portée sur une large partie de la façade orientale du continent américain. La zone économique exclusive formée par la Guadeloupe et la Martinique s'étend sur un peu plus de 126 146 km2. Ce qui offre à la France d'importantes ressources halieutiques et une indépendance dans le développement d'une politique souveraine en matière de recherche et de protection sous-marines (protection des baleines à bosse, réserve Cousteau, protection des récifs coralliens). Du fait de sa position géographique, la Guadeloupe permet à la France de participer aux dialogues politiques et diplomatiques tant au niveau régional (Petites et Grandes Antilles) que continental (Amérique latine et Amérique du Nord). La signature de la Convention régionale pour l'internationalisation des entreprises (CRIE), l'adhésion à la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) ou l'adhésion à l'Association des États de la Caraïbe (AEC) sont autant de jalons posés permettant à la Guadeloupe de développer ses relations bilatérales ou multilatérales dans le cadre d'accords ou au sein d'institutions internationales. Le développement de partenariats économiques bilatéraux et multilatéraux avec d'autres États caribéens et américains passe par la modernisation du port autonome de Guadeloupe ou par l'importance de l'aéroport international Guadeloupe-Pôle Caraïbes.
L'îlot d'Aves, possession du Venezuela, est au centre d’un litige territorial avec les pays voisins (Grenade, Barbade, Antigua-et-Barbuda, et la Dominique). En effet, cet îlot, bien qu'il soit inhabité et qu'il consiste en une simple bande de sable d'une taille comparable à celle d'un terrain de football, confère au Venezuela une grande superficie d'eau dans les Petites Antilles.
En Guadeloupe, la question a été soulevée par le groupuscule indépendantiste CIPPA en 2014 : puisque la Guadeloupe est l'île des Petites Antilles la plus proche de l'îlot d'Aves, le groupe estime qu'il se trouve dans la zone économique exclusive de la France, faisant fi de la souveraineté vénézuélienne. En réponse, le ministère des Affaires étrangères a rappelé qu'un critère d'éloignement ne constitue pas un motif solide pour dénoncer unilatéralement un traité international.
Depuis le 1er janvier 2021 et la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, les autorités britanniques projettent de renforcer la protection de leur frontière maritime située entre le territoire britannique d'outre-mer de Montserrat et la Guadeloupe. De plus, l'île britannique, dépendante en partie des approvisionnements provenant de la Guadeloupe, pourrait voir ces derniers se compliquer et peser défavorablement dans son économie.
Wikipédia, article « Guadeloupe », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Culture, traditions et patrimoine
Art rupestre
Plusieurs sites archéologiques situés dans les communes de Capesterre-de-Marie-Galante (Grotte de Morne-Rita), Le Moule (Abri Patate), Trois-Rivières et Vieux-Habitants, présentent des roches gravées (ou ornées) datant de l'époque précolombienne.
Architecture
L'architecture des édifices religieux reflète une grande diversité de style : baroque pour la Cathédrale Notre-Dame-de-Guadeloupe de Basse-Terre, néoclassique pour l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Pointe-à-Pitre et l'église Saint-Jean-Baptiste du Moule, avec un plafond en forme de carène inversée pour l'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Terre-de-Haut, art déco et en béton armé pour l'église Saint-Jean-Baptiste de Baie-Mahault ou en pierres volcaniques pour l'église Saint-Joseph de Vieux-Habitants.
Arts visuels et plastiques
Portraits
Certaines personnalités historiques, modèles, événements historiques ou paysages de la Guadeloupe ont été immortalisés au cours du temps et font aujourd'hui l'objet d'une notoriété nationale voire internationale. Illustrant notamment les représentations sociales, les personnalités historiques et les modèles d'hier :
Peintures
Par ailleurs, nombreux sont les anonymes et artistes guadeloupéens à avoir laissé leur empreinte dans le domaine des arts visuels, à l'échelle locale, nationale ou internationale, à l'instar de Guillaume Guillon Lethière (École des beaux-arts de Paris et Second prix de Rome en 1784), Pierre-Jérôme Lordon, Évremond de Bérard ou Jean-Baptiste Gibert (prix de Rome de paysage historique, deuxième second prix en 1825 et premier grand prix en 1829).
Littérature
La littérature écrite par les Guadeloupéens fait partie des littératures francophones et créolophones. Et la Guadeloupe, que ce soit sa nature, sa société, son histoire, se retrouve dans de nombreux genres et styles littéraires comme :
la poésie (Saint-John Perse, Guy Tirolien) ;
le roman (Maryse Condé, Simone Schwarz-Bart) ;
les contes (Benjamin Moïse) ;
la nouvelle (Émeline Pierre) ;
le théâtre (Gerty Dambury, Frantz Succab).
Musées et monuments
À Pointe-à-Pitre : le Mémorial ACTe, inauguré le 10 mai 2015, est un mémorial qui aborde la problématique de la traite négrière et de l'esclavage dans le contexte mondial bien que centrée sur l'archipel guadeloupéen et son environnement caribéen, de l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine ; le musée Schœlcher ; le pavillon L'Herminier, ancien muséum d'histoire naturelle ; le musée des costumes créoles dit musée Saint-John-Perse ; le marché central de Pointe-à-Pitre ;
À Le Moule : le Musée Edgar-Clerc ;
À Marie-Galante : L'écomusée des Arts et Traditions populaires installé dans l'ancienne habitation Murat à Grand-Bourg ;
À Basse-Terre : le musée Gerty-Archimède ; le musée de la Guadeloupe ;
À Les Saintes : le fort Napoléon des Saintes, situé sur l'île de Terre-de-Haut.
Principales salles de cinéma, de théâtre et de spectacles
Wikipédia, article « Guadeloupe », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Genres musicaux et artistes
Les musiques et les danses qui caractérisent la culture guadeloupéenne sont le gwoka (ou gwo ka) qui est, depuis 2014, inscrit à l'inventaire du patrimoine immatériel de France à l'Unesco. Le bouladjel qui est, depuis 2013, inscrit à l'inventaire du patrimoine immatériel de France à l'Unesco. Le quadrille, qui est à l'origine une danse européenne introduite dans les colonies antillaises au cours du XVIIIe siècle. La biguine, une musique et une danse antillaises dont les prémices remontent à la période précédant l'abolition de l'esclavage. Le wabap, une variation de la musique biguine. La kadans, musique haïtienne apparue dans les années 1960 (Les Vikings de la Guadeloupe, Les Aiglons, Expérience 7). Le konpa, d'origine haïtienne, est apparu en Guadeloupe dans les années 1960. La kadans lypso ou cadence lypso, créée dans les années 1970 (Exile One, Jeff Joseph, Gramacks). Le zouk, popularisé par Kassav', est une dérive du rythme de la kadans et de celui de la biguine (Patrick Saint-Éloi, Zouk Machine, Expérience 7, Gilles Floro et Francky Vincent).
Parmi les nouveaux courants musicaux se développe le « Gwada style », nouveau courant musical nommé d'après le diminutif que donnent les jeunes à l'île, la « Gwada », est développé par une jeunesse guadeloupéenne soucieuse de mettre en valeur leur patrimoine culturel. Et on retrouve souvent cette expression dans la musique reggae et le dancehall, genres musicaux très populaires aux Antilles (Admiral T, Missié GG). Le « créole Jazz », le « kako gwada », et le « rock gwada », à l'image des artistes comme Alain Jean-Marie, Sonny Troupé et Jacques Schwarz-Bart pour le créole jazz, et à celle de Dominik Coco, Soft, Exxòs Mètkakola, Erik, Florence Naprix, G'Ny, The Bolokos ou Stevy Mahy, représentent la « nouvelle scène créole », alliant avec créativité les sonorités et rythmes traditionnels avec les tendances musicales de la scène underground (néo soul, acoustique, rock, électro, hip-hop).
Parmi les festivals produits en Guadeloupe, on peut citer le festival Marie-Galante Terre de blues, consistant à lier les trois Saint-Louis : Saint Louis, fief du blues aux États-Unis, Saint Louis du Sénégal, symbole d'une ascendance africaine, et Saint Louis de Marie-Galante, créole, toutes trois se retrouvant autour de la musique née de cette traversée. En 2013, il accueillait 13 000 festivaliers. Le Festival international de musique Saint-Georges célèbre la vie et l'œuvre de Joseph Bologne de Saint-George.
Wikipédia, article « Guadeloupe », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence
Ethnies, langues et méthodes de dénombrement
Démographie
Entre 2007 et 2012, la croissance démographique a été de l'ordre de 0,1 % par an, croissance inférieure à celle de la France métropolitaine (+ 0,5 % par an), sur la même période. Cela s'explique par un solde migratoire négatif (-0,6 % par an) et par de nombreux départs vers la métropole dus aux difficultés économiques du département, dont le taux de chômage est élevé (28,7 % au recensement de 2012).
En 2023, le département comptait 384 160 habitants, en évolution de −1,56 % par rapport à 2017 (France hors Mayotte : +2,36 %).
(Les données démographiques ne tiennent pas compte de Saint-Martin et Saint-Barthélemy.)
L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) estime que « si les tendances démographiques récentes se prolongeaient, le déclin démographique de la Guadeloupe s'accentuerait et la population atteindrait 314 000 habitants dans 20 ans (en 2042), puis 242 000 habitants en 2070. Le solde naturel et le solde migratoire seraient tous deux négatifs, prolongeant ainsi le déclin démographique guadeloupéen initié en 2011 ».
Immigration
La relative richesse de la Guadeloupe contraste avec la grande pauvreté de plusieurs îles de la région des Caraïbes ; ainsi, la collectivité s'apparente à un îlot de richesse pour les populations de ces territoires. D'autres facteurs, comme l'instabilité politique et les catastrophes naturelles expliquent cette immigration.
Dès les années 1970, les premiers immigrés clandestins d'origine haïtienne qui fuyaient la dictature des Duvalier arrivèrent en Guadeloupe pour satisfaire un besoin de main-d'œuvre dans le secteur agricole ; à côté de cette immigration haïtienne, plus visible parce que plus nombreuse, la Guadeloupe a également connu l'arrivée et l'installation de populations de l'île de la Dominique et de la République dominicaine.
En 2016, l'Insee compte un peu plus de 20 000 étrangers dans le département.
Migration
Métropolitaine et américaine
Créé en 1963 par Michel Debré, le Bumidom a eu pour objectif de « […] contribuer à la solution des problèmes démographiques intéressant les départements d'outre-mer ». Et pour ce faire, ces missions ont été multiples : information des futurs migrants, formation professionnelle, regroupement familial, gestion des centres d'accueil. À l'époque, ce projet était aussi vu comme un moyen de diminuer l'influence des mouvements indépendantistes antillais qui, dans les années 1960, se renforçaient. Entre 1963 et 1981, on estime à 16 562 le nombre de Guadeloupéens ayant migré vers la métropole par le biais du Bumidom. Et une mini-série diffusée en 2018, Le Rêve français, se propose de relater certaines des conséquences relatives à la migration des Antillais et Réunionnais vers l'Hexagone.
On estime à environ 50 000 le nombre de Guadeloupéens et de Martiniquais qui ont participé au chantier du canal de Panama, entre 1904 et 1914. En 2014, on évaluait entre 60 000 et 70 000 les descendants de ces Antillais vivant au Panama.
Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.
Wikipédia, article « Guadeloupe », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Faune, biodiversité et espaces protégés
Le relief montagneux de l'île de Basse-Terre est dominé par le volcan de la Soufrière, surnommée aussi la Vieille Dame et point culminant des Petites Antilles. Elle est recouverte d'une forêt tropicale humide, regorge de cascades, de rivières et est bordée de plages de sable doré ou noir. L'île de Grande-Terre se compose (à l'ouest) d'une plaine bordée de mangroves depuis Le Gosier jusqu'à Port-Louis, des Grands Fonds (au centre) et d'un plateau aride, dentelé de côtes rocheuses et sauvages (du nord à l'est). Le littoral sud de la Grande-terre, parsemé de plages de sable blanc à l'abri des récifs coralliens, concentre les grandes stations balnéaires depuis Le Gosier jusqu'à Saint-François. L'île de Marie-Galante se caractérise par une falaise calcaire au nord, un plateau qui devient « mornes » à l'est et au sud et qui bascule en pentes escarpées vers une plaine littorale. À l'ouest de l'île, face à la Basse-Terre, les plages et les mangroves s'étendent le long de la mer des Caraïbes et un milieu naturel humide du littoral s'étend dans la baie de Folle-Anse.
La Guadeloupe et les Antilles constituent un point chaud de biodiversité. Comme les autres Petites Antilles, la Guadeloupe a émergé de l'océan il y a moins de cinq millions d'années et son isolement a favorisé l'émergence d'un fort taux d'endémisme. L'archipel était entièrement recouvert de forêt avant l'arrivée des Européens au XVIe siècle, et cette arrivée s'est accompagnée d'invasions biologiques et de défrichements qui ont eu un impact sévère sur la biodiversité. De nombreuses espèces ont disparu de l'île telles que l'Amazone de la Guadeloupe, le rat mondoungue, le lamantin des Caraïbes, le phoque moine des Caraïbes, l'améive de Guadeloupe. Selon un rapport de la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DEAL) de la Guadeloupe et de la Martinique : 1 260 plantes vasculaires, huit mammifères, 14 oiseaux, 11 reptiles, quatre amphibiens et quatre espèces de poissons d'eau douce ont été introduits dans les Antilles françaises. Parmi lesquelles, le Miconia calvescens, le rat, la mangouste, le poisson-lion et la fourmi manioc sont considérés comme des espèces invasives.
Flores terrestre et aquatique
La forêt tropicale humide de Basse-Terre (300 à 1 000 m d'altitude) se compose de grands arbres (gommier blanc, acomat-boucan, châtaigner), d'arbustes et d'herbacées (palmiste montagne, balisier, fougères), de plantes épiphytes (broméliacées, philodendrons, orchidées) et de lianes. La savane humide (au-dessus de 1 000 m) se compose de mousses, lichens, sphaignes ou de plantes (mangles-montagnes, violettes des hauts, thym-montagnes). La forêt sèche occupe une grande partie de Grande-Terre, Marie-Galante, Les Saintes, la Désirade et se développe aussi sur la côte sous-le-vent de Basse-Terre.
Wikipédia, article « Guadeloupe », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Cours d’eau et géographie
Localisation, frontières et superficie
La Guadeloupe est un territoire de l'hémisphère nord situé en mer des Caraïbes, dans l'archipel des Petites Antilles, entre le tropique du Cancer et l'équateur. Faisant partie des îles du Vent (par opposition aux îles Sous-le-Vent proches du Venezuela), elle est positionnée à 16°15' de latitude Nord et à 61°35' de longitude Ouest. Le territoire partage des frontières maritimes avec la Barbade, Montserrat, Antigua-et-Barbuda, la Dominique et le Venezuela car proche de l'Isla de Aves. Les canaux la séparant des îles voisines sont le passage de la Guadeloupe (55 km de large) entre Basse-Terre et Montserrat et le passage de la Dominique (25 km) entre Terre-de-Haut et la Dominique. La superficie de la Guadeloupe s'établit à 1 628,43 km2 et son espace maritime compte : 2 881 km2 d'eaux intérieures, 6 653 km2 d'eaux territoriales et 90 570 km2 de zone économique exclusive.
Territoires limitrophes
Géologie, topographie et hydrographie
La Guadeloupe se situe sur le bord oriental de la plaque caraïbe et précisément dans une zone de subduction où la plaque nord-américaine (à l'est) glisse et plonge sous la plaque caraïbe (à l'ouest). La Basse-Terre et les Saintes (à l'ouest) sont situées sur l'arc interne de l'arc des Petites Antilles correspondant à la récente ligne volcanique. Et ces deux îles sont issues de la formation d'une chaîne volcanique qui culmine à la Soufrière. La Grande-Terre et Marie-Galante (à l'est) sont situées sur l'arc externe de l'arc des Petites Antilles correspondant à l'ancienne ligne volcanique. Et ces deux îles sont d'origine corallienne.
La Désirade, en revanche, a une origine bien différente. Si les roches sédimentaires affleurantes sont constituées de calcaires récifaux relativement récents (Pliocène), celles-ci sont déposées sur un socle beaucoup plus ancien, constitué de roches magmatiques du Jurassique supérieur, plus ou moins métamorphisées (faciès schiste vert). Ces roches magmatiques n'ont pas été formées par la subduction à l'origine du magmatisme actuel, et constituent les roches antillaises les plus anciennes. La compréhension de l'origine de la Désirade nécessite donc de se replacer dans le contexte paléogéographique du Jurassique supérieur, où l'isthme de Panama n'existait pas encore. À cette époque, la plaque Farallon (ancienne plaque dont subsistent des fragments, comme la plaque de Cocos et la plaque de Nazca) subduisait sous la plaque nord-américaine/plaque proto-caraïbéenne, et le socle magmatique de la Désirade pourrait avoir été formé dans le bassin d'arrière arc de cette subduction.
L'archipel de la Guadeloupe et ses dépendances constituent un archipel de 1 702 km2 et les caractéristiques de chaque île sont les suivantes :
la « Guadeloupe continentale », d'une superficie de 1 436 km2, se compose de deux terres distinctes séparées par un fin bras de mer appelé « la Rivière Salée » :
Wikipédia, article « Guadeloupe », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Ressources naturelles
L'île dispose d'un fort potentiel d'énergie solaire, éolienne et marine, mais en 2018, la biomasse-énergie et le charbon et les hydrocarbures pétroliers restent les plus utilisés.
La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (TECV) prévoit 50 % d'énergie renouvelable à l'horizon 2020 pour le territoire. Et la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) de Guadeloupe prévoit de développer 66 Mw de capacité supplémentaire de biomasse-énergie de 2018 à 2023, dont 43 MW en remplacement du charbon. Par exemple la centrale à charbon Albioma Caraïbes (AC) sera convertie à la biomasse pour aider à faire passer de 20,5 % à 35 % la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique de la Guadeloupe, et ainsi atténuer la dépendance de l'île aux hydrocarbures fossiles et diminuer la pollution acide de l'air et la production de cendres et de mâchefers toxiques. Cette centrale de 34 MW qui produit en 2 018 260 GWh/an d'électricité (soit 15 % des besoins de l'île) doit diminuer de 265 000 t équivalent CO²/an sur l'ensemble de la chaîne (-87 % une fois reconvertie à la biomasse par rapport à la situation antérieure, au charbon).
La Guadeloupe compte : une centrale de production d'électricité, à Le Moule, adossée à la filière agricole de la canne à sucre et qui en récupère les déchets du broyage de la canne (bagasse) afin de produire de l'énergie ; 12 parcs éoliens comme à la Désirade, à Le Moule ou à Marie-Galante ; une centrale géothermique, à Bouillante, exploitant l'énergie de la vapeur d'eau produite par l'activité volcanique (la production d'électricité de cette centrale la place au premier rang national) ; un projet d'exploitation de l'énergie des vagues et des courants marins ; des installations photovoltaïques contribuant au fonctionnement des chauffe-eaux solaires chez les particuliers et au développement du secteur des véhicules électriques.
Représentant 2,2 % de la production totale, l'électricité produite par la force hydraulique provient de barrages aménagés dans le lit de quelques cours d'eau.
Wikipédia, article « Guadeloupe », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence
Productions, volumes et classements mondiaux
En 2023, la densité de population moyenne du département était de 235,9 hab./km2 contre 107,6 hab./km2 en France métropolitaine ; de plus, un tiers des terres de l'archipel est consacré à l'agriculture et les zones montagneuses ne sont pas habitables, ainsi l'espace et le logement viennent à manquer.
Cette période, le Néoindien ancien ou âge céramique ancien, comprend deux cultures bien identifiables par le style de leur production céramique : Huecan et Cedrosan Saladoïde (anciennement dénommés Arawaks par les archéologues).
Cette période se caractérise par un fort développement de l'économie de l'île passant par la reconstruction des quartiers bombardé, l'importation massive d'esclaves noirs : 40 525 en 1753 et 77 957 en 1773, une exportation de sucre, de café, de coton et de cacao en forte hausse, la fondation du port de la Pointe à Pitre pour favoriser le commerce (une centaine de vaisseaux chaque année contre dix auparavant), la libre circulation du commerce avec les colonies anglaises et étrangères, et la relance de la production agricole :
La région Guadeloupe est globalement sous-dotée en infrastructures, logements sociaux, numérique et réseaux d'énergie. Et le taux de couverture des importations par les exportations s'est élevé à 6 % en 1996. Également, d'après la direction du Budget, l'investissement moyen de l'État par habitant est de 116,29 euros en outre-mer, contre 176,40 en moyenne nationale. Toutefois, malgré sa situation économique, la Guadeloupe fait partie des îles les plus riches et les plus stables des Caraïbes[réf. souhaitée].
L'agriculture (canne à sucre, banane, melon, café, vanille), autrefois moteur économique de l'île, ne survit que grâce aux subventions de l'État et des collectivités locales.
Et les deux plus grosses productions de l'île, la canne à sucre et la banane, sont en crise. « La canne, c'est notre sidérurgie », ont coutume de dire les Guadeloupéens et pour cause : les industries, peu nombreuses, appartiennent essentiellement au secteur agroalimentaire (sucreries, rhumeries, conserveries). Quant aux cultures fruitières et maraîchères, elles ne parviennent pas à couvrir les besoins des 400 000 habitants. Et chaque année, la Guadeloupe doit donc importer plus de dix mille tonnes de fruits et de légumes.
La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (TECV) prévoit 50 % d'énergie renouvelable à l'horizon 2020 pour le territoire. Et la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) de Guadeloupe prévoit de développer 66 Mw de capacité supplémentaire de biomasse-énergie de 2018 à 2023, dont 43 MW en remplacement du charbon. Par exemple la centrale à charbon Albioma Caraïbes (AC) sera convertie à la biomasse pour aider à faire passer de 20,5 % à 35 % la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique de la Guadeloupe, et ainsi atténuer la dépendance de l'île aux hydrocarbures fossiles et diminuer la pollution acide de l'air et la production de cendres et de mâchefers toxiques.
Les produits ou secteurs cités ne constituent pas, à eux seuls, un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques ; aucun rang de production n’est ajouté sans données comparables.
Wikipédia, article « Guadeloupe », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Emblèmes et symboles nationaux
Depuis 1848, les citoyens guadeloupéens prennent part à la vie politique française mais, bien que recensés depuis la loi militaire du 15 juillet 1889, sont exemptés de service militaire. Pour le député guadeloupéen Gratien Candace, c'est la preuve qu'ils ne sont pas considérés comme Français à part entière et le 26 juin 1912 il déclare à la Chambre : « Vous avez fait de nous des citoyens, des hommes libres. Nous voulons être traités comme de vrais Français ! Nous le serons véritablement que lorsque vous nous aurez associés, avec tous les autres fils de la patrie, à l'œuvre sacrée de la défense nationale ». En janvier 1913, il s'adresse une nouvelle fois à l'Assemblée nationale et transmet que « Ceux qui veulent être soldats. Ils considèrent comme un amoindrissement moral le fait de ne point être appelés sous les drapeaux. » En conséquence, la loi de 1912 sur le service militaire est généralisée en 1913 et le 6 juin 1913 le ministre de la Guerre Eugène Étienne décide de l'incorporation du régiment créole devant sous peu rejoindre la métropole.
À partir du 29 octobre 1940 la politique vichyste se fait de plus en plus opprimante et répressive en Guadeloupe, obligeant par exemple tous les élus à déclarer qu'ils n'appartiennent pas à des sociétés secrètes telle la franc-maçonnerie. La propagande vichyste prend le pas et les Guadeloupéens y voient une régression de leurs acquis républicain et démocratique : un couvre-feu est ordonné, la presse est censurée, les émissions de la BBC sont proscrites, dans les écoles s'instaure le salut au drapeau, la consommation de rhum est interdite, la Place de la Victoire est rebaptisée place du Maréchal Pétain, les nouveaux conseils municipaux et le conseil général sont nommés par Sorin.