Type de climatEn raison de sa situation géographique au nord de l'Amérique du Sud, elle possède un climat équatorial et est essentiellement couverte d'une vaste forêt tropicale humide bordée de mangroves côté mer, la forêt guyanaise.
Le climat équatorial humide de la Guyane se distingue par une température moyenne de 25,5 °C. La précipitation annuelle est en moyenne de 2 816 mm à Cayenne sur la période 1981 - 2010, selon les relevés de Météo France.
Cayenne connaît une saison humide de décembre à juillet et une période plus sèche durant le reste de l'année. Les précipitations commencent à décroître en juillet (155 mm), avec pour creux les mois de septembre et octobre qui sont dits « mois secs » (respectivement 39 et 51 mm en moyenne), puis remontent dès le mois de novembre (105 mm). Le mois le plus humide est le mois de mai avec une hauteur moyenne des précipitations atteignant 518 mm.
Président actuelEmmanuel MacronChef d’État de rattachement — Président de la République
Date d’accession au pouvoir14/05/2017Première entrée en fonction ; réélu le 24 avril 2022.
Mode d’accession au pouvoirÉlection présidentielle remportée le 7 mai 2017.
Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.
Sources et précisions : superficie et climat
Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.
Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.
Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.
CC BY-SA 4.0 · Attribution et historique accessibles dans la source du climat.
Direction du pays · référence au 04/11/2026. Aucune présidence nationale distincte : le titulaire est présenté au titre du rattachement à France. La date est celle de cette fonction de rattachement, et non d’une nomination locale. Repères complétés à partir des sources institutionnelles citées ; les mandats et dates mentionnés sont ceux explicités ci-dessous.
Portrait de Emmanuel Macron : Nebojša Tejić · Public domain · Source de l’image
Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir
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Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies
La Guyane (/gɥijan/ ; en créole guyanais : Lagwiyann) est une collectivité territoriale unique française située en Amérique du Sud, bordée au nord par l'océan Atlantique, limitrophe du Brésil au sud-est et au sud et du Suriname à l'ouest, c'est le plus petit territoire sur le continent sud-américain autant en superficie qu'en nombre d'habitants. La Guyane est la seule collectivité française d'outre-mer de nature continentale. Ses compétences, identiques à celles des autres régions et départements de France, sont regroupées depuis 2015 dans le cadre d'une collectivité territoriale unique — la collectivité territoriale de Guyane — dont l'organe délibérant est l'assemblée de Guyane. Son code Insee est le 973R.
Hors de France, la région est habituellement appelée Guyane française.
Avec une superficie de 83 856 km2 et une population de 301 099 habitants (début 2023), la Guyane est la deuxième région de France avec la plus grande superficie (environ 0,2 % de moins que la Nouvelle-Aquitaine), la deuxième moins peuplée (après Mayotte et devant la Corse), et celle présentant la plus faible densité. C'est également le département le plus boisé, 97 % du territoire étant couvert d'une forêt équatoriale qui reste parmi les plus riches et les moins écologiquement fragmentées du monde, la forêt guyanaise.
Les premières installations françaises commencent en 1503, mais la présence française ne devient réellement durable qu'à partir de 1643[réf. souhaitée] et de la fondation de Cayenne. La Guyane, autrefois désignée comme « France équinoxiale », devient alors une colonie esclavagiste et voit sa population progresser jusqu'à l'abolition officielle de l'esclavage en 1794, pendant la Révolution française. Elle accède temporairement au statut de département français en 1797 mais est progressivement transformée en colonie pénale avec l'instauration du bagne. Il s'agit plus précisément d'un réseau de camps et de pénitenciers répartis sur l'ensemble de la côte guyanaise dans lesquels les détenus sont condamnés aux travaux forcés.
Durant la Seconde Guerre mondiale, Félix Éboué est l'un des premiers à se ranger derrière Charles de Gaulle, dès le 18 juin 1940. La Guyane rallie officiellement la France combattante en 1943. Elle abandonne définitivement son statut de colonie et redevient un département français en 1946. De Gaulle, devenu président, décide d'y établir le Centre spatial guyanais (CSG) à partir de 1965. Il est aujourd'hui exploité par le Centre national d'études spatiales (CNES), Arianespace et l'Agence spatiale européenne (ESA).
La Guyane est une des neuf régions ultrapériphériques (RUP) de l'Union européenne. C'est le seul territoire de France et de l'Union européenne en Amérique du Sud continentale.
Wikipédia, article « Guyane », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Origine du nom et étymologie
Étymologie
Le nom Guyane est d'origine amérindienne : « Guiana » signifie « terre d'eaux abondantes » en arawak. Une variante désuète du nom en français s'écrivait avec deux n : « Guyanne ».
Nom officiel
Dans une partie de la France autrefois dite « France équinoxiale » c'est-à-dire équatoriale, le nom officiel de la région est « Guyane ». L'ajout de l'adjectif « française » dans les dénominations courantes est une commodité de langage, facultative dans la mesure où en France, Guyane tout court désigne généralement la seule Guyane française, bien que dans d'autres pays elle soit habituellement qualifiée par l'adjectif de française (French Guiana en anglais ou Guayana Francesa en espagnol).
Historiquement, il a existé plusieurs autres Guyanes :
Guyane britannique (Guyana) ;
Guyane espagnole (Guyane vénézuélienne et Guayana Esequiba) ;
Guyane néerlandaise (Suriname) ;
Guyane portugaise (Amapá).
Ces Guyanes s'intègrent au sein du plateau des Guyanes, ensemble géographique délimité au nord et à l'ouest par le fleuve Orénoque au Venezuela, au nord et à l'est par l'océan Atlantique, au sud et à l'est, au Brésil, par le río Negro et l'Amazone jusqu'à son embouchure.
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Histoire du pays
Autochtones et Européens
Les premières traces archéologiques (poteries, gravures rupestres, polissoirs, etc.) de peuples amérindiens entre l'Oyapock et le Maroni remontent au Ve millénaire avant notre ère. Nombre de leurs successeurs dans la même zone géographique appartiennent principalement au groupe linguistique des Tupi-Guarani.
On estime qu'à la fin du IIIe siècle, des Indiens arawaks et palikurs, originaires des rives de l'Amazone, s'installent sur le littoral guyanais. Ils sont suivis au VIIIe siècle par les Kalinago ou Karibes, les Kali'na (Galibis) et Wayana.
La côte de Guyane est reconnue par Christophe Colomb en 1498. Malgré le partage du Nouveau Monde organisé en 1494 par le traité de Tordesillas entre le Portugal et l'Espagne, les nations européennes sont à l'origine de nombreuses tentatives de colonisation en Guyane dès le XVIe siècle.
Dès 1503 commencent les premières implantations dans la zone de Cayenne, notamment celle des Français, par le voyage de Nicolas Guimestre en 1539, suivie de celle de l'Anglais Robert Baker (1562) et de celle de Gaspard de Sotelle (1568–1573), qui implante plus de 120 familles espagnoles dans l'île de Cayenne.
De 1596 à 1598, les Anglais John Ley et Lawrence Keymis, et le Néerlandais Abraham Cabeliau effectuent des reconnaissances géographiques précises des côtes de la Guyane. Les vraies implantations européennes apparaissent surtout au XVIIe siècle, par des occupations ponctuelles (quelques années) d'embouchures fluviales, et sont l'œuvre de la France, de l'Angleterre et des Pays-Bas.
En 1604, la colonie de Guyane prend le nom de France équinoxiale.
En 1608–1609, la côte guyanaise est visitée par l'Expédition Thornton (it), promue par Ferdinand Ier de Médicis, dans le cadre d'un projet de colonisation italienne des Amériques : il était prévu pour l'année suivante la fondation d'une colonie commerciale et d'un établissement de colons toscans dans la région de Cayenne, ce qui ne s'est finalement pas produit en raison de la mort du grand-duc de Toscane, dont les descendants ont abandonné les projets d'expansion coloniale.
Esclavage et tentative de peuplement
Si les premières tentatives importantes de colonisation françaises datent des années 1620, elles sont souvent mises à mal par les dissensions internes des colons, les rapports humains médiocres avec les Amérindiens, voire la dureté des conditions de vie, notamment avec la fièvre jaune. De leur côté, les nations amérindiennes doivent faire face à un important taux de mortalité, dû aux guerres menées face aux colonisateurs, mais aussi à l'action d'épidémies nouvellement importées d'Europe.
Longtemps, la tutelle du roi de France sur la Guyane est régulièrement contestée ; ce n'est qu'avec la reprise de Cayenne en décembre 1676 par l'amiral Jean d'Estrées que les Français s'implantent définitivement. Et encore ne contrôlent-ils que l'île de Cayenne et, par intermittence, quelques postes militaires aux estuaires. C'est cette présence humaine et militaire faible qui explique en grande partie l'extrême facilité avec laquelle les Portugais du Brésil se sont emparés de l'île de Cayenne pendant les guerres napoléoniennes, île qu'ils ont occupée de 1809 à 1817.
La colonisation de la Guyane est d'abord le fait de travailleurs européens, les « engagés », également appelés les « trente-six-mois » parce qu'ils étaient liés par un contrat de trois années à leur maître. Cette tentative, faute de volontaires, est très vite remplacée par des esclaves d'origine africaine, utilisés dans les habitations (exploitations agricoles) à la culture des produits coloniaux : sucre, épices, chocolat et café.
Comme dans les autres colonies françaises, l'esclavage est en grande partie régi par les textes du Code noir (1685).
Cette société d'habitation reste le modèle économique dominant en Guyane jusqu'à la deuxième abolition de l'esclavage en 1848. Elle n'a toutefois pas apporté un vrai développement à la Guyane, qui reste la région pauvre et sous-peuplée de l'ensemble colonial français en Amérique. En 1713, lors du Traités d'Utrecht, le roi de France Louis XIV, afin de limiter les conflits locaux avec la colonie portugaise du Brésil, pose les bases de la frontière entre le Brésil et la France.
L'expédition de Kourou qui débuta à partir de 1763 est très mal préparée. Elle fut menée à la demande de Étienne-François de Choiseul et dirigée par le chevalier Étienne-François Turgot, gouverneur, Jean-Baptiste Thibault de Chanvalon, intendant et Antoine Brûletout de Préfontaine, commandant, pour établir une vraie colonie d'agriculteurs d'origine européenne dans les savanes de l'ouest guyanais. Cependant, cela sera un échec retentissant : presque tous les colons « survivants » s'enfuient de Guyane pour rejoindre la métropole. Seuls restent en Guyane des colons allemands et canadiens, qui s'implantent durablement à Kourou, Sinnamary, Malmanoury, Corossony et Iracoubo, et y fondent une société originale (et métissée) d'agriculteurs exploitants en Guyane.
La Guyane française est occupée par les Britanniques de 1778 à 1783, puis de 1785 à 1788.
Pendant la Révolution, elle devient pour la première fois lieu de déportation politique (Jean-Marie Collot d'Herbois et Jacques-Nicolas Billaud-Varenne) ; ceux-ci seront suivis en 1798, alors que La Guyane est érigée en un département, des « déportés de fructidor » et de prêtres réfractaires : Counamama et Sinnamary seront le cimetière de la plus grande partie d'entre eux.
Pendant la Révolution, l'esclavage est aboli en 1794 dans toutes les colonies par la Convention nationale, dirigée par les Montagnards. Toutefois, le premier consul Napoléon Bonaparte le rétablit en 1802, avant que l'abolition ait eu le temps de prendre effet.
Sous Napoléon Ier, le Portugal envahit et occupe la Guyane, de 1809 à 1817, en représailles de l'invasion par la France de la partie européenne du pays : cette période d'occupation va marquer le créole guyanais, qui va intégrer de nombreux mots portugais dans son vocabulaire. Bien que rendue aux Français, à la suite des applications du traité de Vienne de 1815, le retour effectif des Français est à situer en avril 1817, avec l'envoi d'un gouverneur.
L'esclavage est définitivement supprimé par le décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848 de la IIe République, sous l'impulsion notamment de l'abolitionniste Victor Schœlcher. La disparition de la main-d'œuvre servile met un point d'arrêt à l'économie coloniale traditionnelle.
Wikipédia, article « Guyane », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Colonisation et administrations historiques
Si les premières tentatives importantes de colonisations françaises datent des années 1620, elles sont souvent mises à mal par les dissensions internes des colons, les rapports humains médiocres avec les Amérindiens, voire la dureté des conditions de vie, notamment avec la fièvre jaune. De leur côté, les nations amérindiennes doivent faire face à un important taux de mortalité, dû aux guerres menées face aux colonisateurs, mais aussi à l'action d'épidémies nouvellement importées d'Europe.
Longtemps, la tutelle du roi de France sur la Guyane est régulièrement contestée ; ce n'est qu'avec la reprise de Cayenne en décembre 1676 par l'amiral Jean d'Estrées que les Français s'implantent définitivement. Et encore ne contrôlent-ils que l'île de Cayenne et, par intermittence, quelques postes militaires aux estuaires. C'est cette présence humaine et militaire faible qui explique en grande partie l'extrême facilité avec laquelle les Portugais du Brésil se sont emparés de l'île de Cayenne pendant les guerres napoléoniennes, île qu'ils ont occupée de 1809 à 1817.
La colonisation de la Guyane est d'abord le fait de travailleurs européens, les « engagés », également appelés les « trente-six-mois » parce que liés par un contrat de trois années à leur maître. Cette tentative, faute de volontaires, est très vite remplacée par des esclaves d'origine africaine, utilisés dans les habitations (exploitations agricoles) à la culture des produits coloniaux : sucre, épices, chocolat et café.
Comme dans les autres colonies françaises, l'esclavage est en grande partie régi par les textes du Code noir (1685).
Cette société d'habitation reste le modèle économique dominant en Guyane jusqu'à la deuxième abolition de l'esclavage en 1848. Elle n'a toutefois pas apporté un vrai développement à la Guyane, qui reste la région pauvre et sous-peuplée, de l'ensemble colonial français en Amérique. En 1713, lors du Traités d'Utrecht, le roi de France Louis XIV, afin de limiter les conflits locaux avec la colonie portugaise du Brésil, pose les bases de la frontière entre le Brésil et la France.
L'expédition de Kourou qui débuta à partir de 1763 est très mal préparée. Elle fut menée à la demande de Choiseul et dirigée par le chevalier Étienne-François Turgot, gouverneur, Jean-Baptiste Thibault de Chanvalon, intendant et Antoine Brûletout de Prefontaine, commandant, pour établir une vraie colonie d'agriculteurs d'origine européenne dans les savanes de l'Ouest guyanais. Cependant, cela sera un échec retentissant : presque tous les colons « survivants » s'enfuient de Guyane pour rejoindre la métropole.
Wikipédia, article « Guyane », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence
Indépendance, dates et mouvements
En 1713, les traités d'Utrecht fixent une frontière entre les territoires français et portugais du plateau des Guyanes. C'est une rivière qui doit servir de frontière, mais le traité n'est pas certain quant à la rivière qu'il désigne. En 1822, le Brésil devient indépendant. Plusieurs centaines de kilomètres carrés sont contestés entre la France et le Brésil.
Le « Contesté » devient un territoire neutre, refuge d'aventuriers, de bagnards échappés ou d'esclaves en marronnage.
À la fin du XIXe siècle les deux pays se mettent d'accord pour recourir à l'arbitrage de la Suisse. La diplomatie brésilienne s'investit fortement dans cet arbitrage alors que la France ne met guère de moyens dans la négociation. L'arbitrage suisse est rendu en 1900 en faveur du Brésil, le fleuve Oyapock est retenu comme frontière entre la Guyane française et le Brésil. Les ressortissants français ne peuvent s'installer sur la rive désormais brésilienne.
Trois tendances politiques se partagent la vie politique guyanaise. Les deux principales forces politiques restent, à l'instar du reste de la France, la droite loyaliste, représentée par Les Républicains et la gauche loyaliste, représentée par le Parti socialiste guyanais (PSG), les Forces démocratiques de Guyane (FDG), le Parti socialiste (PS) et Guyane Écologie (GE). Mais cette « gauche loyaliste » est à présent très concurrencée par La France insoumise. Enfin, la troisième tendance politique est l'extrême gauche indépendantiste, représentée par le Mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale (MDES) et le Walwari (PRG). Le mouvement La France insoumise est représenté en Guyane par huit Groupes d'Action (GA ou GdA). Le score, en tête, de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle de 2017 et le soutien du mouvement à la candidature de Davy Rimane lors de l'élection législative partielle de mars 2018 ont permis à la France insoumise de se positionner comme une nouvelle force de gauche dans la région.
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Institutions et modèle politique
Statut juridique
La Guyane est une région administrative dont la préfecture est à Cayenne. Elle a constitué en 1946 avec la Guadeloupe et la Martinique, situées dans les Antilles, les départements français d'Amérique (DFA).
La Guyane élit une assemblée unique depuis l'approbation par les Guyanais, au cours d'un référendum tenu le 24 janvier 2010, de fusionner le conseil régional et le conseil général en une assemblée territoriale unique ou « collectivité unique ».
Au niveau communal, il existe 22 communes dirigées par des maires. Certaines de ces communes, comme Maripasoula et Camopi, ont des superficies supérieures aux départements métropolitains. De plus, certaines communes sont subdivisées en villages supervisés par des capitaines.
Par ailleurs, la Guyane est représentée au niveau national par deux députés (voir les circonscriptions) et deux sénateurs.
Elle est aussi la plus grande des neuf régions ultrapériphériques de l'Union européenne.
Découpage administratif
Au 1er janvier 2021, la Guyane est découpée en deux arrondissements (Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni) et vingt-deux communes. En 2022, l'arrondissement de Cayenne est démembré pour former l'arrondissement de Saint-Georges.
Chacune des vingt-deux communes est dirigée par un maire. Certaines communes sont subdivisées en villages supervisés par des chefs coutumiers, les capitaines.
Symboles
Le logo de la collectivité territoriale de Guyane est le seul symbole officiel. L'unité régionale de gendarmerie utilise pour ses uniformes le blason de Cayenne.
Le conseil général de la Guyane, qui a disparu en 2015, avait adopté en 2010 le drapeau de l'Union des travailleurs guyanais (syndicat UTG) comme drapeau de la Guyane.
Politique
Trois tendances politiques se partagent la vie politique guyanaise. Les deux principales forces politiques restent, à l'instar du reste de la France, la droite loyaliste, représentée par Les Républicains et la gauche loyaliste, représentée par le Parti socialiste guyanais (PSG), les Forces démocratiques de Guyane (FDG), le Parti socialiste (PS) et Guyane Écologie (GE). Mais cette « gauche loyaliste » est à présent très concurrencée par La France insoumise. Enfin, la troisième tendance politique est l'extrême gauche indépendantiste, représentée par le Mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale (MDES) et le Walwari (PRG). Le mouvement La France insoumise est représenté en Guyane par huit Groupes d'Action (GA ou GdA). Le score, en tête, de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle de 2017 et le soutien du mouvement à la candidature de Davy Rimane lors de l'élection législative partielle de mars 2018 ont permis à la France insoumise de se positionner comme une nouvelle force de gauche dans la région.
Défense
Les forces armées en Guyane représentent 2 300 militaires.
Ces forces sont principalement réparties dans les unités suivantes :
le 9e régiment d'infanterie de marine (9e RIMa) de Cayenne, à la Madeleine ;
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Modèle économique et secteurs dominants
L'économie de la Guyane est fortement dépendante de l'Hexagone et de l'industrie spatiale (Centre spatial guyanais).
Il existe peu de lignes aériennes directes à destination des autres pays de l'Amérique du Sud, mis à part le Suriname et le Brésil. Toutefois, il est possible de se rendre dans le reste de l'Amérique en faisant escale à Pointe-à-Pitre-Pôle Caraïbes (Guadeloupe) ou à Fort-de-France-Aimé Césaire (Martinique).
Le taux de chômage officiel au deuxième semestre 2013 est de 21,3 % de la population active, soit l'un des plus élevés de France, contre 17,10 % en 2020 (ou 20 % au sens du Bureau international du travail) et de 17,70 % en 2022.
Aménagement du territoire
Le 8 juillet 2016, après quatre ans de concertation paraît au Journal officiel le décret en Conseil d'État approuvant le schéma d'aménagement régional (SAR) de la Guyane ; c'est le nouveau cadre pour toutes les politiques publiques d'aménagement et de développement du territoire menées en Guyane jusqu'à l'horizon 2030. Il définit les zones d'implantation de l'agriculture, de l'urbanisation et des grands équipements et infrastructures, des activités industrielles, portuaires, artisanales, agricoles, forestières, touristiques et relatives aux énergies renouvelables ainsi que celles relatives aux nouvelles technologies de l'information et de la communication, tout en intégrant les enjeux de continuités écologiques dans un chapitre individualisé relatif à la Trame verte et bleue, dans le cadre de l'une des cinq priorités : « Préserver et valoriser l’environnement et la biodiversité remarquables du territoire ». Les communes disposent de trois ans pour rendre leurs documents d'urbanisme compatibles avec ce SAR.
Logement
L'aménagement du territoire connaît un volet relatif au logement qui est un enjeu particulier en Guyane, très différent de celui de la France hexagonale. La Guyane est marquée par la prévalence d'un habitat individuel qui constitue 76 % des résidences principales en 2013, soit environ 19 % de plus que dans l'Hexagone. Les logements possèdent un niveau d'occupation plus important que dans les autres DROM, avec une moyenne de 3,4 personnes par ménage alors que la moyenne hexagonale est de 2,3. La Guyane souffre donc d'un problème important du mal-logement : le surpeuplement, qui touche 36,1 % des ménages en Guyane. Ce taux est plus du double de celui des autres DROM comme la Réunion (14,6 %). Le surpeuplement touche particulièrement les familles monoparentales (7 familles monoparentales sur 10).
Au surpeuplement s'ajoute le problème de la faible qualité des logements : 47 % des résidences principales en 2013 connaissent un défaut grave de confort, le plus important étant les vis-à-vis, mais aussi des défauts plus importants tels que l'installation électrique ou encore l'absence d'équipements sanitaires. Seuls 44 % des ménages sont dotés d'eau chaude.
Il est difficile d'accéder à la propriété en Guyane : seuls 9 % des foyers y ont accès contre 20 % dans l'Hexagone.
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Évolution économique et niveau de développement
La situation économique de la Guyane est marquée par un taux de chômage de 20,6 % et un taux de couverture des importations par les exportations de 13,4 % en 2007. Les transferts sociaux ont un poids important dans l'économie.
Cependant depuis l'année 2004, on observe une croissance forte soutenue par une augmentation de l'activité spatiale et du secteur de la construction. Les secteurs industriels et de l'extraction minière sont également en croissance dans une moindre mesure. Le taux de chômage baisse régulièrement passant de 27,6 % en 2006 à 20,6 % en 2007. Les taux d'investissement public et surtout privé augmentent, preuve du début de l'autonomie de l'économie guyanaise.
La démographie de la Guyane, avec une population en forte augmentation et jeune représente un enjeu majeur de l'économie guyanaise.
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Grandes réalisations politiques, économiques et sociales
Les politiques linguistiques de la scolarisation en Guyane essaient de prendre en compte les langues marronnes et autochtones.
Académie des Antilles et de la Guyane (1973-1997), Académie de la Guyane(1997-)
Université des Antilles et de la Guyane (1982-2014), Université de Guyane depuis 2014
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Personnalités dans les organisations internationales
La Guyane est une des neuf régions ultrapériphériques (RUP) de l'Union européenne. C'est le seul territoire de France et de l'Union européenne en Amérique du Sud continentale. La limite de la partie du plateau continental sur laquelle la France dispose d'un droit exclusif d'exploitation y a été étendue à 350 milles marins des côtes en 2015, soit 72 000 km2 de plus au large de la Guyane, après l'avis favorable de l'Organisation des Nations unies (ONU), la zone économique exclusive (ZEE) s'étendant toujours jusqu'à 200 milles marins concernant les ressources halieutiques et biologiques.
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Culture, traditions et patrimoine
Architecture
L'architecture locale se caractérise par la richesse de ses influences créoles, amérindiennes et bushinenges. Les principales villes contiennent une architecture majoritairement de styles créoles, avec quelques bâtiments et forts de styles occidentaux. Dans les communes avec les populations noires marrons, on peut apercevoir des cases de styles bushinengué. Et les communes amérindiennes sont reconnus pour leurs carbets de types pré-coloniaux. La plupart de ces édifices ont été conçus avec des matériaux locaux, comme les bois de la forêt guyanaise et des briques faites sur place. Ces architectures locales se mélangent avec les immeubles de styles contemporains.
Musées et monuments historiques
On peut retrouver un grand nombre de musées sur le territoire guyanais :
le Musée départemental Alexandre-Franconie, situé à Cayenne ;
le Musée des Cultures Guyanaises, à Cayenne ;
la Maison des Cultures & des Mémoires de la Guyane, composée de deux bâtiments. Un sur Cayenne, l'autre à Remire-Montjoly ;
la Maison-Musée de Félix Éboué, à Cayenne ;
le Musée de l'Espace, au Centre spatial guyanais, à Kourou ;
le Musée des îles du Salut, aux Îles du Salut ;
le Musée du bagne, au Camp de la Transportation, à Saint-Laurent-du-Maroni ;
l'Écomusée de Montsinéry-Tonnegrande, à Montsinéry-Tonnegrande ;
le Planeur bleu de Cacao, à Roura ;
l'Écomusée d'Approuague-Kaw, à Régina.
Arts visuels et plastiques, artisanat local
L'art et l'artisanat local sont très appréciés du grand public. Chaque communauté ethnique participe à leur essor. Les arts Tembés, art du peuple Bushinengue, font partie des arts les plus reconnus en Guyane. Le peuple Boni confectionne aussi des objets en bois locaux sculptés : comme des pirogues, des peignes, des bancs pliants, des tables, etc. Les Amérindiens sont connus pour leur fameux ciel de case, le Maluwana et avec les Créoles font des poteries, des ouvrages en perles ou en graines de la forêt (colliers) et de la vannerie : tamis, éventails, paniers. L'or, les graines et feuilles de palmiers amazoniens et autres choses spécifiques de ce territoire sont utilisés pour confectionner des bijoux et autres objets.
Littérature
La littérature guyanaise qui s'exprime aussi bien en langue française qu'en créole guyanais, est reconnue au niveau international pour avoir fait émerger des talents comme Léon-Gontran Damas, figure importante du mouvement de la Négritude ou encore René Maran, qui a écrit le célèbre roman qui en 1921, obtient le prix Goncourt et devient ainsi le premier Noir à recevoir ce prix.
Mais aussi pour détenir le tout premier roman écrit dans une langue créole, Atipa.
Prix du livre d'histoire des Outre-mer
En 2020, le jury du prix du livre d'histoire des Outre-mer récompense l'ethnologue Michèle Baj Strobel pour Les Gens de l'Or, paru dans la collection Terre humaine aux éditions Plon.
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Genres musicaux et artistes
Musiques traditionnelles
La Guyane ayant trois peuples piliers (les peuples premiers, les Créoles et les Bushinenges), qui sont les fondateurs des racines de la culture guyanaise, ont chacun leur propre styles de musiques, de danses et de rythmes, qui ensemble, forment les musiques et danses traditionnelles du territoire.
Chez les créoles on peut retrouver : le Kasékò, le rythme et la danse traditionnelle la plus réputée de Guyane. Les Bushinengés sont connus pour leur danse l'Awasa et les peuples natifs pour leur tambour, le Sanpula.
Autres rythmes et danses traditionnelles de Guyane
Peuples premiers :
Créoles :
Bushinengés :
Musiques carnavalesques
Ici, sont recensés que les rythmes et danses du Bal paré-masqué. Certains viennent d'Europe, d'autres sont des adaptations locales et le reste vient des Caraïbes.
Musiques populaires
Le Zouk, originaire des Antilles françaises et le Dancehall de la Jamaïque font partie des genres les plus populaires en Guyane. Ils ont permis à faire émerger des artistes locaux connus à l'international comme Warren et celle que l'on surnomme la "Reine du Zouk" Fanny J, sans oublier Jahyanaï King et Bamby.
D'autres genres musicaux venant de Caraïbes, de France, des États-Unis, du Brésil et d'ailleurs comme le Ragga, Reggae, Samba, Chanson française, Rap, Pop, Rnb etc, sont très appréciés par la population locale.
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Ethnies, langues et méthodes de dénombrement
Démographie
La population de la Guyane est en forte augmentation : elle pourrait passer à 391 000 habitants en 2042, selon l'Insee, si les tendances observées se maintenaient, en raison d'un fort taux de croissance naturelle (excédent des naissances sur les décès). Cependant, on observe un ralentissement de la croissance démographique lié à une légère inflexion de la natalité et, surtout, à un retournement du solde migratoire, devenu négatif. En raison de son étendue, la Guyane est le département le moins densément peuplé de France (3,6 hab./km2).
Communes les plus peuplées
Populations actuelles
Les habitants de la Guyane sont appelés les Guyanais et les Guyanaises, à ne pas confondre avec les Guyaniens et Guyaniennes qui sont les habitants du Guyana.
La population est essentiellement groupée dans quelques communes sur le littoral, le long de la RN 1 (bande littorale) et au bord des grands fleuves et de leurs estuaires. De nombreuses communautés coexistent[source insuffisante], venant de 80 pays, avec aujourd'hui une quarantaine de nationalités, dont (en 2006) :
les Créoles guyanais de langue maternelle créole, métis pour la plupart, représentent environ 30 % de la population localisée à Cayenne ;
les Antillais guadeloupéens (auxquels s'ajoutent les Martiniquais, moins nombreux), créolophones, représentent 5 % de la population localisée sur le littoral guyanais ;
les Guyanais d'origine métropolitaine représentent environ 13 % de la population principalement située dans l'agglomération de Cayenne, Kourou et le littoral ;
les descendants des Noirs Marrons, appelés « Bushinengués » (les Saramacas, les Paramacas, les Alukus (ou Bonis), les Djukas, les Kwintis et les Matawais) vivent principalement dans des communes et des villages, situés le long du fleuve Maroni. Selon une estimation citée dans un rapport d’information de l’assemblée nationale, les bushinengués représenteraient environ 20% de l’actuelle population guyanaise ;
les Amérindiens répartis en six ethnies vivant essentiellement dans la partie amazonienne du département, ainsi qu'un gros village au nord ouest, Awala, sont estimés à environ huit mille personnes en 2015. Au 7 août 2006, le Survival International avait estimé leur nombre à quelque dix mille individus, et souligné que leurs droits à la propriété collective de leurs terres, sur lesquelles ils étaient autrefois souverains, n'étaient toujours pas reconnus :
les Lokonos et les Palikur, de langue arawakienne,
les Kali'na et les Wayana, de langue caribe,
les Wayãpi et les Tekos, de langue tupi ;
les immigrants arrivés à partir de la fin du XIXe siècle (Chinois, Saint-Luciens, Libanais) ou encore les travailleurs originaires d'Inde, arrivés en Guyane dans les terres amazoniennes pour pallier le manque de main d'œuvre du fait de la suppression de l'esclavage ;
Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.
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Faune, biodiversité et espaces protégés
Ce département fait partie d'une des régions les plus riches du monde en matière de biodiversité, tant animale que végétale.
La forêt guyanaise est pour presque toute sa surface une forêt primaire à très haut niveau de biodiversité, protégée par un parc national, créé en 2007, et six réserves naturelles. L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et l'Union européenne (UE) y recommandent des efforts particuliers de protection.
À la suite du Grenelle de l'environnement de 2007, le projet de la loi Grenelle II (dans son article 49) a proposé (en 2009, et sous réserve de modification) la création d'une entité unique chargée pour la Guyane de contribuer à la mise en œuvre des politiques de connaissance et de conservation du patrimoine naturel amazonien (avec compétence dans les domaines de la faune, flore, les habitats naturels et semi-naturels terrestres, fluviaux et côtiers, et sur le fonctionnement des écosystèmes). Il contribuera à appliquer les politiques environnementales conduites par l'État et les collectivités territoriales et leurs groupements. L'article 64 du projet de loi prévoit aussi un « schéma départemental d'orientation minière » pour la Guyane, promouvant une exploitation minière compatible avec les exigences de préservation de l'environnement.
5 500 espèces végétales ont été répertoriées, dont plus d'un millier d'arbres (près de 1 200 espèces d'arbres contre une petite centaine dans toute l'Europe), 740 espèces d'oiseaux, 177 espèces de mammifères, plus de 500 espèces de poissons dont 45 % lui sont endémiques (les poissons « limon » et les poissons à écailles) et 109 espèces d'amphibiens. Les micro-organismes seraient bien plus nombreux encore, notamment dans le nord qui rivalise avec l'Amazonie brésilienne, Bornéo et Sumatra. Cette zone a toujours conservé des refuges pour toutes ses espèces lors des périodes sèches ou des glaciations, et une partie des forêts tropicales primaires est très ancienne. Malgré une certaine homogénéité du biome et de la topographie à l'échelle départementale, cette forêt abrite des écosystèmes plus originaux qui en diversifient la composition à l'échelle locale : mangroves et savanes au Nord, inselbergs perdus dans des forêts au Sud, et partout de nombreux types de zones humides.
La moitié de la biodiversité française est en Guyane : 29 % des plantes, 55 % des vertébrés supérieurs (mammifères, oiseaux, poissons) et jusqu'à 92 % des insectes[réf. souhaitée]. Tout cela dans un seul département de 83 846 km2. Un parc national et six réserves naturelles œuvrent à la préservation de milieux et d'espèces aussi divers qu'uniques.
Les plages de la réserve naturelle de l'Amana, sur la commune d'Awala-Yalimapo, dans l'ouest, constituent pour les tortues marines un site de ponte exceptionnel. C'est l'un des plus importants au niveau mondial pour la tortue luth.
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Cours d’eau et géographie
Situation
Département littoral, longé par l'océan Atlantique, et situé au centre de la partie septentrionale du continent sud-américain, la Guyane se singularise en étant le plus petit territoire autant pour sa superficie que pour sa population.
Elle a de plus, entre autres particularités géographiques, de disposer de frontières naturelles qui sont représentées par de larges fleuves. Au sud-est, elle est séparée du Brésil par l'Oyapock, tandis que le Maroni l'isole du Suriname au nord-ouest.
La Guyane est frontalière du Brésil sur 730 km, faisant du Brésil le pays ayant la plus longue frontière terrestre avec la France, et du Suriname sur 520 km, ce qui en fait la sixième frontière nationale.
Par ailleurs, un différend frontalier avec le Suriname voisin perdure jusqu'à ce jour (2026). Au sud-ouest, au triangle Itany-Marwini, un territoire de 6 000 kilomètres carrés inhabité et revendiqué par le Suriname dépend de la Guyane française. Il n'est pratiquement pas visité, hormis par quelques orpailleurs et des militaires français.
Par rapport à la France, la Guyane représente un vaste territoire. S'étendant sur 86 504 km2, c'est la deuxième plus vaste région de France se classant après la Nouvelle-Aquitaine.
La réestimation de la superficie de la Guyane est liée à une erreur commise par l'ancien Service géographique des Colonies, qui avait attribué 91 000 km2 au territoire du fait d'une mauvaise estimation de la latitude des sources de l'Oyapock. L'erreur a été corrigée dans les années 1960 par l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN).
Frontières
Dans le sud-ouest, au niveau du triangle dessiné par les rivières Itany et Marwini, un territoire de 6 000 km2 est revendiqué par le Suriname depuis 1885.
Topographie
Le relief de la Guyane s'est modelé à partir d'un socle ancien bordé par une plaine littorale. L'essentiel de la région se trouve à une altitude comprise entre 100 et 200 mètres, signe d'une très ancienne évolution morphologique et géomorphologique dont résulte la faiblesse des contrastes topographiques. Néanmoins, les plus hauts sommets du territoire sont :
la montagne Bellevue 851 m (point culminant) ;
le mont Itoupé 830 m ;
la montagne Machoulou 782 m ;
la montagne Kotika 730 m ;
la montagne Galbao 730 m ;
le massif du Mitaraka 690 m.
Deux grandes régions topographiques peuvent être distinguées :
la plaine côtière ou « terres basses » qui s'étend sur quelques dizaines de kilomètres depuis la frontière maritime. Elle représente environ 450 000 ha recouverts de marécages et de savanes. C'est une plaine alluviale, plus ou moins inondable d'une altitude le plus souvent inférieure à 30 mètres ;
les terres hautes qui se développent sur le plateau des Guyanes et représentent près de 95 % du territoire.
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Ressources naturelles
La situation économique de la Guyane est marquée par un taux de chômage de 20,6 % et un taux de couverture des importations par les exportations de 13,4 % en 2007. Les transferts sociaux ont un poids important dans l'économie.
Cependant depuis l'année 2004, on observe une croissance forte soutenue par une augmentation de l'activité spatiale et du secteur de la construction. Les secteurs industriels et de l'extraction minière sont également en croissance dans une moindre mesure. Le taux de chômage baisse régulièrement passant de 27,6 % en 2006 à 20,6 % en 2007. Les taux d'investissement public et surtout privé augmentent, preuve du début de l'autonomie de l'économie guyanaise.
La démographie de la Guyane, avec une population en forte augmentation et jeune représente un enjeu majeur de l'économie guyanaise.
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Productions, volumes et classements mondiaux
Les sols pauvres et acides favorisent la biodisponibilité et la circulation des métaux lourds et en particulier du mercure depuis des décennies utilisé par l'orpaillage, et du plomb (source de saturnisme).
Les enquêtes faites par la CIRE et l'ARS dans l'Ouest de la Guyane (entre Saint-Laurent-du-Maroni et Mana) ont mis en évidence de « fortes imprégnations au plomb chez certains habitants (dans un village 48 % de l’ensemble des habitants (21/44) et 93 % des enfants de moins de 7 ans (13/14) avaient une plombémie dépassant à 100 μg/L (seuil de définition du saturnisme en France) et d'autres analyses » et études ont confirmé un problème pouvant « concerner l’ensemble de la Guyane et les pays limitrophes (Surinam, Brésil) ». En 2015, les éléments disponibles font évoquer une source alimentaire à ce plomb. Et il a été noté que chez les femmes enceintes, « la plombémie et la proportion de participantes ayant une plombémie élevée augmente en fonction de l’âge. Ainsi, elles sont 21,6 % de moins de 18 ans contre 32,5 % chez les femmes de 35 ans et plus à avoir une plombémie ≥ 50 μg/L (p=0,29) et respectivement 2,7 % contre 10,4 % à avoir une plombémie ≥ 100 μg/L (p=0,023) ». La pauvreté, un faible niveau de scolarisation, le fait d'avoir préparé du couac durant la grossesse ou d'avoir mangé du gibier ou bu de l'eau de pluie (plutôt que du robinet ou en bouteille) et le fait de parler le nenge tongo sont associés à une plombémie plus élevée (ce qui a fait évoquer le rôle possible d'une tradition de géophagie, mais un lien de causalité n'a pas pu être clairement mis en évidence). En outre, les femmes vivant en amont du fleuve Maroni sont plus touchées qu'à l'aval. À Saint-Laurent-du-Maroni la plombémie maximale est de 25,8 μg/L dans le centre-ville à 42 μg/L sur l'île Bastien et Portal.
Cette situation, ainsi que l'inaction des pouvoirs publics, est dénoncée dans Nager avec les piranhas (2017) de Michel Onfray.
Les secteurs cités ne constituent pas un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques.
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Emblèmes et symboles nationaux
Le logo de la collectivité territoriale de Guyane est le seul symbole officiel. L'unité régionale de gendarmerie utilise pour ses uniformes le blason de Cayenne.
Le conseil général de la Guyane, qui a disparu en 2015, avait adopté en 2010 le drapeau de l'Union des travailleurs guyanais (syndicat UTG) comme drapeau de la Guyane.