Chef d’État ou responsable actuelCharles IIIChef d’État de rattachement — Roi
Date d’accession au pouvoir08/09/2022Accession au titre de souverain le 8 septembre 2022 ; les gouverneurs et autorités locales ont leurs propres dates de nomination.
Mode d’accession au pouvoirSuccession au trône à la mort d’Elizabeth II.
Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.
Sources et précisions : superficie et climat
Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.
Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.
Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.
Le descriptif climatique provient d’une archive du World Factbook. Il décrit le climat général et ne constitue pas un bulletin météo actuel.
Résumé climatique traduit automatiquement depuis une source anglophone, à relire.
Direction du pays · référence au 04/11/2026. Aucune présidence nationale distincte : le titulaire est présenté au titre du rattachement à Royaume-Uni. La date est celle de cette fonction de rattachement, et non d’une nomination locale. Repères complétés à partir des sources institutionnelles citées ; les mandats et dates mentionnés sont ceux explicités ci-dessous.
Portrait de Charles III : White House · Public domain · Source de l’image
Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir
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Situer Jersey dans le monde
Jersey · repère de localisation indicatifVue du pays ou territoire · nord en haut
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Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies
Jersey (en normand : Jèrri), en forme longue le bailliage de Jersey (en anglais : Bailiwick of Jersey ; en normand : Bailliage dé Jèrri) est une dépendance de la Couronne britannique et la plus grande des îles Anglo-Normandes qu'elle forme avec les îles du bailliage de Guernesey. Elle se situe dans la Manche à proximité de la France, et sa capitale est Saint-Hélier. Sa superficie est de 118,2 km2 et elle est peuplée de 103 267 habitants (les Jersiais ou plus plaisamment les « Crapauds ») en 2021.
Jersey faisait partie du duché de Normandie, dont le duc a conquis l'Angleterre à partir de 1066. Depuis 1204, la Normandie est divisée entre la partie française et les îles Anglo-Normandes, qui sont restées à la Couronne anglaise, puis britannique. Le chef d'État de Jersey (qui a conservé le titre de duc de Normandie) est le monarque britannique, actuellement le roi Charles III, représenté sur l'île par un lieutenant-gouverneur.
Le bailliage de Jersey comprend l'île éponyme ainsi que les récifs inhabités des Écréhou et des Minquiers et quelques autres îlots inhabités. Le bailliage ne fait pas partie du Royaume-Uni, mais en dépend pour ses affaires extérieures (défense et représentation diplomatique). Il n'a jamais fait partie de l'Union européenne, même quand le Royaume-Uni en était membre.
Sa culture est majoritairement britannique. La livre sterling est la monnaie et la langue natale de ses habitants est, depuis la Seconde Guerre mondiale, généralement l'anglais. Mais elle a une influence normande notable. Ainsi, la langue traditionnelle de l'île est le jersiais, une forme de normand.
Elle est considérée comme paradis fiscal, avec une trentaine de banques sur l'île et 231 fonds d’investissement avec un actif attractif de 394 milliards d'euros. Les revenus des sociétés étrangères sont taxés à 0 %.
Elle est la seconde île Anglo-Normande la plus proche des côtes françaises (Cotentin, département de la Manche), à seulement 22 km, derrière Aurigny (15 km).
Wikipédia, article « Jersey », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence
Origine du nom et étymologie
Le nom de l'île apparaît peut-être sous la forme Andium au IVe siècle (dans le guide de voyage romain appelé Itinéraire d'Antonin au IVe siècle). Ensuite, on relève le nom d'Angia (Vie de Saint-Magloire et Vie de Saint-Samson IXe ou Xe siècle) qui se réfère peut-être à Jersey. Les formes anciennes dont dérive le nom actuel ne sont, elles, pas attestées avant le XIe siècle : insula Gersoi en 1022-1026, insula Gerseii, insula Gersey, insula Gersei, insula Gersoii au XIe siècle.
Le nom d’Andium représente vraisemblablement le mot gaulois *andion qui signifie « grand », par conséquent il désignerait la « grande (île) », Jersey est effectivement plus étendue que ses voisines. Une évolution phonétique possible a pu aboutir à Angia, à moins que ce dernier ne représente le germanique commun *aujō « île », latinisé en Augia dans les textes. Oye-Plage (Ogia VIIIe siècle ; Pas-de-Calais) et L'Île-d'Yeu (jadis Augia) sont formés avec le même appellatif. Les noms de ce type se seraient répandus sur les côtes de la mer du Nord et de la Manche antérieurement à la période viking. En l’occurrence, le nom est peut-être plus précisément saxon. Cependant, la plupart des spécialistes à la suite d'Auguste Longnon s'accordent sur l'origine scandinave de l'élément -ey (vieux norrois ey « île » cf. islandais ey « île ») dans le cas des Îles de la Manche. Le second élément -ey est alors le même que pour les autres îles Anglo-Normandes Guernesey, Aurigny (Alderney en anglais) et Chausey, mentionnées respectivement au début du XIe siècle sous les formes Greneroi, Alrenoi et Calsoi (Wace). À noter également qu'*aujō donne īeġ en vieil anglais (īeġ-land > anglais island « île ») et ei en vieux frison cf. néerlandais eiland « île ». S'il n'est pas n'interdit de penser que le nom d'origine scandinave se soit superposé au toponyme saxon antérieur, cela semble toutefois peu pertinent dans la mesure où seule la forme antique a été employée par les chroniqueurs et hagiographes jusqu'au IXe siècle. En revanche, le premier élément Gers- > Jers- n'est pas identifié avec certitude. Jean Renaud avance l'hypothèse que le nom ancien pourrait être *Jarlsey.
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Histoire du pays
Préhistoire et protohistoire
Un premier peuplement humain daté vers 280 000 ans de l'Homme de Néandertal a été identifié à la Cotte de Saint-Brelade. On y a découvert notamment des dents de Néandertalien datées de −110 000 ans.
Il y a 180 000 ans, Jersey se présente comme un plateau rocheux dans la plaine qui s'étendait à la place du nord de l'actuelle Manche. Des chasseurs de mammouths et de rhinocéros laineux fréquentent certaines cavernes des falaises de Jersey.
Devenue une île il y a environ 8 000 ans avec l'élévation du niveau de la mer, elle est colonisée par des fermiers néolithiques qui y érigent les dolmens et monuments funéraires et culturels que l'on peut encore admirer aujourd'hui.
L'âge du bronze et l'âge du fer se caractérisent sur Jersey par un nombre très important d'enfouissements de trésors.
Antiquité
Pour la période gallo-romaine, il existe peu de données archéologiques. Jersey semble néanmoins pleinement intégrée au monde romain. Il existe les restes d'un fanum, petit temple gallo-romain, au Pinacle, lieu sacré préhistorique des landes du Nord-Ouest.
Moyen Âge
L’île de Jersey est peut-être occupée par les Bretons lors de leur migration vers la Bretagne, aux VIe et VIIe siècles. Vers 550, d'après la vie de saint Marcouf, une troupe de saxons aurait attaqué Jersey. Plusieurs saints gallois, comme Samson de Dol, Magloire, Tugdual et Bréladre sont actifs dans l'archipel à l'époque. Cependant, la tradition a retenu le nom de saint Hélier (originaire de Tongres, dans l'actuelle Belgique) comme le premier à avoir introduit le christianisme sur l'île, au VIe siècle, et où il aurait été décapité, vers 555.
En 803, Charlemagne y envoie un émissaire auprès des Bretons peuplant l'île.
Par la suite, des Vikings s'implantent durablement dans l'île, comme en témoignent des éléments de la toponymie, très romanisés, et qui ne diffèrent pas de ceux que l’on rencontre dans le Cotentin et plus généralement dans toute la Normandie : La Hougue Bie, le clos du Hottot, (L)ametot, Prétot, Les Écrehou, Grouville, Ingouville, Quetteville, Quétivel, La Houle, Daubeuf, Ronez, etc., ainsi que le nom même de l'île qui remplace un ancien toponyme d’origine gauloise bien attesté dans les textes. En outre, le dialecte normand local conserve de nombreux vocables d'origine scandinave, la plupart également communs au cotentinois : fliées (variante de flies « patelles »), vraitchi (variante de vraiqui « ramasser, couper du varech »), tangon « algues brunes », mielles « dunes de sable », hougue « monticule, éminence » (mot sorti de l'usage dans le Cotentin), gradile « groseille », fal(l)e « gorge, jabot des oiseaux », etc.. En revanche, à part peut-être quelques microtoponymes à l'étymologie mal assurée, il ne subsiste apparemment aucune trace onomastique ou lexicale d'un emploi de la langue bretonne dans l'île. Richard Coates qui donne une origine bretonne à certains toponymes comme Le Lecq (pour lui du breton lech « éclat, ardoise »), n'est guère suivi, en effet, la forme la plus ancienne [prioratus de] la Wik (1215 - 1254) et les formes régulières suivantes s'opposent à cette interprétation et montrent qu'il s'agit d'une agglutination de l'article défini, suivi d'une contraction du vocable scandinave vík « baie » très répandu dans le Cotentin et les Îles, dont les formes évoluées sont très diverses.
La conquête normande de l'Angleterre en 1066 a lié l'île, qui était rattachée au diocèse de Coutances, comme Aurigny, Guernesey et Sercq, pour la première fois au royaume d'Angleterre. L'humour jersiais relève que les Jersiais ont battu les Anglais en 1066 et donc que « l'Angleterre appartient à Jersey et non l'inverse ».
En 1155, l'abbaye de Saint-Hélier a été fondée sur l'îlot à côté de l'ermitage de Saint-Hélier.
En 1204, le roi de France Philippe Auguste conquiert la Normandie continentale. Les îles de la Manche restent sous le contrôle de Jean sans Terre, roi d'Angleterre et duc de Normandie. Désormais, il y eut une Normandie continentale et une Normandie insulaire, séparées. Le roi d'Angleterre fut considéré comme duc de Normandie dans les îles. Les Constitutions du roi Jean sans Terre assurent les libertés et l'autonomie des îles – c'est l'origine du gouvernement de Jersey. En 1213, celui-ci vint à Jersey et y séjourna quelque temps.
Le château de Mont-Orgueil est construit afin de défendre l'île contre les Français. En 1338, les français avec à leur tête l'amiral Nicolas Béhuchet ravagent l'île et mettent le siège devant le château de Mont-Orgueil. Aujourd'hui, le château, qui domine la côte à l'est de l'île, est un grand lieu d'intérêt pour les touristes et un symbole de l'indépendance de Jersey.
Époque moderne
À la Réforme, un déluge de livres liturgiques imprimés à Genève ou aux Pays-Bas ont influencé le calvinisme qui avait triomphé à Jersey. C'est à cette époque que les vitraux ont été brisés, les statues et les croix abattues et les peintures murales effacées ou blanchies. Il s'agit d'une perte quasi-totale du patrimoine artistique de Jersey.
Ce n'est qu'à la deuxième moitié du XVIIe siècle que l'anglicanisme est établi à Jersey.
Sous le règne d'Élisabeth Ire d'Angleterre, le seigneur de Saint-Ouen, Hélier de Carteret, reçoit la seigneurie de Sercq sous condition qu'il colonise l'île inhabitée afin de protéger Sercq contre des bandes de pirates qui se servaient de l'île comme base d'opérations. C'est avec 40 familles de Saint-Ouen que Carteret a établi le petit État, demeuré féodal jusqu'en 2008.
Nommé gouverneur de Jersey, Walter Raleigh (1554-1618) modernise les défenses fortifiées de l'île pour tenir compte de l'usage du canon. Il entreprend le remplacement du château Mont-Orgueil par une forteresse sur l'îlot appelé L'Islet occupé par l'ancienne abbaye de Saint-Hélier (désaffectée à la Réformation[pas clair]). Le nouveau château Elizabeth garde l'entrée du port de la ville.
C'est Raleigh qui sauve le vieux château que l'on proposait de démolir afin de l'utiliser comme carrière pour la construction des nouvelles fortifications. Il ordonne qu'on laisse « ce noble château ».
Lors des événements de la guerre civile d'Angleterre, Jersey accueille Charles, prince de Galles, héritier au trône. À la suite de l'exécution de son père, Charles Ier, le prince est proclamé roi sur la place du marché de Saint-Hélier le 17 février 1649. Jersey est donc le premier pays à reconnaître le nouveau roi.
Wikipédia, article « Jersey », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Colonisation et administrations historiques
À la Réforme, un déluge de livres liturgiques imprimés à Genève ou aux Pays-Bas ont influencé le calvinisme qui avait triomphé à Jersey. C'est à cette époque que les vitraux ont été brisés, les statues et les croix abattues et les peintures murales effacées ou blanchies. Il s'agit d'une perte quasi-totale du patrimoine artistique de Jersey.
Ce n'est qu'à la deuxième moitié du XVIIe siècle que l'anglicanisme est établi à Jersey.
Sous le règne d'Élisabeth Ire d'Angleterre, le seigneur de Saint-Ouen, Hélier de Carteret, reçoit la seigneurie de Sercq sous condition qu'il colonise l'île inhabitée afin de protéger Sercq contre des bandes de pirates qui se servaient de l'île comme base d'opérations. C'est avec 40 familles de Saint-Ouen que Carteret a établi le petit État, demeuré féodal jusqu'en 2008.
CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.
Institutions et modèle politique
Elle est dirigée par un bailli, secondé par un parlement, les États de Jersey (51 membres élus). Les États comprennent actuellement le bailli, le Lieutenant Gouverneur, dix sénateurs, les connétables des douze paroisses, vingt-neuf députés, l’Avocat Général et le Procureur Général. Le bailli, nommé par la Couronne, est le président de l’Assemblée des États. Il est également président de la Cour Royale.
Le gouvernement autonome (le Gouvernement de Jersey; en anglais : Government of Jersey) s’occupe des affaires intérieures, des questions d’impôt, d’environnement (par exemple le voisinage de l’usine de retraitement de la Hague), de travail, de culture, de commerce et d’autres questions qui ne touchent pas aux prérogatives de la Couronne.
Statut en droit international
Le bailliage de Jersey est considéré par le Conseil de l'Europe (par le Bureau des Traités et ses services juridiques) comme un territoire dont le Royaume-Uni assure les relations internationales. Lorsque le Royaume-Uni est partie prenante d'un traité du Conseil de l'Europe, Jersey doit demander que le Royaume-Uni déclare explicitement que ledit traité s'applique à son territoire — sans quoi il ne s'y applique pas. Toutefois, selon la constitution, Jersey peut négocier des traités internationaux (finances, questions sociales, environnement…) sauf dans les domaines retenus par la Couronne (diplomatie et défense).
L'absence de personnalité juridique ne veut pas dire pour autant que le bailliage est assimilé au Royaume-Uni (dont l'État a été formé par l'Union des anciens royaumes d'Angleterre et d'Écosse et la principauté de Galles). Mais historiquement, le duché de Normandie n'a jamais formellement cessé d'exister en tant qu'État (devenu indépendant du royaume de France) alors même qu'il ne subsistait plus ensuite que sur ses dernières terres insulaires.
Bien qu'auparavant regroupé sous l'appellation « îles Britanniques » (« British Isles », à ne pas confondre avec « British Islands »), le bailliage a acquis une autonomie plus importante avec la création des États de Jersey, indépendants des États de Guernesey, au Moyen Âge.
La question se pose donc aujourd'hui sur la reconnaissance du bailliage de la Couronne en tant qu'État, même dépourvus de personnalité juridique au niveau international (ce qui semble ne plus être le cas depuis la reconnaissance du nouveau rôle et les changements de statut électifs pour les « États de Jersey » et la modernisation en cours de l'ancienne constitution médiévale).
Les États de Jersey sont représentés en tant que membre de l'Assemblée parlementaire de la francophonie avec ses représentants élus, les sénateurs Philip Bailhache et Philip Ozouf Jr.
Depuis 1999, Jersey participe au Conseil britannico-irlandais (qui comprend les gouvernements du Royaume-Uni, de la république d’Irlande, du pays de Galles, de l’Écosse, de l’Irlande du Nord, de Jersey, de Guernesey et de l’île de Man).
Wikipédia, article « Jersey », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Modèle économique et secteurs dominants
L'économie de Jersey est très développée, principalement dans le secteur tertiaire. Elle a un PIB par habitant de 45 320 GBP en 2019. Les secteurs importants comprennent les services financiers (40 % de valeur ajoutée brute (VAB) en 2012), le tourisme et l'hôtellerie (8,4 % de VAB), la vente et le gros (7 % de VAB), le bâtiment (6,2 % de VAB) et l'agriculture (1,3 % de VAB). Il y a eu 53 460 employés à Jersey en 2010, dont 24 % aux services financiers.
L'île est principalement connue pour son statut comme centre financier extraterritorial. Elle n'applique aucun taux d'imposition sur les sociétés étrangères, ce qui en fait une destination de choix dans la mise en place de montages d'évasion fiscale.
Activités financières notamment « paradis fiscal » pour des sociétés (50,2 % de l'économie en 2003) ;
Tourisme (y compris achats détaxés en particulier de parfums) (749 000 visiteurs en 2003, dont 378 900 séjournant ; contribution financière du tourisme en 2003 – 213 millions £) ;
Agriculture (légumes, fruits, fleurs, élevage bovin laitier) (1,6 % de l'économie en 2003 ; 5 600 hectares cultivés ; valeur de l'exportation en 2003 – 17 millions £). L'île est connue pour ses produits agricoles. Ses pommes de terre de primeur ont l'appellation Jersey Royal Potatoes, qui a reçu le label européen AOP en 1996. La race bovine locale (jersiaise) est reconnue internationalement pour ses qualités de rusticité et de productivité laitière.
Pêche : En raison d'une faible nombre de bateaux de pêche à Jersey, elle occupe peu de place dans l'économie de l'île. On notera que le différend sur les licences de pêche avec les pêcheurs français s'est accentué depuis le Brexit.
Chiffres
Produit intérieur brut 2003 : 2,61 milliards £
PIB/habitant 2003 : 34 000 £
Impôts sur les revenus 2003 : 367 millions £
Impôts (alcools, tabac, essence) 2003 : 47,5 millions £
Valeur moyenne d'une maison à trois chambres en 2014 : 484 000 £
52 280 employés en juin 2004
chômage moyen par mois en 2004 - 500 personnes
La Chambre de Commerce de Jersey, fondée le 24 février 1768, est la plus vieille des Dépendances de la Couronne britannique, mais Jersey ne fait pas partie du Commonwealth.
La race jersiaise est originaire de l'île. Depuis 1789, c'est la seule race bovine permise à Jersey.
La récolte de varech se pratique afin de fournir de l'engrais pour les champs. Une particularité de l'agriculture de Jersey est les côtils, champs labourables en pente. Le terrain à plat étant limité, on avait développé la culture des coteaux, surtout pour les pommes de terre et les primeurs, qui reçoivent le maximum de soleil, orientées vers le sud.
Contrebande : dès le XVIIe siècle, le tabac fit l'objet d'une économie parallèle florissante. Elle s'explique par Sir Walter Raleigh, gouverneur de Jersey qui fonda en Amérique une colonie baptisée Virginie. Cette terre lointaine fournit entre autres le tabac. Dès son retour, il ensemence l'île de cette plante.
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Évolution économique et niveau de développement
L'économie britannique des îles territoriales; les secteurs bancaires et financiers offshore forts; la fiscalité des actifs faibles; le secteur touristique fort avant COVID-19 et le Brexit; l'un des endroits les plus chers à vivre; le système de protection sociale minimal; l'industrie historique du cidre
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Grandes réalisations politiques, économiques et sociales
Le système scolaire jersiais se conforme au système anglais. Les écoles et collèges dans le bailliage sont administrés par le département des enfants, jeunes et compétences (CYPES) du Gouvernement de Jersey. Il y a plusieurs écoles payantes dont quelques-unes sont gérées par le gouvernement.
Les jeunes doivent assister à une école de l'âge de cinq ans jusqu'au fin de l'année scolaire pendant laquelle ils fêtent leurs 16 ans (quand ils passent les examens GCSE). Après, la majorité assiste à un collège Sixth Form (où ils peuvent passer les A-level) et ensuite à une université (normalement au Royaume-Uni).
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Culture, traditions et patrimoine
Jusqu'au XIXe siècle, l'île était une nation trilingue. La langue du quotidien était le jèrriais, connu aussi comme étant le jersiais, une variété de normand ; la langue des affaires officielles et juridiques était le français et la langue militaire et marchande était l'anglais.
John Everett Millais (1829-1896), peintre, président de l'Académie Royale britannique, était jersiais.
Autres peintres originaires de Jersey : Jean Le Capelain (1812-1848), Philip John Ouless (1817-1885), Walter William Ouless (académicien, 1848-1933), John Saint-Hélier Lander (1869-1944), Edmond Blampied (1886-1966).
John Wesley, fondateur du méthodisme, s'est rendu à Jersey en 1787 pour encourager les premières congrégations méthodistes. Pendant le XIXe siècle, le méthodisme a eu une forte influence à Jersey, surtout à la campagne. On voit encore de nombreuses chapelles et l'influence des Wesleyens existe toujours dans la politique sociale de Jersey. On y voit la survivance du mouvement religieux qui avait adopté le calvinisme à la Réforme.
L'île a inspiré Claude Debussy. Sa pièce pour piano l'Isle joyeuse en est une représentation musicale.
Claude Cahun s'est installée à Jersey et y a passé les seize dernières années de sa vie. Elle y vivait avec Suzanne Malherbe et ont collaboré à des œuvres communes surréalistes. Elles ont mené une activité de résistance pendant la Seconde Guerre mondiale.
Série tournée à Jersey : Bergerac (1981 à 1991), avec John Nettles.
Film tourné à Jersey : Louise-Michel de Benoît Delépine et Gustave Kervern (2008)
Littérature
Wace est considéré comme fondateur de la littérature jersiaise au XIIe siècle.
La première poésie en langue jersiaise imprimée et datée (1795) est au nom de Matthew Le Geyt (1777-1849). La Fille Malade de Robert Pipon Marett (Laelius), poète et bailli de Jersey (1820-1884) fut citée par François-Victor Hugo dans son livre La Normandie inconnue. Autres noms de la littérature jersiaise au XIXe siècle : Henri-Luce Manuel (L., ), Esther Le Hardy (Nenné Caton), Philippe Langlois (St.-Luorenchais), Augustus Asplet Le Gros (A.A.L.G., 1840-1877), Philippe Asplet (L'Anmîn Flip), Philippe Le Sueur Mourant (Bram Bilo, 1848-1918).
Au XXe siècle : E. J. Luce (Elie, 1881-1918), George W. de Carteret (Le Caouain, 1869-1940), Edward Le Brocq (Ph'lip, 1877-1964), George F. Le Feuvre (George d'la Forge, 1891-1984).
Littérature jersiaise (en)
Victor Hugo
Après le coup d'état de Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III, Victor Hugo est contraint à l'exil. Réfugié à Bruxelles, il doit la quitter après la publication du pamphlet Napoléon le Petit. Il décide alors de partir pour Jersey où il vivra de 1852 à 1855. Il habite Marine-Terrace, à la Grève d'Azette, dans le quartier de St Clément, jusqu'en 1855 où, expulsé par les autorités de Jersey, il part pour Guernesey.
C'est sur cette île qu'il écrit Les Châtiments, 98 poèmes sur sa colère et son indignation face au régime de Napoléon III.
Langues
Wikipédia, article « Jersey », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Genres musicaux et artistes
La chanson Ma Normandie est chantée comme hymne lors des jeux du Commonwealth, jeux des Îles, ou autre cérémonie quand il est nécessaire de distinguer les pays qui se servent de God save the King. Mais il y a un mouvement populaire pour le remplacement de Ma Normandie par une chanson jersiaise Beautiful Jersey/Man Bieau P'tit Jèrri. Beautiful Jersey (en) a été officialisée comme hymne du Jersey par son parlement en 2025.
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Ethnies, langues et méthodes de dénombrement
Les États recensent la population de Jersey tous les 10 ans. En 2011, la population totale de l'île était à 97 857 personnes. Pourtant, des estimations plus récentes ont réévalué sa population à 103 267 (2021). La population est concentrée sur la côte sud de l'île. Sa densité s'élève à 898,28 / km2 en 2016. Presque un tiers de la population habite à Saint-Hélier.
Taux de croissance de la population (annuel 1991-2003) : 0,31 %
Taux de natalité : 11,5 ‰
Taux de mortalité : 8,6 ‰
Espérance de vie :
hommes : 80,8
femmes : 84,6
Nombre de ménages particuliers : 35 562
Origine ethnique ou culturelle (selon le recensement de 2001) :
Jersiais : 44 589 (51,1 %)
Britanniques : 30 317 (34,8 %)
Portugais : 5 548 (6,4 %)
Irlandais : 2 284 (2,6 %)
Français : 1 522 (1,7 %)
autres occidentaux : 1 980 (2,3 %)
Africains : 255 (0,3 %)
Chinois : 145 (0,2 %)
autres asiatiques : 180
divers et origines mixtes : 366
Langues (nombre de locuteurs de chaque langue en tant que langue principale ou secondaire, selon le recensement de 2001) :
anglais : 85 792
français : 15 114
portugais : 7 305
jersiais : 2 874
autres langues : 4 880
Nationalité
Les Jersiais sont des citoyens britanniques. Dans l'acte (loi) du Royaume-Uni sur la nationalité britannique de 1981, Jersey et les autres îles britanniques font partie du Royaume-Uni dans le cadre de la citoyenneté.
Immigration
Constitutionnellement, Jersey peut limiter l'immigration au bailliage, mais on ne peut pas introduire des contrôles de frontière pour les arrivées provenant de Grande-Bretagne ou d'Irlande, parce qu'elle fait partie de la zone commune de voyage (CTA).
Pour limiter la croissance démographique, le Gouvernement gère un système d'enregistrement pour les habitants. Les natifs de Jersey et ceux qui y ont habité pour dix ans ont le statut Entitled. Les immigrés ont généralement le statut Registered : il leur faut un permis de travail et ils ne peuvent que louer certains foyers. L’immigration à grande échelle a été facilitée par l’introduction des navires à vapeur lors du XIXe siècle.
En 1840, près de 5 000 Anglais, principalement des officiers à la retraite et leurs familles, s'installent sur l'île.
Au lendemain de 1848, des réfugiés politiques polonais, russes, hongrois, italiens et français s'installent à Jersey. Après le coup d'État de 1851 par Louis Napoléon Bonaparte arrivent de nouveaux proscrits français. À la fin du XIXe siècle, de plus en plus de familles britanniques aisées, attirées par l’absence d’impôts sur le revenu, s’installent à Jersey et font de Saint-Hélier une ville à majorité anglophone.
Au XIXe siècle, le travail saisonnier dans l'agriculture dépend principalement des Bretons et des Normands continentaux. Quelques-uns pourront par la suite s'installer sur l'île et devenir propriétaires.
La croissance du tourisme attire ensuite majoritairement des Britanniques.
Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.
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Faune, biodiversité et espaces protégés
Trois zones de terre sont protégées en raison de leur intérêt écologique ou géologique en tant que sites d'intérêt spécial (SSI). Jersey compte quatre sites Ramsar désignés : Les Pierres de Lecq, Les Minquiers, Les Écréhous et Les Dirouilles et la côte sud-est de Jersey (une grande zone intertidale).
Jersey gère un système de planification basé sur le système discrétionnaire en vigueur au Royaume-Uni, où les États de Jersey adoptent un plan de développement, appelé le plan de l'île, qui définit les politiques de zonage, de développement et les sites affectés au développement. La planification est régie par la loi de 1964 sur l'aménagement de l'île.
Le projet Aspiring Jersey Island Geopark (AJIG) est une campagne locale soutenue par le Gouvernement de Jersey et Jersey Heritage pour obtenir le statut de géopark pour l'île de Jersey. La campagne a l'intention de soumettre une demande à l'UNESCO pour désigner l'île comme un géopark mondial.
Quatre espèces de petits mammifères sont considérées comme indigènes : la souris des bois, le campagnol des berges (une sous-espèce endémique Clethrionomys glareolus caesarius), la musaraigne aux dents blanches et la musaraigne couronnée. Trois mammifères sauvages sont des introductions bien établies : le lapin (introduit au Moyen Âge), l'écureuil roux et le hérisson (tous deux introduits au XIXe siècle).
Le chai à bec rouge est devenu éteint à Jersey vers 1900, lorsque les changements dans les pratiques agricoles et de pâturage ont entraîné un déclin de l'habitat de pente côtière requis par cette espèce. Birds on the Edge, un projet entre le gouvernement de Jersey, Durrell Wildlife Conservation Trust et National Trust for Jersey, s'efforce de restaurer les habitats côtiers de Jersey et de rétablir le chai à bec rouge (et d'autres espèces d'oiseaux) à l'île.
Il y a trois espèces d'amphibiens : le crapaud épiné (connu localement sous le nom de Crapaud), la grenouille agile et le noyau palmé. Toutes sont des espèces protégées, Jersey étant le seul habitat indigène des îles britanniques pour le lézard vert, le lézard mural, le crapaud épiné et la grenouille agile.
L'espèce fait l'objet d'un programme en cours pour la sauver de l'extinction dans le Jersey par le biais d'une collaboration entre le gouvernement de Jersey, Durrell Wildlife Conservation Trust et Jersey Amphibian and Reptile Group (JARG), avec le soutien et le parrainage de plusieurs autres organisations.
Wikipédia anglophone, article « Jersey », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. Extrait abrégé traduit automatiquement. CC BY-SA 4.0 Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.
Cours d’eau et géographie
Le littoral normand a évolué au cours des millénaires. Au moment de la Pangée, l'Europe est accolée au continent nord-américain. Elle s'en écarte progressivement et l'océan Atlantique s'engouffre entre les deux masses de terre. Le littoral normand connaît dès lors plusieurs phases au gré des régressions et des transgressions marines.
Durant le Pléistocène, le niveau de la mer remonte très au-dessus du niveau actuel. Il y a 200 000 ans, le niveau de la Manche était à + 15 m NGF (nivellement général de la France) si on se réfère au croquis stratigraphique par D. Michelet de la fouille archéologique de Port-Pignot dans le Nord Cotentin. Le territoire de la commune était donc sous les eaux, excepté le petit hameau de La Houlgate[réf. nécessaire]. Le littoral se trouvait alors à plus de 600 kilomètres des côtes actuelles.
Il y a 20 000 ans, le développement des calottes glaciaires autour des pôles et des principaux glaciers fait baisser le niveau de la mer d'un peu plus de 100 mètres.
Ce va-et-vient maritime a progressivement isolé les îles Anglo-Normandes des côtes du Cotentin. Il était encore possible de se rendre à pied à Guernesey, il y a 8 000 ans. Il faut attendre 4 000 ans avant notre ère pour que Jersey, Chausey et les Minquiers ne soient plus accessibles par voie de terre.
De cette transgression marine, subsiste le souvenir de la forêt de Scissy qui devait alors s'étendre entre les îles Anglo-Normandes et les côtes du Cotentin. De nombreuses souches fossilisées ont été collectées sur la côte et sont actuellement au musée de Cherbourg[Lequel ?]. Les pêcheurs rapportent que certaines zones de pêches sont inaccessibles, du fait que leurs filets s'arrachent sur des amoncellements de bois.
Depuis la côte Est de Jersey on peut apercevoir le littoral français (département de la Manche).
Climat
Jersey connaît un climat océanique (Köppen : Cfb), (Trewartha: Dolk).
Wikipédia, article « Jersey », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence
Ressources naturelles
Ressources mentionnées dans la source archivée : terres arables. La liste décrit des catégories de ressources ; elle ne donne pas à elle seule les réserves exploitables, la production annuelle ni un classement mondial. Les données chiffrées doivent conserver leur unité et leur année.
CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.
Productions, volumes et classements mondiaux
Produits agricoles: pommes de terre, chou-fleur, tomates; viande bovine, produits laitiers
Industries: tourisme, banque et finance, laiterie, électronique
Les produits ou secteurs cités ne constituent pas, à eux seuls, un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques ; aucun rang de production n’est ajouté sans données comparables.
CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.
Emblèmes et symboles nationaux
Trois hypothèses coexistent sur l'origine du drapeau jersiais :
C'est un vieux symbole normand que l'on retrouve à Jersey et dans les armoiries de la famille normande-irlandaise Fitzgerald ;
C'est le résultat d'une erreur cartographique aux Pays-Bas qui a doté Jersey d'un drapeau irlandais ;
C'est la croix rouge du drapeau anglais différencié afin de distinguer les navires jersiais pendant les périodes de neutralité lors de guerres anglo-françaises.
Le drapeau actuel date de 1981 quand le blason et la couronne ont été ajoutés au drapeau par proclamation royale à la suite d'une demande des États de Jersey.
Les trois léopards normands sont tirés du sceau du bailli, mais ont été confirmés comme blason national. Les trois léopards sont librement utilisés par les citoyens de Jersey.
La chanson Ma Normandie est chantée comme hymne lors des jeux du Commonwealth, jeux des Îles, ou autre cérémonie quand il est nécessaire de distinguer les pays qui se servent de God save the King. Mais il y a un mouvement populaire pour le remplacement de Ma Normandie par une chanson jersiaise Beautiful Jersey/Man Bieau P'tit Jèrri. Beautiful Jersey (en) a été officialisée comme hymne du Jersey par son parlement en 2025.
Les Jersiais sont surnommés par leurs voisins insulaires les « crapauds » (prononcer désormais à la jersiaise ou à l'anglaise « cwapauds ») parce que l'on en trouve à Jersey et pas dans les autres îles de la Manche. Les Jersiais se vengent des Guernesiais en les traitant d'« ânes » ou de « donkeys », selon leur langue.