LES VOIX DU MONDE. UNE MÉMOIRE PARTAGÉE.

Liban

Drapeau : Liban

Asie · LB

République libanaise

Histoire, mémoire et voix de Liban.

CapitaleBeyrouth
Languesarabe
Monnaieslivre libanaise
Superficie du territoire10 452 km²
Type de climatMéditerranée ; doux à frais, hivers humides avec des étés chauds et secs ; les montagnes du Liban connaissent de fortes neiges hivernales
Portrait de Joseph AounPrésident actuelJoseph AounPrésident de la République
Date d’accession au pouvoir09/01/2025Date d’entrée dans la fonction indiquée ; les mandats antérieurs peuvent être distincts.
Mode d’accession au pouvoirÉlection du 9 janvier 2025

Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.

Sources et précisions : superficie et climat

Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.

Le descriptif climatique provient d’une archive du World Factbook. Il décrit le climat général et ne constitue pas un bulletin météo actuel.

Résumé climatique traduit automatiquement depuis une source anglophone, à relire.

Direction du pays · référence au 04/11/2026. Repères importés de sources encyclopédiques ; l’identité actuelle, la date et le mécanisme restent à relire. Les dates d’élection, de prise de fonctions et de réélection sont distinctes.

Portrait de Joseph Aoun : Stavros Ioannides · CC BY-SA 4.0 · Source de l’image · Licence

Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir

Référence de recherche pour l’identité : Wikidata, consultée le 2026-11-04. Les assertions de cette source restent à vérifier.

Corpus documentaire importé le 2026-11-03, complété par les corrections validées de l’équipe. Chaque rubrique précise ses sources ; l’import ne constitue pas une vérification manuelle exhaustive.

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Situer Liban dans le monde

Liban : contour en orange et repère sur la carte mondiale
Liban · repère de localisation indicatif
Contour de Liban
Vue du pays ou territoire · nord en haut

Les petits territoires restent repérables par le cercle. Fonds et contours : Natural Earth, domaine public. Frontières indicatives selon le contrôle de fait ; cette carte ne constitue pas une reconnaissance diplomatique. Les territoires éloignés peuvent élargir le cadrage.

Recherche automatique appliquée le 2026-11-04T17:39:49+00:00. Les modifications automatiques restent à relire ; les sources de chaque rubrique sont conservées.

Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies

Le Liban (en arabe : لبنان / lubnān), en forme longue la République libanaise (en arabe : الجمهورية اللبنانية / al-jumhūriyya al-lubnāniyya), est un État d'Asie situé au Proche-Orient. En grande partie montagneux, il partage ses frontières avec la Syrie au nord et à l'est sur 376 km, Israël au sud sur 79 km et Chypre à l'ouest, à environ 200 km au large de ses 255 km de côtes dans le bassin Levantin (partie orientale de la mer Méditerranée). Beyrouth est la capitale et la plus grande ville du pays. Il est l'un des six États fondateurs de la Ligue arabe. La langue officielle est l'arabe. Le français, ayant perdu ce statut, reste tout de même mentionné dans la Constitution : c'est une langue secondaire, toujours employée au niveau officiel, comme sur la monnaie nationale, sur les panneaux de signalisation et sur les bâtiments officiels, ainsi que dans l'éducation. La monnaie officielle est la livre libanaise. La Constitution du Liban n'est pas laïque mais multiconfessionnelle : le pays est doté d'un système politique fondé sur une répartition du pouvoir proportionnelle au poids démographique de chaque confession, prise en compte comme communauté constitutive à l'image de l'ancien système ottoman des « nations religieuses » ou « millets ». Comme entité géopolitique et tel qu'il existe dans ses frontières actuelles, l'État libanais est créé en 1920 sous le nom de « Grand Liban » par la France (le haut-commissaire français au Liban est alors le général Gouraud) par adjonction au territoire du moutassarifat du Mont-Liban (entité autonome de l'Empire ottoman) de territoires qui appartenaient aux deux wilayets ottomans de Beyrouth et de Damas. La France avait été alors, à la suite du démantèlement de l'Empire ottoman, mandatée par la Société des Nations pour administrer et organiser certains territoires ex-ottomans. En 1926, le Liban adopte sa première constitution, devient officiellement une république, prend le nom de « République libanaise » et crée les postes de président de la République et de président du Conseil des ministres. Son histoire, son système politique et la variété de sa culture, de sa démographie religieuse et de sa géographie en font un pays à part et original au Proche-Orient. Le Liban, au cours des siècles, a fait partie de diverses civilisations. Il est aussi réputé pour sa gastronomie, son histoire et sa musique. Entre son indépendance et le début de la guerre civile interconfessionnelle qui le ravage de 1975 à 1990, le pays connaît une période de relative prospérité économique et de stabilité politique, permises par la forte croissance des secteurs du tourisme, de l'agriculture, ainsi que des finances et des services (banque, assurances…). Durant cette période, le pays est, de ce fait, considéré comme le « coffre-fort du Levant » et comme la « Suisse du Moyen-Orient », en raison de sa puissance financière.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Liban », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Origine du nom et étymologie

Dès l'Antiquité, le nom « Liban » était utilisé pour désigner la masse montagneuse s'étendant de l'Oronte au nord jusqu'aux limites de la Palestine au sud. Cette masse montagneuse est composée de deux chaînes : la chaîne orientale et la chaîne occidentale. Le nom de la montagne est mentionné dans des textes de la bibliothèque d'Ebla (2400 av. J.-C.), dans trois des douze tablettes de l'Épopée de Gilgamesh (2100 av. J.-C.) ainsi que dans la Bible, où elle est attestée 71 fois. Les textes ougaritiques (XIIe siècle av. J.-C.) en parlent de manière allégorique : « Là, aux hauteurs, dans le Liban, la rosée est transformée en vin par El. » L'hypothèse la plus soutenue par les spécialistes est que le nom « Liban » provient de la racine phénicienne lbn (𐤋𐤁𐤍) qui signifie « blanc », en référence au manteau neigeux permanent qui recouvre les monts Liban, un véritable trésor dans cette région aride et déficitaire en eau qu'est le Moyen-Orient ; le nom pourrait aussi faire référence à la couleur de ses roches calcaires blanches. Jérémie mentionne dans l'Ancien Testament : « La neige du Liban abandonne-t-elle le rocher des champs ? Ou voit-on tarir les eaux qui viennent de loin, fraîches et courantes ? » (Jérémie 18:14). Une autre explication le fait dériver du mot al-loubnā qui signifie l'arbre à storax, ou al-loubān qui signifie l'encens, en raison du parfum agréable de ses arbres et de ses forêts[réf. nécessaire]. Selon Pline l'Ancien, cet arbre était abondant au Liban et les Grecs l'importaient pour la fumigation et ses propriétés médicinales[réf. incomplète] ; ils l'appelaient libanos. Cet arbre a été cultivé en Europe et connu sous le nom d'« aliboufier » qui était utilisé en médecine. Cela[Quoi ?] pourrait aussi être dû à l'odeur des cèdres répandus au Liban. Cet espace géographique a porté le nom de « Phénicie » (vers 1200 av. J.-C.), à cause du commerce de pourpre qui a fait sa grande richesse (φοίνικες / phoinikes, les « hommes pourpres », dérivé de φοῖνιξ / phoinix, rouge-brun) — ce terme fait vraisemblablement moins référence à la couleur de leur peau qu'à celle de la pourpre dont les Phéniciens coloraient leurs étoffes —, puis il a été inclus dans les frontières de la « Grande Syrie » (vers 330 av. J.-C.), et enfin, au XIXe siècle, il est intégré au moutassarifat du Mont-Liban jusqu'à la création de l'État libanais. Selon certains spécialistes, c'est un des plus anciens toponymes qui subsistent.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Liban », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Histoire du pays

Situé en bordure de la mer Méditerranée, le Liban est dès l'époque phénicienne un carrefour culturel et commercial. Tout au long de son histoire et jusqu'à son indépendance en 1943, le pays connaît diverses influences culturelles et dominations politiques : Perses, Assyriens, Macédoniens, Romains, Arméniens, Grecs byzantins, Arabes, Seldjoukides, Mamelouks, croisés, Turcs et enfin Français. Ces influences expliquent que sur le territoire libanais coexistent des communautés de confessions diverses dès les premiers siècles de l'ère chrétienne. Au Proche-Orient, le Liban présente ainsi un visage original d'État multiconfessionnel, dont le développement est longtemps assuré par un système bancaire parmi les plus performants au monde, ce qui lui vaut, après la Seconde Guerre mondiale, le titre de « Suisse du Proche-Orient ». Néanmoins, le Liban connaît plusieurs guerres civiles et régionales, notamment entre 1975 et 1990 où principalement Israël et la Syrie essaient de tirer profit de la situation intercommunautaire instable en s'ingérant dans les affaires internes du pays[réf. souhaitée]. Préhistoire Ksar Akil, situé à 10 kilomètres au nord-est de Beyrouth, est considéré comme étant l'un des plus anciens sites connus contenant des technologies du Paléolithique supérieur. Les résultats des datations au radiocarbone indiquent que les premiers humains ont peut-être vécu sur le site il y a environ 45 000 ans ou plus tôt. La présence d'ornements personnels à Ksar Akil suggère un comportement humain moderne. La culture natoufienne fut la première à devenir sédentaire vers 12 000 av. J.-C. Le Néolithique marque l'apparition de l'agriculture, de l'élevage et des premiers villages sédentaires. Cette période est bien attestée dans la région par plusieurs sites archéologiques, notamment dans la plaine de la Bekaa, les régions côtières et les montagnes. Byblos, sur la côte méditerranéenne, est l'un des plus anciens sites habités en continu du monde. On y a trouvé des maisons en pierre, des outils en silex et des objets en os. Parmi les principaux sites néolithiques, on compte ceux de Tell Labwé, Tell Ard Tlaili, Tell Ramad (près de la frontière syrienne) et Beidha (dans la Bekaa). Ksar Akil est également un site important du Néolithique précéramique. Antiquité Le Liban était le territoire des Cananéens et, par la suite, de leurs descendants, les Phéniciens, un peuple marin aventureux, rameau du peuple cananéen, qui a dominé pendant des siècles le commerce méditerranéen. Les cités-États phéniciennes les plus importantes étaient Byblos, Sidon et Tyr. Selon la Bible, le roi Hiram de Tyr a collaboré étroitement avec le roi Salomon, fournissant des troncs de cèdre pour le Premier Temple de Jérusalem et envoyant des ouvriers qualifiés. On attribue aux Phéniciens l'invention du plus ancien alphabet attesté, qui a ensuite inspiré l'alphabet grec, puis celui du latin. L'ADN d'ossements de Cananéens (datant du Néolithique) retrouvés dans des fouilles a été comparé à celui d'un groupe de 99 Libanais habitant Sidon, dans le cadre d'une étude du Wellcome Trust Sanger Institute britannique en 2017. Les chercheurs en déduisent que « près de 90 % du patrimoine génétique des Libanais d'aujourd'hui [est] celui des Cananéens. (…) Les Cananéens étaient un mélange de personnes établies [à Sidon] dans des fermes depuis le néolithique, [dont l'âge se situe] entre 9 000 et 3 300 ans, et de migrants venus d'Eurasie il y a environ 5 000 ans. » La civilisation phénicienne a été l'une des plus influentes de la Méditerranée, fondant des comptoirs commerciaux dans toute la région et au-delà. Ses cités-États indépendantes et principalement côtières – Tyr, Byblos et Sidon (au Liban moderne) – comptaient parmi les plus importants centres de commerce de la Méditerranée. Craints et haïs par les Romains, les Phéniciens étaient moins un empire terrestre que des seigneurs des mers, que les compétences de marins et la capacité de voyager en mer ont conduits à lancer le commerce mondial. Cette première thalassocratie a fondé des comptoirs et des cités sur tout le pourtour de la Méditerranée, de Chypre jusqu'à Ibiza. Leur colonie la plus importante — et la dernière à être tombée sous domination étrangère — fut Carthage. Certaines théories suggèrent même qu'ils ont traversé les colonnes d'Hercule. Néanmoins, ce peuple, divisé en cités-États, fut rapidement exposé aux convoitises et aux désirs d'expansion des empires voisins. L'Empire néo-assyrien fut le premier à imposer un tribut aux cités phéniciennes. Puis vint le tour de l'Empire néo-babylonien qui fut remplacé en 539 av. J.-C. par l'Empire achéménide. Après 200 ans de domination perse, les Grecs, sous l'égide d'Alexandre le Grand, attaquèrent et assiégèrent Tyr, alors la plus grande ville phénicienne, en 332 av. J.-C., durant sept mois. La domination de la mer de la cité leur imposa de relier l'île d'alors au continent. En 64 av. J.-C., le général romain Pompée annexa la Grande Syrie à la République romaine et divisa la région en deux provinces : la Syrie et la Phénicie — qui fut constituée par le territoire du futur Liban. La région qui est aujourd'hui le Liban, tout comme le reste de la Syrie et une grande partie de l'Anatolie, est devenue un centre majeur du proto-christianisme dans l'Empire romain — les noces de Cana y eurent même lieu et plusieurs miracles de Jésus-Christ y furent accomplis. À la fin du IVe et au début du Ve siècle, un ermite nommé Maron établit une tradition religieuse chrétienne d'abord dans la région d'Antioche. Les moines qui suivirent Maron répandirent ses enseignements dans la région. Ces chrétiens devinrent connus sous le nom de maronites et se réfugièrent dans les montagnes du Mont Liban pour éviter les persécutions des chrétiens monophysites. Lors des fréquentes guerres romano-perses qui durèrent plusieurs siècles, l'Empire sassanide occupa ce qui est aujourd'hui le Liban de 619 à 629. Moyen Âge L'Église maronite, qui a dans un premier temps suivi le monothélisme, rejoint ensuite la doctrine du catholicisme romain vers 1182. La dernière comtesse, Lucie, fut déposée en 1288 et Tripoli devint une commune autonome sous le protectorat de Gênes. Les Francs étaient beaucoup plus préoccupés de leurs querelles internes que de la progression des Mamelouks. Période ottomane

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Liban », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Colonisation et administrations historiques

En 1920, au sortir de la Grande Guerre, les Français ont administré le Liban en vertu d'un mandat de la Société des Nations (SdN). Le mandat français a fusionné le mont Liban, autrefois ottoman, avec les régions voisines afin de tracer les frontières de l'État-nation libanais contemporain. Au cours des deux décennies suivantes, les autorités mandataires et les élites locales ont renforcé les divisions confessionnelles héritées de la fin du XIXe siècle et les ont ancrées dans les institutions politiques, économiques, culturelles et sociales du Liban, influençant ainsi profondément la vie quotidienne. Dix-huit confessions ont été officiellement reconnues : alaouite, catholique arménienne, orthodoxe arménienne, assyrienne, catholique chaldéenne, copte orthodoxe, druze, catholique grecque, orthodoxe grecque, ismaélienne, juive, catholique romaine, maronite, protestante, sunnite, chiite, catholique syriaque et orthodoxe syriaque.

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Wikipédia, article « Liban », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Indépendance, dates et mouvements

XXe siècle Le pays déclare son indépendance le 22 novembre 1943, en gardant les frontières du Grand Liban de 1926, après des manifestations durant plusieurs mois, dont émergent notamment les figures de Béchara el-Khoury et Riad El Solh et l'idée d'un Pacte national qui vise à consacrer un fonctionnement communautaire du système politique, où notamment la présidence de la République serait laissée aux chrétiens, et le poste de Premier ministre aux musulmans. Présenté pendant les années 1950 à 1970 comme la « Suisse du Moyen-Orient », du fait de la présence de nombreuses banques notamment, le Liban connaît alors un fort développement de son économie, de ses infrastructures et de son État, particulièrement sous les présidences de Camille Chamoun et de Fouad Chéhab. Mais dans le même temps, le pays est confronté à ses propres tensions sociales, communautaires et aux effets de l'indépendance d'Israël. Celle-ci provoque, dès 1948, l'afflux de 120 000 Palestiniens. Le Liban est dès lors graduellement impliqué dans le conflit israélo-palestinien, à plus forte raison à partir des accords du Caire de 1969 et après le conflit entre l'OLP et la Jordanie (Septembre noir, 1970-1971). Ces accords sont souvent présentés comme un basculement qui ouvre la voie à la longue guerre civile (1975-1990) où se mêlent aspects politiques, religieux et quasi mafieux. La guerre civile libanaise de 1975 à 1990 a été marquée par des alliances et des contre-alliances complexes et mouvantes, où les chrétiens ont combattu d'autres chrétiens et les musulmans ont affronté d'autres musulmans pour des raisons allant de l'idéologie aux intérêts financiers liés au contrôle des zones par les milices. Les armées israélienne, américaine, française et syrienne ont également pris part à ce conflit. Cependant, malgré cette complexité, l'imaginaire et la mémoire collective tendent à simplifier ces guerres en les réduisant à un affrontement sectaire entre chrétiens et musulmans. En 1982, le sud du pays est envahi par Israël lors de l'opération Paix en Galilée, pour éradiquer l'OLP. L'accord de Taëf, signé en 1989, met officiellement fin à la guerre civile et inaugure la Deuxième République libanaise. Néanmoins, la situation d'après-guerre n'en reste pas moins violente. Des assassinats politiques ont accompagné la mise en œuvre de l'accord de paix. En 1996, Israël lance l'opération Raisins de la Colère au Liban, contre le Hezbollah. Un quart du territoire libanais est resté sous occupation de l'armée israélienne jusqu'en 2000. XXIe siècle En 2005, la Deuxième République libanaise s'appuie sur une classe politique d'anciens « seigneurs de la guerre » et connaît une grande instabilité de ses trois pouvoirs qui lui fait traverser de nombreuses crises politiques (notamment la crise de 2008, ou en 2014-2016 avant l'élection du président Michel Aoun).

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Liban », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Institutions et modèle politique

Régime politique Le Liban est une démocratie parlementaire. Son fonctionnement est confessionnel. Le fonctionnement institutionnel est régi par la Constitution du 23 mai 1926 et la pratique (non écrite) du Pacte national, qui a été modifiée six fois depuis, la modification la plus importante étant l'accord de Taëf qui réorganise le partage du pouvoir entre les différentes communautés religieuses. On peut définir le principe de l'État confessionnel comme « une représentation proportionnelle des différentes communautés religieuses et des Églises dans la sphère politique (législative et exécutive), un pouvoir de veto mutuel des différentes communautés sur les questions essentielles et une autonomie communautaire des différents groupes quant à certains domaines (droit de la famille, éducation, santé et organisation sociale et culturelle) ». Jusqu'en 1975, l'ONG Freedom House considérait le Liban comme un des deux seuls pays du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (avec Israël) à être un pays libre. Le pays a perdu ce statut au cours de sa guerre civile (1975-1990) et ne l'a jamais regagné depuis. En 2020, le Liban est considéré comme « un pays partiellement libre ». La Constitution énonce que le président, usuellement un chrétien maronite, est élu par le Parlement (Majlis Al Nuwab ou Chambre des députés) à la majorité des deux tiers et pour six ans. Il n'est pas directement rééligible (sauf si l'article 49 de la Constitution venait à être modifié). Par l'accord de Taëf, ses pouvoirs ont été réduits au profit du Conseil des ministres réuni. Le Premier ministre doit être musulman sunnite et il est responsable devant les députés ; le président de l'Assemblée nationale doit, lui, être musulman chiite. Le vice-Premier ministre et le porte-parole du gouvernement sont des chrétiens orthodoxes. L'Assemblée nationale comporte 128 sièges, répartis entre chrétiens et musulmans, qui sont élus au suffrage universel direct selon un système électoral complexe et « segmenté par la religion ». C'est le confessionnalisme, dont la Constitution prévoit l'abolition « suivant un plan par étapes ». Dans ses mémoires, le président français Jacques Chirac a admis avoir proposé à Damas (Syrie) cinq noms pour que la Syrie choisisse l'un d'eux comme chef de l'État libanais : ce fut, en 1998, Émile Lahoud. Ceci illustre, au travers de la diplomatie, l'influence des deux puissances sur le Liban. À côté de ce système confessionnel, le Liban est dirigé par une puissante oligarchie, largement décriée comme corrompue, qui contrôle toutes les affaires et entretient des liens étroits avec le pouvoir politique et économique, au point de se confondre avec lui. Néanmoins, dans une région aux régimes autoritaires, le Liban a été longtemps considéré par certains politologues comme étant la « seule véritable exception démocratique » du Moyen-Orient. Classe politique

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Liban », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Modèle économique et secteurs dominants

La population urbaine au Liban se fait remarquer pour son esprit d'entrepreneuriat commercial. L'émigration a créé une importante diaspora libanaise qui compte entre 8 et 14 millions de personnes hors du Liban en 2015. L'envoi de devises des Libanais de l'étranger au pays avoisine les 8,2 milliards de dollars et compte pour un cinquième des rentrées de devises du pays en 2009. Sur la côte, on cultive les agrumes ; sur les pentes en terrasse des montagnes (Mont Liban…) poussent des arbres fruitiers, de la vigne, des forêts de pins. La Bekaa est le domaine des cultures irriguées. À la suite des coupes excessives, la garrigue et la pâture ont supplanté les forêts de cèdres. Quinze années de guerre (1975-1990) ont ruiné le pays, qui doit importer 85 % des produits de première nécessité, vit d'une économie souterraine et doit supporter le fardeau d'une dette et d'un déficit budgétaire considérables. La guerre de juillet 2006 a eu de lourdes conséquences sur l'économie libanaise, dont tous les chiffres ont dû être revus à la baisse. Le coût de la guerre et de la reconstruction a augmenté l'endettement du pays. En 2006, la croissance, qui aurait dû atteindre 6 %, n'a atteint que 0,6 % et le secteur touristique a de nouveau fléchi. En 2022, dans son classement du risque-pays, le magazine britannique Euromoney a classé le Liban 170e sur 174. La dette publique libanaise s'élève en 2019 à environ 80 milliards de dollars, soit 150 % du produit intérieur brut (PIB) du pays. Payer les intérêts chaque année exige d'y consacrer près de 10 % du PIB, soit plus de 5 milliards de dollars. Le journaliste Jean-Pierre Séréni, ancien rédacteur en chef de L'Express, relève que « la dette libanaise a une originalité : elle est pour l'essentiel détenue par des Libanais, banques et particuliers. Les étrangers y tiennent un rôle mineur. Cette mainmise des riches Libanais sur “leur” dette ne doit rien à leur patriotisme, mais tout à l'esprit de lucre qui les anime. Les rendements y sont élevés et surtout sans risque, en raison de la parité de la monnaie nationale avec le dollar américain (1 dollar pour 1 507 livres) qui est fixe. Prêter des livres ou des dollars revient au même, le créancier ne court aucun danger de change. » Les principaux secteurs d'activité dans le PIB sont à 75 % pour les services et le commerce, à 20 % pour l'industrie et à 5 % pour l'agriculture. La corruption ronge l'économie du pays dans les différents secteurs. En 2019, le Liban est classé à la 138e place dans le classement de l'ONG Transparency International qui évalue la perception de la corruption dans un pays. Une étude du Laboratoire sur les inégalités mondiales constate de fortes inégalités de revenus au Liban : 0,1 % des Libanais les plus fortunés – environ 3 000 individus – gagnent autant que les 50 % les plus pauvres, qui touchent 10 % du revenu national.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Liban », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Évolution économique et niveau de développement

l'économie du Moyen-Orient à revenu intermédiaire inférieur; l'hyperinflation et la forte pauvreté augmentent; les banques ont cessé de prêter; la contraction économique, l'infrastructure détruite et la réduction de la demande des consommateurs résultant du conflit israélo- Hezbollah Banque mondiale : PIB nominal de 25 971 643 441 USD courants en 2024. Valeur de comparaison : 51 147 308 774 USD courants en 2016. Ces montants nominaux ne mesurent pas la croissance réelle ; la série séparée de croissance du PIB réel et le PIB par habitant sont présentés dans le tableau des indicateurs.

Données au 2026-11-03 · Source 1 Source 2

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Grandes réalisations politiques, économiques et sociales

Sites du patrimoine mondial: Anjar; Baalbek; Byblos; Tyr; Ouadi Qadisha (la Vallée Sainte) et la forêt des Cédars de Dieu (Horsh Arz el-Rab); Rachid Karami International Fair-Tripoli

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Personnalités dans les organisations internationales

Parcours documentés dans les organisations internationales (responsabilités exercées à différentes périodes ; cette liste ne désigne pas les titulaires actuels) : Nawaf Salam : présidence de la Cour internationale de Justice

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikidata, contributeurs ; déclarations de fonctions et citoyennetés. CC0 Licence

Culture, traditions et patrimoine

La culture libanaise est issue du croisement de nombreuses cultures à travers les milliers d'années que compte son histoire. Influencé à l'origine par les Phéniciens, le Liban est conquis et occupé, par ordre chronologique, par les Assyriens, les Perses, les Grecs, les Romains, les Arabes, les croisés, les Turcs ottomans et plus récemment par les Français. La culture libanaise a emprunté à travers les millénaires de son histoire des éléments culturels de chaque occupant. La diversité de la population libanaise, composée de différents groupes ethniques et religieux, a contribué au développement de festivals, de styles de musique et de littérature ainsi que de la cuisine. Identité libanaise Au-delà des différences liées à l'importance institutionnelle et politique des communautés, un ensemble de traits structurants communs aux Libanais sont identifiables : l'arabité linguistique, l'autonomie politique, l'histoire commune et, pour nombre d'entre eux, la francophonie. Ainsi, l'entité libanaise trouve-t-elle toute sa raison d'être à travers l'expérience du dialogue des religions. À l'heure de la mondialisation, elle peut offrir un lieu privilégié de rencontre entre l'Occident et l'Orient et de pluralisme culturel constituant un patrimoine commun. La quête millénaire de l'identité libanaise doit donc transcender des éléments disparates relevant d'un même ensemble cohérent pour assurer cette fonction d'être un espace de communication, d'autonomie, d'ouverture, de rayonnement, de solidarité et de « résistance culturelle ». C'est pourquoi Ghassan Tuéni a écrit « ne pas refaire le Liban, c'est renoncer définitivement au seul lieu géographique où le dialogue concret entre l'Islam et la Chrétienté peut encore être tenté dans la politique vécue au quotidien ». L'écrivain libanais Amin Maalouf a d'ailleurs fait de l'« identité » le thème de prédilection de son essai Les Identités meurtrières. Il y décrit l'identité comme une panthère qu'il faut apprivoiser par le principe de réciprocité. Enfin, il évoque les dangers du « vote identitaire » dans une démocratie, qui ne ferait qu'encourager la ségrégation entre races et communautés, et invite les citoyens et politiciens à faire coexister pacifiquement les identités dans un contexte riche et un patrimoine commun. Par ailleurs, quelle que soit leur confession, les Libanais de l'étranger ont davantage conscience des liens qui les unissent et de leur identité commune. La diaspora, active et influente, conserve des liens privilégiés avec ses origines en injectant de l'argent et son savoir-faire, et est avide de culture libanaise. Gastronomie Le taboulé est la salade la plus populaire de la cuisine libanaise, à base de persil et de tomate. Le kibbeh, fait de boulghour et de farce de viande hachée et épicée grillée, est aussi populaire. Le mankouche libanais est composé de pâte similaire à celle de la pizza, garnie de fromages ou de zaa'tar ou de viande.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Liban », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Genres musicaux et artistes

Musique libanaise Murex d'or (2000) Quelques noms de la musique libanaise Camille Allam Rabih Abou-Khalil, compositeur, joueur d’oud et musicien de jazz Fairuz, chanteuse Naji Hakim, compositeur, organiste et improvisateur Yasmine Hamdan, compositeur et interprète Marcel Khalifé, compositeur, chanteur et oudiste Joelle Khoury, compositrice et pianiste Zad Moultaka, compositeur et pianiste Assy Rahbani, compositeur Mansour Rahbani, compositeur Ziad Rahbani, musicien, compositeur, chanteur et auteur Samira Tawfiq, chanteuse Gabriel Yared, compositeur et musicien

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Culture du Liban », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Ethnies, langues et méthodes de dénombrement

Son emplacement géographique, sa richesse en eau, ses montagnes dominant le Proche-Orient, son ouverture sur la Méditerranée et son climat tempéré lui donnent une importance stratégique, économique, politique et militaire. C'est pour cela que le Liban a été le lieu d'un brassage d'une multitude de civilisations et de cultures. La population du Liban est estimée à 6,2 millions d'habitants en 2016 d'après The World Factbook publié par la CIA, 6,6 millions d'habitants en 2018 selon l'Organisation des Nations unies[source insuffisante], puis 5,3 millions en 2022. Ces chiffres sont des estimations car aucun recensement n'a eu lieu depuis le mandat français en 1932. Selon le World Refugee Survey 2008 publié par le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants, le Liban abritait environ 325 800 réfugiés et demandeurs d'asile en 2007. De ce nombre, 270 800 étaient des Palestiniens arrivés après leur expulsion de l'État d'Israël en 1948, 50 200 étaient des Irakiens ayant fui la violence en Irak et la situation d'insécurité en Syrie et 4 500 étaient des Soudanais pour la plupart non reconnus. L'Union européenne estime en 2020 que le Liban a accueilli plus de 1,5 million de réfugiés depuis que la guerre a éclaté en Syrie en 2011, ce qui représenterait environ 30 % de la population du pays. « Selon la Sûreté générale (SG), 95 496 employées de maison migrantes travaillent actuellement au Liban (au 11 mars 2026) en bénéficiant d'un statut légal (visa et permis de séjour). De plus, 78 868 travailleuses domestiques migrantes résident au Liban de manière irrégulière depuis janvier 2015, dont 84 sont placées en détention… Le Liban est régulièrement montré du doigt par des organisations de défense des droits de l'homme pour des pratiques de travail forcé favorisées par le système du « garant » (kafala) ». Religions La Constitution libanaise garantit la liberté de culte pour toutes les religions. Le Liban est en 2009 un des pays qui possèdent la diversité religieuse la plus importante au monde. Il y a 18 cultes reconnus officiellement par l'État libanais mais beaucoup d'autres ne sont toujours pas reconnus (comme certains cultes protestants ou le bahaïsme). Il est difficile d'établir des statistiques sur la répartition des religions du fait de l'absence de recensement depuis 1932. À l'époque, les maronites (une Église catholique d'Orient) étaient majoritaires[réf. nécessaire]. En 2020, selon The World Factbook publié par la CIA, la répartition confessionnelle nationale serait de 34 % de chrétiens, 61 % de musulmans (dont 30,6 % de sunnites et 30,5 % de chiites) et 5,2 % de druzes, 18 confessions étant reconnues par l'État. Selon le recensement électoral de 2005, la répartition était de 60 % de musulmans (dont environ 31 % de chiites et 29 % de sunnites), 35 % de chrétiens (dont environ 20 % de chrétiens maronites, 12 % de grecs-orthodoxes, 3 % de chrétiens apostoliques et autres catholiques) et 5 % de druzes. Les communautés confessionnelles sont : Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Liban », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Faune, biodiversité et espaces protégés

Milieux Écosystèmes forestiers Les forêts couvrent 13,6% du Liban, et les autres terres boisées représentent 11%. Depuis 2011, plus de 600 000 arbres, y compris des cèdres et d'autres espèces indigènes, ont été plantés dans tout le Liban dans le cadre de l'Initiative de reboisement du Liban (LRI). Des efforts supplémentaires de reboisement sont nécessaires. Par exemple, les 40 hectares de Cèdres du Liban de la réserve naturelle de cèdre du Chouf pourraient être étendus à 3 000 hectares. Parcs et jardins Les grandes villes du Liban ont de nombreux parcs et jardins, particulièrement Beyrouth. Le Jardin du pardon (en), se trouve à proximité de la place des Martyrs et de la ligne verte en temps de guerre. Il est entouré de lieux de culte appartenant à différentes confessions et révèle de nombreuses couches du passé de Beyrouth. Le Jardin Gibran Khalil Gibran (en), est un jardin public de 6 000 mètres carrés situé dans le centre-ville de Beyrouth, en face de la Maison des Nations unies, siège de la CESAO, la Commission économique et sociale des Nations unies pour l'Asie occidentale. Le Bois des Pins est le principal espace vert de la ville de Beyrouth. Le Jardin jésuite (en) est un parc public dans le district de Remeil à Beyrouth. Le Jardin René-Moawad est situé dans le quartier de Sanayeh à Beyrouth, il est l'un des plus anciens espaces publics de la capitale. Le Jardin Saint-Nicolas est un jardin public de 22 000 mètres carrés situé avenue Charles Malik, dans le quartier de Tabaris, dans le district d’Achrafieh, l’un des plus vastes de Beyrouth. Le Jardin de Sioufi est un jardin public dans le district d'Achrafieh à Beyrouth, la superficie du jardin est de 20 000 mètres carrés. En plus des réserves naturelles, il y a 28 forêts protégées et 17 sites naturels. Faune et flore Flore La végétation naturelle du Liban est menacée de surexploitation et de fragmentation du fait de l'expansion urbaine, du surpâturage, du tourisme et de l'impact de la guerre. Le cèdre du Liban est le symbole national du pays; poussant dans les montagnes du Liban, ces arbres ont été fortement exploités au fil des années pour leur bois précieux et il reste encore peu d'arbres matures. Les cèdres sont assez communs dans les forêts montagneuses et les villages du Liban. De nombreuses réserves ont des milliers de cèdres plantés. Néanmoins, le Liban est plus boisé que la plupart des autres pays de la région et on trouve des pins, des chênes, des sapins, des hêtres, des cyprès et des genévriers dans les zones de montagne, bien que la vallée de la Bekaa ait peu d’arbres. Là où le bois a été extrait et les forêts détruites, les broussailles ont pris le relais; dans la région montagneuse du Liban, il s'agit principalement de Caroubier, de chênes et de Pistacia, et dans l'Anti-Liban le maquis est principalement constitué de Pistacia et d'amandiers sauvages.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Environnement au Liban », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Cours d’eau et géographie

Le Liban, pays du Levant (Proche-Orient), est une étroite bande de terre bordée par la mer Méditerranée sur 240 km de côtes. Long de 250 km et large de 25 à 60 km, il a une frontière avec la Syrie sur 376 km et avec Israël, au sud, sur 79 km. Sa superficie est officiellement de 10 452 km2, bien que cette mesure, qui revêt une symbolique politique importante au Liban, soit techniquement sujette à débat. Relief Le relief est très varié : sur les 60 km de largeur du pays, le relief va de 3 089 m d'altitude jusqu'au niveau de la mer. La montagne occupe la plus grande partie du territoire. On distingue, d'ouest en est, quatre zones successives, orientées parallèlement au rivage : l'étroite plaine côtière alluviale, limitée par une côte coupée de promontoires rocheux favorables à l'installation de ports ; le massif du mont Liban (Jabal Lubnan) s'incline lentement vers le sud jusqu'aux monts de Galilée et culmine à 3 089 mètres au Qurnat as Sawda'. Des rivières creusent des gorges profondes dans la montagne. Le versant occidental est couvert de forêts de pins et de cèdres ; la haute plaine intérieure de la Bekaa, à une altitude moyenne de 900 mètres, bien irriguée en son centre et en son sud, était le grenier de la région pendant l'Antiquité. Le fleuve Oronte se dirige vers le nord et le Litani y coule en direction du sud ; le massif de l'Anti-Liban, plateau semi-aride culminant à 2 300 mètres d'altitude, est prolongé au sud par le mont Hermon et constitue une frontière naturelle avec la Syrie. Climat Le climat est de type tempéré méditerranéen (Csa suivant la classification de Köppen), doux à chaud et plus humide sur la côte, plus rude dans les montagnes et plus sec par effet de foehn sur le versant nord-est des monts du Liban dans la plaine de la Bekaa. Le massif de l'Anti-Liban est semi-aride et balayé en mars par le khamsin, un vent brûlant et sablonneux du désert, venu de Syrie. Étant donné la diversité topographique du Liban, le climat varie considérablement d'une région à l'autre et l'amplitude thermique est importante selon l'altitude. En montagne, les températures moyennes sont de 20 °C en été et proches de −3 °C en hiver avec une abondance de chutes de neige généralement au-dessus de 1 000 m. Les températures maximales dépassent 30 °C (Tmp) sur la plaine côtière en été. Le piémont des monts du Liban est planté de cyprès et de cèdres. Les précipitations sont rares de juin à août. La saison des pluies se situe d'octobre à mars. Les pluies peuvent être diluviennes par effet orographique, un record de 262,9 mm ayant été atteint à Beyrouth en décembre 1995. La moyenne annuelle des précipitations est de 621 mm à Beyrouth et de 809 mm à Tripoli. Les saisons les plus agréables sont d'avril à juin et de septembre à novembre. La température de la mer varie d'environ 28 °C en été à environ 16 °C en hiver. Environnement Géographie humaine Subdivisions

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Liban », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Ressources naturelles

calcaire, minerai de fer, sel, état d'excédent d'eau dans une région à déficit d'eau, terres arables

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Productions, volumes et classements mondiaux

Le Liban dispose d'une situation très enviable pour l'agriculture, vis-à-vis de ses voisins, sur le plan de la disponibilité en eau et de la fertilité des terres. De fait, le Liban a la plus grande proportion de terres arables de tous les pays arabes, ce qui lui permet une variété de cultures. Les principales cultures sont les fruits et légumes, le tabac, les olives et le blé. Dans les années 1970, l'agriculture contribuait approximativement à 30 % du PIB libanais ; en 2017, elle n'y contribuait qu'à hauteur de 5,7 % (soit environ 2,5 milliards de dollars) ; la production agricole a même reculé de 12 % entre 1970 et 2008, là où celle de l'Union européenne sur la même période a par exemple augmenté de 562 %. Cette baisse est probablement imputable à la guerre civile libanaise sur la période 1975-1990 et à un manque de compétitivité de l'agriculture du pays, faute de financement suffisant de la part de l'État pour l'être (l'agriculture reçoit moins de 1 % du budget national en 2015). Les secteurs cités ne constituent pas un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Liban », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Emblèmes et symboles nationaux

Le cèdre, originaire du pays, se trouve à partir de 1 500 m d'altitude dans l'étage montagnard de végétation du Mont-Liban. Les forêts de cèdres du Liban ont été largement exploitées depuis l'Antiquité pour la construction de monuments sacrés (Premier et Second Temple de Jérusalem). Le bois de cèdre, de par sa nature imputrescible et résistante, a également servi à la confection de sarcophages et de tombeaux. Lors de la période d'occupation par les Romains, l'exploitation de ces arbres millénaires faisait l'objet d'un monopole impérial du fait de son importance dans la construction navale. Certaines sources historiques attestent que les forêts de cèdres au Liban commençaient à disparaître au VIe siècle à l'époque de l'empereur byzantin Justinien Ier. Le cèdre est considéré comme un arbre sacré, et il est mentionné dans les trois grandes religions monothéistes (judaïsme, christianisme, islam) : « Les arbres de l'Éternel se rassasient, les cèdres du Liban qu'il a plantés » (Livre des Psaumes 104:16). Le drapeau du pays est composé de trois bandes horizontales : deux rouges sur les parties supérieure et inférieure et une blanche au milieu faisant le double d'une rouge et frappée en son centre d'un cèdre vert. La forme actuelle du drapeau date de 1943. Selon le programme scolaire officiel d'instruction civique, les bandes rouges représentent le prix du sang pour l'indépendance et la bande blanche représente la neige qui recouvre les montagnes du Liban ainsi que la pureté et la paix.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Liban », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Indicateurs économiques · Banque mondiale

114e sur 200 économies renseignées pour le PIB nominal (USD courants) en 2024. Données du classement.

PIB (USD courants)
AnnéeValeur
202425,971,643,441.34
202320,078,620,356.99
202220,992,421,948.81
202123,131,941,556.78
202031,712,128,253.80
201951,605,959,131.27
201854,901,519,155.56
201753,027,680,685.90
201651,147,308,774.13

Source et méthode de l’indicateur

PIB par habitant (USD courants)
AnnéeValeur
20244,473.27
20233,477.72
20223,654.36
20214,045.37
20205,561.19
20198,905.88
20189,174.54
20178,608.21
20168,089.01

Source et méthode de l’indicateur

Croissance du PIB réel (%)
AnnéeValeur
2024-7.08
2023-0.76
2022-0.62
2021-7.00
2020-21.40
2019-6.91
2018-1.88
20170.90
20161.55

Source et méthode de l’indicateur

Population
AnnéeValeur
20255,849,421.00
20245,805,962.00
20235,773,493.00
20225,744,489.00
20215,718,122.00
20205,702,398.00
20195,794,594.00
20185,984,119.00
20176,160,128.00
20166,323,060.00

Source et méthode de l’indicateur

Les années disponibles peuvent varier selon l’indicateur. Un rang de production, un PIB, un PIB par habitant et un classement de développement mesurent des choses différentes.

Héros, figures de l’indépendance et grandes personnalités

Hymne national

hymne national du Liban

Version instrumentale

Source des enregistrements · Public domain

Référence de l’hymne

Rashid Nakhle / Wadia Sabra / United States Navy Band · Public domain

Les activistes de Liban

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