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Macédoine du Nord

Drapeau : Macédoine du Nord

Europe · MK

la République de Macédoine du Nord

Histoire, mémoire et voix de Macédoine du Nord.

CapitaleSkopje
Languesmacédonien, albanais
Monnaiesdenar macédonien
Superficie du territoire25 713 km²
Type de climatétés et automnes chauds et secs ; hivers relativement froids avec de fortes chutes de neige
Portrait de Gordana Siljanovska-Davkova
Crédit photoEuropean Union · Attribution · Source de l’image
Présidente actuelleGordana Siljanovska-DavkovaPrésidente de la République
Date d’accession au pouvoir12/05/2024Date d’entrée dans la fonction indiquée ; les mandats antérieurs peuvent être distincts.
Mode d’accession au pouvoirÉlection du 8 mai 2024

Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.

Sources et précisions : superficie et climat

Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.

Le descriptif climatique provient d’une archive du World Factbook. Il décrit le climat général et ne constitue pas un bulletin météo actuel.

Résumé climatique traduit automatiquement depuis une source anglophone, à relire.

Direction du pays · référence au 04/11/2026. Repères importés de sources encyclopédiques ; l’identité actuelle, la date et le mécanisme restent à relire. Les dates d’élection, de prise de fonctions et de réélection sont distinctes.

Portrait de Gordana Siljanovska-Davkova : European Union · Attribution · Source de l’image

Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir

Référence de recherche pour l’identité : Wikidata, consultée le 2026-11-04. Les assertions de cette source restent à vérifier.

Corpus documentaire importé le 2026-11-03, complété par les corrections validées de l’équipe. Chaque rubrique précise ses sources ; l’import ne constitue pas une vérification manuelle exhaustive.

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Situer Macédoine du Nord dans le monde

Macédoine du Nord : contour en orange et repère sur la carte mondiale
Macédoine du Nord · repère de localisation indicatif
Contour de Macédoine du Nord
Vue du pays ou territoire · nord en haut

Les petits territoires restent repérables par le cercle. Fonds et contours : Natural Earth, domaine public. Frontières indicatives selon le contrôle de fait ; cette carte ne constitue pas une reconnaissance diplomatique. Les territoires éloignés peuvent élargir le cadrage.

Recherche automatique appliquée le 2026-11-04T17:40:33+00:00. Les modifications automatiques restent à relire ; les sources de chaque rubrique sont conservées.

Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies

La Macédoine du Nord (en macédonien : Северна Македонија (Severna Makedonija) ; en albanais : Maqedonia e Veriut), en forme longue la république de Macédoine du Nord (en macédonien : Република Северна Македонија (Republika Severna Makedonija) ; en albanais : Republika e Maqedonisë së Veriut), est un pays d'Europe du Sud situé dans la partie centrale de la péninsule des Balkans. Sans accès à la mer, elle partage des frontières avec la Grèce, la Bulgarie, la Serbie, le Kosovo et l'Albanie. Son territoire, majoritairement montagneux et doté de nombreux lacs, couvre la partie septentrionale de la Macédoine géographique, également répartie entre la Grèce et la Bulgarie. La Macédoine du Nord est une république constitutionnelle unitaire ayant un régime parlementaire. Son drapeau est constitué d'un soleil jaune à huit rayons sur un ciel rouge, son hymne national est Denes nad Makedonija (« Aujourd'hui sur la Macédoine ») et sa fête nationale, qui commémore l'insurrection d'Ilinden, est le 2 août. Elle a pour capitale Skopje et pour langues officielles le macédonien et l'albanais. Sa monnaie est le denar depuis 1992. Le territoire de l'actuelle Macédoine du Nord a été successivement intégré aux royaumes antiques de Péonie et de Macédoine, à l'Empire romain, puis à l'Empire byzantin, avant de passer sous domination ottomane du XIVe siècle au début du XXe siècle. Peuplé de Slaves à partir du VIe siècle, il devient, après les guerres balkaniques, partie intégrante du royaume de Serbie, puis de la Yougoslavie. En 1944, la république socialiste de Macédoine est proclamée au sein de la république fédérative socialiste de Yougoslavie, dont elle sera l'une des six républiques constitutives jusqu’à sa déclaration d’indépendance le 8 septembre 1991. Admise à l'Organisation des Nations unies en 1993 sous l'appellation provisoire d'« ancienne république yougoslave de Macédoine » (« ARYM »), en raison d'un différend sur son nom avec la Grèce, elle adopte officiellement celui de « république de Macédoine du Nord » à la suite de l'accord de Prespa, entré en vigueur le 12 février 2019. La population de la Macédoine du Nord est de 1,8 million d'habitants en 2021. Sa plus grande ville est la capitale Skopje, suivie par Kumanovo, Bitola, Prilep et Tetovo. Par sa position en Europe, le territoire de la république a connu de nombreuses occupations et migrations, les plus marquantes étant l'âge byzantin, l'arrivée des Slaves au VIe siècle, puis une domination ottomane longue de cinq siècles. Ces présences ont façonné une culture riche en influences, puisqu'en plus des citoyens appartenant au peuple macédonien d'origine slave, le pays compte d'importantes minorités albanaise, turque et rom. La Macédoine du Nord compte une majorité d'habitants chrétiens orthodoxes, mais aussi une importante communauté musulmane.

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Wikipédia, article « Macédoine du Nord », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Origine du nom et étymologie

Le nom de « Macédoine » vient du grec Μακεδονία (Makedonía), qui désigne d'abord un royaume antique, dont le souverain le plus connu est Alexandre le Grand. Les habitants de ce royaume antique étaient appelés Μακεδόνες (Makedónes), terme qui vient de l'adjectif μακεδνός (makednós) signifiant « grand » (cet adjectif a une racine commune avec le nom μάκρος (mákros), signifiant « long »). Les historiens pensent que ce nom, Makedónes, a été attribué aux Macédoniens parce qu'ils étaient connus pour habiter en altitude. Le nom Macédoine désigne au fil des siècles une région à géométrie variable. Avant les conquêtes de Philippe II, il correspond principalement à une partie de la Macédoine grecque actuelle, tandis qu'à l'Époque moderne, elle englobe non seulement la région grecque, mais aussi des territoires aujourd'hui bulgares et albanais et l'ensemble de l'actuelle Macédoine du Nord. Cette grande Macédoine moderne était répartie entre trois vilayets ottomans, ceux de Salonique, de Prizren (incluant Skopje) et de Monastir (aujourd'hui Bitola). Les Bulgares y formaient le groupe ethnique le plus nombreux sans y être majoritaires. La région est envahie puis divisée en 1912 entre la Bulgarie, la Grèce et la Serbie. Les populations slaves sont rapidement assimilées, mais les autorités serbes puis yougoslaves ont plus de difficultés dans la Macédoine serbe, ce qui poussera le régime yougoslave à créer et généraliser l'identité macédonienne moderne, les Bulgares s'y opposant étant presque systématiquement envoyés aux camps de travail, notamment à Goli Otok. Après la Seconde Guerre mondiale, Josip Broz Tito octroie aux Macédoniens le statut de nation et leur garantit une république fédérée, baptisée république socialiste de Macédoine. Lors de l'indépendance du pays en 1991, celui-ci prend le nom de république de Macédoine. Avant les premières tentatives des Macédoniens slaves pour revendiquer l'héritage d'Alexandre le Grand dans les années 1970, il existait déjà une opposition avec la Grèce sur l'usage du terme « Macédoine ». En effet, les Grecs considèrent que ce terme est attaché à leur propre passé culturel, aussi bien antique (royaume de Macédoine) que moderne (rivalité bulgaro-gréco-serbe en Macédoine), et qu'une grande partie de l'ancienne Macédoine ottomane est devenue la Macédoine grecque. Pour les Slaves, ce terme désigne avant tout les Macédoniens slaves dont l'identité nationale s'est formée de la fin du XIXe et surtout au XXe siècle en opposition aux nationalismes bulgare et serbe. Enfin, en dehors de la question de l'héritage de la Macédoine antique, l'usage du nom de Macédoine par l'ancienne république yougoslave est vu par les Grecs comme entraînant une prétention territoriale sur la Macédoine grecque, où vit encore une minorité slavophone (en).

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Histoire du pays

Protohistoire Le territoire de la république actuelle est habité à partir du Néolithique. Le site archéologique le plus ancien est celui de Vrchnik, dans la commune de Štip ; il est occupé à partir de 7000 av. J.-C. Les tout premiers habitants connaissent l'agriculture et la poterie et ils sont sédentaires. Plusieurs cultures locales, identifiables par des artéfacts particuliers, se côtoient et se succèdent. Ces cultures sont souvent proches d'autres cultures voisines, comme celle de Vinča qui se développe en Serbie, mais possèdent quelques caractéristiques uniques, comme l'usage de peinture blanche pour décorer la poterie et la fabrication de petites statuettes rituelles, les Magna mater, une figure féminine fusionnée à une petite maison en terre cuite. Grâce aux contacts avec l'Illyrie adriatique, le territoire entre dans l'âge du bronze au début du IIe millénaire av. J.-C. Les villages de cette période sont construits en pierre et sont parfois situés dans des endroits difficiles d'accès afin de se protéger des invasions. La région est en effet régulièrement envahie par des tribus indo-européennes pendant les dernières décennies du IIIe millénaire av. J.-C. jusqu'au Bronze moyen. L'observatoire mégalithique de Kokino est le vestige le plus monumental de la période. Il mesure 100 mètres sur 50 et c'est, selon la NASA, le quatrième plus ancien observatoire au monde après Abou Simbel, Stonehenge et Angkor Vat. La région connaît de nouvelles invasions de 1300 à 1200 av. J.-C. Elles sont menées par des tribus de l'Égée et des Illyriens qui traversent le pays et qui s'assimilent peu à peu aux populations locales. Ils apportent l'usage du fer et encouragent le commerce avec les colonies ioniennes situées sur la côte adriatique. L'âge du fer macédonien commence vers 1200 av. J.-C. et s'achève en 400 av. J.-C. Il est caractérisé par de grandes nécropoles princières, qui montrent l'existence de monarchies organisées et influencées par la Grèce antique, comme le royaume de Péonie. C'est à cette époque que le royaume de Macédoine émerge dans le nord de la Grèce. Ses limites septentrionales correspondent à l'actuelle frontière sud de la Macédoine du Nord. À partir du VIe siècle av. J.-C., l'influence grecque se fait de plus en plus importante et le territoire se couvre de villes fortifiées qui doivent faire face à l'invasion perse de 490 av. J.-C. Le royaume de Péonie, dont le territoire correspond à la majeure partie de l'actuelle Macédoine du Nord, est finalement envahi par Philippe II en 358 av. J.-C. Après la mort de son fils Alexandre le Grand, la Macédoine antique périclite rapidement et doit faire face à de nombreuses guerres contre la République romaine, qui se succèdent de 214 à 148 av. J.-C. Province romaine Les Romains annexent définitivement le royaume de Macédoine en 168 av. J.-C. et en font une province romaine de Macédoine. Ils y construisent des voies, fondent des villes, comme Scupi (actuelle Skopje) et réorganisent les cités de fondation plus ancienne, comme Heraclea Lyncestis (actuelle Bitola) ou Stobi, qui devient au IIIe siècle la deuxième plus grande ville macédonienne après Thessalonique. Le christianisme s'implante surtout à partir des IIIe et IVe siècles et environ 130 basiliques de cette époque ont été découvertes sur le sol de la république. Le territoire reste de culture principalement grecque. La région qui constitue l'actuelle Macédoine du Nord reste un pays où la langue majoritaire est le grec, avec des variantes du grec, et avec des groupes minoritaires d'Illyriens jusqu'au VIIe siècle et de populations romanisées. Le pays est ravagé par la peste dite antonine entre 150 et 180, et la peste dite de Justinien entre 540 et 565. Empire byzantin L'Empire romain est divisé en 395 entre une partie occidentale et une partie orientale, avec respectivement Rome et Constantinople pour capitale. La Macédoine est incluse dans le nouvel Empire d'Orient (qui sera ultérieurement dénommé Empire byzantin en Europe de l'Ouest). À partir de 500, des Slaves venus du Nord traversent le Danube et s'installent dans la péninsule balkanique. Ils atteignent la Macédoine au VIIe siècle et des tribus s'y installent définitivement. Ils assimilent les populations déjà présentes et diffusent leur langue. Les Slaves sont rejoints par les Avars, dont la présence est éphémère, puis par les Proto-Bulgares, venus d'Asie centrale, qui traversent le Danube en 679 et fondent entre ce fleuve et le massif du Grand Balkan un État qui s'étend vers la Thrace au sud et la Macédoine à l'ouest. Les populations grecques forment des « céphalies », celles romanisées des « valachies » et celles slaves des « sklavinies », ayant à leur tête des joupans. Avec le temps, les Slaves assimilent les populations de langues grecque, romane ou illyrienne. Au début, Proto-Bulgares et Avars sont tengristes et ne se mélangent pas à leurs sujets grecs, slaves ou valaques qui eux, sont chrétiens de rite byzantin, mais deux siècles plus tard, les Bulgares et les Slaves, ces derniers beaucoup plus nombreux, ne forment plus qu'un seul peuple, de culture slave, et l'aristocratie bulgare adopte officiellement le christianisme en 864. Au IXe siècle, Siméon Ier de Bulgarie mène une guerre qui agrandit considérablement son royaume, en l'augmentant notamment de la Macédoine et de l'Albanie. Au cours du même siècle, les frères Cyrille et Méthode de Thessalonique créent le premier alphabet slave, le glagolitique. Cet alphabet permet la naissance d'une première littérature slave et la traduction d'écrits religieux en vieux-slave. Les deux saints poursuivent leur mission jusqu'en Moravie. Leurs disciples, Clément et Naum, fondent à Ohrid la première université slave et deux monastères. Leur œuvre est considérable, puisqu'ils sont souvent associés à la création de l'alphabet cyrillique, et surtout à sa propagation, et font du vieux-slave la langue liturgique des Slaves et des Valaques. Clément est par ailleurs le premier évêque d'Ohrid. Sous Clément et Naum, l'université d'Ohrid forme 3 500 prêtres et professeurs ; après leur mort, elle décline mais continue d'exister jusqu'en 1767. En 896, Siméon Ier fait la paix avec les Byzantins et favorise la fondation du patriarcat de Bulgarie.

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Colonisation et administrations historiques

Les Ottomans qui ont colonisé la région, l'organisent selon leur loi. Certaines populations, comme les Albanais de Macédoine du Nord, les Torbèches slaves, les Moglénites valaques et les Roms Çingene, se convertissent à l'islam pour échapper aux corvées et aux confiscations des terres et des troupeaux pour les timars (domaines agricoles turcs), au haraç (double-capitation sur les non-musulmans) et à la pédomazomie (rapt des premiers-nés mâles pour en faire des janissaires). Mais d'autres groupes, dont la majorité des Slaves, conservent le christianisme orthodoxe, la conversion à l'islam n'étant pas obligatoire. Toutefois, seuls les musulmans peuvent accéder aux postes importants et jouir de divers droits. Dans le système ottoman des millets, les chrétiens gardent cependant leur cohésion sociale puisque le Patriarcat de Constantinople les représente, et bénéficie de quelques droits administratifs. La Macédoine connaît un certain essor économique au cours des XVe et XVIe siècles, qui correspondent à l'âge d'or de l'Empire ottoman. Cet essor reste toutefois confiné aux villes, transformées en centres de commerce turcs, où se concentre la population musulmane. En raison de conditions de vie difficiles, les Slaves se révoltent pour la première fois contre le régime ottoman en 1564, et nombre de paysans chrétiens fuient les terres agricoles des vallées pour rejoindre les haïdouks, bandes de hors-la-loi (en turc haydut) qui pillent les caravanes sur les axes commerciaux, ou les Saracatsanes (en macédonien Каракачани, karakatchanes), confréries de voleurs de bétail et de bergers nomades. Au cours de la guerre austro-turque, les haïdouks profitent du chaos pour déclencher un nouveau soulèvement en 1689. Ils offrent leur soutien à l'armée autrichienne, arrivée dans le sud de la Serbie, et ils s'emparent ensemble de Skopje. Les haïdouks prennent peu à peu le contrôle de la Macédoine mais les Ottomans reprennent vite du terrain et défont les haïdouks à Kumanovo ; les Autrichiens sont repoussés au nord du Danube. Au XVIIIe siècle, l'Empire ottoman est en déclin et les seigneurs musulmans locaux profitent des désordres politiques pour accroître leur pouvoir. Certains constituent même de petites armées de mercenaires formées de Turcs et d'Albanais musulmans, et terrorisent la population chrétienne tout en neutralisant les haïdouks. Afin de fuir l'insécurité croissante dans les campagnes, de nombreux Slaves quittent leurs villages et s'installent dans les villes où ils travaillent comme domestiques, artisans ou marchands. Ils amorcent une re-christianisation et une re-slavisation des centres urbains, et certains s'enrichissent au point de former une nouvelle classe moyenne.

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Indépendance, dates et mouvements

Après les déclarations d'indépendance slovène et croate, la Macédoine décide à son tour de conduire un référendum en 1991. Les partisans de l'indépendance remportent 95 % des suffrages et la Macédoine déclare son indépendance le 8 septembre 1991, et se proclame « république de Macédoine ». Contrairement à d'autres, cette indépendance se fait sans violence. Le nouvel État doit faire face à de nombreux problèmes. D'abord, la minorité albanaise revendique rapidement plus d'autonomie ; ensuite, la Grèce s'oppose à sa reconnaissance internationale car elle considère que le nouvel État, par son nom et ses symboles, s'approprie l'héritage culturel grec. La Macédoine est d'ailleurs admise à l'ONU en 1993 sous le nom d'« ancienne république yougoslave de Macédoine ». Le pays refuse de changer de nom et ce n'est qu'après un blocus économique qu'elle accepte de changer de drapeau en 1995. Ce blocus ainsi que les Guerres yougoslaves qui se déroulent dans les pays voisins entravent le passage à l'économie de marché. En 2001, les tensions entre Albanais et Macédoniens atteignent des proportions dangereuses et des anciens combattants de la guerre du Kosovo lancent une guérilla dans le nord-ouest du pays. Ils forment l'Armée de libération nationale (UÇK-M), une organisation qui souhaite annexer les régions albanaises de Macédoine au Kosovo. Les rebelles attaquent l'armée et la police le long de la frontière kosovare et reçoivent le soutien de la population albanaise locale. Ils bénéficient par ailleurs d'importants moyens financiers. Au début de l'été, la situation est tendue, mais l'insurrection albanaise de 2001 est finalement désamorcée en juillet grâce à une médiation internationale. Les accords d'Ohrid, signés par les deux parties en août, octroient de nouveaux droits aux Albanais, notamment dans le système éducatif. L'insurrection albanaise de 2001 en Macédoine a des répercussions sur l'économie, mais les accords d'Ohrid ont permis une certaine stabilisation politique. La croissance économique reprend dès 2002 et se poursuit lentement jusqu'à la crise financière mondiale de 2007. La Macédoine se porte par ailleurs candidate à l'adhésion à l'Union européenne en 2004.

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Institutions et modèle politique

La Macédoine du Nord est une république parlementaire, dont l'organisation politique est définie par la Constitution de la république de Macédoine du Nord proclamée en 1991. Cette constitution garantit l'État de droit, la démocratie et la protection des droits individuels. Elle consacre les droits fondamentaux, dont la liberté d'expression, le suffrage universel, le pluralisme politique et la liberté d'entreprise. Organisation des pouvoirs La constitution de 1991 confie le pouvoir législatif au Parlement, constitué d'une seule chambre, l'Assemblée de Macédoine du Nord. Ses 123 membres sont élus au suffrage universel direct tous les quatre ans. Le Parlement adopte les lois, élit les membres du gouvernement, vote le budget de l'État, ratifie les traités internationaux, nomme et révoque les juges et déclare la guerre. Tout membre de l'Assemblée peut proposer une loi, ainsi que toute autre personne munie d'une pétition comportant au moins 10 000 signatures d'électeurs. Le président de la République a droit de veto sur les lois ; lorsqu'il en fait usage, la loi est présentée une seconde fois à l'Assemblée et elle est définitivement adoptée si elle reçoit au moins deux-tiers des suffrages. Le Président de l'Assemblée est élu par au moins 61 membres du Parlement. Il remplace le président de la République si celui-ci est en incapacité d'assumer ses fonctions. Le pouvoir exécutif est entre les mains du président de la République et du gouvernement. Le Président est élu pour cinq ans au suffrage universel direct ; une personne peut exercer deux mandats au maximum. Le Président négocie les accords internationaux, nomme ses ambassadeurs, reçoit la diplomatie étrangère, nomme divers dignitaires de la République, par exemple deux juges de la Cour constitutionnelle, il est le chef suprême des Armées et représente l'État dans le pays et à l'étranger. Le gouvernement peut proposer des lois et des orientations budgétaires, il est responsable de l'exécution des lois, décide la reconnaissance d'États étrangers et propose des ambassadeurs. Le pouvoir judiciaire est détenu par des juges sans restriction de mandat élus par l'Assemblée. La Macédoine du Nord compte 27 cours de grande instance, trois cours d'appel et une cour suprême. La constitution interdit la création de cours d'urgence ou extraordinaires. Enfin, la Cour constitutionnelle est chargée de contrôler la conformité des actions du Parlement et du gouvernement à la Constitution. Le droit macédonien est de tradition romano-civiliste. Découpage territorial La Macédoine du Nord ne possède qu'un seul échelon territorial, constitué par 80 communes. La ville de Skopje possède un statut particulier, défini par la Constitution ; elle est composée de dix communes tout en possédant son propre conseil et son maire. Les communes macédoniennes regroupent une ou plusieurs localités qui ont des besoins et des intérêts communs.

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Modèle économique et secteurs dominants

Histoire économique Jusqu'à l'époque socialiste, l'actuelle Macédoine du Nord est une région très pauvre, très rurale et sans réelle industrie. En 1945, le régime yougoslave entreprend une vaste réforme agraire, favorisée par l'expropriation des exilés, des entreprises privées et des monastères. Les terres sont réparties entre les coopératives et les petits agriculteurs, puis une industrialisation rapide fait baisser le nombre de ces derniers. Alors qu'ils formaient presque 80 % de la population en 1945, ils en représentent 57 % en 1961 et 22 % en 1981. L'industrie macédonienne est planifiée pour subvenir à certains besoins de la fédération yougoslave et seules quelques activités sont encouragées, comme la production d'électricité, de chrome, de tabac, de textile et de matériaux de construction. La république socialiste de Macédoine reste ainsi tributaire des importations dans de nombreux domaines, notamment l'agroalimentaire, la machinerie et les biens de consommation. Elle demeure aussi la plus pauvre des républiques yougoslaves et son taux de chômage est constamment élevé : il s'élève par exemple à 20 % en 1971. Après l'indépendance, la Macédoine doit faire face à la disparition de ses marchés d'exportation, à cause du blocus grec et des guerres de Yougoslavie. Le pays perd 60 % de son activité commerciale et frôle la banqueroute ; la pauvreté engendrée encourage les activités illégales. Après la fin du blocus grec, la situation économique s'améliore légèrement et l'inflation, évaluée à 2 200 % en 1992, redescend à 55 % en 1995 et à moins de 5 % en 1997, mais le taux de chômage, évalué à 19 % en 1991, atteint les 40 % en 1998. La Bosnie-Herzégovine est le seul autre pays issu de la Yougoslavie à avoir un chiffre aussi élevé. En 1999, la guerre du Kosovo influe ensuite lourdement sur l'économie macédonienne puisque le pays ne peut plus exporter de biens vers la Yougoslavie et doit trouver d'autres débouchés, par exemple la Bulgarie, la Roumanie ou la Grèce. La privatisation commence lentement en 1995 et s'achève vers l'an 2000. La petite taille du pays rend son économie vulnérable et dépendant de l'intégration européenne. La république, qui ne fournissait que 5 % des revenus de la Yougoslavie dans les années 1980, est l'un des pays les plus pauvres d'Europe. Malgré un taux d'inflation désormais faible, elle a gardé des taux de chômage extrêmement élevés et peine à recevoir des investissements étrangers. Les gouvernements successifs ont imposé l'austérité économique et de nombreuses réformes qui ont permis l'octroi de prêts importants et nécessaires au développement du pays. La crise financière mondiale de 2007-2008 s'est surtout ressentie par la diminution des investissements extérieurs et par un grand déficit commercial. La croissance économique a lentement repris en 2010, et le PIB macédonien a connu une hausse de 3 % en 2011.

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Évolution économique et niveau de développement

Le salaire net moyen en Macédoine du Nord s'élevait à 750 euros par mois en 2026, chiffre largement en dessous de la moyenne européenne. Il existe des différences de salaire importantes selon l'activité exercée : l'agriculture, l'industrie et la construction sont les activités les moins rémunératrices, elles offrent environ 20 % de moins que le salaire médian. En revanche, l'extraction minière, le secteur public et les transports offrent 20 % de plus, et c'est le secteur de la finance qui est le plus rémunérateur, avec des salaires presque deux fois plus élevés que la moyenne. Le secteur de l'énergie est lui aussi avantageux, puisqu'il offre 43 % de plus que le salaire moyen. Le salaire minimum est, depuis 2026, fixé à 586 euros par mois. En 2024, 21,9% de la population vivait sous le seuil de pauvreté, un taux qui a longtemps été en constante augmentation depuis l'indépendance du pays avant de se résorber un peu (il était de 28,7 % de la population en 2008). La pauvreté est particulièrement forte dans les régions rurales et dans les familles nombreuses avec un ou plusieurs membres au chômage ou avec un faible niveau d'éducation. Le chômage est essentiellement un phénomène urbain, et la pauvreté rurale est liée à des revenus faibles plutôt qu'au manque de travail. En même temps que la part de population pauvre augmente, les classes supérieures s'enrichissent rapidement et la Macédoine du Nord avait un coefficient de Gini qui s'élevait à 44,2 en 2008, ce qui la place en quarante-cinquième position mondiale et en deuxième position européenne derrière la Bulgarie pour l'inégalité de revenus parmi la population. La Macédoine du Nord est aussi en 2009 le pays d'Europe (hors CEI) où les prix des produits alimentaires étaient les plus bas : ils ne représentent que 52 % de la moyenne de l'Union européenne. En 2023, la Macédoine du Nord affichait un niveau de vie « très élevé », avec un indice de développement humain de 0,815. Banque mondiale : PIB nominal de 19 101 199 817 USD courants en 2025. Valeur de comparaison : 10 672 467 073 USD courants en 2016. Ces montants nominaux ne mesurent pas la croissance réelle ; la série séparée de croissance du PIB réel et le PIB par habitant sont présentés dans le tableau des indicateurs.

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Grandes réalisations politiques, économiques et sociales

Le système éducatif macédonien a connu de profondes réformes au cours des années 2000 afin qu'il soit conforme aux standards de l'Union européenne et du processus de Bologne. Par exemple, la gestion autrefois centralisée des établissements se fait désormais par les communes, et l'âge obligatoire d'entrée à l'école a baissé d'un an. L'instruction est obligatoire de six à quinze ans, et l'école est gratuite dans les établissements publics, sauf dans l'éducation supérieure, pour laquelle certains frais sont demandés. L'inscription dans les établissements privés est chère, et ceux-ci possèdent une grande liberté vis-à-vis du ministère de l'éducation, notamment en ce qui concerne le programme scolaire. Les enfants de six mois à six ans peuvent aller dans les jardins d'enfants (kindergarten), où environ 81 % des enfants macédoniens passent au moins un an (près de 100 % dans les villes). Ensuite, il y a l'école primaire, la seule obligatoire, qui se divise en deux stades. Le premier, qui correspond aux grades 1 à 4, soit de six à neuf ans, est le moment où les enfants apprennent à lire. Ils n'ont qu'un seul professeur pendant ces quatre ans et ce dernier leur enseigne toutes les matières au programme. À la fin du grade 4, ils passent un examen général qui leur ouvre les portes du grade 5. Des grades 5 à 8, soit de dix à quatorze ans, les élèves ont différents professeurs spécialisés dans une matière. À la fin du grade 8, les élèves passent un nouvel examen puis choisissent entre deux voies, l'école technique spécialisée ou le lycée (gymnasium). Les écoles techniques spécialisées préparent directement à un métier et elles proposent des cursus de deux à quatre ans, suivis d'un examen de fin d'études. Les lycées fonctionnent de la même façon, mais leurs élèves doivent y étudier quatre ans et ont vocation à poursuivre des études supérieures. Il existe aussi des écoles techniques pour les adultes, qui proposent par exemple des cursus d'informatique, de langues étrangères ou de gestion. L'enseignement supérieur se fait dans les universités, qui fonctionnent avec le système licence-master-doctorat. La durée de préparation de la licence est fixée entre quatre et six ans selon les facultés, et celle du master à deux ans. La Macédoine du Nord compte quatre universités publiques, l'université Saints-Cyrille-et-Méthode de Skopje, l'université Gotsé Deltchev de Štip, l'université Saint-Clément d'Ohrid de Bitola et l'université d'État de Tetovo, ainsi que plusieurs universités privées plus petites. Afin de respecter le caractère pluriethnique du pays, les élèves issus de minorités peuvent effectuer leur éducation dans leur langue maternelle. Ils doivent cependant suivre des cours de macédonien à partir du grade 3. L'anglais est quant à lui enseigné dès le grade 1 depuis 2007.

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Personnalités dans les organisations internationales

Présence internationale La Macédoine du Nord possède un consulat ou une ambassade dans 38 États étrangers et elle entretient des relations diplomatiques avec 167 États. Elle entretient de bonnes relations diplomatiques avec les membres de l'OTAN et de l'Union européenne, ainsi qu'avec ses autres voisins l'Albanie et le Kosovo, dont elle a reconnu l'indépendance en 2009. Les relations avec la Serbie sont en règle générale excellentes bien qu'elles aient été obscurcies (jusqu'en 2022) par un conflit à propos de l'indépendance de l'Église macédonienne vis-à-vis du Patriarcat de Serbie, tandis que les relations avec la Grèce, bien que riches sur le plan économique, sont gênées par le conflit du nom. Les relations entre la Bulgarie et la Macédoine du Nord sont plutôt complexes, marquées par des différends historiques, notamment sur l'existence de la langue macédonienne, considérée comme un simple dialecte par les Bulgares, et sur l'ethnicité de plusieurs personnages historiques nés en Macédoine avant que la nation macédonienne ne soit reconnue (les Macédoniens étaient alors considérés la plupart du temps comme bulgares). Les Macédoniens et les Bulgares s'accusent ainsi mutuellement de voler le patrimoine culturel de l'autre. Depuis 2020, la Bulgarie ralentit la procédure d'adhésion de la Macédoine du Nord à l'Union européenne, considérant que Skopje n'a pas respecté ses engagements envers les Bulgares. La Macédoine du Nord est membre de nombreuses organisations internationales, comme l'ONU, le Conseil de l'Europe, la Banque des règlements internationaux, le FAO, Interpol, l'Unesco ou encore l'Organisation internationale de la francophonie. Le pays est candidat à l'adhésion à l'OTAN depuis 1999, son adhésion a été initialement bloquée par le veto de la Grèce en 2008 avant de devenir le 27 mars 2020 le 30e état membre de cette organisation. La Macédoine du Nord a obtenu le statut de candidat à l'adhésion à l'Union européenne en 2004 et les négociations d'adhésion ont formellement été ouvertes par le Conseil européen le 26 mars 2020. Le pays consacre en 2010 1,52 % de son PIB au budget de la Défense en 2010 et l'armée macédonienne compte alors environ 12 800 soldats en temps de paix. Elle se donne pour mission la défense de la constitution et du territoire macédoniens, le maintien de la paix et la lutte contre le terrorisme en Macédoine du Nord et à l'étranger, et la participation aux systèmes collectifs de défense comme la Force de l'Union européenne, l'OTAN et le Partenariat pour la paix. En 2006, l'armée macédonienne a été la première des Balkans occidentaux à devenir professionnelle, le service militaire étant aboli. L'armée est présente au sein de l'EUFOR Althea en Bosnie-Herzégovine, ainsi qu'en Afghanistan, au Liban et au Kosovo. Elle a aussi participé à la guerre d'Irak. Conflit du nom Lorsque la république de Macédoine proclame son indépendance en 1991, elle se heurte rapidement à l'hostilité de la Grèce.

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Culture, traditions et patrimoine

Identité et symboles nationaux La Macédoine du Nord est un État jeune et un débat identitaire a lieu concernant la nation macédonienne, tant dans le pays qu'en Bulgarie où les Macédoniens sont considérés, culturellement, linguistiquement et historiquement, comme des Bulgares. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, les Macédoniens slaves ont en majorité soutenu l'union avec la Bulgarie, bien que l'éveil national qui a eu lieu au cours du XIXe siècle ait créé une identité locale distincte. Cet éveil a été entravé par les vastes politiques d'assimilation menées par la Grèce, la Bulgarie et la Serbie, pour lesquelles c'était un moyen de revendiquer la région, restée sous domination ottomane. Le nationalisme macédonien s'est toutefois grandement consolidé en deux étapes. La première étape fut la Seconde Guerre mondiale, lorsque la Bulgarie a occupé le pays par la force, instaurant un régime de terreur en Macédoine du Vardar et avivant les sentiments pro-yougoslaves des Macédoniens. La seconde étape fut le processus d'indépendance de 1991, lorsque le nationalisme serbe de Slobodan Milošević, le souvenir de l'occupation bulgare de 1941-45 et le refus grec de reconnaître au pays une identité liée à la Macédoine historique ravivent ces mêmes sentiments. L'identité de la république reste toutefois affaiblie par la nature multiethnique du pays, parce que les minorités ne sont qu'« associées » à l'État-nation. L'idée protochroniste selon laquelle les Macédoniens slaves descendraient du peuple macédonien antique et l'utilisation de l'image d'Alexandre le Grand sont relativement récentes. Elles viennent de la diaspora macédonienne, présente surtout au Canada et en Australie, faite d'émigrés qui ont souvent fui la répression et sont plus nationalistes que les Macédoniens de la république. Un certain extrémisme culturel est né dans la diaspora australienne à partir des années 1970, celle-ci a alors commencé à s'identifier aux Macédoniens antiques, et cette idée a rapidement gagné les habitants de la république socialiste de Macédoine. La Macédoine du Nord est officiellement représentée par son drapeau, ses armoiries et son hymne, Denes nad Makedonija. Le drapeau représente un soleil jaune à huit rayons sur un fond rouge et il a été adopté en 1995 après un conflit avec la Grèce, qui n'acceptait pas le premier drapeau de l'État, un soleil de Vergina jaune sur fond rouge. Cet emblème avait été choisi par les autorités macédoniennes après l'indépendance parce qu'il avait été retrouvé dans la tombe de Philippe II et pouvait ainsi revendiquer l'héritage macédonien antique, ce que la Grèce avait refusé. Le nouveau drapeau est largement accepté mais le soleil de Vergina reste utilisé officieusement par de nombreux Macédoniens. Les armoiries macédoniennes sont les mêmes que celles de la république socialiste de Macédoine, seule l'étoile rouge communiste en a été retirée.

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Genres musicaux et artistes

La Macédoine du Nord possède des traditions riches et très particulières, notamment grâce au grand isolement de la région, qui n'a reçu des influences occidentales qu'à partir de la fin du XIXe siècle. Le pays possède ainsi une grande anthologie de poèmes folkloriques qui conservent l'histoire et les modes de vie anciens et des chansons très caractéristiques en raison de leur rythmique irrégulière dont l'origine est inconnue. La musique traditionnelle se caractérise aussi par l'importance des voix féminines et par l'usage d'instruments souvent d'origine turque, comme la zurna, le tapan, la tamboura et la gaïta. Les danses les plus pratiquées, comme l'oro et le teškoto, sont surtout masculines. L'oro est une danse en ligne ou en cercle, tandis que le techkoto est une variante difficile qui donne l'occasion de mesurer les prouesses des danseurs. La culture roma s'illustre par une danse féminine, le tchotchek, et par les fanfares. Esma Redžepova et le Kočani Orkestar sont les deux principaux ambassadeurs de la musique tzigane macédonienne actuelle. La scène contemporaine est aussi marquée par le rock, avec l'ancien groupe Leb i Sol, et par un courant dark wave mêlant chant orthodoxe et musiques underground, illustré par les groupes Mizar, Arhangel et Padot na Vizantija. La musique pop occupe aussi une place importante, avec des interprètes comme Toše Proeski, Karolina Gočeva et Elena Risteska. Le pays compte plusieurs grands festivals, comme le Skopje Jazz Festival, qui a notamment accueilli Ray Charles, Youssou N'Dour, Tito Puente, Sierra Maestra, Rabih Abou-Khalil et Gotan Project et le May Opera Evenings, lui aussi à Skopje, qui propose des opéras, de la musique symphonique et des récitals. Internationalement, la ballerine Duška Sifnios, née à Skopje le 15 octobre 1934, morte à Bruxelles le 14 octobre 2016, s'est fait connaître comme l'une des plus brillantes interprètes du Ballet du XXe siècle de Maurice Béjart qui a créé notamment pour elle le rôle féminin de Boléro (1961).

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Ethnies, langues et méthodes de dénombrement

Démographie La Macédoine du Nord est un État jeune et la région a connu au cours de son histoire des situations économiques et politiques difficiles qui ont empêché la tenue de recensements fiables. Le premier de ces recensements n'a ainsi eu lieu qu'en 1948, en même temps que commençait une véritable modernisation du pays. Il donne 1 152 986 habitants à la Macédoine, alors république yougoslave. La croissance démographique est rapide sous le régime communiste, puisqu'en 1953, le pays a déjà gagné plus de 240 000 habitants par rapport à 1948 et il compte 1 647 308 habitants en 1971. La Macédoine dépasse les deux millions d'habitants en 1991 et elle compte 2 022 547 lors du dernier recensement, conduit en 2002. Une estimation évalue la population macédonienne à 2 082 370 en 2012. Le taux de fécondité, qui atteignait plus de quatre enfants par femme avant les années 1960, se situe désormais autour de 1,6. Ce taux faible s'explique par le manque de ressources des familles pour élever plusieurs enfants et par l'âge de mariage de plus en plus avancé des femmes ainsi que leur insertion dans la vie professionnelle. Afin de remédier au faible taux de fécondité, qui n'atteint pas le seuil de renouvellement de la population, l'État donne, depuis 2008, 120 euros mensuels pendant dix ans aux familles qui ont un troisième enfant. Le nombre de naissances est toutefois supérieur à celui des décès, 23 684 naissances pour 19 060 décès en 2009, et l'accroissement annuel est estimé à 0,237 % pour 2012. Le solde migratoire est quant à lui légèrement négatif (510 migrants en 2009). La population de Macédoine du Nord a chuté de 10 % entre 2002 et 2021 en raison surtout de la forte émigration. La population macédonienne est vieillissante, mais moins rapidement qu'en Europe occidentale. L'espérance de vie à la naissance a augmenté de 5,2 ans entre 1980 et 2011, pour atteindre 74,8 ans cette même année, et les plus de 65 ans représentaient 11,6 % de la population en 2011, tandis que les moins de 15 ans en formaient 17,7 % en 2009, contre 29,2 % en 1980. Diversité ethnique Le recensement de 2002 donne à la Macédoine du Nord 2 022 547 habitants. Parmi eux, 1 297 981 soit 64 % sont macédoniens, 509 083 soit 25,2 % sont albanais, 77 959 soit 3,9 % sont turcs, 53 859 soit 2,7 % sont roms, 9 695 soit 0,5 % sont valaques, 35 939 soit 1,8 % sont serbes, 17 018 soit 0,8 % sont bosniaques, et 20 993 n'appartiennent à aucun des groupes précédents. Ces minorités sont les seules reconnues par l'État macédonien et elles sont citées dans cet ordre par le préambule de la Constitution. Cette dernière définit également que tous les citoyens macédoniens sont égaux devant la loi et que l'État protège et promeut les cultures de toutes les communautés. Les droits des minorités sont larges, elles peuvent par exemple faire un usage officiel de leur langue dans les communes où elles forment au moins 20 % de la population. Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.

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Faune, biodiversité et espaces protégés

La Macédoine du Nord possède de grandes richesses naturelles. Les forêts couvrent 35 % de son territoire ; dans les régions de basse montagne, le hêtre et le châtaignier dominent, tandis qu'au-dessus de 1 200 mètres d'altitude poussent surtout des conifères, comme le pin et le sapin. Le figuier, le cyprès et le noyer poussent autour des lacs d'Ohrid et de Prespa. Les forêts de basse altitude abritent de nombreux animaux sauvages, comme le cerf, la martre et le sanglier. Dans les montagnes vivent des chamois, des bouquetins, des lynx et des ours. Les grands lacs sont des lieux riches en poissons, dont certains, comme la truite d'Ohrid, sont endémiques, et en oiseaux, notamment des cormorans et des pélicans. Afin de protéger les régions naturelles les plus riches, trois parcs nationaux ont été créés : le parc de Galičica, qui englobe le massif du même nom, entre les lacs d'Ohrid et de Prespa ; le parc de Mavrovo, situé dans les montagnes du nord-ouest, en Polog ; et le parc du Pelister qui englobe le massif éponyme, situé dans le sud-ouest du pays, en Pélagonie. Ensemble, ils regroupent une surface de 1 064,88 kilomètres carrés, soit 4 % du territoire national. Le lac d'Ohrid est quant à lui classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Sur le plan biogéographique, la Macédoine du Nord est principalement recouverte des forêts tempérées de l'écorégion des forêts mixtes des Balkans. Elle comprend également une petite partie des forêts mixtes d'altitude des Rhodopes (région de l'Est) et des forêts sclérophylles et mixtes de la mer Égée et de Turquie occidentale (région du Sud-Est), ainsi que l'extension septentrionale des forêts mixtes des monts du Pinde (massifs du Pelister et de la Galičica). Bien que la Macédoine du Nord ait conservé un environnement très propre, celui-ci est soumis à de nombreuses menaces. Ainsi, les forêts, déjà largement diminuées depuis le Moyen Âge, sont victimes de coupes illégales et d'incendies. Les chèvres ont aussi joué un grand rôle dans la dégradation des massifs forestiers ; une loi de 1947, supprimée dans les années 1990, avait d'ailleurs interdit leur élevage. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement entreprend des programmes de reforestation, mais la nature aride des sols et le manque de moyens financiers rendent la tâche difficile. La pollution liée à l'activité humaine touche principalement les cours d'eau et les lacs, victimes de l'irrigation agricole, de l'écoulement des engrais, des rejets industriels et du dépôt d'ordures. La pollution atmosphérique atteint surtout les villes ; elle est due à quelques centrales électriques, à des usines chimiques et métallurgiques et surtout à la circulation automobile. L'impact de cette dernière est aggravé par l'âge élevé du parc automobile et par l'utilisation de carburants de mauvaise qualité.

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Cours d’eau et géographie

Géographie physique La Macédoine du Nord est un État d'Europe du Sud-Est, situé au centre de la péninsule balkanique. Sans accès à la mer, elle est bordée au sud par la Grèce, à l'est par la Bulgarie, au nord par la Serbie et le Kosovo et à l'ouest par l'Albanie. Elle couvre 25 713 kilomètres carrés ; par comparaison, elle est ainsi un peu plus petite que la Belgique. Son territoire se trouve entre 40°50' et 42°20' de latitude nord et 20°27' et 23°05' de longitude est. La Macédoine du Nord est un pays essentiellement montagneux et il compte 34 sommets s'élevant à plus de 2 000 mètres d'altitude. Son point culminant, le mont Korab, atteint les 2 764 mètres d'altitude. Le pays compte aussi des collines, des plateaux, des ravins et des vallées fluviales. Le principal cours d'eau macédonien est le Vardar, fleuve qui traverse le pays sur 301 kilomètres, d'où l'autre dénomination du pays comme Macédoine du Vardar. Il prend sa source dans le nord-ouest du pays, traverse la frontière grecque au sud-est et rejoint la mer Égée près de Thessalonique. Il possède plusieurs affluents, comme la Bregalnica, longue de 225 kilomètres, ou la Crna, longue de 207 kilomètres. Le bassin du Vardar comprend en outre 80 % du territoire du pays et seuls deux grands cours d'eau n'en sont pas tributaires, il s'agit du Drin noir, qui rejoint l'Albanie et se jette dans la mer Adriatique, et de la Strumica, qui se jette dans la Strouma en Bulgarie. Le pays compte aussi 53 lacs naturels et artificiels. Le plus grand, qui est aussi le plus ancien d'Europe, est le lac d'Ohrid qui couvre 349 kilomètres carrés. Il est suivi par le lac Prespa, qui couvre 274 kilomètres carrés. Ces deux grands lacs sont frontaliers : celui d'Ohrid est partagé avec l'Albanie et celui de Prespa avec l'Albanie et la Grèce ; la Macédoine du Nord possède toutefois la grande majorité de leur surface. Le plus grand lac artificiel est celui du Tikveš, il couvre 14 kilomètres carrés, fait 30 kilomètres de long et a une profondeur de 95 mètres ; il fut créé en 1968 grâce à un barrage hydroélectrique. Le pays possède enfin de nombreuses sources d'eau thermale, exploitées depuis l'Antiquité. La plus chaude de ces sources a une eau à 73 °C. La vallée du Vardar sépare deux ensembles géographiques distincts. Dans l'Ouest, le relief est très accentué : de grandes chaînes de montagnes, appartenant au système dinarique, comme les monts Šar, et au massif du Pinde, alternent avec des plaines encaissées comme le Polog ou la Pélagonie. Dans l'Est, le relief est plus doux car plus ancien ; il est lui aussi entrecoupé de plaines et appartient au système des Rhodopes. Le territoire macédonien connaît une activité sismique importante et il fut principalement formé au Cénozoïque, bien que des massifs rocheux datent du Précambrien. Le pays connaît des tremblements de terre réguliers et intenses ; le dernier grand séisme en date a eu lieu en 1963 et a détruit 80 % de Skopje, sa capitale.

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Ressources naturelles

La Macédoine du Nord produit 60 % de sa consommation énergétique primaire et dépend grandement des importations. Elle doit ainsi acheter du gaz et du pétrole, mais aussi de l'électricité depuis 2000. En 2007, ces importations s'élevaient à 774 millions de dollars, dont 253 millions pour l'électricité seule. La production électrique est particulièrement menacée par l'épuisement progressif des ressources du pays en charbon, qui fait fonctionner plus des trois quarts des centrales. Le gouvernement macédonien souhaite aussi que le pays abandonne cette énergie d'ici 2032, car jugée trop polluante. La prépondérance du chauffage à l'électricité explique la très forte consommation de cette énergie, et limite la dépendance vis-à-vis du gaz. Le gaz est importé de Russie grâce au gazoduc qui traverse l'Ukraine, la Moldavie, la Roumanie et la Bulgarie. L'unique gazoduc macédonien, qui relie la frontière bulgare à Skopje, est relativement neuf car il date des années 1990. La Macédoine du Nord ne compte qu'un oléoduc, construit à la même époque, et il relie la raffinerie Okta, la seule du pays, au port grec de Thessalonique. Makpetrol, principal distributeur macédonien de pétrole et de ses dérivés, est une des principales entreprises du pays. Les énergies renouvelables ont une part de 24% dans l'énergie de la Macédoine du Nord, essentiellement grâce à plusieurs centrales hydroélectriques héritées de la période communiste, qui souffrent néanmoins du manque d'entretien. L'énergie solaire s'est considérablement développée ces dernières années. La géothermie est exploitée pour le chauffage des serres et le chauffage individuel, mais les sources macédoniennes ne sont pas assez chaudes pour une exploitation massive.

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Productions, volumes et classements mondiaux

La Macédoine du Nord possède 10 140 km2 de terres agricoles, qui représentent presque 39 % de son territoire. La moitié de ces terres sont dévolues aux cultures, l'autre moitié à l'élevage, mais la culture représente environ 70 % de la production totale. Le pays compte aussi 48 606,75 hectares de forêts, largement inexploitées. Il existe deux types d'exploitations agricoles : une minorité, héritées du système socialiste, sont vastes et ont un fonctionnement industriel, les autres, familiales, sont très petites et surtout très nombreuses, car 80 % des exploitations macédoniennes font entre 2,5 et 2,8 hectares. Les agriculteurs macédoniens rencontrent de nombreuses difficultés, comme le manque de graines et d'engrais de qualité, le mauvais état des systèmes d'irrigation et l'absence de bonnes stratégies de vente. L'élevage ovin domine largement, mais la Macédoine du Nord compte aussi de grands cheptels de bovins et de porcins. L'élevage ovin permet la production de laine, de viande et de lait, notamment utilisé pour la confection de fromage. Les agriculteurs macédoniens élèvent également des volailles et des lapins. Le pays compte enfin plus de 100 000 ruches. Les cultivateurs macédoniens produisent des céréales, surtout du blé, du maïs, de l'avoine et du riz, et des primeurs, comme des tomates, des pommes de terre, des choux ou encore des pastèques. Ils produisent aussi du tabac, du pavot somnifère et des fruits. La viticulture est également importante ; le vignoble macédonien s'étend sur 28 000 hectares et produit 980 000 hectolitres de vin par an. La plus grande entreprise, le vignoble Tikveš, a été classée en 2008 parmi les trente meilleures marques mondiales lors du Salon international de l'alimentation. Le vin et le tabac représentent ensemble un quart des produits agricoles exportés et les primeurs forment également une part importante des exportations, surtout dirigées vers l'Union européenne et l'ancienne Yougoslavie, notamment la Serbie. Les secteurs cités ne constituent pas un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques.

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Emblèmes et symboles nationaux

La Macédoine du Nord est un État jeune et un débat identitaire a lieu concernant la nation macédonienne, tant dans le pays qu'en Bulgarie où les Macédoniens sont considérés, culturellement, linguistiquement et historiquement, comme des Bulgares. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, les Macédoniens slaves ont en majorité soutenu l'union avec la Bulgarie, bien que l'éveil national qui a eu lieu au cours du XIXe siècle ait créé une identité locale distincte. Cet éveil a été entravé par les vastes politiques d'assimilation menées par la Grèce, la Bulgarie et la Serbie, pour lesquelles c'était un moyen de revendiquer la région, restée sous domination ottomane. Le nationalisme macédonien s'est toutefois grandement consolidé en deux étapes. La première étape fut la Seconde Guerre mondiale, lorsque la Bulgarie a occupé le pays par la force, instaurant un régime de terreur en Macédoine du Vardar et avivant les sentiments pro-yougoslaves des Macédoniens. La seconde étape fut le processus d'indépendance de 1991, lorsque le nationalisme serbe de Slobodan Milošević, le souvenir de l'occupation bulgare de 1941-45 et le refus grec de reconnaître au pays une identité liée à la Macédoine historique ravivent ces mêmes sentiments. L'identité de la république reste toutefois affaiblie par la nature multiethnique du pays, parce que les minorités ne sont qu'« associées » à l'État-nation. L'idée protochroniste selon laquelle les Macédoniens slaves descendraient du peuple macédonien antique et l'utilisation de l'image d'Alexandre le Grand sont relativement récentes. Elles viennent de la diaspora macédonienne, présente surtout au Canada et en Australie, faite d'émigrés qui ont souvent fui la répression et sont plus nationalistes que les Macédoniens de la république. Un certain extrémisme culturel est né dans la diaspora australienne à partir des années 1970, celle-ci a alors commencé à s'identifier aux Macédoniens antiques, et cette idée a rapidement gagné les habitants de la république socialiste de Macédoine. La Macédoine du Nord est officiellement représentée par son drapeau, ses armoiries et son hymne, Denes nad Makedonija. Le drapeau représente un soleil jaune à huit rayons sur un fond rouge et il a été adopté en 1995 après un conflit avec la Grèce, qui n'acceptait pas le premier drapeau de l'État, un soleil de Vergina jaune sur fond rouge. Cet emblème avait été choisi par les autorités macédoniennes après l'indépendance parce qu'il avait été retrouvé dans la tombe de Philippe II et pouvait ainsi revendiquer l'héritage macédonien antique, ce que la Grèce avait refusé. Le nouveau drapeau est largement accepté mais le soleil de Vergina reste utilisé officieusement par de nombreux Macédoniens. Les armoiries macédoniennes sont les mêmes que celles de la république socialiste de Macédoine, seule l'étoile rouge communiste en a été retirée.

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Indicateurs économiques · Banque mondiale

133e sur 186 économies renseignées pour le PIB nominal (USD courants) en 2025. Données du classement.

PIB (USD courants)
AnnéeValeur
202519,101,199,817.02
202416,951,682,221.40
202315,855,131,188.91
202213,932,436,550.09
202114,000,283,827.02
202012,361,036,913.84
201912,606,338,448.55
201812,683,068,114.24
201711,307,067,069.67
201610,672,467,073.29

Source et méthode de l’indicateur

PIB par habitant (USD courants)
AnnéeValeur
202510,489.93
20249,291.86
20238,674.36
20227,606.24
20217,620.80
20206,659.60
20196,718.86
20186,713.99
20175,955.30
20165,598.49

Source et méthode de l’indicateur

Croissance du PIB réel (%)
AnnéeValeur
20253.49
20242.99
20232.55
20222.76
20214.51
2020-4.69
20193.91
20182.88
20171.08
20162.85

Source et méthode de l’indicateur

Population
AnnéeValeur
20251,820,909.00
20241,824,359.00
20231,827,816.00
20221,831,712.00
20211,837,114.00
20201,856,124.00
20191,876,262.00
20181,889,051.00
20171,898,657.00
20161,906,313.00

Source et méthode de l’indicateur

Les années disponibles peuvent varier selon l’indicateur. Un rang de production, un PIB, un PIB par habitant et un classement de développement mesurent des choses différentes.

Héros, figures de l’indépendance et grandes personnalités

Hymne national

Denes Nad Makedonija

Version instrumentale

Source des enregistrements · CC BY-SA 4.0

Référence de l’hymne

Todor Skalovski (composition), United States Navy Band (performance) · CC BY-SA 4.0 · Licence

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