LES VOIX DU MONDE. UNE MÉMOIRE PARTAGÉE.

Madagascar

Drapeau : Madagascar

Afrique · MG

République de Madagascar

Histoire, mémoire et voix de Madagascar.

CapitaleAntananarivo
Languesmalgache, français
Monnaiesariary
Superficie du territoire587 295 km²
Type de climattropical le long de la côte, tempéré intérieur, aride dans le sud
Portrait de Michaël RandrianirinaChef d’État ou responsable actuelMichaël RandrianirinaChef de l'État
Date d’accession au pouvoir14/10/2025Date d’entrée dans la fonction indiquée ; les mandats antérieurs peuvent être distincts.
Mode d’accession au pouvoirMode non documenté

Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.

Sources et précisions : superficie et climat

Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.

Le descriptif climatique provient d’une archive du World Factbook. Il décrit le climat général et ne constitue pas un bulletin météo actuel.

Résumé climatique traduit automatiquement depuis une source anglophone, à relire.

Direction du pays · référence au 04/11/2026. Repères importés de sources encyclopédiques ; l’identité actuelle, la date et le mécanisme restent à relire. Les dates d’élection, de prise de fonctions et de réélection sont distinctes.

Portrait de Michaël Randrianirina : Presidential Executive Office of Russia · CC BY 4.0 · Source de l’image · Licence

Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir

Référence de recherche pour l’identité : Wikidata, consultée le 2026-11-04. Les assertions de cette source restent à vérifier.

Corpus documentaire importé le 2026-11-03, complété par les corrections validées de l’équipe. Chaque rubrique précise ses sources ; l’import ne constitue pas une vérification manuelle exhaustive.

Atlas FreeWorld

Situer Madagascar dans le monde

Madagascar : contour en orange et repère sur la carte mondiale
Madagascar · repère de localisation indicatif
Contour de Madagascar
Vue du pays ou territoire · nord en haut

Les petits territoires restent repérables par le cercle. Fonds et contours : Natural Earth, domaine public. Frontières indicatives selon le contrôle de fait ; cette carte ne constitue pas une reconnaissance diplomatique. Les territoires éloignés peuvent élargir le cadrage.

Recherche automatique appliquée le 2026-11-04T17:40:39+00:00. Les modifications automatiques restent à relire ; les sources de chaque rubrique sont conservées.

Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies

Madagascar (en malgache : Madagasikara), en forme longue république de Madagascar (en malgache : Repoblikan'i Madagasikara), est un État insulaire situé dans l'océan Indien et géographiquement rattaché au continent africain, dont il est séparé par le canal du Mozambique. Longue de 1 580 km et large de 580 km, Madagascar couvre une superficie de 591 896 km2 qui la classe quatrième île du monde, après le Groenland, la Nouvelle-Guinée et Bornéo. Sa capitale est Antananarivo et le pays a pour monnaie l'ariary. Ses habitants, les Malagasy (Malgaches), sont un peuple issu d'un mélange de populations d'origines austronésiennes et est-africaines (bantoues) avec des influences arabes, indiennes et européennes, à degrés variables selon les régions mais parlant une langue malayo-polynésienne : le malagasy (malgache). Le pays est entouré par d'autres îles et archipels : les Comores (dont Mayotte), les Mascareignes (dont La Réunion et Maurice), les îles Éparses et les Seychelles. Les îles Éparses, autrefois rattachées au protectorat français de Madagascar, ont été revendiquées à la France par Madagascar pour la première fois en 1973[réf. à confirmer] et continuent d'être revendiquées aujourd'hui. Durant la majeure partie du XIXe siècle, l'île est administrée par le royaume de Madagascar, cette administration s'exerce dans le cadre du protectorat français de Madagascar dès 1885, à la suite de la première expédition militaire qui dura deux ans. Considérant que le protectorat est peu appliqué par le gouvernement malgache, la France organise une deuxième expédition militaire à partir de 1895. Les établissements français de Diego-Suarez, de Nosy Be et de l'île Sainte-Marie sont rattachés au protectorat le 28 janvier 1896. Les troubles consécutifs à l'intervention militaire française conduiront, en 1897, à la fin de l'autonomie malgache, à l'annexion de l'île par la France et à la réunion de l'ancien protectorat et d'autres territoires français au sein de la colonie de Madagascar et dépendances. Le premier gouvernement autonome malgache renaît le 14 octobre 1958 lorsque la république de Madagascar est proclamée sur le territoire de l'ancien protectorat (territoire de l'ancien royaume mérina et des anciens établissements français de Diego-Suarez, de Nosy Be et de l'île Sainte-Marie) tout en restant membre de la Communauté française. En 1960, comme d'autres pays africains francophones, la République malgache accède à l'indépendance, ce qui fait du pays l'un des premiers à devenir souverain dans cette zone de l'océan Indien. Le pays est divisé en six provinces (faritany) , de même nom que celui de leurs capitales : Antananarivo (ou Tananarive), Antsiranana (ou Diego-Suarez), Fianarantsoa, Majunga (ou Mahajanga), Tamatave (ou Toamasina) et Toliara (ou Tuléar). Ces provinces sont elles-mêmes divisées en vingt-quatre régions (faritra).

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Madagascar », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Origine du nom et étymologie

L'île de Madagascar est nommée de bien des façons au cours des siècles par les différents peuples qui l'ont visitée : on lit chez les navigateurs les noms de Ménouthias (dans la Géographie de Ptolémée, mais il n'est pas sûr qu'il désigne bien cette île), Phébol, Qanbalû (par les Arabes), Bukini (en swahili), Wakwak (pour certains peuples malgaches), Cerné, Malichu ou Madeigester, sans qu'il soit toujours certain que tous ces témoignages se rapportent bien à la même île. Le nom arabe de Madagascar est « Ķ(u)mr’ » (homonyme d'une montagne africaine, peut-être le Kilimandjaro et non de la lune - qamar - comme souvent affirmé), qui a peut-être désigné toutes les îles situées sous le nuage de Magellan avant d'être finalement réservé aux îles Comores (« Jouzour al qomr »). Quant aux Portugais, ils la baptisent brièvement São Lourenço, visitée par Diogo Dias, le 10 août 1500, jour de la Saint Laurent. Le terme « Madagascar » est d'origine européenne et semble être une translittération de l'arabe ملاي جزيرة soit malay-jazayra, « île malaise » (les Arabes ayant remarqué la parenté linguistique entre Malgaches et Malais, avec qui ils commerçaient). Ce mot a d'ailleurs également eu des traductions latines en malai insula, abrégé en malains[h]u puis Malichu, forme que l'on retrouve sur certaines cartes de la Renaissance. Pour d'autres, le nom de « Madagascar » serait issu d'une faute de scribe écrivant le nom persan de l'île Madagasbar, puisque Madgâshî-bar signifierait dans cette langue le « pays des malgaches ». Certaines sources suggèrent que ce serait également l'étymologie de Ķ(u)mr’, qui pourrait être apparenté à khmer (même si Khmers et Malais sont des peuples bien distincts).

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Madagascar », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Histoire du pays

Origines de la population malgache actuelle Les découvertes archéologiques permettent d'envisager une première présence de l'espèce humaine à Madagascar il y a au moins 10 000 ans. Ce sont des traces d'actes de boucherie sur un oiseau géant, l'æpyornis, espèce aujourd'hui disparue. L'origine de la population malgache actuelle est diverse et discutée. Les Malgaches sont tantôt considérés comme majoritairement d'ascendance austronésienne (comme leurs langues) tantôt, compte tenu de la proximité de l'Afrique (400 km des côtes de Madagascar), comme majoritairement Africains. Des origines indiennes, mélanésiennes ou même phéniciennes ont été aussi proposées. Une grande étude pan-génomique (le projet MAGE, Madagascar Génétique et Ethnolinguistique) a été lancé sur tout le territoire malgache. Cette étude a montré en 2018 que chaque Malgache est le fruit d'un ancien métissage entre des populations de langue austronésienne et de populations de langue bantoue. Les proportions de chromosomes Y des études génétiques récentes sur les Malgaches ont montré que leurs ancêtres étaient africains et asiatiques Trois ethnies malgaches, les Antemoros, les Vézos et les Mikeas, ont environ 70 % d'ascendance africaine et 30 % d'ascendance asiatique. Dans une étude récente menée à l'échelle de l'île, les proportions de chromosomes Y selon l'étude montrer pourcentages de Africain et Asiatique (70,7 contre 20,7 ou 51 % contre 34 %). Cependant, les lignées d'ADNmt, transmises de la mère à l'enfant, sont à l'opposé (42,4 % d'origine africaine contre 50,1 % d'origine est-asiatique). Le chromosome Y exclusivement masculin des fréquences paternelles d'Asie de l'Est/Sud-Est telles que l'haplogroupe O-M175 varie de 45 % chez les Antalaotra, 16 % chez les Ampanabaka, 5 % chez les Anteony. En revanche, l'haplogroupe masculin africain tel que E1b1a1 constituait 76 % de la diversité génétique des Ampanabaka, mais seulement 7 % chez les Antalaotra et 12 % chez les Anteony. Les nombreuses recherches pluridisciplinaires récentes — archéologiques, linguistiques et historiques — confirment ce mélange : génétiquement, un vieux « motif polynésien » (ADN mitochondrial/haplogroupe B/sous-groupe B4a1a1a2) (en) commun et unique au monde a été décelé au sein de différentes ethnies malgaches distantes géographiquement et endogames historiquement tels que les Vézos et les Merinas (cette altération du « motif polynésien » d'origine, commune et propre aux Malgaches, a été baptisé « motif malgache » par les chercheurs en génétique) ; linguistiquement, le lexique du malgache est composé de 90 % de vocabulaire austronésien. La langue malgache est une langue issue du proto-austronésien, appartenant à la branche proto-malayo-polynésienne (proto-MP) et à la sous-branche proto-Sud-Est Barito (proto-SEB) qui partage ces mêmes bases anciennes communes avec les langues dayak actuelles du groupe barito de Bornéo du Sud telles que le ma'anyan, dusun deyah, dusun malang, dusun witu et paku actuels ; il existe néanmoins de nombreux superstrats bantous swahilis dans la langue proto-austronésienne des Vazimbas, notamment le vocabulaire domestique et agraire (exemples : le bœuf - omby - du swahili ngumbe, l'oignon - tongolo - du swahili kitungu, la marmite malgache - nongo - vient du swahili nungu) ; sur le plan morphologique, enfin, l'origine Sud-Est asiatique des Malgaches explique des caractéristiques décelées en 1940 par le professeur Albert Ratsimamanga, notamment le pli épicanthal de la paupière supérieur présent chez certains Malgaches ; la culture malgache porte des éléments communs aux Austronésiens, des îles du Pacifique à l'Indonésie, et jusqu'à la Nouvelle-Zélande et les Philippines : coutumes anciennes (comme celle d'ensevelir les défunts dans une pirogue au fond de la mer ou d'un lac), agriculture ancienne (la culture du taro - saonjo, de la banane - akondro, de la noix de coco - voanio et de la canne à sucre - fary qui est originaire de Nouvelle-Guinée), l'architecture traditionnelle (maison levu végétale à base carrée sur pilotis), la musique (les instruments comme la conque marine antsiva, le tambour de cérémonie hazolahy, le xylophone atranatrana, la flûte sodina ou encore la cithare valiha) et la danse (notamment la « danse des oiseaux » que l'on retrouve à la fois au centre et dans le Sud). L'arrivée des populations austronésiennes a suscité de nombreuses études. Des simulations sur ordinateur de la navigation entre l'Indonésie et Madagascar permettent de comprendre les itinéraires possibles qui ont amené à la colonisation de Madagascar par des Austronésiens à partir du début de notre ère. Les Maldives, et dans une moindre mesure les Chagos voisines, étaient une escale probable sur la route de Madagascar, aussi bien depuis Sumatra que depuis le sud de l'Inde et Sri Lanka, où des marins et marchands javanais et malais se rendaient pour le commerce. Quant à la cause de la venue de ces Austronésiens, l'histoire de l'océan Indien du début du premier millénaire de notre ère est encore très mal connue. On peut seulement supposer que l'île de Madagascar joua un rôle important dans le commerce, notamment celui des épices, entre l'Asie du Sud-Est et le Moyen-Orient, directement ou via les côtes africaines. Il se peut notamment que ces vahoaka ntaolo aient en particulier recherché du bois solide pour construire leurs pirogues, tel le lakana ou le vintana (un nom que l'on trouve encore aujourd'hui dans le vinta, homonyme contemporains des Vezo). Les Vazimbas et les Vezos Au début du peuplement humain, appelé « période paléomalgache », les Ntaolo semblent s'être divisés en deux grands ensembles selon leurs choix de subsistance : les Vazimbas (de *ba/va-yimba-« ceux de la forêt », de *yimba-« forêt » en proto Sud-Est Barito (SEB), aujourd'hui barimba ou orang rimba en malais) qui s'installèrent — comme leur nom l'indique — dans les forêts de l'intérieur, et les Vézos (de *ba/va/be/ve-jau, « ceux de la côte » en proto-Malayo-Javanais, qui a aussi donné veju en bugis, bejau en malais et bajo en javanais) qui restèrent sur la côte Ouest. Le qualificatif Vazimba désignait donc à l'origine les Ntaolo chasseurs et/ou cueilleurs qui décidèrent de s'établir « dans la forêt », notamment dans les forêts des hauts plateaux centraux de la Grande Île et celles de la côte Est et Sud-Est, tandis que les Vezo étaient les Ntaolo pêcheurs qui restèrent sur les côtes de l'Ouest et du Sud (probablement les côtes du premier débarquement).

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Madagascar », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Colonisation et administrations historiques

Jean Laborde est nommé premier consul de France à Madagascar le 12 avril 1862, sous le Second Empire, c'est-à-dire avant la colonisation à proprement parler. Il était le précepteur du roi Radama II, mais aussi le confident des missionnaires, et l'initiateur de l'industrie malgache. La fin du XIXe siècle, avec le partage de l'Afrique entre les empires coloniaux européens à la conférence de Berlin (1884-1885), sonne le glas de l'expansion et de l'indépendance du royaume de Madagascar. Les personnalités politiques malgaches jouaient jusqu'alors sur les rivalités des puissances coloniales pour conserver leur souveraineté. La conférence de Berlin laisse la France comme favori pour s'approprier l'île (position stratégique face aux Anglais, dans l'océan Indien). La France signe alors un traité avec le royaume de Madagascar qui repose sur l'ambiguïté de la langue malgache et qui ne donne théoriquement aucun droit à la République française sur le royaume de Madagascar. Mais, au fil des incidents diplomatiques, la France mène une politique de plus en plus intrusive, puis entreprend la conquête de l'île. Conquête française La résistance est massive, l'armée malgache parvient à repousser les premières vagues d'invasion en 1883, mais les combats décisifs suivront. Ils sont connus sous le nom de « deuxième guerre franco-malgache ». Lorsque le gouvernement français envoie une armée de conscrits mal préparés qui progresse très lentement, les maladies font des ravages dans leurs rangs. Finalement, au premier coup de canon sur la capitale Antananarivo, la reine Ranavalona III fait hisser le drapeau blanc[réf. nécessaire]. Contrairement à un récit forgé par les autorités, puis diffusé dans l'enseignement, les Malgaches sont vaincus facilement. Les ennemis principaux ne sont ni les monarques ou chefs indigènes, ni les sultans marchands d'esclaves, mais le climat et les maladies. Quand la campagne de Madagascar se termine en 1895, l'armée française recense 13 tués et 88 blessés au cours des combats, et 4 498 morts de maladies (paludisme, dysenterie...), soit près de 30 % de pertes sur un effectif total de 14 850 hommes. Administration française La conquête est suivie de dix ans de guerre civile larvée, due à l'insurrection des Menalamba. L'insurrection qui est née parmi le peuple Sakalaves, s'est rapidement étendue à la capitale Tananarive et ailleurs. Cette insurrection est en opposition à la colonisation française et à la classe politique merina convertie au protestantisme. Les rebelles n'avaient pas pour objectif de restaurer la reine, mais étaient opposés au christianisme et au système de travail forcé qui existait dans le royaume Merina. Ils étaient en grande partie constitués de paysans et d'esclaves en fuite. La « pacification » conduite par l'administration française dure plus de quinze ans, en réponse aux guérillas rurales dispersées dans le pays.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Madagascar », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Indépendance, dates et mouvements

L'île accède à l'indépendance le 26 juin 1960 mais la Première République malgache reste très étroitement liée à la France par les accords de coopération. Le président Tsiranana, critiqué par la population pour son soutien aux intérêts français, fait face à une contestation grandissante, en particulier la grève des étudiants menée de la capitale vers les provinces, et quitte le pouvoir en 1972. Il donne les pleins pouvoirs au général Gabriel Ramanantsoa qui décide d'organiser un référendum afin d'officialiser son pouvoir pour une période transitoire. Le référendum l'ayant plébiscité, il crée un gouvernement d'union nationale, qu'il dirige jusqu'en 1975, avant de passer le flambeau au populaire colonel de gendarmerie Richard Ratsimandrava. Ce dernier est assassiné au bout d'une semaine, le 11 février 1975 à 20 heures. Après l'assassinat du général Ratsimandrava, Madagascar est dirigé par un Comité national de direction militaire présidé par le général Andriamahazo. Le 14 juin 1975, Didier Ratsiraka est nommé chef de l'État et du gouvernement. Le Comité national de direction militaire est alors remplacé par un Comité national de la révolution.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Madagascar », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Institutions et modèle politique

Institutions Madagascar est une république à régime semi-présidentiel multipartite, où le président est le chef d'État et le Premier ministre le chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et les deux chambres du Parlement : l'Assemblée nationale et le Sénat. Le pouvoir judiciaire est indépendant des deux premiers. Andry Rajoelina a été élu président de la République, au suffrage universel direct le 19 décembre 2018, pour un mandat de 5 ans reconductible une fois. Il devient le deuxième président élu de la IVe république de Madagascar et succède à l'intérim du Premier ministre Christian Ntsay qui est reconduit dans sa fonction par le nouveau président. La passation de pouvoir a eu lieu le 19 janvier 2019. Le 14 octobre 2025, à la suite d'un mouvement de contestation, l'armée annonce prendre le pouvoir juste après un vote par l'Assemblée nationale qui a destitué le chef de l'État. Subdivisions Les provinces, abolies au même moment que la monarchie, ont été rétablies en 1946 par l'administration coloniale française. Elles étaient initialement au nombre de cinq, tandis que la sixième (Diego Suarez) a été créée plus tard, avant les élections provinciales de 1957. Les mêmes provinces ont continué d'exister après l'indépendance en 1960. Elles sont scindées en 22 régions en 2004 puis en 23 régions en 2021 et 24 régions en 2023. La révision 2007 de la constitution de 1992 supprime l'autonomie de ces provinces. L'article 143 de la constitution de 2010 restaure les provinces en tant que collectivité territoriale décentralisée.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Madagascar », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Modèle économique et secteurs dominants

Le PIB de Madagascar en 2024 était estimé à 17,42 milliards de dollars américains, avec un PIB par habitant de 545 dollars. Selon le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en 2021, 68,4 % de la population malgache vivait dans une situation de pauvreté multidimensionnelle. Entre 2011 et 2015, le taux de croissance moyen était de 2,6 %, mais il aurait dû atteindre 4,1 % en 2016 grâce aux programmes de travaux publics et à la croissance du secteur des services. L'agriculture représentait 29 % du PIB malgache en 2011, tandis que le secteur manufacturier en représentait 15 %. Les autres moteurs de croissance de Madagascar sont le tourisme, l'agriculture et les industries extractives. Le secteur de la pêche représente 800 millions de dollars américains, soit 6 % du PIB, et emploie 200 000 personnes directement. En mai 2003, l'ariary remplace le franc malgache (FMG) comme monnaie à Madagascar. À partir de cette date, un double étiquetage est appliqué dans les commerces et sur les marchés jusqu'au basculement officiel, le 1er janvier 2005. Depuis cette date, seul l'ariary a cours officiel dans le pays (1 ariary = 5 FMG). La corruption est élevée dans les administrations du pays. Le Centre de recherches et de publications sur les relations entre le tiers-monde et l'Europe (Cetim) dénonce ainsi le « pillage » des ressources naturelles malgaches, notamment par les concessions minières et les trafiquants de bois précieux. Les zones franches sont également sources d'immenses profits pour les entreprises, aux dépens des salariés, souvent privés de tout droit. Depuis des décennies, Madagascar fait face à une croissance insuffisante et une pauvreté persistante, en grande partie à cause de faiblesses de la gouvernance, d'un développement inadéquat du capital humain et physique, et d'une transformation structurelle lente. La situation est exacerbée par l'augmentation des crises climatiques et la vulnérabilité accrue aux chocs extérieurs. En outre, la faible croissance économique combinée à une croissance démographique rapide a fait de Madagascar l'un des pays où le taux de pauvreté est parmi les plus élevés au monde, atteignant 75 % en 2022 si l'on se réfère au seuil de pauvreté national. Bien que la croissance économique se soit ralentie, passant de 5,7 % en 2021 à 3,8 % en 2022, en grande partie à cause des retombées de la guerre en Ukraine et des chocs climatiques, elle s'est progressivement redressée. La croissance devrait poursuivre son redressement et se stabiliser à 4 % en 2023, avant de s'accélérer pour atteindre environ 4,7 % en 2024-25. Les pressions inflationnistes se sont intensifiées, l'inflation globale passant de 6,9 % en juin 2022 à 11,3 % en juin 2023. L'inflation devrait se maintenir à 10,5 % en 2023, avant de se modérer pour atteindre environ 8,5 % en 2024-25. Le déficit des comptes courants s'est creusé, passant de 5 % du PIB en 2021 à 5,6 % en 2022.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Madagascar », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Évolution économique et niveau de développement

économie insulaire de l'Afrique de l'Est à faible revenu; riches en ressources naturelles; extrême pauvreté; retour à la stabilité politique a contribué à la croissance; forte baisse des recettes fiscales due à la production de vanille COVID-19; principal producteur de vanille; fragile pour l'environnement Banque mondiale : PIB nominal de 19 620 352 036 USD courants en 2025. Valeur de comparaison : 11 848 613 858 USD courants en 2016. Ces montants nominaux ne mesurent pas la croissance réelle ; la série séparée de croissance du PIB réel et le PIB par habitant sont présentés dans le tableau des indicateurs.

Données au 2026-11-03 · Source 1 Source 2

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Grandes réalisations politiques, économiques et sociales

En 2013 environ 35 % de la population adulte est analphabète. Le taux d'alphabétisation des jeunes hommes est très légèrement supérieur à celui des jeunes femmes. Les investissements publics pour l'éducation correspondent à 10,7 % des dépenses gouvernementales dans la période de 2009-2016. La part réservée à l'enseignement supérieur dans le budget public de l'éducation a dégringolé de 32 % au début des années 1990 à environ 13 % en 2000. « Un assistant débutant touche 300 euros et un professeur titulaire en fin de carrière environ 440 », explique Émile Rakotomahanina Ralaisoa, ancien recteur de l'université d'Antananarivo.[réf. nécessaire] Même si c'est largement au-dessus du SMIC local, qui est de 250 000 ariary par mois (soit plus de 52 euros), la profession reste sous-payée. Les dépenses courantes pour l'enseignement primaire sont d'environ 57 dollars américains (parité de pouvoir d'achat) par élève. Système éducatif malgache Depuis 1972, l'enseignement national à Madagascar se dissocie du programme de la France d'où la distinction entre statuts national et international. Deux classes d'écoles apparaissent : les écoles malgaches « d'État » et les écoles françaises « diplomatiques ». Le malgache devient la langue officielle dans toutes les écoles et les administrations. Le français devient la première langue enseignée et l'anglais la deuxième. Cette révolution intellectuelle n'a pu bénéficier d'aucune année préparatoire. Aucun programme de création du vivier professoral n'a été prévu. Des bacheliers sont recrutés par différents corps de l'armée, avec « discipline et patrie », avant de devenir des professeurs contractuels durant une année scolaire maximum. Au début des années 1990, des écoles primaires privées fleurissent ici et là, revendiquant le modèle français d'enseignement. Cela constitue un espoir de se projeter vers l'Europe, pour des parents prêts à se sacrifier dans le paiement de droits de scolarité (écolage) exorbitants pour la majorité des ménages. En 2008, ces écoles se sont multipliées dans beaucoup de villes. Centres universitaires nationaux et écoles internationales Chacune des capitales des six provinces dispose de son université : l'université d'Antananarivo, l'université d'Antsiranana, l'université de Fianarantsoa, l'université de Mahajanga, l'université de Toamasina et l'université de Toliara. Il existe aussi d'autres écoles d'enseignement supérieur : à Antananarivo : l'Institut national des sciences comptables et de l'administration d'entreprises, et l'Institut supérieur de technologie. à Antsiranana : l'Institut supérieur de technologie (spécialités : télécommunication et réseaux, commerce, finance, froid et climatisation, électrotechnique). On trouve également diverses écoles internationales, dont des établissements financés par l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) dépendant du ministère français de l'Éducation nationale. L'AEFE compte une vingtaine d'établissements homologués dans le pays.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Madagascar », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Personnalités dans les organisations internationales

Participation d'organisations internationales (membres, non titulaires de mandats individuels): ACP, BAD, UA, CD, COMESA, IITI (pays candidat), FAO, G-77, AIEA, IBRD, OACI, CCI (ONG), CICt, ICRM, IDA, FIDA, CIF, IFRCS, OIT, FMI, OMI, InOC, Interpol, CIO, UIP, ISO (correspondant), ITSO, UIT, CSI (ONG), MIGA, NAM, OIF, OIAC, PCA, SADC, ONU, CNUCED, UNESCO, HCR, ONUDI, OMT, UPU, OMD, WFTU (ONG), OMS, OMPI, OMM, OMC

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Culture, traditions et patrimoine

Arts Une littérature orale et écrite d'une grande richesse s'est développée à Madagascar. L'une des traditions artistiques les plus importantes de l'île est son art oratoire, qui s'exprime à travers le hainteny (poésie), le kabary (discours public) et l'ohabolana (proverbes). L'Ibonia, poème épique emblématique de ces traditions, s'est transmise au fil des siècles sous différentes formes à travers l'île et offre un aperçu des mythologies et croyances diverses des communautés malgaches traditionnelles. Cette tradition s'est perpétuée au XXe siècle grâce à des artistes tels que Jean-Joseph Rabearivelo, considéré comme le premier poète moderne d'Afrique, Jacques Rabemananjara, poète, militant indépendantiste et lauréat du Grand prix de la francophonie en 1988 et Elie Rajaonarison, figure emblématique du renouveau de la poésie malgache. Musique La musique malgache est riche d'influences proches et lointaines dans le temps et l'espace. En effet, elle a su conserver son patrimoine ancien austronésien de l'Asie du Sud-Est, mais aussi de la proche Afrique et Océanie, celle de l'Arabie tout en amalgamant de nouveaux genres dus aux contacts avec l'Europe et les États-Unis. La musique malgache est très mélodique et se distingue de nombreuses traditions de l'Afrique par la prédominance des instruments à cordes par rapport aux instruments à percussion. Madagascar possède un riche patrimoine musical, incarné par des dizaines de genres musicaux régionaux, comme le salegy côtier ou l'hira gasy des hauts plateaux centraux. L'instrument le plus emblématique de Madagascar, la valiha, est une cithare tubulaire en bambou très semblable à celles utilisées traditionnellement en Indonésie et aux Philippines. La valiha est considérée comme l'instrument national de Madagascar. Sports De nombreux passe-temps traditionnels ont vu le jour à Madagascar. Le moraingy, un type de combat au corps à corps, est un sport populaire auprès des spectateurs dans les régions côtières. La lutte contre les zébus, appelée savika ou tolon-omby, est également pratiquée dans de nombreuses régions. Outre les sports, une grande variété de jeux sont pratiqués. Parmi les plus emblématiques figure le fanorona, un jeu de plateau répandu dans les Hautes Terres. Selon une légende, la succession du roi Andrianjaka après son père Ralambo serait en partie due à l'obsession que le frère aîné d'Andrianjaka aurait eue pour le fanorona, au détriment de ses autres responsabilités. Les activités récréatives occidentales ont été introduites à Madagascar au cours des deux derniers siècles. Le rugby à XV est considéré comme le sport national de Madagascar. Le football est également populaire. La pétanque est aussi très pratiqué dans les zones urbaines et sur les Hautes Terres. Les programmes sportifs scolaires comprennent généralement le football, l'athlétisme, le judo, la boxe, le basket-ball féminin et le tennis féminin.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Madagascar », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Genres musicaux et artistes

La musique malgache est riche d'influences proches et lointaines dans le temps et l'espace. En effet, elle a su conserver son patrimoine ancien austronésien de l'Asie du Sud-Est, mais aussi de la proche Afrique et Océanie, celle de l'Arabie tout en amalgamant de nouveaux genres dus aux contacts avec l'Europe et les États-Unis. La musique malgache est très mélodique et se distingue de nombreuses traditions de l'Afrique par la prédominance des instruments à cordes par rapport aux instruments à percussion. Madagascar possède un riche patrimoine musical, incarné par des dizaines de genres musicaux régionaux, comme le salegy côtier ou l'hira gasy des hauts plateaux centraux. L'instrument le plus emblématique de Madagascar, la valiha, est une cithare tubulaire en bambou très semblable à celles utilisées traditionnellement en Indonésie et aux Philippines. La valiha est considérée comme l'instrument national de Madagascar.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Madagascar », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Ethnies, langues et méthodes de dénombrement

À l'intérieur des terres, les luttes pour l'hégémonie des différents clans néo-Vazimba des hauts plateaux centraux (que les autres clans néo-Vezo des côtes appelaient sans distinction les Hova) aboutirent à la naissance des royaumes et/ou ethnies Merina, Betsileo, Bezanozano, Sihanaka, Tsimihety et Bara. Sur les côtes, l'intégration des nouveaux immigrés orientaux, moyen-orientaux et africains donnèrent naissance aux royaumes et/ou ethnies néo-Vezo : Antakarana, Boina, Menabe (réunis plus tard en Sakalaves) et Vézos (côte Ouest), Mahafaly et Antandroy (Sud), Antesaka, Antambahoaka, Antemoro, Antaifasy, Antanala, Betsimisaraka (côte Est). La naissance de ces grands royaumes « post-Vazimba »/ « post-Vezo » modifièrent essentiellement la structure politique de l'ancien monde des clans néo-Vazimba et néo-Vezo, mais la grande majorité des anciennes catégories demeurèrent intactes au sein de ces nouveaux royaumes : la langue commune, les coutumes, les traditions, le sacré, l'économie, l'art des anciens demeurèrent préservés dans leur grande majorité, avec des variations de forme selon les régions. Aujourd'hui, la population de Madagascar peut être considérée comme le produit d'un brassage entre les premiers occupants vahoaka ntaolo austronésiens (Vazimba et Vezo) et, ceux arrivés plus tardivement (Hova néo-Austronésiens, Perses, Arabes, Africains et Européens). Génétiquement, le patrimoine austronésien originel est plus ou moins bien réparti dans toute l'île. Les chercheurs ont notamment remarqué la présence, partout, du « motif polynésien », un vieux marqueur caractéristique des populations austronésiennes datant d'avant les grandes immigrations vers les îles polynésiennes et mélanésiennes, (c. 500 av. J.-C. au plus tard). Ceci supposerait un foyer de départ commun entre les ancêtres des Polynésiens actuels (partis vers les îles Pacifiques à l'est) et des vahoaka ntaolo (partis vers l'ouest jusqu'à Madagascar) vers (ou avant) 500 av. J.-C. Phénotypiquement, c'est parmi les populations des hautes terres (Merina, Betsileo, Bezanozano, Sihanaka), plus endogames, que le phénotype austronésien mongoloïde est le plus prégnant. On remarque également parfois le phénotype austronésien australoïde et austronésien négrito partout à Madagascar (y compris sur les hauts plateaux). Contrairement au phénotype bantou, le phénotype austronésien « négrito » se caractérise notamment par sa petite taille. Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Madagascar », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Faune, biodiversité et espaces protégés

Madagascar est isolée de l'Afrique continentale et de l'Asie depuis plus de 80 millions d'années et a développé une flore et une faune distinctives, avec plus de 90 % de ses espèces endémiques à la nation insulaire. La biodiversité de l'île est fortement menacée. L'isolement biogéographique de Madagascar, la variété des climats et des reliefs ont favorisé le développement d'une faune et d'une flore uniques au monde, en partie endémiques (dont l'Hapalémur gris du lac Alaotra (Hapalemur alaotrensis), unique primate au monde à vivre dans des roseaux). On découvre encore de nouvelles espèces dans le pays ; en 11 ans, au début du XXIe siècle, ce sont ainsi 41 mammifères, 61 reptiles, 69 amphibiens, 17 poissons, 42 invertébrés et 385 plantes qui ont été découvertes sur l'île, soit plus de 600 nouvelles espèces animales et végétales au total. Parmi elles figurent le plus petit primate du monde, un lémurien de dix centimètre (Microcebus berthae) ou encore un caméléon au museau inhabituellement long (Calumma crypticum). Dans les espèces végétales remarquables, on peut citer le Baobab amoureux. Un grand nombre de ces espèces, animales ou végétales, ont été nommées avec l'épithète spécifique madagascariensis ou madagascariense. Un genre d'araignées et un genre de serpents ont également été nommés en référence à Madagascar : Madagascarchaea et Madagascarophis. Cette biodiversité est cependant très fragilisée par le développement de l'agriculture et par la déforestation en partie illégale. Les Malgaches pratiquent de façon intense la culture sur brûlis. Madagascar a perdu 44 % de sa couverture forestière depuis les années 1950. Entre 50 000 et 100 000 hectares de forêts sont détruits chaque année. La faune marine est également très riche, bien qu'encore mal connue. L'avifaune de Madagascar comprend 294 espèces dont 107 endémiques : voir la liste des espèces d'oiseaux de Madagascar. Les amphibiens de Madagascar comportent 247 espèces dont 245 endémiques : voir la liste des amphibiens de Madagascar. L'île abrite les deux tiers des caméléons présents dans le monde et 50 espèces de lémuriens que l'on ne trouve que sur place ; parmi ces derniers qui représentent 15 % des espèces et sous-espèces de primates connus au monde, 96 % des espèces de lémuriens sont considérées comme étant menacées d'extinction. D'ici à 2070, 95 % de l'habitat des lémuriens pourraient être détruits du fait de la déforestation et du réchauffement climatique.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Madagascar », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Cours d’eau et géographie

Toponymie L'île de Madagascar est nommée de bien des façons au cours des siècles par les différents peuples qui l'ont visitée : on lit chez les navigateurs les noms de Ménouthias (dans la Géographie de Ptolémée, mais il n'est pas sûr qu'il désigne bien cette île), Phébol, Qanbalû (par les Arabes), Bukini (en swahili), Wakwak (pour certains peuples malgaches), Cerné, Malichu ou Madeigester, sans qu'il soit toujours certain que tous ces témoignages se rapportent bien à la même île. Le nom arabe de Madagascar est « Ķ(u)mr’ » (homonyme d'une montagne africaine, peut-être le Kilimandjaro et non de la lune - qamar - comme souvent affirmé), qui a peut-être désigné toutes les îles situées sous le nuage de Magellan avant d'être finalement réservé aux îles Comores (« Jouzour al qomr »). Quant aux Portugais, ils la baptisent brièvement São Lourenço, visitée par Diogo Dias, le 10 août 1500, jour de la Saint Laurent. Le terme « Madagascar » est d'origine européenne et semble être une translittération de l'arabe ملاي جزيرة soit malay-jazayra, « île malaise » (les Arabes ayant remarqué la parenté linguistique entre Malgaches et Malais, avec qui ils commerçaient). Ce mot a d'ailleurs également eu des traductions latines en malai insula, abrégé en malains[h]u puis Malichu, forme que l'on retrouve sur certaines cartes de la Renaissance. Pour d'autres, le nom de « Madagascar » serait issu d'une faute de scribe écrivant le nom persan de l'île Madagasbar, puisque Madgâshî-bar signifierait dans cette langue le « pays des malgaches ». Certaines sources suggèrent que ce serait également l'étymologie de Ķ(u)mr’, qui pourrait être apparenté à khmer (même si Khmers et Malais sont des peuples bien distincts). Situation, délimitation Situé dans la partie sud-ouest de l'océan Indien, au sud de l'équateur et traversé par le tropique du Capricorne, Madagascar est la quatrième plus grande île du monde en superficie (591 896 km2) après le Groenland, la Nouvelle-Guinée et Bornéo. Elle fait partie de l'Afrique, le canal du Mozambique, d'une largeur d'environ 400 km, la séparant de l'Afrique de l'Est continentale. La Grande Île, parfois appelée « l'île Rouge » en référence à la latérite qui colore ses plateaux, s'étire sur 1 580 km du nord au sud, pour 500 km d'est en ouest avec un maximum à 575 km, et comporte 4 828 km de côtes. Elle est entourée de l'archipel des Comores (300 km au nord-ouest), des Seychelles (1 000 km au nord), de La Réunion (800 km à l'est), de l'île Maurice (868 km à l'est), du Mozambique (400 km à l'ouest) et est ceinturé par les îles Éparses de l'océan Indien (Tromelin, Glorieuses, Juan de Nova, Bassas da India et Europa). Relief Le relief divise le pays en trois bandes : à l'est, une étroite bande de falaises s'aplanit brusquement en une mince plaine côtière bordée par l'océan Indien ; des hauts plateaux au centre, enfin à l'ouest, une zone plus large et plus étalée, occupée par des plaines alluvionnaires à faible déclivité jusqu'au canal du Mozambique.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Madagascar », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Ressources naturelles

Les ressources naturelles de Madagascar comprennent une variété de produits agricoles et minéraux. L'agriculture (notamment la culture du raphia), l'exploitation minière, la pêche et la sylviculture constituent les piliers de son économie. En 2017, les principales exportations étaient la vanille (894 millions de dollars US), le nickel (414 millions de dollars US), le clou de girofle (288 millions de dollars US), les pulls en maille (184 millions de dollars US) et le cobalt (143 millions de dollars US). Madagascar est le premier fournisseur mondial de vanille, de clous de girofle et d'ylang-ylang. L'île fournit 80 % de la vanille naturelle mondiale. Parmi les autres ressources agricoles importantes figurent le café, les litchis et les crevettes. Ses principales ressources minérales comprennent divers types de pierres précieuses et semi-précieuses. L'île fournit actuellement la moitié de l'approvisionnement mondial en saphirs, découverts près d'Ilakaka à la fin des années 1990. Madagascar possède l'une des plus importantes réserves mondiales d'ilménite (minerai de titane), ainsi que d'importantes réserves de chromite, de charbon, de fer, de cobalt, de cuivre et de nickel. Plusieurs grands projets sont en cours dans les secteurs minier, pétrolier et gazier, parmi ceux-ci figurent l'exploitation de l'ilménite et du zircon à la mine de Mandena par Rio Tinto près de Tôlanaro, l'extraction de nickel à la mine d'Ambatovy près de Moramanga et son traitement dans la banlieue sud de Toamasina par Sherritt International, et le développement des gisements géants de pétrole lourd terrestres de Tsimiroro et de Bemolanga par Madagascar Oil. Les exportations représentaient 28 % du PIB en 2009. La majeure partie des recettes d'exportation du pays provient de l'industrie textile, du poisson et des fruits de mer, de la vanille, des clous de girofle et d'autres produits alimentaires. La France est le principal partenaire commercial du pays, bien que les États-Unis, le Japon et l'Allemagne entretiennent également des liens économiques étroits. Les cultures de rente à forte valeur ajoutée destinées à l'exportation, telles que les litchis, constituent des secteurs de croissance plus récents : 18 000 tonnes ont été vendues à l'étranger en 2023, dont 16 000 tonnes à destination de l'Europe. Le Conseil commercial Madagascar-États-Unis a été créé en mai 2003, fruit d'une collaboration entre l'Agence des États-Unis pour le développement international et des artisans malgaches, afin de soutenir l'exportation de l'artisanat local vers les marchés étrangers. Les importations de produits tels que les denrées alimentaires, les carburants, les biens d'équipement, les véhicules, les biens de consommation et les produits électroniques représentent environ 52 % du PIB. Les principaux fournisseurs de Madagascar sont la Chine, la France, l'Iran, l'île Maurice et Hong Kong.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Madagascar », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Productions, volumes et classements mondiaux

Produits agricoles: riz, canne à sucre, manioc, patates douces, lait, bananes, légumes, mangues/guavas, maïs, pommes de terre (2023) Industries: transformation de la viande, fruits de mer, savon, bière, cuir, sucre, textiles, verrerie, ciment, usine de montage automobile, papier, pétrole, tourisme, mines Les produits ou secteurs cités ne constituent pas, à eux seuls, un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques ; aucun rang de production n’est ajouté sans données comparables.

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Emblèmes et symboles nationaux

description: deux bandes horizontales égales de rouge (en haut) et de vert, avec une bande blanche verticale sur le côté gauche signifiant: rouge représente la souveraineté, vert pour l'espoir, et blanc pour la pureté Paume du voyageur (ravenala), zébu rouge, vert, blanc

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Indicateurs économiques · Banque mondiale

132e sur 186 économies renseignées pour le PIB nominal (USD courants) en 2025. Données du classement.

PIB (USD courants)
AnnéeValeur
202519,620,352,035.79
202417,592,832,696.13
202316,036,707,975.76
202215,342,178,598.25
202114,354,731,964.33
202013,051,441,204.05
201914,104,664,678.51
201813,760,033,282.29
201713,176,313,593.55
201611,848,613,858.44

Source et méthode de l’indicateur

PIB par habitant (USD courants)
AnnéeValeur
2025599.27
2024550.38
2023514.06
2022504.06
2021483.47
2020450.77
2019499.82
2018500.46
2017491.87
2016453.97

Source et méthode de l’indicateur

Croissance du PIB réel (%)
AnnéeValeur
20253.00
20244.32
20234.23
20224.14
20214.65
2020-7.14
20194.41
20183.19
20173.93
20163.99

Source et méthode de l’indicateur

Population
AnnéeValeur
202532,740,678.00
202431,964,956.00
202331,195,932.00
202230,437,261.00
202129,691,083.00
202028,953,556.00
201928,219,554.00
201827,494,926.00
201726,788,375.00
201626,099,952.00

Source et méthode de l’indicateur

Les années disponibles peuvent varier selon l’indicateur. Un rang de production, un PIB, un PIB par habitant et un classement de développement mesurent des choses différentes.

Héros, figures de l’indépendance et grandes personnalités

Les portraits sourcés de ce pays seront présentés ici.

Hymne national

Ry Tanindrazanay malala ô

Enregistrement audio

Source des enregistrements · Public domain

Référence de l’hymne

· Public domain

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