LES VOIX DU MONDE. UNE MÉMOIRE PARTAGÉE.

Maroc

Drapeau : Maroc

Afrique · MA

Royaume du Maroc

Histoire, mémoire et voix de Maroc.

CapitaleRabat
Languesarabe, amazighe standard marocain
MonnaiesDirham marocain
Superficie du territoire446 550 km²
Type de climatMéditerranée du Nord, devenant plus extrême à l'intérieur ; dans le sud, désert chaud et sec ; la pluie est rare ; les courants d'air froids en mer produisent du brouillard et de la rosée lourde
Portrait de Mohammed VI
Crédit photoUN Climate Change · CC BY 2.0 · Source de l’image
Chef d’État ou responsable actuelMohammed VIRoi
Date d’accession au pouvoir23/07/1999Date d’entrée dans la fonction indiquée ; les mandats antérieurs peuvent être distincts.
Mode d’accession au pouvoirMode non documenté

Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.

Sources et précisions : superficie et climat

Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.

Le descriptif climatique provient d’une archive du World Factbook. Il décrit le climat général et ne constitue pas un bulletin météo actuel.

Résumé climatique traduit automatiquement depuis une source anglophone, à relire.

Direction du pays · référence au 04/11/2026. Repères importés de sources encyclopédiques ; l’identité actuelle, la date et le mécanisme restent à relire. Les dates d’élection, de prise de fonctions et de réélection sont distinctes.

Portrait de Mohammed VI : UN Climate Change · CC BY 2.0 · Source de l’image · Licence

Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir

Référence de recherche pour l’identité : Wikidata, consultée le 2026-11-04. Les assertions de cette source restent à vérifier.

Corpus documentaire importé le 2026-11-03, complété par les corrections validées de l’équipe. Chaque rubrique précise ses sources ; l’import ne constitue pas une vérification manuelle exhaustive.

Atlas FreeWorld

Situer Maroc dans le monde

Maroc : contour en orange et repère sur la carte mondiale
Maroc · repère de localisation indicatif
Contour de Maroc
Vue du pays ou territoire · nord en haut

Les petits territoires restent repérables par le cercle. Fonds et contours : Natural Earth, domaine public. Frontières indicatives selon le contrôle de fait ; cette carte ne constitue pas une reconnaissance diplomatique. Les territoires éloignés peuvent élargir le cadrage.

Recherche automatique appliquée le 2026-11-04T17:41:25+00:00. Les modifications automatiques restent à relire ; les sources de chaque rubrique sont conservées.

Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies

Le Maroc (/maʁɔk/ ; en arabe : ٱلْمَغْرِب, al-Maġrib ; en amazighe : ⵍⵎⵖⵔⵉⴱ, Lmɣrib), en forme longue le royaume du Maroc, autrefois appelé Empire chérifien, est un pays régionalisé situé en Afrique du Nord. Le Maroc se compose de zones montagneuses ou désertiques, et il est un des seuls pays — avec l'Espagne et la France — à comporter des rivages sur la mer Méditerranée d'un côté et l'océan Atlantique de l'autre. Sa capitale administrative et politique est Rabat et sa plus grande ville, ainsi que sa capitale économique, est Casablanca. Son régime politique est une monarchie semi-constitutionnelle unitaire et décentralisée à régime parlementaire. Sa population est de 38 689 121 habitants en 2026. Sa superficie de 446 550 km2 (76,84 hab./km2), ou de 710 850 km2 en incluant le Sahara occidental — ex-« Sahara espagnol », considéré comme un territoire non autonome par l'Organisation des Nations unies — dont il administre de facto environ 80 % et qu'il revendique dans sa totalité, tout comme le Front Polisario sous le nom de République arabe sahraouie démocratique. Sa culture est arabo-berbère depuis plusieurs siècles. Le territoire marocain possède les traces d'une présence d'hominidés datant d'environ 700 000 ans et fut habité dès la Préhistoire par des populations diverses. L'État Idrisside, fondé en 789 par Idris Ier, est considéré par le roman national marocain comme le premier État marocain. Par ailleurs, il fait partie de l'Organisation des Nations unies, de la Ligue arabe, de l'Union africaine, de l'Union du Maghreb arabe, de l'Organisation de la coopération islamique, de l'Organisation internationale de la francophonie, du Groupe des 77, de l'Union pour la Méditerranée et candidat à l'adhésion à la CEDEAO. La constitution royale marocaine définit l'Islam, l'arabité et l'amazighité comme « composantes fondamentales » de l'identité du peuple marocain. Cette constitution est « forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie, […] nourrie et enrichie de ses affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen ». L'Islam y est défini comme religion d'État, État qui garantit à tous le libre exercice des cultes.

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Wikipédia, article « Maroc », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Origine du nom et étymologie

Le nom arabe al-Maghrib (en arabe : ٱلْمَغْرِب) signifie « le couchant ». Pour les références historiques, les historiens et les géographes arabes médiévaux ont désigné par al-Maghrib une aire géographique plus large, et ont évoqué le territoire qui correspond à l'actuel Maroc sous le terme al-Maghrib al-Aqsa (en arabe : المغرب الأقصى, qui signifie « le couchant le plus lointain ») pour le distinguer de régions historiques voisines appelées al-Maghrib al-Awsat (en arabe : المغرب الأوسط, ce qui signifie « le couchant median ») et al-Maghrib al-Adna (en arabe : المغرب الأدنى, qui signifie « le couchant le plus proche »). Le mot français « Maroc » est dérivé du nom de la ville de Marrakech. Ce dernier pourrait probablement être issu du berbère *amur n Yakuš, où amur a pour significations « part, lot, promesse, protection » et Yakuš (et ses variantes Yuš et Akuš) signifie « Dieu ». Le sens original du nom serait donc (le lieu sous la) « protection de Dieu ». Selon Ibn Idhāri al-Marrākushi, la ville de Marrakech tirerait son nom de celui d'un esclave noir qui résidait dans la région et pratiquait le brigandage. Le source le plus proche de la date de fondation de Marrakech mentionnant son nom est le livre Kitāb al-Tibyān sur l'événement survenu dans l'État de la dynastie ziride à Grenade, rédigé par le prince Abd Allah ibn Buluggin ibn Baddis al-Sanhaji, déchu du trône de Grenade. Le professeur Lévi-Provençal, qui a édité le texte original de ces précieuses mémoires princières, avait déjà signalé que la graphie de Marrakech y apparaît sous la forme « مروكش » (Marrokuš). Cette forme, mentionnée à deux reprises dans le texte, est celle dont a été tirée l'ancienne forme espagnole Marruecos. Tawfiq al-Tibi a également souligné cette graphie dans les notes de son édition pour la traduction anglaise de ces mémoires. Les prononciations portugaise et espagnole, Marrocos et Marruecos, dérivent également de Marrakech, ainsi que les appellations du pays dans plusieurs autres langues indo-européennes (Marocko en suédois, Morocco en anglais et Marokko en allemand, norvégien et néerlandais). Les Persans emploient directement le nom « Marrakech » pour désigner le Maroc (en persan : مراکش). Les Turcs appellent le territoire Fas, qui vient de Fès, qui était la capitale des wattassides et des alaouites (avant 1912). Le Maroc était connu sous le nom de « royaume de Marrakech » sous les trois dynasties qui avaient cette ville comme capitale, puis sous le nom de « royaume de Fès », sous les dynasties qui résidaient à Fès. Au XIXe siècle, les cartographes européens mentionnaient toujours un « royaume de Maroc », en indiquant l'ancienne capitale « Maroc » (pour Marrakech). Sous la dynastie des Alaouites, au pouvoir depuis 1666, le pays est passé de l'appellation d'« Empire chérifien » à celle de « royaume du Maroc » en 1957, le sultan Sidi Mohammed ben Youssef en devenant le roi, en tant que Mohammed V.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Maroc », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Histoire du pays

Préhistoire Les premières traces identifiées remontent à l'Acheuléen (Paléolithique inférieur), près de Casablanca, avec des objets lithiques datés d'1,3 million d'années. D'autres traces de présence d'hominidés datent d'environ 700 000 ans. L'« Homme de Salé » est un squelette d'homo rhodesiensis datant de 400.000 ans. Enfin, à Djebel Irhoud, les plus anciens restes d'Homo sapiens au monde, datant de plus de 300 000 ans sont découverts en juin 2017. L'arrivée d'Homo sapiens au Maghreb avant l'Épipaléolithique a été démontrée puisque les industries atériennes ne sont pas l'œuvre de l'homme de Néandertal, dont l'aire de répartition est exclusivement eurasiatique, mais bel et bien d'Homo sapiens présentant des caractéristiques archaïques. Le Paléolithique supérieur est marqué par l'implantation d'Homo sapiens, porteur de l'industrie ibéromaurusienne. À Taforalte (Berkane), les outils retrouvés datent de 30 à 20 000 ans av. J.-C. Des rites funéraires sont identifiés : les morts ont le corps en décubitus latéral et les os peints. Au Mésolithique, dès 7500 av. J.-C., la culture du Capsien s'étend au Maghreb dans la région allant de Gafsa à Tébessa, puis d'avantage à l'ouest au sein du territoire du Maroc à la fin du Ve millénaire av. J.-C. Anthropologiquement, l'homme Capsien est considéré comme ancestral au type berbère. Les objets identifiés témoignent d'une sédentarisation déjà avancée ainsi que d'une maîtrise relative des techniques agricoles. Antiquité Durant l'Antiquité, le territoire du Maroc est l'objet de plusieurs mythes et légendes dans les textes grecques puisqu'il s'agirait de la patrie d'Atlas et de sa fille Calypso, habitant l'île d'Ogygie, à proximité de Ceuta. Antée aurait également vécu non loin de là, près de Tanger, avant d'être tué par Héraclès qui ouvre le détroit de Gibraltar. Si ces textes alimentent les questionnements sur les premiers habitants du Maroc et leur origine, l'historiographie recense plusieurs noms données aux populations du territoire : Libyens, Afri, Gétules, Numides ou Maures avant d'être finalement désigné Berbères par les grecs. La phase de l'âge du bronze tardif, vers 1300-900 av. J.-C. demeure très mal connue. La région est en contact constant avec les civilisations méditerranéennes et son commerce. Les Phéniciens fondent des comptoirs à Tingis (Tanger), Lixus (près de Larache), Thymiateria (Mehdia), Azama (Azemmour) et Cerné (qui serait localisée à Dakhla). Carthage, fondée au IXe siècle av. J.-C., n'étend pas son influence politique sur le territoire du Maroc comme c'est le cas en Tunisie et en Algérie, mais s'insère dans le réseau commercial établi par les phéniciens. Des liaisons commerciales relient l'Afrique du nord vers le sud du Sahara en partant du Souss pour rejoindre l'Adrar et la zone occupée par la culture Tichitt. À partir du IVe siècle av. J.-C. apparaît le royaume de Maurétanie, dont le plus ancien souverain connu est Baga. Les plus anciens textes historiques associe ce royaume aux villes de Lixus et Chellah. Le royaume est alors actif avec les Numides durant la deuxième guerre punique afin de réduire l'influence carthaginoise en Afrique du Nord. Les souverains de Maurétanie parviennent à supplanter l'influence de Carthage et Rome en certains endroits. Lorsque les Romains s'implantent en Afrique vers le IIe siècle av. J.-C., ils s'allient au roi Bocchus de Maurétanie contre la Numidie. Le souverain maurétanien gagne en récompense le titre d'Ami du peuple romain décerné par la République romaine ainsi que l'estime du consul Caius Marius. Mais, faute d'héritier pour la lignée des Bocchus, le royaume finit par échoir à une dynastie d'origine numide, avec le règne de Juba II à partir de 25 av. J.-C., après un court interrègne romain. La civilisation maurétanienne se distingue sous son règne et intègre des influences carthaginoises, hellénistiques et égyptiennes, avec un art et une esthétique qui s'expriment dans l'urbanisme des cités comme Tamuda, Zilil, Lixus, Césarée de Maurétanie et Rusibis, et dans la construction de monuments funéraires tels que le mausolée royal de Maurétanie ainsi que le bazina d'El Gour. En 33 av. J.-C., la Maurétanie devient un État client de Rome puis devient une province romaine après que le dernier roi, Ptolémée de Maurétanie, est assassiné par Caligula vers 40. Claude annexe le royaume à l'Empire romain. La partie à l'ouest du fleuve Moulouya devient la province de Maurétanie tingitane avec pour chef-lieu la cité de Tingis. L'autre partie devient la Maurétanie césarienne. Le christianisme s'implante progressivement dans les villes romanisées de la Tingitane à Tingis et Volubilis au milieu du IIIe siècle. En 298 à Tingis, sous le règne de Dioclétien, le centurion Marcellus est décapité, ce qui en fait un martyr plus tard canonisé sous le nom de saint Marcel, de même que Cassien de Tingis considéré également comme saint par l'Église catholique et par l'Église orthodoxe. Six évêchés ont été recensés en Tingitane (à Tingis, Septem, Zilil, Lixus, Tamuda et Sala). Sous l'Empire Tardif (soit à partir des réformes territoriales de Dioclétien), la Maurétanie tingitane relève du diocèse d'Hispanie. En 429, les Vandales traversent le détroit de Gibraltar et mettent fin à la domination romaine pour implanter le royaume vandale. Les régions dans l'actuel Maroc, libérées du contrôle césarien et tingitane, gagnent en indépendance et forment plusieurs organisations telles que le royaume des Maures et des Romains, ou la principauté de Volubilis. Moyen Âge En 533, Justinien Ier se lance dans la guerre des Vandales, menée par le général Bélisaire. Le corps expéditionnaire byzantin anéantit le royaume vandale et déporte ses élites en Asie mineure. La pacification du territoire reconquis est plus laborieuse à l'intérieur des terres et se heurte à la pugnacité des Maures. Le contrôle byzantin, depuis l'Espagne byzantine, se limite à la côté sud du détroit de Gibraltar, couvrant Ceuta (Septem Fratres) et Tanger (Tingis). La reconquête espagnole par les Wisigoths et la fondation du royaume wisigoth d'Espagne repousse le contrôle byzantin de l'Hispanie, mais ils échouent à prendre les côtes marocaines. Le dernier comte Julien byzantin de Ceuta issu de la tribu rifaine des Ghomaras subsiste jusqu'à la conquête musulmane du Maghreb. Avènement de l'Islam (VIIe au XIe siècle) Conquête musulmane et révolte berbère (VIIe au VIIIe siècle) En 649 débute la conquête du Maghreb par les troupes arabes.

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Wikipédia, article « Maroc », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Colonisation et administrations historiques

Dynastie des Saadiens (1554-1659) Les Saadiens, appelés parfois Zaydanides, émergent en réaction aux croisades de la reconquista et aux incursions ibériques sur le territoire marocain. Fondé vers 1509 par Abou Abdallah al-Qaim, le jihad contre les Portugais débute en 1511. La prise de Marrakech par son successeur Ahmed al-Araj qui s'y fait proclamer émir et y installe sa capitale marque un premier tournant qui les oppose aux wattasides. Ceux-ci sont défaits en 1537. En 1541, Mohammed ech-Cheikh reprend Agadir, puis en 1544 Safi et Azemmour. Après ces victoires, il usurpe le trône et se proclame mahdi. En 1554, les troupes turques de Salah Raïs aident Abu al-Hasan à reprendre Fès et restaurer le pouvoir watasside. Cependant, la population se révolte et Mohammed ech-Cheick tue le dernier wattasside lors de la bataille de Tadla le 13 septembre 1554. En 1557, le sultan est assassiné par des assassins à la solde du beylerbey d’Alger Hassan Pacha. Cet événement a peu d'incidence et son fils, Abdallah el-Ghalib, maintient une forte politique extérieure avec les pouvoirs européens afin de tempérer les ambitions ibériques et turques. À sa mort, un conflit dynastique oppose son héritier Muhammad al-Mutawakkil et Abu Marwan Abd el-Malik. Le premier est évincé et le roi du Portugal Sébastien Ier saisit l'opportunité pour soutenir le prétendant et tenter de le remettre sur le trône. Lors de la bataille des Trois Rois, les armées portugaises sont défaites et les trois rois y meurent[réf. souhaitée]. Cette victoire marque un tournant du pouvoir saadien qui affirme le Maroc au rang des puissances européennes. Les conséquences de la bataille sont multiples : l'union ibérique met fin aux prétentions de croisade sur le sol marocain, la menace ottomane s'estompe, la vente des prisonniers issus de la bataille rapporte une fortune au nouveau sultan Ahmed al-Mansour. En ne s'impliquant pas dans la guerre anglo-espagnole, malgré une alliance avec le royaume d'Angleterre, Ahmed al-Mansour saisit l'opportunité de frontières stabilisées au nord pour entamer une politique expansionniste au sud. En 1583, il contrôle le Touat et le Gourara, couloirs du commerce transsahariens, et obtient l'allégeance du Kanem-Bornou[203]. En 1590, le sultan lance une expédition militaire vers le sud et parvient à défaire l'empire songhaï en 1591 à la bataille de Tondibi. Ce nouveau territoire forme le pachalik de Tombouctou. Au terme de cette conquête, la dynastie saadienne est en contrôle des trois principales zones d'échanges du commerce transsaharien : la zone maghrébine, la zone saharienne et la zone sahélo-soudanaise. Cette situation permet au sultanat de s'enrichir fortement, au point qu'Al-Mansour soit qualifié de « prince le plus riche du monde ». Cependant, ces conséquences économiques importantes sont rapidement annulées par les effets conjugués des révoltes, des famines et d'une importante épidémie de peste dès 1597.

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Indépendance, dates et mouvements

L'Armée de libération nationale (Maroc) fondée d'après une idée d'Abdelkrim el-Khattabi (Comité de Libération du Maghreb) est issue au départ de l'Istiqlal et chapeautée politiquement par le comité de Tétouan. Elle viendra se greffer sur un début de révolte de la tribu Igzenayen consécutif à la non signature par ses chefs (sur ordre de Mohand ben Messaoud Ababou) des pétitions lancées par les Caïds de l'atlas, visant à déposer le sultan Mohammed Ben Youssef (futur M5) au profit de Mohammed ben Arafa, imposé par la France et le Glaoui. À partir de 1953 et la nomination du capitaine Taddi à Boured, la tribu connaitra une période d'extrême tension entre ses chefs et les autorités françaises. Profitant de la proximité de la zone espagnole et de la protection de Cheikh Messaoud Ababou, membre du comité de Tétouan qui la chapeaute politiquement, l'ALN sera en mesure de s'entrainer en pleins territoire des Asht Assem des Igzenayen de 1954 à son premier, coup d'éclat, l'attaque simultanée de trois bureaux indigènes (Boured, Tizi ouasli, Imouzzer Marmoucha) dont la principale à Boured le 2 octobre 1955. Ce fut le commencement de la guerre d'indépendance aussi appelé « La deuxième guerre du Rif ». Les combats, d'une rare intensité et mobilisant 15 000 soldats français dureront jusqu'au mois de mars 1956, principalement sur le territoire des Igzenayen (le front rifain étant le seul à se développer), et au retour du roi puis à la proclamation de l'indépendance à travers les accords d'Aix-les-Bains en 1955. L'ALN a été fondée politiquement par des gens de tout le Maroc (Abbas, Khatib etc.), le Chef des opérations était Hassan Zkriti (Igzenayen), le chef militaire Mohamed Ghabouchi (Igzennayen) et le coordinateur front nord (principalement depuis Nador) était Abbas Mesaaâdi cependant l'immense majorité de ses troupes combattantes et de ses commandants (Mohamed Ghabbouchi, Hassan Zkriti, Massoud Akjoud, Akoudad etc.) étaient issus de Igzennayen, Ait Ammart et dans une moindre mesure Ait Ouriaghel. À son plus fort elle est composée de prêt de 5 000 hommes. Le 29 mars 1956, à la suite de l'appel au calme du sultan Sidi Mohammed ben Youssef après l'annonce de l'indépendance du Maroc, le haut commandement de l'ALN en accord avec le Mouvement de la Résistance annonce dans un tract la cessation provisoire des opérations militaires notamment dans le Rif, tout en gardant ses positions jusqu'à ce que la souveraineté marocaine soit entièrement libérée sans condition ni réserve. Le 31 mars, le sultan reçoit trente chefs de l'ALN, venant des secteurs du Rif, du Maroc oriental, de l'Atlas et des confins algéro-marocains, confirmant leur allégeance et obéissance à la monarchie et l'ALN est intégrée officiellement au Far le 14 mai 1958, elle est alors composée des effectifs de l'ALN et l'ALN sud (ALNS).

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Maroc », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Institutions et modèle politique

Dans sa constitution, le Maroc définit son régime politique comme une monarchie constitutionnelle et précise que « L'organisation territoriale du Royaume est décentralisée, fondée sur une régionalisation avancée. ». Le pays est de facto une monarchie semi-constitutionnelle : le roi concentrant la majorité du pouvoir, même si la Constitution de 2011 a renforcé les pouvoirs du chef du gouvernement et du Parlement. Le Maroc est un État unitaire doté d'un régime parlementaire. Le souverain actuel est le roi Mohammed VI, de la dynastie alaouite, établie depuis 1666 et l'une des plus anciennes du monde contemporain. Le Maroc est membre de l'Organisation des Nations unies, de la Ligue arabe, de l'Union du Grand Maghreb, de la Francophonie, de l'Organisation de la coopération islamique, du Groupe des 77, de l'Union pour la Méditerranée et de la Communauté des États sahélo-sahariens. Le Maroc est le seul pays africain à ne pas faire partie de l'Union africaine jusqu'au 30 janvier 2017 où il finit par la réintégrer. En 1987, le Maroc a tenté, sans succès, d'adhérer à la CEE, et s'est vu octroyer en 2008 un « statut avancé » auprès de l'UE. Le 15 mai 2009, il a rejoint le Centre Nord-Sud du Conseil de l'Europe. En juin 2004, le Maroc est désigné en tant qu'allié majeur non-membre de l'OTAN par les États-Unis. L'histoire du Maroc fut partiellement marquée par des liens commerciaux avec le Sahara. Sa constitution actuelle est celle proposée par le roi Mohammed VI et votée par référendum en 2011, augmentant les pouvoirs du parlement bien que ceux-ci restent toujours limités sur certains points. La première constitution a été promulguée par Hassan II en 1962. Elle avait été modifiée et enrichie en 1970, 1972, 1992 et 1996. En effet, l'essentiel du pouvoir est concentré entre les mains du roi, monarque héréditaire. Actuellement, le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement sous la direction du roi. Le pouvoir législatif, bicaméral, est exercé par la Chambre des représentants composée de 395 membres élus tous les cinq ans au suffrage universel, et la Chambre des conseillers qui comprend entre 90 et 120 membres renouvelés par tiers tous les trois ans, ainsi que par le roi qui peut légiférer par décret[réf. nécessaire]. La justice est le troisième pouvoir. Ce pouvoir est en forte mutation depuis quelques années, grâce à la création de nouvelles juridictions spécialisées (tribunaux administratifs, tribunaux de commerce). À l'international, le roi Mohammed VI s'est construit au cours de son règne, rappelle la chercheuse en relations internationales Khadija Mohsen-Finan, « une image de meilleur allié de l'Occident dans le monde arabe. Sa coopération est jugée précieuse, puisqu'il surveille le détroit de Gibraltar, autorise le survol de son territoire en cas de guerre, et joue un rôle important dans la gestion des flux migratoires, en empêchant l'immigration africaine de passer en Europe. » Droits de l'homme

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Modèle économique et secteurs dominants

Le Maroc est la cinquième puissance économique en Afrique en étant classé onzième pays africain en nombre d'habitants et 25e en superficie. Il est certes la troisième puissance économique d'Afrique du Nord, derrière l'Égypte et l'Algérie, classées respectivement troisième et huitième populations africaines et douzième et premier pays plus vastes du continent, néanmoins, le royaume chérifien devient deuxième pays investisseur sur son propre continent. L'évolution de l'économie marocaine a manifesté un degré de résilience remarquable au sein de son environnement régional : le Maroc a enregistré un rythme de croissance parmi les plus élevés de la zone MENA, région ayant, relativement bien surmonté la crise mondiale en réalisant une croissance moyenne supérieure à la zone euro, les PECO et l'Amérique latine. Ainsi, le Maroc a réalisé une croissance annuelle moyenne de 4,3 % durant la période 2008-2013 contre 4 % pour la zone MENA, -0,3 % dans la zone euro, 2,3 % dans les PECO et 3,2 % dans l'Amérique latine et Caraïbes. Cette performance est le résultat de la hausse de 9,2 % par an de la valeur ajoutée du secteur primaire et de la bonne tenue du secteur non agricole, grâce, notamment, aux performances du secteur tertiaire. De 2004 à 2014 le PIB marocain est passé de 56 à 107 milliards de dollars avec une inflation bien maîtrisée se situant à une moyenne annuelle de 1,8 %. Selon le ministère de l'économie le Maroc a enregistré en 2015 une inflation de 1,6 % et une croissance de 4,8 % tirée par une bonne année agricole, un chiffre supérieur aux prévisions de la loi de finances 2015 qui tablait sur une croissance de 4,4 %. En 2026, le Maroc est classé en 54e position pour l'indice mondial de l'innovation. En 2014 la valeur ajoutée du secteur tertiaire atteint 55,8 % du PIB suivie de 29,6 % pour l'industrie et 13,6 % pour l'agriculture. L'industrie manufacturière est dominée par le textile, les articles de cuir, la transformation des aliments, du raffinage de pétrole et du montage électronique. De nouveaux secteurs offrent un potentiel de croissance élevé et diminuent la dépendance du royaume à son secteur agricole : chimie, équipement automobile, informatique, électronique et industrie aéronautique. En 2019, le Maroc « reste le pays le plus inégalitaire du nord de l'Afrique et dans la moitié la plus inégalitaire des pays de la planète, En 2018, les trois milliardaires marocains les plus riches détenaient à eux seuls 4,5 milliards de dollars, soit 44 milliards de dirhams. L'augmentation de leur fortune en un an représente autant que la consommation de 375 000 Marocains parmi les plus pauvres sur la même période », souligne un rapport de l'ONG Oxfam. Le Maroc entre en 2025 dans la catégorie des économies « modérément libres », selon l'Index of Economic Freedom, publié par la Heritage Foundation. Le pays se classe 86e au niveau mondial, 7e dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) et 1er en Afrique du Nord.

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Évolution économique et niveau de développement

Le Maroc dispose d'un produit intérieur brut relativement fort au regard de la moyenne africaine. La population marocaine constitue 2,5 % du continent africain, en 2008 avec ses 85,2 milliards de dollars son produit intérieur brut contribuait à hauteur de 9 % du PIB global du continent, fin 2013 après que le baril de pétrole dépassa 100 dollars ce ratio s'est rétrécie à 5 %. Le Maroc est appelé à consolider ce point puisque malgré une croissance relativement rapide depuis l'accession au trône du souverain Mohammed VI en 1999, cette dernière demeure variable et volatile car tributaire des résultats de plusieurs facteurs internes et externes. La proximité du Maroc avec le continent européen a favorisé l'économie nationale dans la mesure où cette dernière a très largement bénéficié des nombreuses délocalisations effectuées par les entreprises européennes. Depuis le début des années 2000, le Maroc a mis en place une politique fiscale attractive en matière de délocalisation, à tel point que l'OCDE plaçait en 2008 le royaume en troisième position dans la progression des emplois créés par le secteur de l'offshoring, derrière l'Estonie et la Chine. L'exemple le plus typique en la matière est celui des centres d'appel. On peut aussi évoquer l'exemple aéronautique. Longtemps repoussée au second plan sous le règne de Hassan II, la façade méditerranéenne marocaine a souvent été retardée malgré le potentiel immense qu'offre cette route maritime, preuve de l'incompétence des anciens responsables du secteur maritime marocain avant les deux dernières décennies. Ces derniers voulaient ériger le nouveau port tangérois sur la côte atlantique. Replacé sur la route majeure du trafic de conteneurs, la construction du port de Tanger Med a constitué un tournant majeur pour le transport maritime marocain. Lancé en 2004 à 22 km à l'est de l'ancien port de Tanger ville sur l a côte méditerranéenne à 15 km des côtes sud espagnoles, le nouveau port tangerois est inauguré en 2007. En 2014, ce complexe portuaire a pu totaliser le traitement de 3 millions de conteneurs. Deux autres tranches, Tanger Med 2 et Tanger Med 3 sont prévues afin d'atteindre une capacité maximale de 8,5 millions de conteneurs, ce qui ferait de lui le plus grand port africain en matière de transport de marchandises. La construction de Tanger Med 2 a été confiée en 2009 au groupe Bouygues, le même concepteur que Tanger Med 1 qui a prouvé son efficience. L'infrastructure portuaire est à présent terminée depuis janvier 2015 et livrée aux gestionnaires des terminaux pour finaliser les équipements portuaires. La zone franche adjacente accueille entre autres la nouvelle usine Renault depuis 2012. Banque mondiale : PIB nominal de 182 374 250 612 USD courants en 2025. Valeur de comparaison : 111 572 947 005 USD courants en 2016. Ces montants nominaux ne mesurent pas la croissance réelle ; la série séparée de croissance du PIB réel et le PIB par habitant sont présentés dans le tableau des indicateurs.

Données au 2026-11-03 · Source 1 Source 2

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Grandes réalisations politiques, économiques et sociales

Pendant longtemps Maroc Telecom a essayé de garder son monopole sur le fixe et retarder le lancement de la 4G qu'elle considérait être une grande menace à son ADSL, tout en s'activant dans le déploiement de son réseau de fibre optique pour les particuliers. Les tractations ont duré longtemps entre Maroc Telecom et l'ANRT qui stipulait dans le cahier des charges d'obtention de la licence 4G le partage obligatoire de ses infrastructures avec ses concurrents ainsi que l'ouverture de son réseau de boucle locale (le dégroupage) à ces derniers avec des tarifs convenables. Après un appel d'offres 4G publié en novembre 2014, les trois opérateurs mobile décrochent leur licence en mars 2015. Meditel lance le premier son offre 4G le 8 juin 2015 suivi par Inwi et Maroc Telecom deux mois plus tard. À l'heure actuelle le partage des infrastructures 4G n'est toujours pas effectif, les deux opérateurs mobiles alternatifs bénéficient donc d'une couverture 4G dans les villes mais en zones rurales leurs abonnés basculent en 3G. Après avoir publié des offres de dégroupage de la boucle locale jugées onéreuses en 2014 Maroc Telecom a été sommé par l'ANRT de publier des offres moins onéreuses au plus tard le 15 octobre 2015. Aussitôt que ce fut fait les opérateurs alternatifs Meditel et Inwi lancent leurs offres ADSL double play phone fixe et Internet respectivement le 23 octobre 2015 et le 24 novembre 2015, les deux au prix de 249 Ddrhams (25 $) appels fixe et Internet illimité sans quota avec portabilité du numéro.

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Personnalités dans les organisations internationales

Le Maroc est membre fondateur de l'Organisation de l'unité africaine (OUA devenue Union africaine) mais s'en est retiré en 1984 pour protester contre l'admission de la « République arabe sahraouie démocratique » ; et du comité Al Qods dont la présidence est assurée par le roi marocain. L'organisation décide de réintégrer le Maroc le 30 janvier 2017. À l'échelle régionale, le Maroc est également membre de l'Union du Maghreb arabe, qui réunit au sein d'une même entité régionale les pays du Maghreb tel qu'on le conçoit traditionnellement (Maroc, Algérie et Tunisie) ainsi que la Libye et la Mauritanie. Fondée à Marrakech en 1989, l'Union du Maghreb arabe a dû revoir au fil des années ses ambitions à la baisse au vu des dissensions persistantes qui existent entre les deux principales puissances régionales, à savoir le royaume du Maroc et l'Algérie. Le siège actuel de l'organisation se trouve à Rabat. Le Maroc est également membre de l'Union pour la Méditerranée, fondée à Paris le 13 juillet 2008. Le royaume a en outre fait savoir dans un premier temps qu'il comptait abriter le siège de l'UPM. Rabat (ou Tanger pour certains) est donc en lice aux côtés de La Valette, Marseille, Barcelone et Tunis. Il fait aussi partie de différentes organisations internationales, dont la Banque africaine de développement, l'Organisation des Nations unies, l'Organisation internationale de la francophonie, l'Organisation mondiale de la santé, l'Organisation mondiale du commerce et entretient des liens étroits avec l'OCDE et l'OTAN.

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Culture, traditions et patrimoine

Même si la grande majorité de sa population est musulmane avec un fond ethnique berbère prédominant, le Maroc se veut un pays multiculturel du fait de ses contacts multiples et plus ou moins importants tout au long de son histoire, notamment avec les Phéniciens, les Romains, les Byzantins, les Vikings, les Arabes, les Juifs, les Portugais, les Ottomans, les Africains subsahariens, les Espagnols et les Français. L'état civil au Maroc n'autorise pas de nombreux prénoms que des parents marocains souhaitent donner à leurs enfants pour des raisons de « rupture avec l'identité marocaine ». Alors que cette mesure concernait surtout les prénoms berbères, elle « est de plus en plus élargie aux appellations d’origine arabe, liés à l'islam ou parfois inspirés des célébrités de cinéma. » Artisanat La région est réputée pour ses tapis de campagne, ses paniers et ses différents autres objets de grande utilité. Le tissage de tapis modernes et la broderie sont très prospères surtout dans les complexes artisanaux. D'autres objets de grande utilité sont fabriqués par les artisans de la région, tels que les tajines, les jarres, etc. Les artisans marocains sont également réputés pour avoir le sens de la ligne et de la couleur dont témoignent les objets en tout genre qu'ils fabriquent et ornementent. « Les plaques de métal martelées repoussées ciselées sont populaires au Maroc. Le damasquinage, qui consiste à enchâsser un fil de cuivre, d'or ou d'argent sur une surface de fer ou d'acier, se retrouve dans l'ornementation des armes, sabres et fusils. Les lanternes ajourées, aux verres multicolores et aux cuivres découpés, sont d'un art délicat et fragile ». En poterie, faïences, céramiques, les Marocains révèlent tout leur art dans la décoration des amphores, des terrines, des grands plats… Mode Le Casa Fashion Show, fondé en 2012 par Kenza Cheddadi, se tient périodiquement à Casablanca. Caftan marocain Le caftan au Maroc est une tenue traditionnelle, fruit d'un métissage culturel, et déclinée en plusieurs variantes après son introduction au Maroc Les historiens font remonter son origine aux Abbassides, avec des empreintes ottomanes, puis il est introduit en Afrique du Nord. Il est aussi rattaché à l’héritage andalou au XVe siècle. Sous la forme d'une longue tunique, en général à manches longues, portée souvent avec une mdamma (ceinture marocaine) fréquemment décorée de métaux précieux et de pierres, le caftan marocain se présente sous plusieurs styles et couleurs. Les variantes les plus connues sont celles de Fès et de Tétouan. Portée par les hommes et les femmes, c'est une tenue d’apparat des femmes marocaines lors de cérémonies. Le caftan marocain a gagné en popularité après son introduction dans le monde de la haute couture au XXe siècle. En 2022, l'Organisation du monde islamique pour l'éducation, les sciences et la culture (ICESCO) inscrit le caftan marocain sur sa liste des sites patrimoniaux et culturels.

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Genres musicaux et artistes

La musique au Maroc est très diversifiée et se compose de quatre grands groupes ou familles de musique : la musique berbère (amazigh), la musique africaine, la musique internationale, la musique hassanie des régions du sud et la musique arabe. Chaque groupe est lui-même constitué de sous-groupes. Ainsi la musique arabe au Maroc est-elle constituée de musique arabe moderne influencée par la musique arabe contemporaine du reste du monde arabe (Égypte, Liban, Syrie, Émirats arabes unis, etc.), la musique arabe du terroir (populaire) propre à chaque région du Maroc, généralement chantée en arabe dialectal de chaque région, la musique « classique » arabo-andalouse, elle-même composée de sous-groupes de Fès, Rabat, Salé, Tétouan, Oujda (gharnati). Le Rif et les Béni Snassen constituent le berceau de la musique folklorique aarfa qui est la source de plusieurs genres de musique guerrière comme reggada, allaoui, nâari. Il y a aussi le raï de la région d'Oujda trouvant sa source à proximité de la frontière algérienne (Oran, Tlemcen, Saïda). La musique berbère du Souss se distingue par son système pentatonique, ce qui la rapproche de la musique éthiopienne ou encore de la musique asiatique. Enfin, il existe une nouvelle génération de jeunes, qui crée une musique qui synthétise l'esprit marocain aux influences venues du monde entier (blues, rock, metal, reggae, rap marocain, etc.), soit une musique fusion. Un des évènements les plus importants de cette scène « underground », est le festival du Boulevard des jeunes musiciens qui a lieu tous les ans à Casablanca et qui rallie la jeunesse marocaine dans un même événement culturel. Le festival Mawazine-Rythmes du Monde est un festival de musique organisé chaque année aux mois de mai et juin, à Rabat et Salé depuis 2001. Selon un classement de la chaine MTV, Mawazine est le deuxième plus grand festival de musique dans le monde en 2013. La musique amazighe (berbère) est, elle aussi, divisée en sous-groupes, généralement suivant les diverses régions et parlés : amazigh, tachelhite, tarifite, etc. Cette musique est aussi divisée en « moderne » et « traditionnelle ». La musique afro-marocaine, connue sous le nom de Gnaoua est propre à la région de Marrakech, Essaouira ainsi que le sud du Maroc, les paroles sont soit en arabe, en amazigh ou en un mélange afro-arabe.

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Ethnies, langues et méthodes de dénombrement

D'après le recensement de la population légale de 2014, le Maroc comptait alors environ 33,84 millions d'habitants, dont 86 206 étrangers. Le pays a connu tout au long du XXe siècle une forte croissance démographique qui a multiplié par 6 sa population depuis 1912. Durant la même période, la proportion de citadins a augmenté constamment atteignant 55 % en 2005 : le pays compte aujourd'hui une trentaine de villes de plus de 100 000 habitants (alors qu'il n'en existait aucune un siècle auparavant) ; trois agglomérations comptent plus d'un million d'habitants : Casablanca, Rabat-Salé et Fès. Le Maroc est un des premiers pays d'Afrique après la Tunisie et l'Algérie à avoir entamé sa transition démographique : l'indice de fécondité synthétique a chuté de 7,2 à 2,5 entre 1962 et 2004. En 2023, il est de 2,05, c'est-à-dire en deçà du seuil de remplacement (2,1). Ethnies Arabes, Berbères et Noirs La population marocaine est principalement de souche berbère (berbérophones et Berbères arabisés), arabe et juive. Les principales ethnies berbères sont les Chleuhs, les Rifains et les Zayanes. Une partie des arabophones des plaines atlantiques et du Sahara descend des Banu Hilal et des Banu Maqil venus sous le règne des Almohades et des Mérinides. La traite des Noirs, probablement présente dès le VIIe siècle et qui ne s'achève qu'au début du XXe siècle a également contribué à un certain métissage de la population. À partir de la fin du XVe siècle et jusqu'au début du xviie siècle, le Maroc accueille des populations fuyant la chute d'Al-Andalus : Andalous principalement arabophones, Juifs megorachim et enfin Morisques. Le XXe siècle voit le bouleversement des structures sociales et démographiques marocaines, marqué par l'exode juif vers Israël, l'Europe et l'Amérique du Nord, les mouvements de migration internes dus à l'exode rural, ainsi que l'installation de communautés européennes à partir de la première moitié du XXe siècle puis africaines subsahariennes à partir du début du XXIe siècle. Turcs, convertis et Jenkanes On trouve aussi plus rarement des éléments d'origine turque ou kouloughlis, témoins d'échanges historiques entre le Maroc et l'Empire ottoman, et qui sont établis dans certaines villes comme Oujda, Tétouan et Rabat, et d'autres éléments, d'ascendance européenne, liés à la présence multiséculaire de renégats occidentaux convertis à l'islam (parmi les renégats les plus connus de l'histoire marocaine figurent l'Espagnol Jawdar Pacha, le Néerlandais Murad Reis, l'Anglais Ahmed El Inglizi et la Corse Dawia Franceschini). Par ailleurs, le Maroc aurait également accueilli une population de Gitans nommés les Jenkanes et probablement apparentés aux Doms. Juifs La présence juive au Maroc est attestée dès le IIe siècle av. J.-C.. Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.

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Faune, biodiversité et espaces protégés

Paysage Le Maroc est un pays avec une grande diversité de paysages : montagnes, désert, plaines, plateaux, oasis… Environnement Le Maroc est un pays méditerranéen par excellence, le botaniste français Louis Emberger en parle en 1934 dans la citation suivante : « Réunissant sur son territoire toutes les formes du climat méditerranéen, le Maroc peut être considéré comme le type phytogéographique méditerranéen au sens systématique du mot. La végétation des autres pays groupés autour de la Méditerranée pourra être examinée et appréciée en fonction de celle de l'Empire chérifien. Le Maroc est, à lui seul, une synthèse méditerranéenne. » Depuis 2009, le roi Mohammed VI s'intéresse au développement durable, encourageant les centrales solaires. En 2016, le pays accueille la COP 22. De même, depuis février 2017, le Maroc s'est doté d'une « police de l'environnement » qui se charge de lutter contre les infractions environnementales. La police de l’environnement est chargée du contrôle, de l’inspection, de la recherche, de l’investigation, de la constatation des infractions et de la verbalisation prévus par les dispositions des lois environnementales. Elle met également à la disposition des collectivités territoriales les moyens de répondre aux enjeux du changement climatique et travaillera en étroite collaboration avec la DGSN et le ministère de la Justice.

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Cours d’eau et géographie

Localisation, frontières et espaces maritimes Le Maroc est un pays de l'hémisphère nord situé au nord-ouest de l'Afrique et dont le territoire est positionné à 32° nord et 5° ouest. Le pays partage des frontières terrestres avec l'Algérie, la Mauritanie, le Sahara occidental qu'il revendique et contrôle en grande partie et l'Espagne (notamment via Ceuta et Mellila). Sa superficie s'étend sur 446 550 km2 (hors Sahara occidental) ou 710 850 km2 (Sahara occidental inclus). Le territoire marocain est aussi bordé par l'océan Atlantique, à l'ouest, et la mer Méditerranée, au nord. En cela, le cap Spartel (promontoire situé à la limite occidentale du détroit de Gibraltar) matérialise la jonction entre les littoraux atlantique et méditerranéen. Le pays partage des frontières maritimes avec l'Algérie, l'Espagne et le Portugal, et sa ZEE s'étend sur 274 577 km2. Territoires limitrophes Les distances indiquées séparent entre elles les capitales des pays nommés.

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Ressources naturelles

Le sol du sud-est marocain est riche en précieux minerais : manganèse, barytine, fer oligiste, cobalt, sel, zinc, plomb, pyrophyllite, argent et or. La région de Drâa-Tafilalet représente à elle seule 40 % des permis d'exploitation de mines au Maroc. Les conditions de travail des mineurs sont souvent très dures. La législation est peu protectrice et les entreprises du secteur multiplient les subterfuges pour se dérober aux dispositions favorables aux ouvriers. La législation marocaine a ainsi été critiquée par l'Organisation internationale du travail. De nombreux sous-traitants sont employés sur un même site minier. D'autre part, pour éviter de prendre en charge les maladies professionnelles de leurs salariés, les sociétés de sous-traitance peuvent recourir à des licenciements. Les syndicats et les mineurs grévistes peuvent être exposés à des pressions.

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Productions, volumes et classements mondiaux

L'industrie manufacturière : Le Maroc est un pays moyennement riche en matière de ressources énergétiques et minières, (surtout les phosphates). Donc dès son indépendance le gouvernement a veillé à mettre sur pied une industrie manufacturière pour la transformation des produits locaux qui vise à satisfaire le marché intérieur et à nourrir les exportations. L'industrie textile : L'industrie textile est un des secteurs clef de l'économie marocaine, il représente 42 % de l'emploi et 34 % du secteur manufacturier. Face à la concurrence asiatique, le Maroc veut profiter de sa proximité avec l'Europe et mise sur le Fast Fashion. Selon Taha Ghazi, directeur du secteur du textile et du cuir au sein du ministère de l’Industrie et du Commerce, dans une publication officielle sur le compte LinkedIn du ministère, Le secteur du textile et du cuir au Maroc a enregistré une croissance exceptionnelle en 2024, avec un chiffre d’affaires à l’export de 43,1 milliards de dirhams et la création de plus de 60 260 emplois déclarés. En ajoutant que le Maroc s’est imposé comme un hub de production mondial dans le textile et le cuir, attirant des investissements étrangers massifs, notamment en provenance de la Chine, avec un volume d’investissement de 2,5 milliards de dirhams et la création de plus de 10 000 emplois. Les secteurs cités ne constituent pas un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques.

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Emblèmes et symboles nationaux

Les armes du Maroc se blasonnent ainsi : « de gueules, avec en chef un soleil naissant à quinze rayons d'or sur champ azur, soutenu d'une fasce divisée voûtée de sinople, fuselée d'or et d'argent ; le tout surchargé d'un pentalpha de sinople. L'écu est timbré de la couronne royale marocaine d'or, ornée de perles de gueules et de sinople alternées et surmontée d'une étoile (pentalpha) d'or ; il est bordé de lambrequins d'or soutenus de deux cornes d'abondance et supporté par lions au naturel : celui de dextre étant de profil et celui de senestre est léopardé, et pour devise, sur un listel d'or : (Arabe : إن تنصروا الله ينصركم) Si vous glorifiez Allah, il vous donnera la gloire (le verset 7 de la sourate XLVII du Coran) ».

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Indicateurs économiques · Banque mondiale

57e sur 186 économies renseignées pour le PIB nominal (USD courants) en 2025. Données du classement.

PIB (USD courants)
AnnéeValeur
2025182,374,250,612.28
2024160,610,994,054.73
2023146,036,093,666.76
2022131,245,312,804.48
2021142,022,058,447.23
2020121,353,645,057.14
2019128,920,266,409.46
2018127,341,147,581.82
2017118,540,573,367.84
2016111,572,947,004.92

Source et méthode de l’indicateur

PIB par habitant (USD courants)
AnnéeValeur
20254,672.47
20244,153.19
20233,813.73
20223,463.14
20213,785.94
20203,268.03
20193,508.10
20183,501.70
20173,296.53
20163,140.86

Source et méthode de l’indicateur

Croissance du PIB réel (%)
AnnéeValeur
20254.60
20243.79
20233.66
20221.81
20218.15
2020-7.18
20192.89
20183.07
20175.06
20160.52

Source et méthode de l’indicateur

Population
AnnéeValeur
202538,430,770.00
202438,081,173.00
202337,712,505.00
202237,329,064.00
202136,954,442.00
202036,584,208.00
201936,210,898.00
201835,839,760.00
201735,446,392.00
201635,023,457.00

Source et méthode de l’indicateur

Les années disponibles peuvent varier selon l’indicateur. Un rang de production, un PIB, un PIB par habitant et un classement de développement mesurent des choses différentes.

Héros, figures de l’indépendance et grandes personnalités

Hymne national

Hymne chérifien

Enregistrement audio

Source des enregistrements · Public domain

Référence de l’hymne

· Public domain

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