LES VOIX DU MONDE. UNE MÉMOIRE PARTAGÉE.

Martinique

Drapeau : Martinique

Amérique latine et Caraïbes · MQ

Martinique

Histoire, mémoire et voix de Martinique.

CapitaleFort-de-France
Languesfrançais
Monnaieseuro
Superficie du territoire1 128 km²
Type de climatLe climat de la Martinique est tropical avec deux saisons principales : de juillet à novembre, la saison humide communément appelée hivernage avec un temps généralement pluvieux, et de janvier à mi-avril, la saison sèche communément appelée carême avec un temps généralement ensoleillé et sec.
Portrait de Emmanuel Macron
Crédit photoNebojša Tejić · Public domain · Source de l’image
Président actuelEmmanuel MacronChef d’État de rattachement — Président de la République
Date d’accession au pouvoir14/05/2017Première entrée en fonction ; réélu le 24 avril 2022.
Mode d’accession au pouvoirÉlection présidentielle remportée le 7 mai 2017.

Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.

Sources et précisions : superficie et climat

Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.

CC BY-SA 4.0 · Attribution et historique accessibles dans la source du climat.

Direction du pays · référence au 04/11/2026. Aucune présidence nationale distincte : le titulaire est présenté au titre du rattachement à France. La date est celle de cette fonction de rattachement, et non d’une nomination locale. Repères complétés à partir des sources institutionnelles citées ; les mandats et dates mentionnés sont ceux explicités ci-dessous.

Portrait de Emmanuel Macron : Nebojša Tejić · Public domain · Source de l’image

Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir

Référence de recherche pour l’identité : Wikidata, consultée le 2026-11-04. Les assertions de cette source restent à vérifier.

Corpus documentaire importé le 2026-11-03, complété par les corrections validées de l’équipe. Chaque rubrique précise ses sources ; l’import ne constitue pas une vérification manuelle exhaustive.

Atlas FreeWorld

Situer Martinique dans le monde

Martinique : contour en orange et repère sur la carte mondiale
Martinique · repère de localisation indicatif
Contour de Martinique
Vue du pays ou territoire · nord en haut

Les petits territoires restent repérables par le cercle. Fonds et contours : Natural Earth, domaine public. Frontières indicatives selon le contrôle de fait ; cette carte ne constitue pas une reconnaissance diplomatique. Les territoires éloignés peuvent élargir le cadrage.

Recherche automatique appliquée le 2026-11-04T17:41:27+00:00. Les modifications automatiques restent à relire ; les sources de chaque rubrique sont conservées.

Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies

La Martinique (en créole martiniquais Matinik ou Matnik ; anciennement appelée Iguanacaera ou Jouanacaera - l'île aux iguanes en langue caribe - ou encore Mantinino en caribe d'Hispaniola) est une collectivité territoriale unique française située en mer des Caraïbes et plus précisément dans l'archipel des Petites Antilles. Son chef-lieu est Fort-de-France. Ses compétences, identiques aux autres régions et départements de France, sont regroupées depuis 2015 dans le cadre d'une collectivité territoriale unique — la collectivité territoriale de Martinique — dont l'organe délibérant est l'assemblée de Martinique. Son code Insee est le 972R. Elle est membre associé de la CARICOM, de l'Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO), de l'Association des États de la Caraïbe (AEC) et de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC). Elle est réserve de biosphère Unesco depuis 2021 pour l'intégralité de son territoire terrestre et marin. En septembre 2023 les volcans et forêts de la montagne Pelée ainsi que les pitons du nord de la Martinique, en particulier les pitons du Carbet, sont inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco. Les premiers habitants, les Amérindiens Arawaks, fuient à partir du IXe siècle devant de nouveaux arrivants, les Amérindiens Kalinagos. Christophe Colomb est le premier Européen à y poser le pied en 1502 sous régence espagnole. La colonisation française débute en 1635, menée par Pierre Belain d'Esnambuc. La Martinique est située dans l'arc volcanique des Petites Antilles, dans la mer des Caraïbes, entre la Dominique au nord et Sainte-Lucie au sud, à environ 420 km au nord-nord-est des côtes du Venezuela, et environ 865 km à l'est-sud-est de la République dominicaine. Le plateau continental exploitable de façon exclusive par la France a été étendu à 350 milles des côtes en 2015 (soit au-delà de la zone économique exclusive, qui reste fixée à 200 milles des côtes), après l'avis favorable de l'Organisation des Nations unies. Selon le dernier recensement de l'Insee, la Martinique compte 360 630 habitants au 1er janvier 2023.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Martinique », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Origine du nom et étymologie

Le nom amérindien de la Martinique est Ioüanacéra ou Wanakaéra ou Joanacaera (formé du préfixe ioüana, « iguane », et du suffixe caéra, « île »), c'est-à-dire l'île aux iguanes en langue caribe. Cependant, les Caraïbes d'Hispaniola appelaient aussi cette île Mantinino, ou par déformation Madinina, Madiana ; Mantinino étant le nom d'une île mythique des Indiens taïnos où se trouvent les femmes, que Colomb a traduit par Isla de las mujeres, l'île aux femmes (car on lui avait dit qu'elle n'était peuplée que de femmes). Ce nom a évolué selon les prononciations et il est devenu « Martinique » et, en créole martiniquais, Matinik ou Matnik. La Martinique doit son surnom d'« île aux fleurs » aux plantes exotiques de toutes les couleurs qui y sont présentes : un mélange de jaune, d'orangé, de rouge et de rose.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Martinique », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Histoire du pays

Depuis que Christophe Colomb, sous régence espagnole, y a posé le pied en 1502, l'histoire de la Martinique est marquée par celle de la colonisation par l'esclavage, les guerres d'influence entre les anciens empires coloniaux, l'évolution des activités agricoles, l'éruption de la montagne Pelée en 1902 et les calamités climatiques. Peuplement Le peuplement de la Martinique est relativement récent. Les premiers habitants furent les amérindiens Arawaks, qui durent fuir, à partir du IXe siècle, devant de nouveaux arrivants, également amérindiens, les Kalinagos. Christophe Colomb est le premier européen à poser le pied en Martinique le 15 juin 1502, au cours de son quatrième voyage vers les « Indes ». Cependant, elle avait déjà été découverte (sans s'y arrêter) par Alonso de Ojeda lors de son expédition de 1499-1500. Elle figure d'ailleurs sur la carte établie par Juan de la Cosa en 1500 et on la retrouve ensuite sur la carte d'Alberto Cantino (1502) sous le nom de Ioüanacéra ou Joa nacaera (l'île aux iguanes). La première colonie française est établie en 1635 par Pierre Belain d'Esnambuc qui prend possession de l'île au nom du roi Louis XIII. Les Kalinagos furent à leur tour décimés ou expulsés en 1658 par les colons français. La population a ensuite été de provenances diverses. Elle est composée majoritairement d'individus d'origine africaine apportés par les traites négrières, mais elle comprend aussi des individus d'origines européenne, indienne, moyen-orientale, ainsi qu'asiatique donnant naissance à une population métissée. Période de l'esclavage La Martinique devient française en 1635 : elle est gérée par la Compagnie des îles d'Amérique, créée par Richelieu. L'esclavage s'y développe à partir du milieu du XVIIe siècle afin de fournir « une main d’œuvre gratuite et servile » aux planteurs de canne. L'ordonnance de mars 1685 sur les esclaves des îles de l'Amérique légalise l'esclavage dans les possessions françaises, avec la création du Code noir. Des milliers d'esclaves noirs sont amenés principalement d'Afrique de l'Ouest. Le traité de Whitehall signé le 19 février 1793, entre les Britanniques et les colons esclavagistes, place l'île sous domination anglaise à partir de début 1794. Le décret d'abolition de l'esclavage du 4 février 1794 de la république française n'y est donc pas appliqué. L'économie de plantation se poursuit donc avec l'esclavage et la traite négrière, et près de 20 000 captifs supplémentaires seront importées par les Britanniques durant la période de 1794 à 1802. Après restitution de l'île à la France, l'esclavage est maintenu par Napoléon, et reste légal jusqu'après la chute de la monarchie de Juillet en février 1848. La Deuxième République est proclamée le 24 février 1848. François Arago, alors ministre de la Guerre, de la Marine et des colonies, signe les décrets relatifs à l'interdiction de l'esclavage préparés par Victor Schœlcher, sous-secrétaire d'État aux colonies le 27 avril 1848. Le premier abolit et interdit l'esclavage, mais prévoit un délai d'application de deux mois à compter de sa promulgation dans la colonie. Il prévoit en outre une indemnisation des anciens propriétaires d'esclaves « ayant dû appliquer l’interdiction de l’esclavage », mais aucune indemnisation pour les esclaves libérés. 74 447 esclaves martiniquais seront ainsi « libérés », contre 425 francs par esclave (environ 1 100€ de 2006) pour les 3 000 esclavagistes, soit environ 31 millions des 126 millions, soit 24 % de l’indemnité accordée par l’État En Martinique, l'abolition de l'esclavage entre en vigueur le 23 mai 1848 à la suite des émeutes du 22 mai (date de commémoration de l'abolition en Martinique), donc avant la fin du délai de deux mois prévu dans le décret national d'abolition. Départementalisation La colonisation succède au régime de l'esclavage, jusqu'en 1946. Les leaders communistes d'après-guerre Aimé Césaire, Léopold Bissol et Georges Gratiant remportent des victoires électorales en Martinique. Ils portent une proposition de loi à l'Assemblée nationale. La question est débattue au Parlement, avec un rapporteur illustre, le jeune député-maire de Fort-de-France, Aimé Césaire. Ce débat parlementaire aboutit au vote de la loi de départementalisation du 19 mars 1946, date à laquelle l'île devient un département français d'outre-mer. Autonomie Par référendum du 10 janvier 2010 organisé à la demande des élus locaux, les électeurs de Martinique ont refusé à 78,90 % l'autonomie accrue prévue par l'article 74 de la constitution française. Un second vote a ensuite eu lieu le 24 janvier 2010 (positif à 68,30 % avec un taux d'abstention de 64,19 %) pour l'approbation de la création en Martinique d'une collectivité unique régie par l'article 73 de la Constitution. La première élection des membres de la nouvelle assemblée de Martinique a eu lieu en décembre 2015.

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Colonisation et administrations historiques

La Martinique (en créole martiniquais Matinik ou Matnik ; anciennement appelée Iguanacaera ou Jouanacaera - l'île aux iguanes en langue caribe - ou encore Mantinino en caribe d'Hispaniola) est une collectivité territoriale unique française située en mer des Caraïbes et plus précisément dans l'archipel des Petites Antilles. Son chef-lieu est Fort-de-France. Ses compétences, identiques aux autres régions et départements de France, sont regroupées depuis 2015 dans le cadre d'une collectivité territoriale unique — la collectivité territoriale de Martinique — dont l'organe délibérant est l'assemblée de Martinique. Son code Insee est le 972R. Elle est membre associé de la CARICOM, de l'Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO), de l'Association des États de la Caraïbe (AEC) et de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC). Elle est réserve de biosphère Unesco depuis 2021 pour l'intégralité de son territoire terrestre et marin. En septembre 2023 les volcans et forêts de la montagne Pelée ainsi que les pitons du nord de la Martinique, en particulier les pitons du Carbet, sont inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco. Les premiers habitants, les Amérindiens Arawaks, fuient à partir du IXe siècle devant de nouveaux arrivants, les Amérindiens Kalinagos. Christophe Colomb est le premier Européen à y poser le pied en 1502 sous régence espagnole. La colonisation française débute en 1635, menée par Pierre Belain d'Esnambuc. La Martinique est située dans l'arc volcanique des Petites Antilles, dans la mer des Caraïbes, entre la Dominique au nord et Sainte-Lucie au sud, à environ 420 km au nord-nord-est des côtes du Venezuela, et environ 865 km à l'est-sud-est de la République dominicaine. Le plateau continental exploitable de façon exclusive par la France a été étendu à 350 milles des côtes en 2015 (soit au-delà de la zone économique exclusive, qui reste fixée à 200 milles des côtes), après l'avis favorable de l'Organisation des Nations unies. Selon le dernier recensement de l'Insee, la Martinique compte 360 630 habitants au 1er janvier 2023. Depuis que Christophe Colomb, sous régence espagnole, y a posé le pied en 1502, l'histoire de la Martinique est marquée par celle de la colonisation par l'esclavage, les guerres d'influence entre les anciens empires coloniaux, l'évolution des activités agricoles, l'éruption de la montagne Pelée en 1902 et les calamités climatiques.

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Indépendance, dates et mouvements

La vie politique martiniquaise s'articule, pour l'essentiel, autour de formations politiques martiniquaises et de fédérations locales des partis nationaux (PS et LR). La classification suivante tient compte de leur positionnement par rapport à l'évolution statutaire de l'île : il y a les assimilationnistes (partisans d'une évolution institutionnelle ou statutaire dans le cadre de article 73 de la Constitution française), les autonomistes et indépendantistes (sont favorables à une évolution statutaire fondée sur l'article 74 de la Constitution française). En effet, le 18 décembre 2008, lors du congrès des élus départementaux et régionaux de la Martinique, les trente-trois élus indépendantistes (MIM/CNCP/MODEMAS/PALIMA) des deux assemblées ont voté à l'unanimité pour une évolution statutaire de l'île fondée sur l'article 74 de la Constitution française qui permet l'accès à l'autonomie ; cette évolution statutaire a été massivement rejetée (à 79,3 %) par la population lors du référendum du 10 janvier 2010.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Martinique », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Institutions et modèle politique

Statut actuel de l'île La Martinique est divisée en quatre arrondissements et trente-quatre communes. La « Collectivité territoriale de Martinique » est depuis le 18 décembre 2015 une collectivité territoriale de la République française régie par l'article 73 de la Constitution, elle succède au département et à la région d'outre-mer de la Martinique dans tous leurs droits et obligations. La Collectivité territoriale de Martinique est également une des régions ultrapériphériques de l'Union européenne. Représentation de l'État La préfecture de la Martinique est Fort-de-France. Les trois sous-préfectures sont Le Marin, Saint-Pierre et La Trinité. L'État français est représenté en Martinique par un préfet, Étienne Desplanques, qui a pris ses fonctions le 10 février 2025, et par quatre sous-préfets: Aurélien Adam à Fort de France, nommé le 31 octobre 2024, Véronique Moreau au Marin, nommé le 9 septembre 2026, Virginie Averous à La Trinité, nommée le 10 août 2026 et David Ursulet à Saint-Pierre, nommé le 18 juin 2025. Institutions La liste « Alians Matinik » conduite par Serge Letchimy remporte les élections territoriales de 2021 en Martinique en obtenant au second tour 50 104 voix. La liste « Alians Matinik », avec 26 sièges sur 51, détient la majorité absolue à l'Assemblée de Martinique. Le président du conseil exécutif de Martinique est Serge Letchimy depuis le 2 juillet 2021. Le conseil exécutif de Martinique est composé de neuf membres (un président et huit conseillers exécutifs) L'assemblée délibérante de la collectivité territoriale est l'Assemblée de Martinique, constituée de 51 élus et présidée par Lucien Saliber depuis le 2 juillet 2021. Le conseil consultatif de la Collectivité territoriale de Martinique est le Conseil économique, social, environnemental, de la culture et de l'éducation de Martinique (CÉSECÉM), composé de 68 membres. Son président est Éric Bellemare depuis le 18 mars 2024. Représentation nationale La Martinique est représentée depuis le 6 juillet 2024 à l'Assemblée nationale par quatre députés, Béatrice Bellay, Marcellin Nadeau, Jean-Philippe Nilor et Jiovanny William et au Sénat par deux sénateurs, Catherine Conconne et Frédéric Buval depuis le 24 septembre 2023. La Martinique est également représentée au Conseil économique, social et environnemental situé au palais d'Iéna à Paris par Shirley Billot depuis le 26 avril 2026. Elle a aussi été élue vice-présidente du Conseil économique, social et environnemental. Représentation au parlement européen Depuis les Élections européennes de 2024 en France la Martinique n'a plus de député au parlement européen. Intercommunalités La Martinique compte trois structures intercommunales : la communauté d'agglomération du Pays Nord Martinique (CAP Nord Martinique), 53 conseillers communautaires. Le président est le maire de Sainte-Marie, Bruno Nestor Azerot depuis le 16 juillet 2020 et réélu le 16 avril 2026.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Martinique », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Modèle économique et secteurs dominants

PIB Le produit intérieur brut régional de la Martinique s'élevait à près de 9 milliards d'euros en 2020, soit 24 728 euros par habitant, chiffre le plus élevé des départements et régions d'outre-mer, mais inférieur à la moyenne nationale française (34 202 euros par habitant). L'économie martiniquaise est fortement tertiarisée. Ainsi, en 2010, les services représentaient 84,2 % de la richesse produite, contre 13,5 % pour l'industrie et la construction, et 2,3 % pour l'agriculture, la pêche et l'aquaculture. Malgré un indice de développement humain (IDH) élevé, calculé à 0,814 en 2011, faisant d'elle le 39e territoire le plus développé au monde sur 187 au total (et 2e ex aequo (avec la Guadeloupe) dans les Caraïbes après Porto Rico)[réf. nécessaire], la Martinique connaît une situation économique difficile, caractérisée notamment par un taux de chômage important (12,9 % de la population active en 2021). Balance Export/Import Les exportations de biens et de services en 2015 représentent 1 102 millions d'euros (504 millions d'euros de biens), dont plus de 20 % de produits pétroliers raffinés (raffinerie SARA implantée dans la ville du Lamentin), 95,9 millions d'euros de produits agricoles, sylvicoles, piscicoles et aquacoles, 62,4 millions d'euros de produits des industries agroalimentaires et 54,8 millions d'euros d'autres biens. Les importations de biens et de services en 2015 représentent 3 038 millions d'euros (dont 2 709 millions d'euros de biens), dont environ 40 % de produits pétroliers bruts et raffinés, 462,6 millions de produits agricoles et agro-alimentaires et 442,8 millions d'euros de biens d'équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique. Agriculture Banane La banane constitue la principale activité agricole, avec plus de 7 200 hectares cultivés, près de 220 000 tonnes produites et près de 12 000 emplois (directs + indirects) en chiffres 2006. Son poids dans l'économie de l'île est faible (1,6 %), néanmoins elle génère plus de 40 % de la valeur ajoutée agricole. Rhum Le rhum et notamment le rhum agricole représente 23 % de la valeur ajoutée agroalimentaire en 2005 et occupe 380 actifs sur l'île (y compris le rhum traditionnel). La production de l'île se situe autour des 90 000 hl d'alcool pur sur la campagne 2009, dont 79 116 hl d'alcool pur en rhum agricole (2009). Canne à sucre La canne à sucre occupe en 2009 4 150 hectares, soit 13,7 % des surfaces agricoles. La surface cultivée est en augmentation avec une progression de plus de 20 % sur les 20 dernières années, cette progression rapide pouvant s'expliquer par la forte valeur ajoutée du rhum produit et le renchérissement des cours mondiaux du sucre. Cette production évolue vers une concentration de plus en plus forte avec des exploitations de plus de 50 ha qui représentent 6,2 % des exploitations pour 73,4 % de la surface exploitée.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Martinique », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Évolution économique et niveau de développement

L'économie de la Martinique est basée essentiellement sur le raffinage pétrolier, l'agriculture/agroalimentaire (banane, rhum), la pêche, l'aquaculture et le tourisme. En 2011, avec un peu plus de 23 000 euros, le PIB par habitant se situe dans la moyenne des départements et collectivités d'Outre-mer (au 3e rang après Saint-Pierre-et-Miquelon et la Nouvelle-Calédonie) et place la Martinique au 2e rang de la Zone Caraïbes, derrière la Barbade. Le taux de couverture des importations par les exportations est légèrement inférieur à 15 % pour un déficit commercial qui s'élève à un peu plus de 2 300 millions d'euros (2012).

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Économie de la Martinique », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Grandes réalisations politiques, économiques et sociales

Académie des Antilles et de la Guyane (1973-1997), académie de Martinique(1997-) Université des Antilles et de la Guyane (1982-2014), université des Antilles depuis 2014 344 établissements scolaires publics et privés, 258 pour le premier degré : 228 écoles publiques, 30 écoles privées (11 sous contrat, dont 2 avec présence d'une classe hors contrat, et 19 hors contrat) 86 pour le second degré : 66 établissements publics : 43 CLG, 7 LGT, 7 LPO et 9 LP 14 établissements privés sous contrat : 7 CLG, 3 LGT, 2 LPO et 2 LP 6 établissements privés hors contrat, dont 4 CLG, 1 LGT, comme la Cité scolaire adventiste RAMA, le collège Lisette-Moutachy et le couvent Saint-Joseph-de-Cluny 12 circonscriptions IEN 3 bassins de formations 62 établissements publics en réseau d'éducation prioritaire renforcée (REP+) dits « préfigurateurs » : 9 collèges et 53 écoles 79 établissements publics en réseau d'éducation prioritaire (REP) : 13 collèges et 66 écoles 4 centres d'information et d'orientation (CIO) 1 GRETA unique (création depuis le 1er janvier 2017 après dissolution des trois GRETA) 4 CFA 1 pôle universitaire 3 établissements relevant de la direction de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de la Martinique (DAAF)

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Martinique », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Personnalités dans les organisations internationales

Elle est membre associé de la CARICOM, de l'Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO), de l'Association des États de la Caraïbe (AEC) et de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC). Elle est réserve de biosphère Unesco depuis 2021 pour l'intégralité de son territoire terrestre et marin. En septembre 2023 les volcans et forêts de la montagne Pelée ainsi que les pitons du nord de la Martinique, en particulier les pitons du Carbet, sont inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco. La Martinique est située dans l'arc volcanique des Petites Antilles, dans la mer des Caraïbes, entre la Dominique au nord et Sainte-Lucie au sud, à environ 420 km au nord-nord-est des côtes du Venezuela, et environ 865 km à l'est-sud-est de la République dominicaine. Le plateau continental exploitable de façon exclusive par la France a été étendu à 350 milles des côtes en 2015 (soit au-delà de la zone économique exclusive, qui reste fixée à 200 milles des côtes), après l'avis favorable de l'Organisation des Nations unies. Le 15 septembre 2021, l'UNESCO a inscrit l'ensemble de l'île au réseau international des réserves de biosphère sous le nom de réserve de biosphère de Martinique. Le 16 septembre 2023 la montagne Pelée, les pitons du nord (ils sont au nombre de 13 avec ceux du Carbet), le Morne Jacob et le Mont Conil sont inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Martinique », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Culture, traditions et patrimoine

Culture antillaise Cinéma caribéen, Liste de films caribéens Liste de films tournés en Martinique Liste d'habitations dans les Antilles françaises Musée et monument historique Liste des musées de la Martinique Fort-de-France Musée départemental d'archéologie précolombienne (Musée de France) Musée régional d'histoire et d'ethnographie de Martinique (Musée de France) Muséum d'histoire naturelle (Musée de France) Réserve du père Pinchon (Musée de France) Le François Habitation Clément Saint-Pierre Musée Franck-A.-Perret - Musée vulcanologique (Musée de France) Centre de découverte des sciences de la Terre, habitation Perinnelle Musée historique de Saint-Pierre Rivière-Pilote Écomusée de Martinique (Musée de France) Patrimoine naturel et valeurs culturelles associées Le 15 septembre 2021, l'UNESCO a inscrit l'ensemble de l'île au réseau international des réserves de biosphère sous le nom de réserve de biosphère de Martinique. La Martinique est ainsi devenue une Réserve UNESCO « Man and Biosphere ». Le 16 septembre 2023 la montagne Pelée, les pitons du nord (ils sont au nombre de 13 avec ceux du Carbet), le Morne Jacob et le Mont Conil sont inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco. Littérature martiniquaise Les courants littéraires et concepts philosophiques de la Martinique : Doudouisme : Daniel Thaly Légitime Défense : René Ménil, Étienne Léro, Thélus Léro, Jules-Marcel Monnerot. Acte de naissance de la littérature martiniquaise engagée et anti-assimilationniste. Négritude : Aimé Césaire. Créolité : Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant et Jean Bernabé. Antillanité : Édouard Glissant. Créolisation : Édouard Glissant. Concept de Tout-Monde : Édouard Glissant. Musiques de la Martinique Les principales musiques de la Martinique sont la biguine, la mazurka créole ou mazouk, la valse créole, le quadrille ou haute-taille, le chouval-bwa, le bèlè, la kadans, le zouk et le Shatta. Jocelyne Béroard, membre du groupe de zouk Kassav' est connue internationalement. Plus localement, des figures comme Eugène Mona (chanteur et flûtiste), Kali ou encore Malavoi ont su promouvoir la richesse de la langue créole. En tant que femme Edith Lefel a su gagner une place en or auprès du public avec des titres phares comme La Sirène. Marijosé Alie, aujourd'hui journaliste a collaboré avec Malavoi avant de devenir journaliste chez RFO. Plus récemment, des chanteurs de la jeune génération ont su se hisser dans d'autres genres musicaux dont Kalash (rappeur et chanteur de dancehall) connu pour ses chansons célèbres auprès des jeunes. E.sy Kennenga (reggae et dancehall) réputé pour la douceur et les messages pacifistes de ses textes. Paille ou aussi l'Homme Paille (reggae, dancehall, hip-hop, zouk) reconnaissable à son bakoua (chapeau de paille traditionnel), il aborde de manière plus sentimentale des textes travaillés. Il y a aussi d'autres jeunes artistes talentueux tels que Méryl, Tiitof, X-Man, Maurane Voyer, Maureen ou encore Stacy.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Martinique », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Genres musicaux et artistes

Les principales musiques de la Martinique sont la biguine, la mazurka créole ou mazouk, la valse créole, le quadrille ou haute-taille, le chouval-bwa, le bèlè, la kadans, le zouk et le Shatta. Jocelyne Béroard, membre du groupe de zouk Kassav' est connue internationalement. Plus localement, des figures comme Eugène Mona (chanteur et flûtiste), Kali ou encore Malavoi ont su promouvoir la richesse de la langue créole. En tant que femme Edith Lefel a su gagner une place en or auprès du public avec des titres phares comme La Sirène. Marijosé Alie, aujourd'hui journaliste a collaboré avec Malavoi avant de devenir journaliste chez RFO. Plus récemment, des chanteurs de la jeune génération ont su se hisser dans d'autres genres musicaux dont Kalash (rappeur et chanteur de dancehall) connu pour ses chansons célèbres auprès des jeunes. E.sy Kennenga (reggae et dancehall) réputé pour la douceur et les messages pacifistes de ses textes. Paille ou aussi l'Homme Paille (reggae, dancehall, hip-hop, zouk) reconnaissable à son bakoua (chapeau de paille traditionnel), il aborde de manière plus sentimentale des textes travaillés. Il y a aussi d'autres jeunes artistes talentueux tels que Méryl, Tiitof, X-Man, Maurane Voyer, Maureen ou encore Stacy. Dans le domaine du jazz créole, de grands noms ont émergé tel que Mario Canonge, Marius Cultier ou encore Grégory Privat.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Martinique », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Ethnies, langues et méthodes de dénombrement

Démographie La Martinique compte 360 630 habitants en 2023, pour 1 128 km2, soit une densité de population de 319,7 hab./km2, contre 107,6 hab./km2 en France métropolitaine. Comme dans la plupart des îles, cette densité a augmenté rapidement du fait de l'accroissement de la population : 255 hab./km2 en 1961, 319 en 1990, près de 353 en 2008. Mais la baisse récente de la fécondité, conjuguée avec un solde migratoire négatif, explique la diminution de la population du département depuis 2006. Ainsi, le taux d'accroissement dû au solde naturel a été de + 0,5 % par an de 2009 à 2014, alors que celui dû au solde apparent des entrées-sorties a été de - 1,1 % par an pendant la même période. Le déficit migratoire s'est même accentué au cours des dernières années, passant de 1 100 personnes/an de 1990 à 2009 à 4 300 personnes/an de 2009 à 2014. L'émigration entraîne un vieillissement accéléré de la population (22 % de la population a plus de 60 ans en 2013, soit dix points de plus qu'en 1990), une diminution de la proportion de jeunes adultes (21 % des Martiniquais ont entre 20 et 40 ans contre 25 % en France métropolitaine) et, par conséquent, un affaiblissement du solde naturel (il y a à la fois plus de décès et moins de naissances). La population est composée de noirs d'origine africaine, de métis amérindiens, de mulâtres, d'indo-caribéens (appelés coolies), d'Européens, de « békés », d'hindous ou Indiens. Elle contient quelques descendants de Syriens, de Libanais, d'Asiatiques et des immigrés d'origines diverses : Haïtiens, Saint-Luciens, Dominicains, etc. Langues En tant que collectivité territoriale unique, l'île fait partie de la République française dont le français constitue la langue officielle pour l'ensemble du territoire. Néanmoins, la majorité de la population martiniquaise s'exprime en créole, langue régionale composée de mots de diverses origines (français, anglais, espagnol, langues ouest africaines, caraïbe) articulée par une syntaxe, une grammaire et une conjugaison d'origine africaine. Environ 10 % des élèves suivent un enseignement du créole à l'école et selon l'Insee, plus de 70 % des Martiniquais et des Martiniquaises pratiquent le créole au quotidien chez eux, au travail ou entre amis. Le 25 mai 2023, l'Assemblée de Martinique organe délibératif de la collectivité territoriale de Martinique (CTM) reconnait à la quasi-unanimité que le créole est la langue officielle de la Martinique au même titre que le français. Une modification du code général des collectivités territoriales sera présentée dans ce sens par la CTM, au Premier ministre, aux présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, ainsi qu'au préfet. Le statut du créole a changé depuis la création en 2000 d'un CAPES en langue et culture régionales, option créole. La langue créole est enseignée dans le secondaire et à l'université des Antilles. Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.

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Faune, biodiversité et espaces protégés

La Martinique fait face à une situation préoccupante concernant les espèces menacées de disparition. Le constat a été rapporté par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) sur le fondement des analyses réalisées par l'Office français de la biodiversité (OFB) et le muséum national d'histoire naturelle (MNHN). Ces menaces sont causées notamment par la transformation des milieux du fait de l'urbanisation et des aménagements humains ainsi que du fait de l'introduction d'espèces exotiques envahissantes. Du fait des enjeux en termes de vie sauvage et de ressources naturelles, l'île et ses eaux marines ont été érigées en Réserve du Programme sur l'homme et la biosphère le 15 septembre 2021. Faune terrestre La Martinique possède peu d'espèces animales indigènes. Les animaux sauvages les plus courants sont : les manikous (famille des opossums), les matoutous-falaises qui sont des mygales endémiques, l'iguane délicatissima et l'iguane vert, la mangouste, le serpent trigonocéphale ou fer de lance (endémique) et les scolopendres. Côté ciel, la Martinique est le pays des hérons garde-bœufs, des colibris (4 espèces en Martinique: le colibri madère, le colibri huppé, le colibri falle-vert et le colibri à tête bleue) et des sucriers (reconnaissables à leur ventre jaune). Côté terre, les mangoustes ont été importées à la fin du XIXe siècle pour faire diminuer la population de serpents ‘fer de lance’ (ou trigonocéphale). Mais, les conséquences furent graves, puisque les mangoustes détruisirent également de nombreuses espèces endémiques d'oiseaux aujourd'hui complètement disparues. De nos jours, on rencontre plus facilement de nombreux serpents et quelques petits lézards verts inoffensifs, les anolis ainsi que les mabouyas, plutôt marron translucide, ils sont très craintifs et sortent la nuit. Deux espèces de mygales cohabitent : Acanthoscurria antillensis est une mygale terricole qui vit dans le sud de la Martinique, de Rivière-Pilote en passant par Cap-Chevalier jusqu'aux Trois-Îlets ; Caribena versicolor est une mygale arboricole et vit dans le nord de la Martinique, dans la forêt tropicale humide du Précheur à Grand'Rivière. Cette espèce, relativement calme et peu agressive, est protégée localement. Faune aquatique La côte atlantique est bordée par un récif corallien pratiquement ininterrompu, où circulent les poissons du large et où s'abrite la faune sédentaire. Le milieu aquatique s'est fortement dégradé au cours des vingt dernières années. La pollution d'origine industrielle, notamment les distilleries, le manque de structures d'assainissement des eaux usées, le remblaiement intensif des zones de mangrove, véritables nurseries pour de nombreuses espèces de poissons, ainsi que la pêche, sont à l'origine d'une régression considérable de la surface des récifs et d'une diminution importante du nombre et de la variété des poissons. Cependant :

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Cours d’eau et géographie

L'île de la Martinique est située à 32,5 km au nord de Sainte-Lucie et à 41 km au sud-sud-est de la Dominique. D'une superficie totale de 1 128 km2, ce qui la place au troisième rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d'îles qui constituent les Petites Antilles ou Îles du Vent, la Martinique s'étire sur environ 60 km de longueur, pour 30 km de largeur. Le point culminant est le volcan de la montagne Pelée (1 395 m). Comme le reste des Petites Antilles, la Martinique est soumise au risque sismique (aléa sismique fort) : ainsi, le 29 novembre 2007 à 15 h, heure locale, un séisme de magnitude 7,4 sur l'échelle de Richter a eu lieu au large de l'île. La zone située au nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert constitue la partie la plus montagneuse de l'île, domaine de la forêt tropicale, tandis que la zone située au sud de cet axe est moins accidentée et plus sèche. Topographie Le relief est accidenté sur cette île d'origine volcanique. Les zones volcaniques anciennes correspondent à l'extrême sud de l'île (savane des pétrifications) et à la presqu'île de la Caravelle à l'est. L'île s'est développée dans les 20 derniers millions d'années par une suite d'éruptions et de déplacements de l'activité volcanique vers le nord. Le dernier volcan en date, toujours actif, est la montagne Pelée, qui occupe tout le nord actuel de l'île et culmine à 1 395 m. À la suite de phénomènes d'érosion toujours violents en Martinique à cause de la forte pluviosité due à l'évaporation océanique apportée par les alizés, les hauts volcans de formation récente situés au nord de l'île (montagne Pelée et pitons du Carbet (1 197 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d'une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres. La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l'île, atteint 504 m d'altitude. Les plaines situées au centre et en bordure côtière, les « fonds », sont séparées par des escarpements et sont généralement de petite dimension. Risques naturels La Martinique est soumise à de nombreux risques naturels tels que les séismes, les tsunamis, les éruptions volcaniques ou les cyclones tropicaux. Elle fait l'objet d'un plan de prévention des risques naturels (PPRN) spécifique. Climat Le climat de la Martinique est tropical avec deux saisons principales : de juillet à novembre, la saison humide communément appelée hivernage avec un temps généralement pluvieux, et de janvier à mi-avril, la saison sèche communément appelée carême avec un temps généralement ensoleillé et sec.

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Ressources naturelles

L'économie de la Martinique est basée essentiellement sur le raffinage pétrolier, l'agriculture/agroalimentaire (banane, rhum), la pêche, l'aquaculture et le tourisme. En 2011, avec un peu plus de 23 000 euros, le PIB par habitant se situe dans la moyenne des départements et collectivités d'Outre-mer (au 3e rang après Saint-Pierre-et-Miquelon et la Nouvelle-Calédonie) et place la Martinique au 2e rang de la Zone Caraïbes, derrière la Barbade. Le taux de couverture des importations par les exportations est légèrement inférieur à 15 % pour un déficit commercial qui s'élève à un peu plus de 2 300 millions d'euros (2012).

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Productions, volumes et classements mondiaux

Banane La banane constitue la principale activité agricole, avec plus de 7 200 hectares cultivés, près de 220 000 tonnes produites et près de 12 000 emplois (directs + indirects) en chiffres 2006. Son poids dans l'économie de l'île est faible (1,6 %), néanmoins elle génère plus de 40 % de la valeur ajoutée agricole. Rhum Le rhum et notamment le rhum agricole représente 23 % de la valeur ajoutée agroalimentaire en 2005 et occupe 380 actifs sur l'île (y compris le rhum traditionnel). La production de l'île se situe autour des 90 000 hl d'alcool pur sur la campagne 2009, dont 79 116 hl d'alcool pur en rhum agricole (2009). Canne à sucre La canne à sucre occupe en 2009 4 150 hectares, soit 13,7 % des surfaces agricoles. La surface cultivée est en augmentation avec une progression de plus de 20 % sur les 20 dernières années, cette progression rapide pouvant s'expliquer par la forte valeur ajoutée du rhum produit et le renchérissement des cours mondiaux du sucre. Cette production évolue vers une concentration de plus en plus forte avec des exploitations de plus de 50 ha qui représentent 6,2 % des exploitations pour 73,4 % de la surface exploitée. La production annuelle a été d'environ 220 000 tonnes sur 2009 dont près de 90 000 tonnes ont été consacrées à la production de sucre, le reste ayant été livré aux distilleries de rhum agricole. Ananas Les ananas constituaient autrefois une part importante de la production agricole, mais ne représentaient en 2005, selon l'IEDOM, qu'1 % de la production agricole en valeur (2,5 millions d'euros contre 7,9 millions en 2000). Café Le café est introduit en 1721 par le capitaine dieppois Gabriel de Clieu. La culture s'y développe au travers des plantations esclavagistes et l'île compte près de 19 millions de pieds en 1777, avant de décliner face à production de la canne à sucre et de la banane, plus rémunératrices. Il ne subsiste par la suite que comme culture locale et s'efface. Une production à petite échelle est relancée à partir de 2010. Cacao A partir des années 2010, consécutivement à une forte demande des chocolatiers locaux, la filière, autrefois prolifique, est relancée. Les surfaces de plantation augmentent passant de 4 à 130 hectares en 15 ans. L'association Valcaco est créée afin d'accompagner les producteurs et les acteurs de la filière. La production locale pourrait atteindre les 100 tonnes en 2030. Les secteurs cités ne constituent pas un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques.

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Emblèmes et symboles nationaux

Le drapeau de la France (bleu, blanc, rouge) est le drapeau national officiel, de même l'hymne national officiel de la France est La Marseillaise. La question du choix d'un drapeau par l'Assemblée de Martinique a fait couler beaucoup d'encre. Un drapeau figurant un lambi est utilisé entre 2019 et 2021 par la collectivité. Le drapeau « rouge vert noir » est finalement adopté officiellement le 2 février 2023 par les élus de l'Assemblée de Martinique pour représenter la Martinique lors des manifestations sportives et culturelles. Le drapeau « rouge vert noir » a été créé en 1968 par l'écrivain martiniquais anticolonialiste Guy Cabort-Masson et par l'historien Alex Ferdinand dans sa présentation actuelle, c'est-à-dire avec un triangle rouge et de deux trapèzes, vert et noir, superposés. Drapeau historique « aux quatre serpents » Le pavillon aux quatre serpents est utilisé par les bateaux basés à la Martinique entre 1766 et la Révolution française. Cet emblème historique est utilisé pour représenter la Martinique dans la liste des émojis, depuis 2015, il est remplacé par l'émoji drapeau « rouge vert noir » en 2024 pour les appareils apple fonctionnant sur IOS 17.4. Hymne territorial Ansanm L'Hymne martiniquais Ansanm a été adopté officiellement le 2 février 2023 par les élus de la CTM pour représenter la Martinique lors des manifestations sportives et culturelles. Le 14 mai 2024, le tribunal administratif de Fort de France annule le choix de l'hymne territorial Ansanm pour irrégularités dans le processus de consultation publique.

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Héros, figures de l’indépendance et grandes personnalités

Les portraits sourcés de ce pays seront présentés ici.

Hymne national

La Marseillaise

Enregistrement audio

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Les activistes de Martinique

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