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Mayotte

Drapeau : Mayotte

Afrique · YT

Mayotte

Histoire, mémoire et voix de Mayotte.

CapitaleMamoudzou
Languesfrançais, mahorais, shibushi
Monnaieseuro
Superficie du territoire374 km²
Type de climatLe climat est tropical d'alizé maritime. Les températures moyennes oscillent entre 23 et 30 °C (25,6 °C de moyenne annuelle) et le taux d'hygrométrie dépasse souvent 85 %. On distingue deux principales saisons séparées par deux intersaisons plus brèves :
Portrait de Emmanuel MacronPrésident actuelEmmanuel MacronChef d’État de rattachement — Président de la République
Date d’accession au pouvoir14/05/2017Première entrée en fonction ; réélu le 24 avril 2022.
Mode d’accession au pouvoirÉlection présidentielle remportée le 7 mai 2017.

Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.

Sources et précisions : superficie et climat

Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.

CC BY-SA 4.0 · Attribution et historique accessibles dans la source du climat.

Direction du pays · référence au 04/11/2026. Aucune présidence nationale distincte : le titulaire est présenté au titre du rattachement à France. La date est celle de cette fonction de rattachement, et non d’une nomination locale. Repères complétés à partir des sources institutionnelles citées ; les mandats et dates mentionnés sont ceux explicités ci-dessous.

Portrait de Emmanuel Macron : Nebojša Tejić · Public domain · Source de l’image

Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir

Référence de recherche pour l’identité : Wikidata, consultée le 2026-11-04. Les assertions de cette source restent à vérifier.

Corpus documentaire importé le 2026-11-03, complété par les corrections validées de l’équipe. Chaque rubrique précise ses sources ; l’import ne constitue pas une vérification manuelle exhaustive.

Atlas FreeWorld

Situer Mayotte dans le monde

Mayotte : contour en orange et repère sur la carte mondiale
Mayotte · repère de localisation indicatif
Contour de Mayotte
Vue du pays ou territoire · nord en haut

Les petits territoires restent repérables par le cercle. Fonds et contours : Natural Earth, domaine public. Frontières indicatives selon le contrôle de fait ; cette carte ne constitue pas une reconnaissance diplomatique. Les territoires éloignés peuvent élargir le cadrage.

Recherche automatique appliquée le 2026-11-04T17:41:37+00:00. Les modifications automatiques restent à relire ; les sources de chaque rubrique sont conservées.

Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies

Mayotte (en mahorais : Maoré) est une collectivité territoriale unique française. Ses compétences, identiques aux autres régions et départements de France, sont regroupées depuis 2011 dans le cadre d'une collectivité territoriale unique — le Département-Région de Mayotte — dont l'organe délibérant est le conseil départemental de Mayotte. Son code Insee est le 976R. Sur le plan géographique, Mayotte fait partie de l'archipel des Comores, dans le Nord du canal du Mozambique (océan Indien) et au nord-ouest de Madagascar. Mayotte est constituée de deux îles principales, Grande-Terre et Petite-Terre, et de plusieurs autres petites îles dont Mtsamboro, Mbouzi et Bandrélé. Son code départemental officiel est « 976 ». Depuis août 2023, le chef-lieu du territoire est Mamoudzou, sur Grande-Terre, qui est aussi la ville la plus peuplée de Mayotte (c'était auparavant Dzaoudzi, situé en Petite-Terre). Le siège du conseil départemental et les services administratifs de la préfecture sont tous deux à Mamoudzou. Du fait de son statut de département et région d'outre-mer, Mayotte est également une région ultrapériphérique de l'Union européenne. Ses habitants sont appelés les Mahorais et les langues locales sont le mahorais (shimaoré) et le shibushi. Le 25 avril 1841, sous le règne de Louis-Philippe Ier, le dernier sultan de Mayotte Andriantsoly, menacé par les royaumes voisins, vend son île au royaume de France en échange de sa protection. En 1848, l'île intègre la République française. En 1886, la France établit un protectorat sur le reste de l'archipel des Comores, composé de la Grande Comore, Mohéli et Anjouan qui se retrouvent placées sous la direction du gouverneur de Mayotte. Toutefois, à partir de 1958, l'administration du territoire quitte Mayotte pour Moroni (en Grande Comore), ce qui provoque le mécontentement des Mahorais, qui réclament la départementalisation. Dans les années 1960 et 1970, Zéna M'Déré et le mouvement des chatouilleuses militent pour le rattachement définitif de Mayotte à la République française. En 1974, la France organise sur l'ensemble de l'archipel des Comores une Consultation pour que les populations de l'archipel décident d'une éventuelle indépendance, mais, les Mahorais ne votant qu'à 36,78 % pour l'indépendance, l’État français décide finalement de considérer le résultat île par île. Une seconde consultation est organisée par la France uniquement à Mayotte en 1976, qui confirme largement ce choix de la population de demeurer française, au contraire des trois îles qui formeront la République des Comores. L'ONU tente de déclarer nul ce référendum car il ne respecte pas l'uti possidetis. À la suite du référendum de 2009, Mayotte devient département et région d'outre-mer (DROM) à assemblée délibérante unique : le conseil départemental exerce également les compétences d'un conseil régional en 2011.

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Wikipédia, article « Mayotte », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Origine du nom et étymologie

Le nom de Mayotte vient du nom portugais « Mayotta », transcription du swahili « Maouti », qu'on dit lui-même calqué sur l'arabe « Jazirat al Mawet » (جزيرة الموت) qui signifie « île de la mort » (probablement en raison de la barrière de corail qui entoure l'île et a longtemps constitué un danger mortel pour les navires). En shimaoré (dialecte local issu du kiswahili), l'île est appelée «Maoré». C'est l'île la plus au sud de l'archipel des Comores, en arabe « Jouzour al qamar » (جزرالقمر), c'est-à-dire les « îles de la Lune » — cette étymologie populaire est cependant apocryphe, ce dernier nom venant plutôt de l'ancien nom arabe de Madagascar, « Ķ(u)mr’ » (ce qui en ferait les « îles malgaches »). Mayotte est souvent surnommée « l'île aux parfums » du fait de la culture autrefois intense de fleurs odoriférantes, notamment l'ylang-ylang, symbole de l'île. Du fait de sa forme vue du ciel, elle est parfois aussi surnommée « l'île-hippocampe », ou éventuellement « l'île au lagon » selon certaines brochures publicitaires, formule cependant moins spécifique. Le premier nom européen de Mayotte fut apparemment « île du Saint-Esprit », attribué par les navigateurs portugais au début du XVIe siècle. Cette appellation n'a pas perduré, même si elle a continué de figurer sur les cartes marines jusqu'au XVIIe siècle, associée à une île inexistante au sud de Mayotte et à côté de l'autre île fantôme de « Saint-Christophe » (erreurs probablement liées à la topographie de la péninsule au sud de l'île, aperçue de loin en mer avec une approximation des distances, puis au report sommaire des observations sur une carte d'exploration, mais corrigées seulement en 1665 par John Burston).

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Wikipédia, article « Mayotte », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Histoire du pays

Préhistoire Vieille de 9 millions d'années, l'île ne semble pas avoir connu de présence humaine avant le Moyen Âge, les mammifères en étant probablement absents à l'exception des roussettes. Moyen Âge Les VIIIe et IXe siècles voient les premières installations humaines dont les traces nous soient parvenues. Il semble que les premiers habitants appartiennent déjà aux premiers peuples swahilis, caractérisés par une culture d'origine bantoue répandue sur l'ensemble des rivages de l'Afrique orientale de la Somalie au Mozambique, entretenant des relations encore mal connues avec les populations malgaches, d'origine austronésienne. Mayotte et Anjouan ont été occupées apparemment plus tardivement car les deux îles se différencient de l'ensemble des Comores par une évolution linguistique spécifique. Le commerce maritime, très actif dès cette époque, atteste de contacts avec le Moyen-Orient musulman. Les plus vieux vestiges d'occupation humaine ont été retrouvés à Acoua et datent de cette période ; les premières populations n'étaient vraisemblablement pas musulmanes et ne se seraient islamisées que plus tard, au contact des marchands arabes. Mayotte est alors une étape dans le commerce entre l'Afrique et Madagascar, comme l'attestent les données archéologiques du site d'Ironi Bé à Dembéni. Du XIIIe au XVe siècle, l'île est sous la direction de chefs musulmans, les Fani, et connaît un premier « âge d'or » du fait de sa position stratégique dans le commerce entre Madagascar et le monde swahili. Les relations avec la côte et la grande île sont importantes et les restes de poteries africaines, malgaches, indiennes et même chinoises attestent d'un commerce florissant. Les fouilles menées à Dembéni ont mis en évidence des céramiques importées du golfe Persique, d'Inde et de Chine, ainsi que des produits malgaches (notamment du cristal de roche travaillé) datant du IXe au XIIe siècle, montrant déjà une grande inclusion de cette localité dans le commerce international de l'océan Indien. Cette « civilisation de Dembéni » semble avoir connu une décadence au XIIe siècle, possiblement du fait de guerres, menant à sa disparition progressive. Vers 1470, un sultanat shirazi (originaire de Perse) s'établit, il est reconnu jusqu'au début du XIXe siècle. C'est de cette époque que date l'établissement de l'islam sunnite chaféite encore pratiqué à Mayotte. L'île de Mayotte (« Mawutu ») est mentionnée pour la première fois en 1490 sous la plume du navigateur arabe Ahmed Ibn Majid. Temps modernes L'archipel des Comores constitue la frontière sud de l'aire culturelle swahilie qui se développe à partir de la fin du Moyen Âge dans cette région que l'on appelle à l'époque le Zanguebar. Mayotte constitue également le point de contact de cet ensemble avec la culture malgache, très différente, ce qui fait de cette île un carrefour d'influences, mais aussi une cible guerrière. Les influences venues de l'ensemble de l'océan indien, de la côte africaine bantoue et de la côte malgache se mêlent alors et façonnent une société swahilie insulaire très multiculturelle. Une immigration bantoue et malgache (Sakalaves) s'installe, notamment du fait de l'esclavage introduit aux alentours du XIIe siècle. Avec le contournement de l'Afrique par Vasco de Gama pour arriver aux Indes par voie maritime, en doublant le cap de Bonne-Espérance, à partir de 1498, le canal du Mozambique se retrouve subitement au cœur de la principale route commerciale au monde, ouvrant une importante période de prospérité pour les nombreuses îles et cités-États de l'aire culturelle swahilie. En 1503, l'île de Mayotte est mentionnée pour la première fois par une escadre portugaise qui l'aborde ; elle est baptisée « île du Saint-Esprit » en 1507. D'après les archives de l'amirauté portugaise, elle est cartographiée par Diego Ribeiro en 1527. Dans un premier temps, ce repérage soigneux permet surtout de l'éviter, à la façon des convois de boutres qui ont sillonné de manière multiséculaire le canal du Mozambique : les récifs de corail de Mayotte représentent un danger mortel pour les bateaux. C'est pourquoi, jusqu'au XVIIIe siècle, l'île n'est pas un lieu d'escale ordinaire pour les grandes flottes et n'accueille que quelques grands navires européens égarés, venus s'y ravitailler par nécessité.[réf. souhaitée] En 1521, l'amiral et cartographe ottoman Piri Reis mentionne Mayotte à son tour. Il la décrit en ces termes dans son Kitab-i Bahrije : « La seconde île est nommée Magota. On dit que les Portugais y ont mis des hommes. Elle a un Chah. Sa population est noire et blanche. Ils sont chafi'i, parmi eux point d'hypocrisie. Elle a une ville nommée Chin Kuni (Tsingoni). N'y règnent que des cheikhs. » Le grand souverain du XVIe siècle est nommé Haïssa ben Mohamed (parfois orthographié Aïssa ou Issa) : fils du sultan Mohammed d'Anjouan et de la sultane héritière de Mayotte (dont la capitale était alors Mtsamboro), c'est lui qui transfère la capitale à Tsingoni et fait ériger en 1538 le mihrab de la mosquée encore visible aujourd'hui. Son long règne (40 ans selon certaines sources) coïncida apparemment avec une période d'importante prospérité pour l'île, désormais en position stratégique sur les routes commerciales reliant l'Europe à l'Orient en contournant l'Afrique : les navigateurs européens de l'époque recommandent en effet aux navires en route pour les Indes de faire une pause atlantique au Cap-Vert au printemps et une pause indienne aux Comores en septembre, afin de profiter au mieux des courants de mousson ; cependant ces navires, choisissant entre les îles locales, préfèrent la sûre Anjouan à la dangereuse Mayotte, mais cette nouvelle prospérité profite à tout l'archipel. À sa mort, les Mahorais rejettent l'autorité de sa veuve alors établie à Anjouan et élisent sa fille Moina-Alachora sultane de Mayotte, se séparant une nouvelle fois de l'autorité anjouanaise et accentuant les tensions diplomatiques entre les deux îles. Des Malgaches, essentiellement Sakalaves, prennent progressivement le contrôle du sud et d'une partie ponctuelle de l'est de l'île tandis que les Portugais entament des relations commerciales à partir de 1557, avec la visite de la flotte de Baltazar Lobo da Sousa.

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Wikipédia, article « Mayotte », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Colonisation et administrations historiques

Achat par la France Andriantsoly a hérité du sultanat en 1832 après avoir écarté Bwana Kombo (ou « Buanacombé », ou « Banakombo »), un fils de Mawana Madi, qui trouve refuge à Mohéli. Il doit alors défendre l'île contre les visées du hova Ramanetaka - devenu le maître de Mohéli sous le nom d'Abderahmane - et des sultans d'Anjouan, Abdallah puis Salim (1836). Andriantsoly souhaite préserver l'autonomie de son île face aux autres souverains comoriens. Or, dépourvu d'allié contre ces derniers et contre la monarchie malgache soutenue par la Grande-Bretagne, il se sait menacé. Il se tourne alors vers les rivaux des Britanniques, les Français, qui, eux aussi présents à Madagascar depuis 1643, viennent de s'emparer de Nosy Be. C'est dans ce contexte que, le 25 avril 1841, le sultan vend Mayotte à la France alors dirigée par le roi Louis-Philippe Ier. En échange, il obtient du capitaine Pierre Passot, envoyé par Anne Chrétien Louis de Hell, une rente viagère personnelle de mille piastres (5 000 francs) et le droit d'élever deux enfants du sultan à La Réunion. Ce traité est ratifié officiellement par l'État français en 1843. Colonisation et abolition de l'esclavage La souveraineté française sur Mayotte advient à un moment assez singulier, la France de Louis-Philippe n'ayant pas de politique coloniale en dehors de l'Algérie, conquise en 1830 en partie par son prédécesseur, Charles X. Cet événement est également indépendant du partage de l'Afrique issu de la conférence de Berlin qui n'aura lieu qu'après 1885. L'abolition de l'esclavage à Mayotte est prononcée le 27 avril 1846 alors que l'île avait jusque-là été soumise à la traite arabe. À cette époque, l'île avait environ 3 000 habitants presque exclusivement musulmans, dont entre un tiers et la moitié était des esclaves. Les espoirs français de développer à Mayotte un port et des plantations supposaient d'attirer davantage d'immigration depuis l'Afrique, mais le gouvernement avait conscience que l'arrivée de Noirs libres serait interprétée par les Britanniques comme de la traite déguisée, laquelle était interdite. En conséquence, le ministre de la Marine et des Colonies, Ange René Armand de Mackau, suggéra au roi Louis-Philippe Ier que le développement d'une économie de marché à Mayotte nécessitait de libérer les esclaves et d'indemniser leurs maîtres musulmans. Le Parlement français approuva, au printemps 1847, le financement nécessaire au paiement d'une indemnité de 200 francs par esclave. Le processus de libération commença en juillet 1847. Après la chute de la monarchie de Juillet causée par la révolution française de 1848, l'article 3 du décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848, voté quelques mois plus tard, confirme l'abolition de l'esclavage dans l'île.

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Indépendance, dates et mouvements

En 1946, les protectorats des Comores et la colonie de Mayotte sont séparés administrativement de Madagascar et deviennent un territoire d'outre-mer (TOM). Après avoir refusé d'accéder à l'indépendance lors du référendum de 1958 organisé par le général De Gaulle, les Comores obtiennent le 22 décembre 1961 (loi no 1412) un statut d'autonomie interne (qui sera élargie en 1968 par la loi no 6804). Ce statut donne jour à un gouvernement comorien élu par l'Assemblée territoriale. De 1961 à 1970, l'ancien député Saïd Mohamed Ben Chech Abdallah Cheikh est élu président du Conseil de gouvernement jusqu'à sa mort le 16 mars 1970. C'est durant cette période, en 1966, que la capitale du territoire est transférée de Dzaoudzi (Mayotte) à Moroni (Grande Comore), huit ans après la décision du transfert et au grand dam des Mahorais. Au cours de cette période naissent les premiers mouvements politiques qui contestent le pouvoir de Saïd Mohamed Cheikh et, pour certains, réclament l'indépendance. D'autres, comme le Mouvement populaire mahorais (MPM), réclament au départ plus d'autonomie vis-à-vis des autres îles. Née en 1958, l'Union pour la Défense des Intérêts de Mayotte (UDIM) est un mouvement créé par un créole natif de Sainte-Marie, Georges Nahouda, un administrateur haut placé. Leur objectif est de départementaliser Mayotte. Son neveu, Marcel Henry, poursuit le combat avec la création du MPM à la mort de ce dernier la même année. Associé à une partie de l'élite mahoraise (dont Younoussa Bamana), Marcel Henry poursuivra le combat pour Mayotte française jusqu'au bout. Le MPM obtient le soutien d'une partie importante de la classe politique française. Cependant, dans les années 1960, d'autres mouvements politiques voient le jour, dont le parti « Serrez-la-main », qui revendiquait l'indépendance vis-à-vis de la France. Nombres d'échauffourées[réf. nécessaire] eurent lieu entre ce dernier et le MPM. Le MPM se radicalise et demande la séparation de Mayotte et des autres îles et notamment la départementalisation de Mayotte. Zakia Madi, parmi les leaders du MPM, est tuée lors d'une de ces manifestations entre parties opposées sur la jetée de Mamoudzou, à l'embarcadère de la barge. L'éclat d'une grenade lacrymogène est l'origine la plus probable selon les témoignages.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Mayotte », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Institutions et modèle politique

Cette page a pour but de présenter le paysage politique mahorais. Partis politiques locaux Mouvement départementaliste mahorais (MDM) : mouvement départementaliste du centre. Force de l'alternance du Mouvement départementaliste mahorais (FA-MDM) : dissidence du Mouvement départementaliste mahorais, comptait de 2007 à 2012 un député (Abdoulatifou Aly), membre du Modem au niveau national et siégeant comme non inscrit. Mouvement populaire mahorais (MPM) Le Nouvel élan pour Mayotte (Néma) : parti politique mahorais, créé en 2007 par Saïd Omar Oili, président du conseil général de Mayotte de 2004 à 2008. Ouvoimoja : parti politique créé par Gilles Martin en janvier 2012 à Mayotte, parti de rassemblement pour la reconnaissance de l'égalité citoyenne au sein de la République. Rassemblement démocratique de Mayotte, parti indépendantiste. Front départemental mahorais, parti d'extrême-droite. Élections présidentielles Lors de l'élection présidentielle de 2017, le candidat Les Républicains François Fillon arrive en tête du premier tour à Mayotte avec 32,62 % des voix, devant la candidate Front national Marine Le Pen avec 27,12 % et le candidat d'En marche Emmanuel Macron . Au second tour, c'est ce dernier qui l'emporte dans le département avec 57,15% des voix. Marine Le Pen obtient 42,89 % , soit plus que son score national (33,9%). Élections parlementaires Élections locales Notes et références Articles connexes Conseil départemental de Mayotte Portail de la politique française Portail de Mayotte

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Wikipédia, article « Politique à Mayotte », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Modèle économique et secteurs dominants

Le tertiaire administratif occupe, en 2001, 45 % des salariés de l'île. Outre l'administration (essentiellement l'hôpital et l'Éducation nationale), les travaux publics, le commerce et ses services associés sont les principaux employeurs. Malgré une croissance de 9 % par an, le taux de chômage atteint 35 % : l'INSEE dénombre, début 2019, 51 400 personnes « sans emploi mais qui souhaitent travailler », ce qui est de très loin le record de France tous territoires confondus (et alors que l'emploi informel est comptabilisé comme travail). Le SMIC à Mayotte est de 25 % inférieur au SMIC national. Le revenu annuel moyen des ménages était de 9 337 euros en 2005 contre 29 696 euros en métropole. Selon l'INSEE, Mayotte souffre plus des inégalités que du niveau moyen de revenu. Le montant du revenu solidarité active (RSA) à Mayotte est la moitié du montant disponible en France hors Mayotte. En 2018, l'île compte 2 360 entreprises, auxquelles s'ajoutent environ 5 300 entreprises informelles (inconnues de l'administration fiscale mais recensées par l'INSEE). Ces entreprises informelles sont le plus souvent très modestes, et ne constituent que 9 % de la valeur ajoutée générée, pour environ 6 640 employés non déclarés (l'agriculture n'est pas comprise dans ces chiffres). Ce phénomène est dû au fait qu'un grand nombre des entrepreneurs sont des étrangers en situation irrégulière, ce qui les empêche de formaliser leur activité. La quasi-totalité des biens disponibles à Mayotte sont importés, et transitent en petite partie par l'aéroport de Dzaoudzi-Pamandzi mais essentiellement par l'unique port en eaux profondes à Longoni (commune de Koungou). La propriété du port de Mayotte a été transférée au conseil général en 2008. La plupart des produits non locaux sont soumis à un octroi de mer et surtout à la situation de monopole de l'essentiel des importateurs et distributeurs : en conséquence, les prix sont 73% plus chers qu'en métropole (contre 66% en moyenne dans les autres départements d'outre-mer). Un Observatoire des prix a été mis en place en 2007 dans le but de contrôler les marges excessives de certaines entreprises (« bouclier qualité-prix »). Il existe à Mayotte plusieurs supermarchés (essentiellement autour de Mamoudzou), et dans les villages un réseau d'épiceries généralistes de première nécessité appelés « doukas ». On trouve un grand marché couvert à Mamoudzou, et des marchés paysans à Coconi, Combani (un village de Tsingoni) et Acoua. Agriculture, élevage et pêche On dénombre à Mayotte environ 20 000 exploitations agricoles, pour la plupart de taille très modeste, ainsi qu'un grand nombre d'exploitations « sauvages » sur brûlis. La superficie agricole utilisée (SAU) est de 22 257 hectares, soit plus de la moitié de la surface de l'île.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Mayotte », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Évolution économique et niveau de développement

L'économie de Mayotte est basée essentiellement sur l'agriculture / agroalimentaire, la pêche et l'aquaculture. Le PIB par habitants progresse quant à lui avec un peu plus de 9 220 euros, un des plus élevés des pays voisins (3e rang) derrière Seychelles et La Réunion.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Économie de Mayotte », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Grandes réalisations politiques, économiques et sociales

Mamoudzou est l'unique ville où se trouve un hôpital (le CHM, Centre hospitalier de Mayotte), dont des annexes sont ouvertes à Dzaoudzi (sur Petite-Terre), Chirongui, Kahani et Dzoumogné. Depuis 2001, le CHM dispose d'un service de santé mentale. La capacité totale de l'hôpital est de 411 lits. Des maternités dites « intercommunales » sont ouvertes : Mramadoudou au sud de l'île (2005), Kahani commune de Ouangani au centre (2006), et Bandraboua au nord (2010). Cependant, la grande majorité des naissances a lieu à Mamoudzou, ce qui fait du CHM la première maternité de France : 54 % des naissances annuelles dans l'île en 2003, 57,3 % en 2004. Depuis le 1er avril 2005, les soins ne sont plus gratuits sur le territoire. Les patients doivent présenter une carte de Sécurité sociale ou acquitter un droit forfaitaire auprès des structures de soins publics ou des honoraires auprès d'un médecin privé. Il existe aussi une quinzaine de dispensaires dans les villages, qui se partagent les rares médecins de garde. Ils sont appuyés par quatre hôpitaux intercommunaux, ou dispensaires de référence : antenne du CHM de Petite-Terre (Dzaoudzi), hôpital Sud (Chirongui), hôpital Centre (Kahani), hôpital Nord (Dzoumogné). L'île est le territoire français le plus dépourvu en termes de personnel médical, puisqu'on ne compte à Mayotte que 0,18 médecin pour 1 000 habitants, contre 2 en Métropole (et 1,8 à la Réunion). Depuis 2005, des infirmiers s'installent en libéraux, assurant les soins à domicile. Bien qu'il soit possible de bénéficier de la couverture maladie universelle à Mayotte, les habitants ne peuvent bénéficier de la CMU-Complémentaire comme en métropole. Le paludisme, la dengue et le chikungunya sont signalés sur l'île, tous transmis par les moustiques, mais les infections sur les personnes en bonne santé résidant dans des conditions d'hygiène acceptables sont rares. Les rats sont parfois vecteurs de leptospirose et une espèce d'escargots géants invasifs (Lissachatina fulica) pourrait transmettre une forme de méningite (Angiostrongylose). L'obésité est l'un des fléaux majeurs en matière de santé à Mayotte : selon l'ARS, près d'une femme sur deux (47 %) est obèse, et une personne sur 10 est diabétique entre 30 et 69 ans. En conséquence, l'hypertension artérielle et le diabète ont une prévalence record sur le territoire. En 2020, alors que l'île est déjà atteinte par une vague de dengue, elle subit de plein fouet la pandémie de Covid-19, la situation sociale et sanitaire empêchant une mise en place satisfaisante des mesures protectrices.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Mayotte », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Personnalités dans les organisations internationales

À partir de 1908, l'ensemble des Comores est intégré sous l'autorité du gouvernement général de « Madagascar et dépendances ». En 1919, au lendemain de la Première Guerre mondiale, est créée la Société des Nations, ancêtre de l'Organisation des Nations unies (ONU), qui reconnaît également la souveraineté française directe sur Mayotte et la légalité de son acquisition antérieure, ainsi que les statuts de protectorats séparés sur les autres îles, qu'elle place sous sa tutelle, à charge pour la France de veiller à garantir leur propre intégrité. La différence de traitement entre Mayotte et le reste de l'archipel devient de plus en plus une source de tensions. L'ensemble de l'archipel reste contrôlé depuis Dzaoudzi. Le 25 août 1972, le Comité spécial de la décolonisation de l'Organisation des Nations unies inscrit l'archipel des Comores à sa liste des territoires devant accéder à l'autodétermination. Le 15 juin 1973, la France et les Comores signent des accords relatifs à l'accession à l'indépendance. Le 22 décembre 1974, la France organise aux Comores une consultation, précisant que « les populations des Comores seront consultées » (le pluriel étant ici déterminant). Un nouveau gouvernement arrive en France et, conformément à une recommandation d'un groupe de parlementaires venus en voyage d'étude dans l'archipel, envisage de respecter la volonté des Mahorais et de considérer le résultat « île par île ». Le président du Conseil de Gouvernement des Comores, Ahmed Abdallah Abderamane, déclare alors unilatéralement l'indépendance immédiate des Comores « dans ses frontières coloniales », sans que le processus prévu par les accords ne soit mené à son terme. Mayotte reste cependant sous administration française nonobstant la déclaration du gouvernement comorien. L'État comorien revendique Mayotte et refuse cette séparation qui remettrait en cause l'intégrité territoriale de l'archipel. L'Union africaine considère ce territoire comme occupé par une puissance étrangère. Le territoire se retrouve donc pris dans une contradiction entre deux principes fondamentaux du droit international : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes (en faveur d'une Mayotte française) et le droit à l’intégrité territoriale des États (en faveur d'une Mayotte comorienne). Juridiquement, la France ne peut pas s'opposer à l'autodétermination et à l'indépendance des Comores (hors Mayotte) puisqu'elle n'y exerçait qu'un protectorat sous tutelle des Nations unies.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Mayotte », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Culture, traditions et patrimoine

La culture de Mayotte est issue de croisements de populations depuis des siècles, elle est le résultat d’un métissage très riche, avec pour creuset principal la culture swahilie. Ce mélange se reflète dans la musique, le chant et la danse. L’île possède une grande tradition musicale et chorégraphique liée à la culture arabo-musulmane. La musique est un moyen d’exprimer des sentiments forts mais aussi un moyen de vivre sa foi. Plusieurs cultures se côtoient à Mayotte, mais la culture mahoraise (d'inspiration swahilie) qui concernait il y a quarante ans 60 % de la population s'est imposée progressivement sous une forme syncrétique à l'ensemble de la population locale. Il reste toutefois dans le sud de l'île des isolats d'une seconde culture malgache, fortement marquée cependant par la culture mahoraise au point de n'être difficilement discernable qu'au regard avisé. Enfin, la culture française comme d'une manière générale, la civilisation occidentale moderne imprègne de plus en plus la culture locale.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Culture mahoraise », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Genres musicaux et artistes

De nombreux écrivains locaux racontent l'île à travers leurs ouvrages. Des spectacles divers illuminent les veillées des week-ends, du théâtre à la tradition locale en passant par la musique. Mayotte connaît différentes sortes de musique dont le « m'godro », musique locale s'inspirant du salegy ou saleg, une musique malgache. Un carnaval scolaire se perpétue vers les mois de juin-juillet. Au cours de l'année scolaire, les élèves organisent et préparent cet événement. Aidés des enseignants, ils illustrent le thème de l'année et le parfont. Celui-ci a souvent pour but d'informer et de sensibiliser la population et les jeunes, le sujet change chaque année. Dans les années 1990 se sont succédé des idées telles que les pirates, la tortue, et d'autres thématiques axées sur l'environnement et la vie de tous les jours.

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Ethnies, langues et méthodes de dénombrement

La croissance démographique est extrêmement forte à Mayotte : l'île comptait 3 000 habitants à son achat par la France dans les années 1840, 11 000 en 1911, 67 205 en 1985, croissance qui a connu une accélération avec 186 452 habitants en 2007, 212 645 en 2012 et 256 518 habitants en 2017. Cela en fait le département français avec le plus fort taux de croissance démographique (3,8 % par an) et même la plus forte croissance démographique de tout le continent africain, à l'exception du Niger, pays le plus jeune de la planète. Mayotte a d'ailleurs une population très jeune : actuellement, plus d'un habitant sur deux a moins de 20 ans à Mayotte (contre 1/3 à la Réunion et 1/4 dans l'Hexagone). Selon une projection de l'Insee réalisée en 2020, la population de Mayotte pourrait atteindre environ 440 000 habitants en 2050. Cette croissance est la conséquence de la fécondité et de l'immigration importantes. En 2019, le taux de fécondité s'élève à 4,68 enfants par femme. En 2017, le CHM de Mayotte fut encore une fois la première maternité de France, avec 9 800 naissances, dépassant comme chaque année son propre record. Mayotte est le département le plus dense 825 hab./km2 (en 2017 :682 hab./km2) hors Île-de-France. À titre de comparaison, le second DOM le plus densément peuplé est la Réunion, avec seulement 339 hab./km2, soit moins de la moitié de la densité mahoraise. L'amélioration des conditions d'hygiène, de santé publique (médecine rurale, préventive, gratuite pour tous jusqu'en 2005) et du niveau de vie a eu pour conséquence une diminution du taux de mortalité passé de 25 ‰ habitants lors du recensement de 1958, à 7,36 ‰ en 2008. Le taux de mortalité estimé en 2015 est de 2,8 ‰, mais il est considéré comme sous-évalué par l'Insee. Malgré l'espérance de vie moyenne la plus basse de tous les départements français (76,3 ans, comme la Jamaïque ou l'Argentine), Mayotte compte quelques personnes très âgées dont Tava Colo, officiellement née le 22 décembre 1902 à Passamaïnty et décédée dans la même ville le 1er mai 2021, et qui fut doyenne des Français pendant plusieurs années. En 2020, on estime que 2 350 mahorais sont âgés de plus de 75 ans. On estime que 84 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté à Mayotte. L'indice de développement humain pour Mayotte a été estimé à 0,75, ce qui selon les auteurs de l'estimation placerait Mayotte à la soixante-dixième place du classement mondial. Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.

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Faune, biodiversité et espaces protégés

Environnement terrestre Mayotte est une île tropicale pourvue d'une biodiversité sensationnelle : en particulier, la flore mahoraise est une des plus riches au monde par rapport à la superficie de l'île, avec au moins 1 300 espèces recensées dont la moitié sont indigènes ou endémiques. 5 577 ha (soit environ 15 % de la surface de l'île) ont le statut de « réserves forestières », protégeant la quasi-totalité des forêts naturelles humides — protection essentiellement théorique cependant, la déforestation sauvage étant importante. À proximité des herbiers à tortues et de leurs plages, poussent des baobabs Adansonia digitata qui abritent parfois des colonies de roussettes, une chauve-souris géante et frugivore. Certains de ces baobabs ont été datés par les scientifiques à plus de 400 ans ; Mayotte et Madagascar sont par ailleurs les seules terres au monde à héberger plusieurs espèces de baobabs. Les paysages les plus préservés se trouvent dans le sud de la Grande-Terre, notamment à la pointe de Saziley ou à N’Gouja, et également dans l'est de Petite Terre. Les estuaires et certaines baies abritent également d'importantes mangroves, avec pas moins de 7 espèces différentes de palétuviers. Dans les forêts et agro-forêts de l'archipel, le lémur brun ou « maki de Mayotte », lémurien agile qui se nourrit de fruits et de feuilles, vit en groupe de sept à douze individus, parfois plus dans les zones où il est nourri par les touristes. Ces animaux ont vraisemblablement été importés par les premières populations humaines pour servir de gibier, tout comme le tangue ou hérisson malgache. On peut aussi croiser, plus rarement, la civette malgache. Seules 15 espèces de mammifères sont présentes sur l'île, probablement toutes importées par l'Homme, à l'exception des chauves-souris. On dénombre environ 140 espèces d'oiseaux à Mayotte, la plupart typiques des terres africaines et malgaches voisines, comme le martin triste, la grande Aigrette ou encore le paille-en-queue et le crabier blanc, espèce en danger critique d'extinction. Quant aux reptiles, on en compte à Mayotte environ 18 espèces, avec notamment plusieurs espèces de geckos dont le beau mais invasif Gecko diurne à poussière d'or (Phelsuma laticauda), de nombreux scinques et des caméléons, ainsi que quelques petits serpents endémiques (inoffensifs), essentiellement dans les montagnes – dont au moins une espèce endémique, Madatyphlops eudelini. Les amphibiens sont représentés par deux espèces de grenouilles. Chez les invertébrés, on recense à l'heure actuelle 23 espèces de mollusques terrestres (escargots et limaces), 116 espèces de papillons (dont 12 endémiques), 38 espèces de libellules, 50 espèces d'orthoptères (grillons, criquets et sauterelles, dont 31 endémiques), et 150 espèces de coléoptères.

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Cours d’eau et géographie

Toponymie Le nom de Mayotte vient du nom portugais « Mayotta », transcription du swahili « Maouti », qu'on dit lui-même calqué sur l'arabe « Jazirat al Mawet » (جزيرة الموت) qui signifie « île de la mort » (probablement en raison de la barrière de corail qui entoure l'île et a longtemps constitué un danger mortel pour les navires). En shimaoré (dialecte local issu du kiswahili), l'île est appelée «Maoré». C'est l'île la plus au sud de l'archipel des Comores, en arabe « Jouzour al qamar » (جزرالقمر), c'est-à-dire les « îles de la Lune » — cette étymologie populaire est cependant apocryphe, ce dernier nom venant plutôt de l'ancien nom arabe de Madagascar, « Ķ(u)mr’ » (ce qui en ferait les « îles malgaches »). Mayotte est souvent surnommée « l'île aux parfums » du fait de la culture autrefois intense de fleurs odoriférantes, notamment l'ylang-ylang, symbole de l'île. Du fait de sa forme vue du ciel, elle est parfois aussi surnommée « l'île-hippocampe », ou éventuellement « l'île au lagon » selon certaines brochures publicitaires, formule cependant moins spécifique. Le premier nom européen de Mayotte fut apparemment « île du Saint-Esprit », attribué par les navigateurs portugais au début du XVIe siècle. Cette appellation n'a pas perduré, même si elle a continué de figurer sur les cartes marines jusqu'au XVIIe siècle, associée à une île inexistante au sud de Mayotte et à côté de l'autre île fantôme de « Saint-Christophe » (erreurs probablement liées à la topographie de la péninsule au sud de l'île, aperçue de loin en mer avec une approximation des distances, puis au report sommaire des observations sur une carte d'exploration, mais corrigées seulement en 1665 par John Burston). Situation L'île est la plus orientale de l'archipel des Comores et la plus proche des côtes nord-ouest de Madagascar distantes d'environ 300 km. Topographie Mayotte est la plus ancienne des quatre grandes îles de l'archipel des Comores, chapelets de terres qui émergent au-dessus d'un relief sous-marin en forme de croissant de lune, dans le Nord du canal du Mozambique, qui sépare Madagascar du continent africain. Située à 295 km à l'ouest de Madagascar et à 67 km au sud-est d'Anjouan, parfois visible le soir en ombre chinoise, elle est composée de plusieurs îles et îlots couverts d'une végétation exubérante. Les deux plus grandes îles sont Grande-Terre et Petite-Terre, entourées par une barrière de corail vaste et complexe. Ce récif corallien de 160 km de long entoure un lagon de 1 100 km2, un des plus grands et des plus profonds au monde. On trouve, sur une partie de la barrière de corail, une double barrière qu'il est rare d'observer sur la planète. Il protège des courants marins et de la houle océanique la quasi-totalité de Mayotte, à l'exception d'une douzaine de passes, dont une à l'est appelée « passe en S ». Le lagon, d'une largeur moyenne de 5 à 10 km, a une profondeur pouvant atteindre jusqu'à une centaine de mètres.

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Ressources naturelles

Électricité de Mayotte (EDM) est une société anonyme d'économie mixte (SAEM) détenue à 50,01 % par le conseil départemental de Mayotte, 24,99 % par Électricité de France (EDF), 24,99 % par SAUR International et 0,01 % par l'État. EDM est entrée aux IEG (industries électriques et gazières) le 1er janvier 2011. Elle exerce la mission de service public de production, distribution et commercialisation de l'électricité sur l'île de Mayotte. L'électricité à Mayotte est constituée à 95 % d'électricité produite par des moteurs Diesel ; la part d'énergies renouvelables est de 5 %, chiffre stable depuis 2013. La demande est en forte croissance (+14,5 % par an entre 1995 et 2013) du fait de la croissance de l'île ; la centrale de Longoni, mise en service en 2009, a fait l'objet d'une extension en 2015. L'objectif de 30 % d'énergies renouvelables en 2020 ne sont pas atteint ; des projets pour le stockage d'énergie visant à lisser la production d'énergie photovoltaïque sont en cours de développement depuis plusieurs années, mais n'ont pas encore été démarrés. En 2021, un nouveau plan est lancé visant à atteindre 30 % d'énergies renouvelables d'ici 2030, essentiellement par du solaire photovoltaïque. EDM déploie en 2021 une ligne 90 kV entre Longoni et Sada afin d'améliorer la qualité de la distribution d'électricité au sud de l'île.

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Productions, volumes et classements mondiaux

On dénombre à Mayotte environ 20 000 exploitations agricoles, pour la plupart de taille très modeste, ainsi qu'un grand nombre d'exploitations « sauvages » sur brûlis. La superficie agricole utilisée (SAU) est de 22 257 hectares, soit plus de la moitié de la surface de l'île. Les productions agricoles sont principalement les cultures vivrières et notamment le riz et le manioc et les fruits tropicaux, banane (17 000 tonnes en 2003), noix de coco, ananas, papayes, mangues (sept-déc.), oranges (juin-août) et litchi (décembre). Mais l'on trouve également des cultures spécialisées d'exportation, l'ylang-ylang et la citronnelle utilisés dans la parfumerie, la vanille, la cannelle[réf. nécessaire] et le girofle, même si la départementalisation et l'alignement de Mayotte sur le droit du travail français a fait fuir les principaux exploitants (comme Guerlain) vers les pays voisins (Comores ou Madagascar), où la main-d'œuvre est moins chère. Depuis les années 2020, des tentatives de résurrection de ces cultures à forte valeur ajoutée commencent à voir le jour. Certaines populations pratiquent une agriculture sauvage en brûlant la forêt pour planter du manioc et des bananes, deux cultures assez productives et demandant relativement peu d'investissement, mais délétère pour l'environnement car entraînant dans ces conditions une érosion dramatique, d'autant qu'elles sont souvent aspergées de nombreux pesticides illégaux. En particulier, les tomates mahoraises achetées en bord de route contiennent des taux préoccupants de diméthoate (jusqu'à 500 % de la limite maximale résiduelle tolérée), alors que ce pesticide toxique est interdit en France. Un petit élevage bovin, caprin et avicole (production d'œufs essentiellement) se maintient, mais ne suffit pas à satisfaire la demande de l'île, qui importe l'essentiel de ses denrées alimentaires, y compris de première nécessité. Le chombo et l'upanga sont des outils traditionnel souvent utilisés. La mer fournit, outre les poissons de la pêche côtière, espadons, langoustes, mérous et crevettes, sur une zone économique exclusive (ZEE) de 74 000 km2 (dont une faible partie est placée en réserve et interdite de pêche). La pêche demeure peu régulée, faisant peser une menace de surexploitation ou de destruction de l'habitat sur les ressources qui en sont issues : cela concerne en particulier la pêche industrielle au thon, mais aussi la pêche artisanale aux poulpes, langoustes et bivalves (notamment le bénitier, espèce protégée). La pêche côtière est essentiellement informelle : à peine 48% du poisson débarqué provient de pêcheurs en règle, et une partie des pêcheurs sont sans papiers, ce qui empêche de réglementer leur activité. En 2007 a été créée une Commission régionale des pêches maritimes et de l'aquaculture marine (COREPAM), qui a pour mission d'instruire les dossiers de demande de subventions des professionnels du secteur. Les secteurs cités ne constituent pas un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques.

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Emblèmes et symboles nationaux

Les armoiries de Mayotte sont coupées d'azur, au croissant d'argent, et de gueules à deux fleurs d'ylang-ylang d'or boutonnées d'argent, le tout à bordure engrelée d'argent. L'écu est soutenu par deux hippocampes d'argent de profil et posé sur une ceinture du même contenant la devise : Ra Hachiri (« Nous sommes vigilants » en shimaore). Le croissant symbolise l'Islam, tandis que l'engrènement d'argent symbolise la barrière de corail qui entoure l'île. Le drapeau du département de Mayotte est composé des armoiries de la collectivité en son centre sur fond blanc, de la mention « MAYOTTE » en rouge ainsi que de la devise Ra Hachiri (« nous sommes vigilants » en mahorais). Il n'est pas reconnu officiellement. Le drapeau de la France (bleu, blanc, rouge) est le drapeau officiel de Mayotte.

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Héros, figures de l’indépendance et grandes personnalités

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Hymne national

La Marseillaise

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Les activistes de Mayotte

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