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Nouvelle-Calédonie

Drapeau : Nouvelle-Calédonie

Océanie · NC

Nouvelle-Calédonie

Histoire, mémoire et voix de Nouvelle-Calédonie.

CapitaleNouméa
Languesfrançais
Monnaiesfranc Pacifique
Superficie du territoire18 576 km²
Type de climattropicale ; modifié par les alizés sud-est ; chaud, humide
Portrait de Emmanuel Macron
Crédit photoNebojša Tejić · Public domain · Source de l’image
Président actuelEmmanuel MacronChef d’État de rattachement — Président de la République
Date d’accession au pouvoir14/05/2017Première entrée en fonction ; réélu le 24 avril 2022.
Mode d’accession au pouvoirÉlection présidentielle remportée le 7 mai 2017.

Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.

Sources et précisions : superficie et climat

Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.

Le descriptif climatique provient d’une archive du World Factbook. Il décrit le climat général et ne constitue pas un bulletin météo actuel.

Résumé climatique traduit automatiquement depuis une source anglophone, à relire.

Direction du pays · référence au 04/11/2026. Aucune présidence nationale distincte : le titulaire est présenté au titre du rattachement à France. La date est celle de cette fonction de rattachement, et non d’une nomination locale. Repères complétés à partir des sources institutionnelles citées ; les mandats et dates mentionnés sont ceux explicités ci-dessous.

Portrait de Emmanuel Macron : Nebojša Tejić · Public domain · Source de l’image

Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir

Référence de recherche pour l’identité : Wikidata, consultée le 2026-11-04. Les assertions de cette source restent à vérifier.

Corpus documentaire importé le 2026-11-03, complété par les corrections validées de l’équipe. Chaque rubrique précise ses sources ; l’import ne constitue pas une vérification manuelle exhaustive.

Atlas FreeWorld

Situer Nouvelle-Calédonie dans le monde

Nouvelle-Calédonie : contour en orange et repère sur la carte mondiale
Nouvelle-Calédonie · repère de localisation indicatif
Contour de Nouvelle-Calédonie
Vue du pays ou territoire · nord en haut

Les petits territoires restent repérables par le cercle. Fonds et contours : Natural Earth, domaine public. Frontières indicatives selon le contrôle de fait ; cette carte ne constitue pas une reconnaissance diplomatique. Les territoires éloignés peuvent élargir le cadrage.

Recherche automatique appliquée le 2026-11-04T17:46:29+00:00. Les modifications automatiques restent à relire ; les sources de chaque rubrique sont conservées.

Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies

La Nouvelle-Calédonie est un ensemble d'îles et d'archipels français, faisant partie de la Mélanésie et de l'Océanie lointaine. Située en mer de Corail, une mer bordière de l'océan Pacifique sud, sa superficie terrestre totale est de 18 575,5 km2, et son île principale, la Grande Terre, est longue de 400 km et large de 64 km. Sa principale commune est Nouméa, seule grande ville de l'archipel. Le Grand Nouméa (avec les communes voisines de Païta, Dumbéa et Mont-Dore) compte 173 814 habitants, soit un peu moins des deux tiers des 264 596 personnes peuplant l'archipel. La Nouvelle-Calédonie relève de la souveraineté française depuis 1853. Administrée sous le statut de collectivité sui generis (code géographique 988), elle regroupe trois provinces à vaste champ de compétence ayant elles-mêmes chacune le statut de collectivités territoriales de la République française. C'est un pays et territoire d'outre-mer de l'Union européenne, elle ne fait donc pas partie de l'espace Schengen. Son statut institutionnel actuel lui reconnaît un degré fort d'autonomie et le droit à l'autodétermination, suivant un processus original de décolonisation et de construction d'un destin commun entre le peuple autochtone, les Kanaks qui représentent 41 % de la population, et les autres communautés de l'archipel tels les Européens anciennement établis dits Caldoches, les métis, et les habitants d'origine polynésienne, métropolitaine ou encore asiatique. La Nouvelle-Calédonie est inscrite sur la liste des territoires non autonomes selon l'Organisation des Nations unies — donc considérée comme non décolonisés —, de 1946 à 1947 et depuis 1986. Elle dispose de signes identitaires qui lui sont propres, aux côtés des emblèmes nationaux français (un hymne, une devise et une graphie spécifique des billets de banque). La question de son drapeau et de son nom font en revanche débat, les indépendantistes utilisant généralement l'appellation de Kanaky (en référence au peuple kanak) et disposant de leur propre drapeau depuis 1984, deux options rejetées généralement par les non-indépendantistes qui peuvent défendre pour leur part des positions assez diverses (statu quo, association des emblèmes indépendantistes à ceux de la France, ou invention de nouveaux symboles communs à l'ensemble des communautés vivant dans l'archipel).

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Nouvelle-Calédonie », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Origine du nom et étymologie

Le terme Calédonie dérive du nom donné par les Romains (Caledonia) aux régions situées au nord du mur d'Hadrien, soit une partie de l'actuelle Écosse, avec le sens de pays des Calédoniens, peuple dont l'ethnonyme brittonique est basé sur l'adjectif caled- « dur » que l'on retrouve en breton kaled et en gallois caled, même sens. Le suffixe « -one » se retrouve dans les ethnonymes de nombreux peuples celtes, continentaux ou brittoniques (Ligons, Santons, Pictons…). James Cook, lui-même d'origine écossaise par son père, baptisa ainsi l'île qu'il venait de découvrir en 1774 New Caledonia en référence à cette région, en suivant la pratique traditionnelle des explorateurs européens d'employer des toponymes faisant référence à leur pays. James Cook avait fait de même pour l'archipel voisin des New Hebrides (Nouvelles-Hébrides, actuellement Vanuatu) et New South Wales (Nouvelle-Galles du Sud) en Australie. Après la prise de possession par la France en 1853 de l'ensemble des îles qui forment aujourd'hui la Nouvelle-Calédonie puis le statut de colonie à part entière à partir de 1860, son nom officiel est « Nouvelle-Calédonie et dépendances », le terme « dépendances » renvoyant aux îles Loyauté, Bélep, des Pins et l'ensemble des petits îlots périphériques. Toutefois, par simplicité, et parce qu'il s'agit de l'île la plus importante, le nom de Nouvelle-Calédonie, voire de « Calédonie », est employé rapidement pour désigner tout à la fois l'île et l'ensemble de la colonie puis du Territoire. Quoi qu'il en soit, le nom officiel reste « Nouvelle-Calédonie et dépendances » jusqu'en 1988 (la loi du 17 juillet 1986, dite statut Pons I, est la dernière à employer ce terme et la loi du 22 janvier 1988, dite statut Pons II, la première à désigner le Territoire comme simplement « Nouvelle-Calédonie »). Parallèlement, tous les textes statutaires d'avant 1999 définissant la collectivité néo-calédonienne citent l'île principale comme « Nouvelle-Calédonie ou Grande Terre ». La loi organique du 19 mars 1999 née de l'accord de Nouméa est le premier document officiel portant statut à n'employer que le terme de « Grande Terre ». Le nom du pays peut néanmoins être appelé à évoluer, puisqu'il fait partie des signes identitaires qui doivent être définis et adoptés à la majorité des trois cinquièmes du Congrès selon l'accord de Nouméa : « La loi constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie prévoira la possibilité de changer ce nom, par « loi du pays » adoptée à la majorité qualifiée » (article 1.5 alinéa 2). La Nouvelle-Calédonie est aussi dénommée familièrement « le Caillou », tandis que le terme « Kanaky » a une connotation indépendantiste et identitaire en référence au terme kanak, terme d'origine hawaiienne, répandu dans le Pacifique par les navigateurs européens pour désigner les populations insulaires autochtones, suivi du suffixe « -y » anglophone.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Nouvelle-Calédonie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Histoire du pays

Peuplement et sociétés pré-européennes (avant 1774) Les Kanaks, peuple autochtone de Nouvelle-Calédonie, font partie des populations austronésiennes. Une étude génétique publiée en 2020 suggère que les racines profondes des locuteurs austronésiens sont originaires des populations néolithiques de l'Asie du Sud-Est et datent d'au moins 8 400 ans. Une autre recherche interdisciplinaire associant notamment archéologie, ethnobotanique et linguistique a permis de reconstituer une diffusion géographique des langues austronésiennes et de techniques agricoles. Selon la théorie dite « sortie de Taïwan » (Out of Taiwan), il y a 6 000 ans (4000 av. J.-C.), des habitants du littoral de la Chine du Sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s'installer à Taïwan. Vers 2500 av. J.-C., ces langues et ces techniques se diffusent de Taïwan vers les Philippines, puis des Philippines vers Sulawesi et Timor et de là, les autres îles de l’archipel indonésien. Vers 1500 av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines en Nouvelle-Guinée et au-delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont sans doute les premiers navigateurs de l'histoire de l'humanité. Comme l'attestent des fragments de poterie Lapita retrouvés, les premiers habitants de la Nouvelle-Calédonie auraient posé le pied sur le territoire il y a environ 3 000 ans. On appelle Lapita la période de 1300 à 200 av. J.-C. C'est à Koné sur la côte ouest de la Grande Terre que furent découverts les premiers vestiges de la civilisation Lapita. Selon l'archéologue Christophe Sand : « Si les Lapitas sont bien les ancêtres des Kanaks, leur culture n’était pas du tout la même, ce qui n’est pas non plus facile à admettre. » Durant la période suivante, Naia Oundjo (IIe siècle av. J.-C. - XIXe siècle), ce qui est appelé aujourd'hui la culture kanak commence à se différencier des autres cultures mélanésiennes, elles aussi issues de cette migration austronésienne. Ils maîtrisent l'art de la pierre polie, et fondent leur civilisation sur la culture de la terre (horticulture sur brûlis, principalement culture sur billons des ignames et culture en terrasses irriguées de taros) et une organisation sociale basée sur une structure clanique. Lors de rituels guerriers, des clans pratiquent aussi l'anthropophagie. À partir du début du IIe millénaire et jusqu'à l'arrivée des premiers Européens, les clans se sédentarisent, les langues kanak se singularisent et de grandes entités socio-linguistiques distinctes plus ou moins territorialisées, à l'origine des actuels « pays » ou « aires coutumières », apparaissent. Malgré cela, les échanges et alliances, notamment matrimoniales, restent importants d'un « pays » à l'autre, d'une île à l'autre, tandis que des apports extérieurs réguliers (notamment de Wallis, dans le cadre des tāvaka ou « voyages » d'exploration réalisés par les habitants de cette île, ou des archipels du Vanuatu ou des Fidji) influencent grandement certaines régions. Le terme de « kanak », longtemps péjoratif et véhiculé à la colonisation sous la graphie « canaque », vient de l'hawaïen kanaka. Le chef historique de la revendication nationaliste et indépendantiste Jean-Marie Tjibaou, à travers sa pièce Kanaké écrite pour le festival Mélanésia 2000 en 1975, a joué sur l'homonymie de ce terme avec le nom du héros d'un mythe régional de l'aire paicî, « Tein Kanaké », afin, selon Mounira Chatti, maître de conférences en littérature comparée à l'université de la Nouvelle-Calédonie, « de réaliser le glissement de Kanaké, code onomastique donné au héros dans les différentes versions du récit originel, vers un nouveau Kanaké, héros national qui parle au nom de la nation kanak. La recherche de l'unité kanak amène le futur chef de file du mouvement indépendantiste à purger le mythe d'origine de son caractère régionaliste pour « le hisser au rang d'épopée nationale » (Bensa, 1987 : 428) ». Premiers contacts avec les Européens (1774-1853) Le 4 septembre 1774, l'enseigne de vaisseau James Colnett aperçoit à l'horizon une terre inconnue des Européens. Il se trouve à bord du bâtiment commandé par le navigateur et explorateur anglais James Cook, le HMS Resolution, durant son deuxième voyage. Cook baptise cette terre New Caledonia en l'honneur de l'Écosse. En effet, l'aspect des côtes lui aurait rappelé cette région de Grande-Bretagne, dont le père de Cook est originaire (Caledonia est l'ancien nom latin de la province correspondant à l'Écosse britannique). Le premier contact avec des Kanaks a lieu le lendemain, à Balade au nord-est de la Grande Terre, puis l'expédition britannique longe la côte Est et arrive jusqu'à l'île des Pins le 23 septembre 1774. Il est probable qu'en 1788, l'expédition française conduite par La Pérouse reconnaît la côte ouest à bord de La Boussole et de L'Astrolabe, juste avant de sombrer dans un naufrage sur le récif de Vanikoro aux Îles Salomon. En juin 1792, le contre-amiral français Antoine Bruny d'Entrecasteaux, parti en 1791 à la demande de Louis XVI pour retrouver La Pérouse, passe au large de l'île des Pins et la côte sud de la Grande Terre, puis reconnaît en avril et mai 1793 la côte ouest de la Grande Terre et se serait arrêté notamment aux Îles Loyauté. Néanmoins, on attribue la découverte de ces dernières à l'explorateur français Jules Dumont d'Urville en 1827 puis 1840 qui fut le premier à les situer précisément sur une carte. Par la suite, à partir des années 1820, l'essor de la chasse à la baleine et de l'exploitation du bois de santal ou d'autres ressources insulaires (nacre, coprah, holothuries, écailles de tortues marines, etc.) amènent régulièrement des navires européens, essentiellement anglo-saxons, sur les côtes de cet archipel. Certains marins, aventuriers naufragés (beachcombers) ou négociants (traders), s'installent, fondent des familles avec des femmes mélanésiennes et créent de véritables comptoirs pour assurer les échanges entre populations autochtones et bateaux européens. C'est le cas, par exemple, de l'Anglais James Paddon à l'île des Pins puis surtout à l'île Nou. À ces marins et négociants s'ajoutent rapidement les acteurs de l'évangélisation de l'Océanie. Les missionnaires anglais de la London Missionary Society, LMS décident, à partir de 1797, de christianiser le Pacifique. L’archipel néo-calédonien est atteint en 1840.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Nouvelle-Calédonie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Colonisation et administrations historiques

La France de Napoléon III cherche une terre nouvelle, libre de toute occupation européenne, pour y fonder une colonie pénitentiaire. Par ailleurs, la France souhaite renforcer sa présence dans le Pacifique, encore faible face aux Néerlandais et surtout Britanniques, alors que ces derniers envisagent d'annexer la Nouvelle-Calédonie. La Nouvelle-Calédonie est finalement proclamée colonie française à Balade le 24 septembre 1853 par le contre-amiral Febvrier-Despointes. Puis, sous le commandement du capitaine de vaisseau Louis-Marie-François Tardy de Montravel, arrivés sur le navire La Constantine, le 25 juin 1854, les militaires français fondent au sud-ouest de la Grande Terre Port-de-France pour servir de chef-lieu à la colonie, simple garnison qui devient rapidement une petite ville et prend le nom de Nouméa le 2 juin 1866. Le 14 janvier 1860, la Nouvelle-Calédonie devient une colonie à part entière, affranchie de la tutelle de Tahiti. Son premier gouverneur, nommé en 1862, le contre-amiral Charles Guillain, est chargé d'organiser la mise en place du bagne et donc de trouver des terres (non seulement pour garder les bagnards purgeant leur peine, mais aussi pour les terres confiées aux libérés qui ont l'obligation toutefois de doubler leur peine dans la colonie tout en étant « libres », le but étant de les pousser à s'installer définitivement). Il sera aidé dans sa tâche par Albert Candelot (1840-1920), polytechnicien, promu lieutenant, qui devient chef du service topographique de 1864 à 1868, où il dresse la carte de l'île. Charles Guillain va le faire en jetant les bases du futur statut de l'indigénat (qui va être formalisé en 1887), imposant une politique de cantonnement, fondée sur l'idée de « propriété collective » sur un modèle fouriériste et de « réserves autochtones » pour les Mélanésiens dont les terres sont organisées en « tribus » ou « chefferies ». Plus tard, en 1898, ces « tribus » vont être regroupées dans de « grandes chefferies » ou « districts ». Le premier convoi pénitentiaire arrive le 5 janvier 1864 (250 transportés ou délinquants et criminels de droit commun, et relégués ou auteurs de délits ou petits crimes récidivistes) à bord de l'Iphigénie. En plus de ces transportés, après la Commune de Paris, la Nouvelle-Calédonie sert de lieu de déportation pour de très nombreux anciens communards condamnés par les conseils de guerre mis en place par le gouvernement d'Adolphe Thiers. De même, plus de 2 000 condamnés d'Afrique du Nord, essentiellement des résistants algériens à l'occupation française dès 1830, furent envoyés dans les bagnes de Nouvelle-Calédonie. La présence des bagnards de « la Nouvelle » constitue un apport de main-d'œuvre considérable, à l'origine des principaux grands travaux menés dans la seconde moitié du XIXe siècle aussi bien à Nouméa (aménagement du plan urbain avec remblaiement, construction de monuments comme la cathédrale ou le temple protestant, etc.) qu'en « Brousse » (routes, ponts, tunnels, etc.).

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Nouvelle-Calédonie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Indépendance, dates et mouvements

aucune (collectivité d'outre-mer de la France)

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Institutions et modèle politique

Institutions L'histoire institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie est particulièrement complexe, l'île ayant connu une multitude de statuts différents. Colonie française de 1853 à 1946, elle devient ensuite Territoire d'outre-mer de 1946 à 1999 et enfin une Collectivité sui generis d'Outre-mer spécifiquement régie par le titre XIII de la Constitution française (articles 76 et 77). En droit international, la Nouvelle-Calédonie est par ailleurs inscrite sur la liste des territoires non autonomes selon l'Organisation des Nations unies. De plus, dans les années 1980, les statuts d'autonomie interne se sont succédé pour essayer de faire face à la revendication indépendantiste croissante puis aux Événements : statut Lemoine de 1984, statut Fabius-Pisani de 1985, statuts Pons I et II respectivement en 1986 puis 1988, enfin le statut de l'Accord de Matignon puis celui de Nouméa. Un Comité des signataires réunit régulièrement (tous les 12 ou 18 mois généralement) les partenaires historiques de l'Accord de Nouméa (représentants de l'État et tout ou partie des signataires historiques) ainsi que les dirigeants des institutions locales (depuis 2006) ou des représentants des formations politiques représentées au Congrès (depuis 2011), cela afin de suivre l'application des dispositions de cet accord. Actuellement, les institutions de la Nouvelle-Calédonie sont définies par la loi organique no 99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie. Le chef-lieu est Nouméa, depuis sa création en 1854 sous le nom de Port-de-France, les sièges de toutes les institutions de la Nouvelle-Calédonie (Haut-commissariat, Congrès, gouvernement, Sénat coutumier et Conseil économique, social et environnemental) s'y trouvent. Il s'agit également du siège de la Province Sud depuis la création de cette subdivision administrative en 1989, après avoir été celui de la Région Sud de 1985 à 1988. Subdivisions Provinces La Nouvelle-Calédonie est découpée en trois collectivités appelées provinces, créées par le décret du 24 juillet 1989, dans un souci de partage des institutions entre partisans et opposants de l'indépendance, et disposant d'un vaste champ de compétences (toutes celles qui ne reviennent pas spécifiquement ni à l'État, ni à la Nouvelle-Calédonie, ni aux communes). La province Sud, la plus peuplée et la plus dense (203 144 habitants en 2019 sur 7 303 km2, soit 28 hab/km2), est composée d’un peu moins de la moitié sud de la Grande Terre ainsi que de l'Île des Pins. Elle a pour chef-lieu Nouméa. Les anti-indépendantistes y ont toujours été nettement majoritaires (33 élus sur 40 depuis 2014, une seule indépendantiste, de plus élue sur une liste non indépendantiste, y a siégé de 2004 à 2009). La Province est présidée par Sonia Backès (L'Avenir en confiance puis Les Loyalistes-Les Républicains calédoniens) depuis le 17 mai 2019. La province Nord, est la plus étendue (9 582,6 km2) mais aussi la moins densément peuplée (49 910 habitants en 2019, soit 5,2 hab/km2).

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Modèle économique et secteurs dominants

L'économie de la Nouvelle-Calédonie est l'une des plus fortes et des plus dynamiques de l'outre-mer français, avec un PIB estimé à 855,5 milliards de francs CFP (7,165 milliards d'euros ; 9,8 milliards de dollars US) en 2012, soit un PIB par habitant particulièrement élevé de 3,342 millions F.CFP (28 005 € ; 38 735 USD) en 2012, supérieur à ceux de pratiquement tous les États et territoires du Pacifique insulaire (dont la Nouvelle-Zélande) et comparable à ceux de la plupart des régions métropolitaines. La croissance économique a été de +3,9 % en 2010, +3 % en 2011 et +2,2 % en 2012. Le taux de chômage a reculé de 18,7 % au recensement de 1996 à 14,0 % au recensement de 2009, avec cependant encore des écarts très marqués entre le Grand Nouméa (taux de chômage de 8,7 % en 2009) et les zones rurales à prédominance kanak (Province Nord : 27,8 % de chômage en 2009 ; Îles Loyauté : 32,4 % de chômage en 2009). Le dynamisme économique de la Nouvelle-Calédonie est lié aux ressources du sous-sol. La Nouvelle-Calédonie détient entre 20 % et 30 % des réserves mondiales connues de nickel. Celui-ci a été initialement extrait de la garniérite, minerai devant son nom à Jules Garnier qui l'a découvert en 1864 sur l'île. La présence de ce minerai est due à des roches appelées ophiolites, constituées de péridotite altérée en serpentine, qui finit par donner de la garniérite. Avec l'épuisement rapide de ce minerai, l'extraction du nickel se fait à partir des latérites riches en nickel et pauvres en fer, comme la saprolite, qui sont transformées en ferronickel. Avec la mise en œuvre récente de deux nouveaux projets métallurgiques (KNS et Vale Nouvelle-Calédonie), le nickel devrait contribuer pour 30 à 40 % du PIB local et faire travailler près de 12 % de la population active. Si l'économie locale a souffert de la baisse des cours de ce métal dans les années 1990 et depuis le début des années 2010, elle a connu, dans les années 2000, un élan économique particulièrement important, dû au redressement de ces cours (du fait de la hausse de la demande en fer, le nickel étant un composant qui entre dans la fabrication d'aciers inoxydables) mais aussi à l'important apport d'investissements liés aux deux grands projets de construction d'usine : Goro Nickel dans le Sud par Inco et Koniambo dans le Nord par une coopération entre le groupe local des Sociétés des Mines du Sud Pacifique et le géant canadien Falconbridge. Le nickel représente le principal produit d'exportation (les produits miniers représentaient près de 94 % des exportations en 2006), sans pour autant être la ressource dominante au sein du PIB néo-calédonien (18 % en 2007). L'agriculture est relativement peu développée du fait du manque de terre cultivable et d'un mode de production resté largement vivrier, notamment dans le cadre de la culture traditionnelle par les Kanak des taros et ignames. Le territoire doit donc importer des denrées alimentaires, faute d'autosuffisance (12 % des importations en 2006).

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Nouvelle-Calédonie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Évolution économique et niveau de développement

Cette jeunesse s'associe à une assez forte croissance démographique naturelle, là encore toutefois avec une tendance à la stagnation, voire à la baisse : le taux d'accroissement naturel était ainsi de 2,13 % en 1981, de 1,71 % en 1996, de 1,25 % en 2004 et 2005, de 1,16 % en 2009, de 1 % en 2015 et plus que de 0,9 % en 2017. Cela reste largement supérieur à la moyenne nationale (le taux de croissance naturelle pour la France était de 0,22 % en 2018). Deux raisons à cette forte croissance : une assez importante natalité qui a tendance toutefois à décroître, et une assez faible mortalité. La natalité est particulièrement forte par rapport à la France métropolitaine, même si elle a fortement décru depuis les années 1980. Le taux brut de natalité est ainsi passé de 27,7 ‰ en 1981 à 22,3 ‰ en 1996, à 17,4 ‰ en 2004, 16,7 ‰ en 2009 et 14,5 ‰ en 2017 (en comparaison, le taux de natalité pour la France était de 11,2 ‰ en 2017). Cette chute de la natalité calédonienne est, encore une fois, tout particulièrement visible dans les provinces Nord et Îles où elle était autrefois beaucoup plus forte que dans le Sud (avec des taux respectifs de 37,1 ‰ et 32,9 ‰ en 1983 puis 26,7 ‰ et 24 ‰ en 1996, alors qu'il n'a oscillé qu'entre 20 et 24 ‰ dans le Sud). La baisse importante de la natalité dans ces deux provinces fait que leurs taux sont désormais au même niveau que celui de la Province Sud qui a connu une chute beaucoup plus modérée depuis la fin du XXe siècle : le taux de natalité était ainsi en 2017 de 14,8 ‰ dans les Îles, de 15,6 ‰ dans le Nord et de 14,1 ‰ dans le Sud. C'est donc essentiellement la natalité des populations mélanésiennes qui baisse le plus, souvent en raison de l'allongement de la durée des études et donc du déplacement de la jeunesse vers Nouméa voire en Métropole pour poursuivre sa formation ou trouver du travail, et donc retarde l'âge où ces jeunes décident de fonder une famille. Cette baisse de la natalité se retrouve dans celle de l'indice de fécondité, qui est passé de 3,64 enfants par femme en 1989 à 2,17 en 2014 et plus que 1,97 en 2017, soit juste en dessous du point de renouvellement des générations. L'écart avec celui de la France métropolitaine (qui est de 1,88 enfant par femme en 2017) s'est particulièrement réduit. En contrepartie, la mortalité est faible : le taux brut de mortalité a ainsi toujours été inférieur à 6 ‰ depuis 1984, descendant même ponctuellement en dessous de 5 ‰ (4,7 ‰ en 2006, 4,8 ‰ en 1998, 2008 et 2011 et 4,9 ‰ en 2004 et 2005). Il s'établit en 2017 à 5,5 ‰. Ce taux est même largement inférieur à celui de la France métropolitaine, où le taux de mortalité s'établissait en 2017 à 9 ‰. Banque mondiale : PIB nominal de 8 548 919 387 USD courants en 2024. Valeur de comparaison : 8 724 568 955 USD courants en 2016. Ces montants nominaux ne mesurent pas la croissance réelle ; la série séparée de croissance du PIB réel et le PIB par habitant sont présentés dans le tableau des indicateurs.

Données au 2026-11-03 · Source 1 Source 2

Wikipédia, article « Nouvelle-Calédonie », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Grandes réalisations politiques, économiques et sociales

La population de la Nouvelle-Calédonie continue à rester particulièrement jeune comparativement à la moyenne nationale. Ainsi, la part des moins de 20 ans dans la population totale était de 39,5 % en 1996 (20 % de la population néo-calédonienne dans la classe des moins de 10 ans) contre 7,5 % alors pour les plus de 60 ans et un âge moyen de 27 ans et 10 mois. Toutefois, la population connaît depuis ces 20 dernières années un phénomène de vieillissement : la part des moins de 20 ans est ainsi passée de 47 % en 1983 à 43,9 % en 1989, 39,5 % donc en 1996, 37 % en 2004, 34,4 % en 2009, 31,99 % en 2014 et 30,15 % en 2019, tandis que les plus de 60 ans ont augmenté de 6,2 % en 1983 à 6,9 % en 1989, 7,5 % en 1996, 9,4 % en 2004, 11,2 % en 2009, 12,48 % en 2014 et surtout 14,5 % en 2019. L'âge moyen est ainsi en 2009 de 30 ans, de 33 ans en 2014 et de 34,7 ans en 2019, soit légèrement plus élevé que dans les autres territoires français du Pacifique (31 ans en Polynésie française en 2012 et 24 ans à Wallis-et-Futuna en 2008) mais nettement moins qu'en métropole où l'âge moyen est de 40,8 ans et où 20 % de la population a 60 ans ou plus et 25 % moins de 20 ans. La pyramide des âges néo-calédonienne reste donc globalement triangulaire, même si sa base a tendance à rétrécir et son sommet à s'élargir. Là encore on observe de grosses disparités entre les Provinces tout en ayant une tendance à diminuer. Dans le Nord et surtout aux Îles Loyauté, la jeunesse de la population est particulièrement visible : l'âge moyen est ainsi de 27,5 ans en 2009, de 31,5 ans en 2014 puis de 33,4 ans dans les îles et près de 34,06 % de la population y a moins de 20 ans (42 % en 2009 et 37 % en 2014), pour 31,42 % de la population dans la même tranche d'âge (37 % encore en 2009 puis 33,43 % en 2014) et un âge moyen de 32,5 ans dans le Nord. L'écart se réduit ainsi avec le Sud, où l'âge moyen en 2019 est de 35,3 ans, et où 29,48 % des habitants ont moins de 20 ans. On voit apparaître dans ces deux provinces également un léger phénomène de vieillissement avec une augmentation des plus de 60 ans, mais aussi par la chute des tranches d'âge entre 15 et 30 ans, surtout dans les Îles, du fait du départ des jeunes vers Nouméa pour poursuivre leur scolarité ou trouver du travail.

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Personnalités dans les organisations internationales

Conformément à son statut institutionnel, la Nouvelle-Calédonie dispose de larges compétences internationales, reposant sur le principe de la « souveraineté partagée » instauré par l’accord de Nouméa. Il lui est ainsi possible, dans le respect des engagements internationaux de la France et sous le contrôle de l’État, de nouer des relations de coopération avec des États souverains du Pacifique, d’être membre à part entière d’organisations intergouvernementales régionales et de disposer de représentations officielles auprès de ces États et organisations. Dans ce cadre original, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie mène sa propre politique régionale, assise sur des relations bilatérales soutenues, une implication multilatérale reconnue et en plein développement. La Nouvelle-Calédonie est membre des deux principales organisations régionales : la Communauté du Pacifique (CPS, dont le secrétariat général siège à Nouméa) et le Forum des îles du Pacifique (avec la Polynésie française, il s'agit des deux seuls territoires non souverains à en être membres, depuis septembre 2016). Elle est également membre du Conseil des Jeux du Pacifique (CJP) et de l'Association des Pays et Territoires d'Outre-mer (OCTA). Les représentants des institutions néo-calédoniennes participent aux sommets France-Océanie organisés en 2003, 2006, 2009, 2015 et 2020, et dont la troisième édition s'est déroulée en 2009 à Nouméa. Le FLNKS est membre du Groupe mélanésien Fer de lance depuis 1990. De même, la collectivité s'implique directement dans le cadre des activités internationales liées à la Francophonie. Elle mène ainsi depuis 2007 le « Forum francophone du Pacifique » dont la 9e édition s’est tenue du 3 au 5 novembre 2016 à Nouméa.

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Culture, traditions et patrimoine

Un des symboles de la culture néo-calédonienne : la pirogue. Gastronomie Cuisine traditionnelle kanak La gastronomie kanak se distingue par l’utilisation d’ingrédients locaux (igname, taro, manioc, taros, patates douces, bananes poingo, noix de coco, fruits de mer, poissons) cuisinés selon des savoir-faire ancestraux. Le plat emblématique, le bougna, est une préparation cérémonielle à base de viande (poulet, porc, poisson, roussette…) ou de crustacés, accompagnée de tubercules, le tout enveloppé dans des feuilles de bananier puis cuit à l’étouffée dans un four traditionnel de pierres chaudes, souvent enterré. Il symbolise la convivialité, le partage et la transmission culturelle, ponctué de chants et de danses lors des festivités (comme les fêtes de l’igname). L'igname, tubercule sacré, rythme le cycle social de l’alimentation kanak et peut représenter jusqu’à 145 variétés. Ces traditions culinaires sont étroitement liées aux pratiques agricoles et rituelles, faisant de la cuisine kanak un pilier de l’identité communautaire et de la culture néo-calédonienne. Infrastructures culturelles La plupart des infrastructures culturelles sont concentrées sur le chef-lieu de la Nouvelle-Calédonie, Nouméa. On y trouve notamment : les Archives territoriales dans la presqu'île de Nouville, à côté du campus, Deux bibliothèques : la bibliothèque Bernheim, installée dans un bâtiment de style colonial ayant servi de pavillon de la Nouvelle-Calédonie lors de l'Exposition universelle de 1900 à Paris, démonté et reconstruit à Nouméa, en bordure du centre-ville, par l'homme d'affaires philanthrope Lucien Bernheim pour servir de bibliothèque-musée à la colonie (à partir d'une collection de livres réunies entre 1871 et 1874 par le gouverneur de La Richerie). En 1971, le musée est déplacé sur un site qui lui est propre, au Quartier-Latin, et la bibliothèque est agrandie d'un deuxième bâtiment en 1981. Elle est attributaire du dépôt légal pour la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna depuis 1996, et sert d'équivalent à une bibliothèque départementale de prêt pour cette collectivité, la médiathèque municipale de Rivière-Salée a été ouverte en octobre 2000 dans le quartier populaire dont elle tire son nom, au nord de Nouméa, Quatre musées : le musée de Nouvelle-Calédonie, créé en 1971 (comme musée territorial) à partir des collections jusqu'alors exposées à la bibliothèque Bernheim et de divers apport. Il est consacré à l'archéologie et à l'ethnologie des populations océaniennes, essentiellement de la population kanake (sculptures anciennes, totems, masques funéraires, poteries, parures, bijoux, monnaies kanaks, sagaies, flèches faitières, reproduction de pirogues et d'une grande case installée dans sa cour intérieure) ; il présente également des œuvres provenant d'autres sociétés insulaires du Pacifique, notamment de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Wallis-et-Futuna, Vanuatu ou Fidji.

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Genres musicaux et artistes

La Nouvelle-Calédonie connaît une certaine diversité musicale, témoin de sa diversité culturelle. Le Kaneka est une forme musicale née au milieu des années 1980, lors des événements politiques qui ont secoué l'île. Le Kaneka trouve son origine dans le battement binaire sur un tronc d'arbre central lors du « Pilou », rythme traditionnellement utilisé lors des cérémonies tribales kanakes. Le Kaneka se mêle parfois, et de plus en plus, à des rythmiques et des mélodies proches du reggae, qui est également un style musical très populaire en Nouvelle-Calédonie et notamment auprès des Kanaks. De nombreuses figures internationales du reggae ont donné des concerts en Nouvelle-Calédonie : Jimmy Cliff, Israël Vibration ou encore The Wailers. La population européenne, et surtout les Caldoches de Brousse, ou « Broussards », ont également développé un style musical assez typique mêlant des expressions caldoches et une musicalité essentiellement empruntée à la musique country. À cela s'ajoutent les musiques traditionnelles des autres communautés, et surtout l'ensemble des styles musicaux importés de Tahiti : tamure, ainsi que la valse tahitienne (valse à deux temps)… À côté de cela se développent des groupes de jazz, musique soul ou rock. Des festivals musicaux se sont multipliés depuis les années 1990 et 2000 : le festival Live en août créé en 1991 par la Grande Brasserie de Nouvelle-Calédonie (GBNC) initialement pour mieux faire connaître les musiciens de jazz du territoire sous le nom de Jazz en août avant de prendre sa dénomination actuelle en 1998 ; il réunit des groupes locaux et internationaux (pour la plupart de la zone Pacifique, notamment australiens ou néo-zélandais) de jazz, rock, soul et folk (notamment irlandaise) dans les bars, bistros, tavernes et restaurants essentiellement à Nouméa mais de plus en plus sur l'ensemble du Territoire. Le festival Femmes funk, créé en 1997 pour promouvoir les artistes féminines de la zone Pacifique (mais pas seulement), organise sur un site des concerts d'artistes internationaux (soul, jazz, reggae, bossa nova, rock, slam, kaneka, hip-hop…) accompagnés d'ateliers enfants ou d'initiation à l'artisanat traditionnel, tout d'abord à Nouméa (généralement quatre jours sur le site du Centre culturel Tjibaou) puis en brousse à la fin du mois de septembre et au début du mois d'octobre. Enfin, du 8 au 10 septembre 2017 ont eu lieu au Centre culturel Tjibaou à Nouméa, les premières Francofolies de Nouvelle-Calédonie, marquant une nouvelle "exportation" de ce festival musical créé en 1985 à La Rochelle. Les têtes d'affiches de cette première édition, qui a accueilli 6 à 7 000 visiteurs, ont été Youssoupha, Cali, Miossec, LEJ, Claudio Capéo, Black M, Boulevard des Airs et Hubert-Félix Thiéfaine, aux côtés d'artistes locaux comme Édou.

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Ethnies, langues et méthodes de dénombrement

Les recensements enregistrant les données faisant apparaître l'origine ethnique des personnes sont admis, par dérogation, en Nouvelle-Calédonie. Ainsi, la CNIL a donné un avis favorable au recensement de 2009 pour la Nouvelle-Calédonie, qui fait apparaître l'origine ethnique des personnes. Ces données étaient enregistrées jusqu'en 1996, mais ne l'avaient pas été pour le recensement de 2004. La CNIL rappelle une délibération de 2002, dans laquelle elle avait affirmé que « le recueil de l'appartenance ethnique des personnes, compte tenu des caractéristiques sociodémographiques propres au territoire de Nouvelle-Calédonie, répond à un motif d'intérêt public […] ». Selon le recensement de 2019, la répartition ethnique de la population était la suivante : les Kanaks (Mélanésiens) : 111 856 résidents et 41,21 % de la population totale (contre 86 788 individus et 44,09 % en 1996, 99 078 personnes et 40,34 % en 2009 et 104 958 résidents et 39,05 % en 2014) s'étant déclarés comme tels lors du recensement de 2019. Peuvent néanmoins s'y ajouter une partie des personnes ayant préféré se définir comme « Calédoniens », ou comme appartenant à la catégorie des « plusieurs communautés (métis) », deux catégories en constante augmentation. les « Européens » : 65 488 personnes et 24,13 % des Néo-calédoniens (contre 67 151 personnes et 34,12 % en 1996, 71 721 habitants et 29,2 % en 2009 et 73 199 personnes et 27,24 % en 2014) se sont déclarés Européens. Là encore, une partie de ceux inscrits comme « Calédoniens » ou issus de « plusieurs communautés (métis) » peuvent avoir des origines européennes, tandis que cette catégorie de la population peut se diviser traditionnellement en deux, voire trois catégories : les descendants d'Européens historiques souvent métissés, ou Caldoches (terme ayant une connotation péjorative, au même titre que le mot « Zoreilles », désignant les personnes d'origine métropolitaine). Ils sont principalement d'origine française, descendants d'anciens bagnards ou de colons libres dont beaucoup d'Alsaciens-Lorrains ayant fui l'Alsace ou la Lorraine après leur incorporation à l'Empire allemand en 1871, des immigrants de La Réunion venus dans les années 1860 et 1870, des « colons Feillet » venus au tournant du XXe siècle mais aussi les quelques descendants de la dernière grande vague de « peuplement libre » de la colonie dans les années 1920, phase généralement appelée la « colonisation des nordistes » car les familles venaient alors essentiellement du Nord de la France. Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.

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Faune, biodiversité et espaces protégés

La Nouvelle-Calédonie se distingue notamment par une biodiversité d'une grande richesse et originalité. Le taux d'endémie végétal est le troisième plus élevé au monde (80 %) derrière la Nouvelle-Zélande (89 %) et Hawaï (82 %). Il s'agit de l'un des vingt-cinq points chauds de biodiversité définis en 2000 par l'organisation américaine Conservation International. Plantes : cinq familles, 107 genres et 3 380 espèces endémiques. Reptiles (geckos et scinques) : 24 genres, 112 espèces dont 106 endémiques (95 %). Oiseaux : une famille, trois genres, 23 espèces endémiques (liste des oiseaux calédoniens) dont le cagou, emblème du Territoire. Crustacés d'eau douce : quatorze espèces endémiques. Crustacés : citons juste la popinée, parente des cigales de mer (voir photo ci-dessous). Échinodermes : 213 espèces (oursins, étoiles de mer, holothuries, ophiures, comatules). Poissons d'eau douce : onze espèces endémiques. Mammifères : six espèces endémiques de chauve-souris. Insectes : environ 4 000 espèces endémiques répertoriées sur un total estimé de 8 à 20 000 (voir notamment la liste des rhopalocères de Nouvelle-Calédonie). Autres invertébrés terrestres : environ 4 500 espèces inventoriées sur un total estimé supérieur à 15 000, avec un taux d'endémicité de 90 % à 100 %. Faune et flore récifales et marines. Le bilan des connaissances sur la biodiversité marine en Nouvelle-Calédonie fait état d'environ 20 000 espèces (IRD), (dont 5 % endémiques), avec bon nombre de « fossiles vivants et formes archaïques » (nautile, limule…). Mais de nombreux secteurs demeurent encore inexplorés, ce qui laisse à penser que la biodiversité est bien plus élevée encore. Elle est tout de même en danger du fait, entre autres, de l'invasion depuis les années 1960 de Wasmannia auropunctata et la pollution des lagons par les industries. Du fait de sa position géographique (mer de Corail), la Nouvelle-Calédonie possède « plus de 75 % de la surface des récifs coralliens des territoires français, plaçant la France parmi les premiers pays coralliens du monde » En longueur la barrière de corail est la plus longue du monde, mais reste derrière l'Australie au regard de la superficie. En avril 2007, la demande d'inscription est réceptionnée par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui étudie le dossier d'inscription. Le rapport de l'UICN de mai 2008 est sans équivoque : « Avec plus de 23 400 km2 de lagons et 8 000 km de structures récifales, ce réseau représente une des formations récifales les plus grandes et les plus variées du monde. » En mai 2008, à la 32e session se déroulant au Québec, l'UNESCO inscrit six sites récifaux au patrimoine de l'Humanité avec la décision 32 COM 8.B10. Il est toutefois relevé l'importance d'effort permanent de protection et d'une gestion durable des biens.

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Cours d’eau et géographie

La Nouvelle-Calédonie est un ensemble d'îles et d'archipels mélanésiens, situé en Océanie lointaine, dans la mer de Corail, autour des coordonnées 21° 30' Sud 165° 30' Est. Plus précisément, ses territoires émergés et récifs affleurants s'étendent du 18e parallèle sud (atoll de Huon dans les récifs d'Entrecasteaux) au 23e parallèle sud (pointe sud-est du récif Nogumatiugi), et pratiquement du 158e méridien est (près des îlots Avon dans les îles Chesterfield) jusqu'au-delà du 172e méridien est (près de l'île Hunter). Le tropique du Capricorne traverse ses eaux territoriales au sud. Elle est à 1 210 km à l'est-nord-est de l'Australie (pointe nord de Fraser Island) et 1 447 km au nord-nord-ouest de la pointe septentrionale de l'île du Nord, en Nouvelle-Zélande. Le pays insulaire de Vanuatu la borde au nord-nord-est et Port-Vila n'est éloigné de Nouméa que de 539 km. Elle couvre une superficie terrestre totale de 18 575,5 km2 et possède 3 367 km de côtes. Sa zone économique exclusive (ZEE) est de 1 422 543 km2, soit près de 13 % de la ZEE française, la deuxième plus importante pour un territoire français après celle de la Polynésie française et la 9e d'Océanie. Elle a des frontières maritimes avec les îles Salomon au nord, le Vanuatu au nord-est, Fidji à l'est, Norfolk (territoire autogouverné de l'Australie) au sud et l'Australie à l'ouest. Elle fait partie d'un continent appelé Zealandia, à 93 % submergé. Zealandia fait presque la moitié de la taille de l'Australie et est remarquablement longue et étroite. Il y a environ 25 millions d'années, un changement dans les mouvements des plaques tectoniques a commencé à étirer Zealandia avec force. Parmi les régions submergées de Zealandia, on trouve la ride de Lord Howe, le plateau Challenger, le plateau de Campbell, la ride de Norfolk et le plateau de Chatham. Les îles La Nouvelle-Calédonie est centrée autour d'une île principale, la Grande Terre. Elle comprend également plusieurs ensembles d'îles plus petites, les îles Belep au nord-ouest de la Grande Terre, l'île des Pins au sud-est, les îles Loyauté au nord-est (Ouvéa, Lifou, Tiga et Maré), plus loin à l'ouest l'archipel des îles Chesterfield et les récifs de Bellone. Sur une superficie d'environ 16 360,8 km2, la Grande Terre est de loin la plus grande de toutes les îles néo-calédoniennes. Elle s'étire du nord-ouest au sud-est sur près de 400 km en longueur et 50 à 70 km en largeur. Elle est parcourue sur toute sa longueur par une chaîne montagneuse, dont le point culminant, le mont Panié, s'élève à 1 629 mètres (5 344 pieds) d'altitude. Les îles Loyauté sont situées en mer de Corail à une centaine de kilomètres à l'est. Lifou est la plus vaste de ces îles, avec 1 196,1 km2, et est plus étendue que la Martinique. Viennent ensuite Maré (641,7 km2), Ouvéa (132,1 km2) et Tiga (11 km2).

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Ressources naturelles

Énergie Gestion de l'environnement Deux ans après la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte votée en Métropole, la Nouvelle-Calédonie a interdit à son tour l’utilisation des sacs plastique à usage unique distribués aux caisses des magasins, et des sacs plastiques non bio-sourcés pour les fruits et légumes. Effective à partir de juillet 2019, la loi prévoit également l’interdiction des objets à usage unique (gobelets, verres, pailles) en septembre 2019. L’extraction du nickel représente une activité extrêmement polluante. En conséquence, les émissions de gaz carbonique par habitant de la Nouvelle-Calédonie sont presque aussi élevées que celles des États-Unis en 2013 et sont en augmentation. La Société Le nickel, entreprise en grande partie détenue par la multinationale Eramet, exploite la majorité de ces mines. Les infrastructures de l'entreprise sont ainsi régulièrement ciblées par des habitants, qui dénoncent les atteintes à l’écosystème, les risques de pollution et d’assèchement des rivières. La Nouvelle-Calédonie est absente du protocole de Kyoto : la France ne l’intègre pas dans ses calculs d’émissions de CO2. Elle n’est pas non plus concernée par les engagements pris par la France dans le cadre de l’Accord de Paris. Selon "Notre Monde en Données", le "Global Carbon Project", l'"Agence Calédonienne de l'Énergie", la Nouvelle-Calédonie en 2020 émet 27 tonnes de CO2 par habitant(10,2 tonnes en 2000). La France métropolitaine a émis 5,3 tonnes de CO2 par personne en 2017. Les trois mines de nickel actuelles sont situées sur la Grande Terre, et l'industrie minière est responsable de 77% de la consommation d'énergie de l'archipel

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Nouvelle-Calédonie », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Productions, volumes et classements mondiaux

Produits agricoles: noix de coco, légumes, fruits, porc, viande bovine, maïs, œufs, bananes, ignames, oranges (2023) Industries: mines de nickel et fonderies Les produits ou secteurs cités ne constituent pas, à eux seuls, un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques ; aucun rang de production n’est ajouté sans données comparables.

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Emblèmes et symboles nationaux

description: le pays a deux drapeaux officiels avec un statut égal, le drapeau de France et le drapeau kanak (ethnique mélanésien); ce dernier est composé de trois bandes horizontales égales de bleu (haut), rouge et vert; un grand disque jaune légèrement déplacé vers le côté gauche est bordé de noir et affiche un symbole noir de fleche faîtière, un toit natif orné flèche faîtière (ornementation sur le toit natif), oiseau kagû gris, rouge

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Indicateurs économiques · Banque mondiale

155e sur 200 économies renseignées pour le PIB nominal (USD courants) en 2024. Données du classement.

PIB (USD courants)
AnnéeValeur
20248,548,919,387.13
20239,769,167,530.36
20229,623,318,718.31
202110,071,349,663.85
20209,454,629,467.91
20199,475,655,324.59
20189,896,402,283.69
20179,174,048,681.99
20168,724,568,954.90

Source et méthode de l’indicateur

PIB par habitant (USD courants)
AnnéeValeur
202429,213.19
202333,701.89
202233,516.36
202135,311.55
202033,270.33
201933,411.34
201834,902.90
201732,354.71
201630,782.85

Source et méthode de l’indicateur

Croissance du PIB réel (%)
AnnéeValeur
2024-13.50
20232.80
20223.50
2021-2.10
2020-2.40
2019-1.40
20180.40

Source et méthode de l’indicateur

Population
AnnéeValeur
2025295,333.00
2024292,639.00
2023289,870.00
2022287,123.00
2021285,214.00
2020284,176.00
2019283,606.00
2018283,541.00
2017283,546.00
2016283,423.00

Source et méthode de l’indicateur

Les années disponibles peuvent varier selon l’indicateur. Un rang de production, un PIB, un PIB par habitant et un classement de développement mesurent des choses différentes.

Héros, figures de l’indépendance et grandes personnalités

Les portraits sourcés de ce pays seront présentés ici.

Hymne national

La Marseillaise

Hymne de France, présenté en raison du statut de ce territoire. Le chant territorial « Soyons unis, devenons frères » est distinct de cet hymne national.

Enregistrement audio

Source des enregistrements · Public domain

Référence de l’hymne

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Les activistes de Nouvelle-Calédonie

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