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Pérou

Drapeau : Pérou

Amérique latine et Caraïbes · PE

République du Pérou

Histoire, mémoire et voix de Pérou.

CapitaleLima
Languesespagnol, aymara, quechua
Monnaiessol
Superficie du territoire1 285 216 km²
Type de climatvarie d'un tropical à l'est à un désert sec à l'ouest ; tempérée à frigide dans les Andes
Portrait de Keiko Fujimori
Crédit photoMinisterio de la Producción · Public domain · Source de l’image
Présidente actuelleKeiko FujimoriPrésidente de la République
Date d’accession au pouvoir28/07/2026Date d’entrée dans la fonction indiquée ; les mandats antérieurs peuvent être distincts.
Mode d’accession au pouvoirÉlection du 7 juin 2026

Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.

Sources et précisions : superficie et climat

Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.

Le descriptif climatique provient d’une archive du World Factbook. Il décrit le climat général et ne constitue pas un bulletin météo actuel.

Résumé climatique traduit automatiquement depuis une source anglophone, à relire.

Direction du pays · référence au 04/11/2026. Repères importés de sources encyclopédiques ; l’identité actuelle, la date et le mécanisme restent à relire. Les dates d’élection, de prise de fonctions et de réélection sont distinctes.

Portrait de Keiko Fujimori : Ministerio de la Producción · Public domain · Source de l’image

Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir

Référence de recherche pour l’identité : Wikidata, consultée le 2026-11-04. Les assertions de cette source restent à vérifier.

Corpus documentaire importé le 2026-11-03, complété par les corrections validées de l’équipe. Chaque rubrique précise ses sources ; l’import ne constitue pas une vérification manuelle exhaustive.

Atlas FreeWorld

Situer Pérou dans le monde

Pérou : contour en orange et repère sur la carte mondiale
Pérou · repère de localisation indicatif
Contour de Pérou
Vue du pays ou territoire · nord en haut

Les petits territoires restent repérables par le cercle. Fonds et contours : Natural Earth, domaine public. Frontières indicatives selon le contrôle de fait ; cette carte ne constitue pas une reconnaissance diplomatique. Les territoires éloignés peuvent élargir le cadrage.

Recherche automatique appliquée le 2026-11-04T17:49:20+00:00. Les modifications automatiques restent à relire ; les sources de chaque rubrique sont conservées.

Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies

Le Pérou, en forme longue la république du Pérou (en espagnol : Perú et República del Perú ; en quechua : Piruw et Piruw Ripuwlika ; en aymara : Piruw et Piruwxa Ripuwlika), est un pays de l'ouest de l'Amérique du Sud. Il est bordé au nord par l'Équateur et la Colombie, à l'est par le Brésil, au sud-est par la Bolivie, au sud par le Chili, et au sud et à l'ouest par l'océan Pacifique. Le Pérou est un pays mégadivers avec des habitats allant des plaines arides de la région côtière du Pacifique à l'ouest aux sommets des montagnes des Andes s'étendant du nord au sud-est du pays à la forêt tropicale du bassin amazonien à l'est avec le fleuve Amazone. Le Pérou compte 34 millions d'habitants et sa capitale et plus grande ville est Lima. Avec 1,28 million de km2, le Pérou est le 20e plus grand pays du monde et le troisième d'Amérique du Sud. Le territoire péruvien abritait plusieurs cultures au cours des périodes antique et médiévale, et possède l'une des plus longues histoires de civilisation de tous les pays, son héritage pouvant être remonté jusqu'au 10e millénaire avant notre ère. Les cultures et civilisations précoloniales notables incluent la civilisation Caral-Supe (la plus ancienne civilisation des Amériques et considérée comme l'un des berceaux de la civilisation), la culture Nazca, les empires Huari et Tiwanaku, le royaume de Cuzco et l'empire Inca, le plus grand État connu des Amériques précolombiennes qui à son apogée a réussi à s'étendre sur 2 500 000 km2. Au XVIe siècle, la conquête du Pérou a lieu, après quoi le territoire devient la vice-royauté du Pérou de l'Empire espagnol, articulée autour de l'exploitation de l'argent et de l'or avec le travail forcé des indigènes et des esclaves africains dans les mines et les fermes. Les Espagnols laissent également un héritage culturel, représenté dans l'art et l'architecture baroques. En 1551, la couronne espagnole fonde officiellement l'université nationale principale de San Marcos à Lima, la première et la plus ancienne université du Nouveau Monde. Les Réformes bourboniennes du XVIIIe siècle donnent lieu à divers soulèvements contre l'autorité coloniale, dont le plus important fut la révolte de Túpac Amaru II. Son territoire est composé de paysages variés : les vallées, plateaux et hauts sommets des Andes se déploient à l'ouest vers la côte désertique, du nord au sud-est du pays et à l'est vers l'immense Amazonie. C'est l'un des pays avec la plus grande diversité biologique et le plus de ressources minérales de la planète. Il englobe une section de la forêt amazonienne et du Machu Picchu, une ancienne ville inca aux hauteurs des Andes. La région autour du Machu Picchu, y compris la Vallée Sacrée, le Chemin de l'Inca et la ville coloniale de Cuzco, est riche en sites archéologiques. Le sol est la monnaie nationale péruvienne depuis 1991, en remplacement de l'inti.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Pérou », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Origine du nom et étymologie

Le nom « Pérou » dérive de Birú, dénomination d'un cacique qui vivait près de la baie de San Miguel (Panama), au début du XVIe siècle. Une autre version signale que Birú viendrait du nom d'un fleuve d'une région explorée par le conquistador Francisco Pizarro lors de sa première expédition. Lorsque des aventuriers espagnols les ont parcourus en 1552, les territoires du chef local étaient la partie la plus méridionale du Nouveau Monde. Les indigènes de la zone rapporteront quelques vagues informations sur l'existence d'un riche et lointain royaume. Le nom est rapidement passé dans le langage courant de l'époque pour désigner un territoire légendaire situé tout au sud de l'isthme de Panama. Par la suite, Francisco Pizarro et ses hommes, lors de l'occupation de l'Empire inca en 1532, emploieront le nom Péru pour désigner les nouvelles terres conquises. Le plus ancien document juridique attestant la dénomination Pérou est la Capitulation de Toledo rédigée en 1529. Dans ce texte, le roi Charles Quint concède les territoires à conquérir à Francisco Pizarro avec le titre de « gouverneur de terres et provinces du Pérou et de la ville de Tumbes ». Les premiers documents historiques présentent diverses graphies du mot Perú : Virú, Berú ou Pirú. Durant quelques décennies, ces diverses formes coexistent et sont employées d'une manière interchangeable, parfois dans le même texte.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Pérou », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Histoire du pays

Premières civilisations Les premiers vestiges de présence humaine au Pérou ont été découverts dans la grotte Pikimachay et dateraient pour les couches les plus anciennes de 19 000 ans avant notre ère. Les populations sont alors pour la plupart nomades, vivant de la chasse de camélidés et de la cueillette et s'abritant dans des grottes. La culture du maïs a joué un rôle déterminant dans le passage vers un modèle de subsistance fondé sur l'agriculture. La première preuve que le maïs est un aliment de base provient de Paredones, sur la côte nord du Pérou, où les isotopes alimentaires des dents humaines suggèrent que le maïs est passé d'un aliment de sevrage à une consommation de base entre 4 000 et 3 000 avant notre ère. Durant la période archaïque tardive, les premiers villages et organisations sociales complexes apparaissent. Ils permettent l'apparition de la plus vieille ville du continent et l'une des plus anciennes du monde : Caral. La cité de Caral, un grand centre urbain doté de pyramides tronquées au sommet, appartenait à un ensemble de sites archéologiques qui aurait abrité la première civilisation américaine : Caral-Supe ou Norte Chico (entre 2627 et 2100 avant l’ère commune). Lors de fouilles, divers objets ont été exhumés, tels que des figurines anthropomorphiques en argile crue, des flûtes traversières taillées dans des os de pélican ou de condor, ou des cordelettes à nœuds (probablement des quipus). Caractérisées par une nouvelle complexification de l'organisation sociale et des technologies, les cultures de la période dite « horizon de formation » (2700-200 avant l’ère commune) développèrent la céramique, le tissage, l'usage de l'or et du cuivre ainsi que la construction de canaux d'irrigation et la culture en terrasse, facteurs déterminants pour l'accroissement du pouvoir étatique. Dans la culture de Chavín (~1800-300 av. notre ère), la vie sociale, économique et rituelle s'organise autour de dieux féroces représentant les grands prédateurs locaux comme le jaguar, le serpent ou le caïman. Le centre cérémoniel, Chavín de Huántar, est un réseau complexe de galeries décorées par d'immenses mégalithes ornés. Sur le plan iconographique, les divinités de la cosmogonie chavín seront présentes dans presque toutes les manifestations artistiques postérieures. Paracas (~800-200 av. notre ère), une culture située sur une péninsule désertique portant le même nom, se distingue par ses textiles de grande valeur esthétique et scientifique. L'effondrement de la culture chavín ira de pair avec l'affirmation de pouvoirs régionaux, caractérisés par un relatif isolement local. Chaque région abrite alors de petites entités politiques qui adoptent leurs propres modèles de développement culturel, n'ouvrant leurs frontières qu'aux échanges commerciaux. À cette période appartiennent notamment la culture nazca (~200 av. notre ère - 600), la culture huari (600-1000) et la culture mochica (~100-700), l'une des plus importantes organisations politiques de l'ancien Pérou. Empire inca La Période impériale, aussi appelée Règne des belligérants, succède au déclin de la civilisation huari, dernière entité politique régionale. Divers États locaux tentent alors de dominer politiquement la région et parmi ces États nous retrouvons la culture chimú, la culture chanca, la culture chincha et enfin, la plus célèbre, la culture inca. Les origines des Incas se mêlent à la légende. Ils étaient probablement une tribu guerrière quechua du sud de la Sierra. Entre 1100 et 1300, ils se déplacent peu à peu vers le nord de la région jusqu'à la vallée fertile de Cuzco, occupée alors par des peuples aymaras. L'empire naissant se distinguait par sa condition d'État agraire, au sommet duquel se trouvait l'Inca. Cependant, la véritable expansion des Incas commence en 1438, avec Pachacutec (1438-1471), qui entreprend de conquérir les terres voisines. Durant les 70 dernières années de cette période, le royaume de Cuzco forme un vaste empire qui s'étend sur toutes les Andes. Le génie de Pachacútec se manifeste avant tout dans la législation et l'administration qu'il établit dans l'Incanat. Il aboutit à accomplir l'unité d'un vaste empire grâce à trois mesures principales. Il préserva l'unité géographique de l'empire en développant un gigantesque réseau de routes (le Chemins incas) ; puis il fit son unité linguistique en imposant le runa simi ou quechua comme langue officielle ; enfin, grâce à une organisation centrale absolue, il forma l'unité politique impériale. En même temps, il créa une élite capable de l'assister dans son œuvre : les curacas. Pour faciliter la transmission des ordres et le renseignement sur l'état des provinces, on établit un système de « chasquis » ou « coureurs messagers », qui parcouraient les chemins de l'empire. À la fin du XVe siècle, l'Inca Pachacutec transmet le pouvoir à son fils Tupac Yupanqui († 1493), qui étend l'empire jusqu'à l'actuel territoire équatorien. Sous le règne de son fils, Huayna Capac († 1527), les frontières de l'empire inca sont repoussées jusqu'à la frontière de l'actuelle Colombie. Une guerre de succession éclate entre les deux fils de Huayna Capac, Huascar et Atahualpa. Ce dernier est parvenu à battre les troupes de son frère, au moment où les conquistadors arrivent au Pérou. Conquête et vice-royauté Lorsque les troupes de Francisco Pizarro arrivèrent en 1531, l'Empire inca était déchiré par une guerre civile. Le 16 novembre 1532, durant la bataille de Cajamarca, Pizarro captura l'empereur Atahualpa et le fit exécuter. Il faudra cependant plus de quarante ans pour briser les dernières tentatives de résistance : le dernier Inca de Vilcabamba, Túpac Amaru, fut capturé et exécuté en 1572. Les Espagnols instituèrent le système de l'encomienda : les Amérindiens devaient payer un tribut, dont une partie allait à Séville. Les encomenderos étaient chargés également de les christianiser. En tant que gouverneur du Pérou, Pizarro abusa de l'encomienda en accordant à ses soldats et compagnons un pouvoir quasi illimité sur les populations indigènes qui furent obligées de travailler sans rétribution dans des mines et des champs. Pizarro fut assassiné en 1541 par une faction menée par Diego de Almagro le jeune, surnommé « el Mozo ». En 1543, le roi Charles Quint, pour réagir aux luttes intestines entre les conquistadores, envoya Blasco Núñez Vela en tant que premier vice-roi. Celui-ci sera à son tour tué par Gonzalo Pizarro, le frère du premier Pizarro.

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Colonisation et administrations historiques

Derrière l'apparente unité, la société péruvienne est profondément diverse. La venue de migrants originaires d'Europe, d'Afrique et d'Asie, lors des différentes périodes historiques, a favorisé le mélange de populations. Dès le XVIe siècle, le processus de colonisation est allé de pair avec la mixité des diverses composantes raciales. À cela, il faut ajouter une diminution drastique de la population autochtone au cours des premières décennies de présence espagnole. Décimés par les massacres et les épidémies, le nombre d'Amérindiens au Pérou est passé de onze millions d'habitants en 1500 à un peu plus d'un million un demi-siècle après. Le fait que Lima ait été le siège du vice-roi d'Espagne aurait encore aggravé le sort des Indiens du Pérou. La venue de migrants originaires d'Europe et d'Asie lors des premières années de la République a largement contribué à rendre la société péruvienne encore plus métissée. Entre 1849 et 1874, 80 000 Chinois arrivèrent ainsi au Pérou pour travailler dans les plantations de canne à sucre ou dans les gisements de guano. Selon les estimations, 47 % des Péruviens sont des métis, c'est-à-dire d'origine à la fois amérindienne et européenne, et le pourcentage de population d'origine à prédominance européenne atteindrait 15 % (10 % d'ascendance espagnole (principalement des colons arrivés pendant la colonisation) et 5 % d'autre ascendance européenne (italienne 1,8 %, française 1,5 %, allemande et autrichienne 2 %). Dans certaines régions du Pérou, particulièrement sur la côte, on rencontre parfois de nombreux métis d'ascendance africaine. La proportion de la population indigène (ou personnes à prédominance indigène) fluctuerait entre 30 et 45 % de la population. Cette estimation est particulièrement difficile à faire car l'Institut national de statistique du Pérou se fonde sur des critères linguistiques et non des critères purement « raciaux ». Il fixe ainsi à 15,9 % le pourcentage des Indiens définis sur un critère linguistique. De nos jours, la plupart des Péruviens se considèrent comme des métis, sans qu'il soit possible de tracer des frontières précises entre les différentes catégories.

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Indépendance, dates et mouvements

Entre 1780 et 1781, la vice-royauté du Pérou connut la plus violente insurrection de son histoire. Dirigée par Túpac Amaru II, un cacique du Cuzco, l'insurrection était à l'origine une révolte fiscale mais, très vite, se transforma en un mouvement qui revendiquait l'autonomie du territoire par rapport à la Couronne espagnole. Túpac Amaru arriva à réunir une armée de près de 50 000 hommes, composée majoritairement d'Amérindiens et de métis. Après quelques batailles, la révolte fut écrasée de manière extrêmement violente. Le 18 mai 1781, José Gabriel Túpac Amaru II fut écartelé et décapité à Cuzco mais il devint pendant le XIXe siècle une figure importante de la lutte pour l'indépendance et de la liberté. Le processus d'indépendance prit définitivement son élan avec le soulèvement des propriétaires terriens d'origine espagnole. José de San Martín et Simón Bolívar étaient à la tête des troupes rebelles. Après avoir débarqué dans la baie de Paracas, San Martín s'empara de Lima et déclara, le 28 juillet 1821, l'indépendance du Pérou par rapport à l'Espagne. L'émancipation devint effective en décembre 1824 lorsque le général Antonio José de Sucre battit les Espagnols dans la bataille d'Ayacucho le 9 décembre 1824. Après cette victoire, une scission sépara le pays en un Haut Pérou resté fidèle à Bolivar (maintenant la Bolivie) et un Bas Pérou (le Pérou actuel). Comme le Chili, la Bolivie, le Mexique, ou la Grande-Colombie, le pays fait appel à la Bourse de Londres pour financer des sociétés minières : des centaines de techniciens anglais traversent l'océan, avec leurs machines à vapeur, pour les moderniser. Après la guerre Grande Colombie-Pérou (1828-1829), les conflits frontaliers entre le Pérou et l'Équateur débutèrent à partir des années 1830. Quatre guerres éclatèrent entre ces pays entre 1858 et 1995, guerre de 1858-1860 ; guerre de 1941-1942 ; la guerre du Paquisha en 1981 et la guerre du Cenepa en 1995. Malgré la domination d'une oligarchie de propriétaires terriens, l'esclavage des Noirs et le tribut des Indiens furent abolis par le caudillo Ramón Castilla (1845-1851 et 1855-1862). Entre 1840 et 1879, le guano du Pérou, récolté par des compagnies privées ou publiques sur les côtes, généra d'énormes richesses car le pays bénéficia pendant cette période du monopole mondial de ce fertilisant. La vie politique fut alors une alternance de périodes démocratiques, de coups d'État et de dictatures. L'Espagne n'abandonna pas complètement ses ambitions coloniales et fit encore de vaines tentatives comme lors de la guerre hispano-sud-américaine. Après la bataille de Callao, elle reconnut l'indépendance du pays en 1880, établit des relations diplomatiques et signa un traité de paix et d'amitié définitif la même année. La fin de la guerre contre l'Espagne marquait pour le Pérou la consolidation de son indépendance.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Pérou », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Institutions et modèle politique

Le Pérou est une république « démocratique, sociale, indépendante et souveraine » et son gouvernement est « unitaire, représentatif et décentralisé, et il est organisé selon le principe de la séparation des pouvoirs » (article 43 de la Constitution de 1993). Le pays fonde selon certaines sources un régime semi-présidentiel (bien que d'autres sources argumentent que le pays soit un régime présidentiel) monocaméral : le pouvoir exécutif est assuré par le président et les deux vice-présidents. Ils sont élus ensemble pour cinq ans, au suffrage universel direct. La Constitution de 1993 permet une réélection mais depuis décembre 2000 (à la chute du régime fujimoriste), date de la modification de l'article 112 de la Constitution, il ne peut pas être réélu consécutivement (ce fut le cas d'Alberto Fujimori). Le président est à la fois le chef de l'État et le chef du gouvernement. Il est également le commandant en chef des forces armées mais ne peut déclarer la guerre que sur l'autorisation du Congrès. Il constitue des cabinets ministériels. Le président actuel est José María Balcázar. Le président du Conseil des ministres est désigné par le président de la République. Il réside à la maison de Pizarro, le palais du gouvernement ; le pouvoir législatif est exercé par un parlement unicaméral : le Congrès de la République, composé de 130 membres élus pour cinq ans, en un tour, le même jour que l'élection présidentielle ; la Cour suprême (es) est la plus haute instance du système judiciaire péruvien. L'Assemblée constituante de 1822 est la première assemblée constituante péruvienne, instituée par 79 députés élus proportionnellement selon la population de chaque département. Lors de la première séance, les députés prêtèrent le serment de défendre l'intégrité territoriale du pays et « de le libérer de ses oppresseurs ». L'achèvement de l'Acte constitutionnel fut difficile : la première Constitution fut adoptée le 12 novembre 1823. Les premières constitutions établirent une démocratie nominale et censitaire, où les analphabètes et les femmes n'étaient pas habilités à voter. Le 7 septembre 1955, le Congrès de la République promulgua une loi, qui donnait pour la première fois aux femmes péruviennes le droit de voter et d'être élues. Le Pérou est considéré comme étant le quatrième pays le plus dangereux au monde pour les défenseurs de l'environnement, après le Brésil, le Honduras et les Philippines. Les assassinats de militants écologistes y sont en augmentation ces dernières années. Le 28 juillet 2021, Pedro Castillo devient président de la République. Ce dernier a été destitué le 7 décembre 2022 . Dina Boluarte est devenue Présidente du Pérou par succession constitutionnelle. Elle est destituée par le Congrès de la République le 10 octobre 2025 pour « incapacité morale permanente ». Le président du Parlement, José Jerí, lui succède.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Pérou », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Modèle économique et secteurs dominants

Évolution économique récente L'économie du Pérou connait une croissance régulière. Le taux de croissance du PIB a dépassé la barre des 9 % en 2008, après une croissance de 8,9 % en 2007. Depuis la politique de libéralisation lancée au début des années 1990 par le régime d'Alberto Fujimori, l'économie péruvienne a connu de profonds changements. Des privatisations, pour un total de 9,2 milliards de dollars, principalement dans les secteurs des télécommunications et de l'énergie, ont été menées entre 1990 et 2000 et il ne subsiste plus aujourd'hui qu'une quinzaine de grandes entreprises publiques. Outre la fin des contrôles de l'État, les différents gouvernements ont établi une politique monétaire restrictive et ont mis en place un environnement fiscal favorable aux investisseurs. Ces privatisations ont généré une immense corruption. Le 16 décembre 2020, la Suisse avait rendu au Pérou 16,3 millions de dollars à la suite d'actes de corruption commis dans ce pays sud-américain. Un accord trilatéral avec Lima et le Luxembourg sur la restitution des avoirs d'origine illicite a été signé. Après avoir connu une période d'hyperinflation au cours des années 1980, la monnaie péruvienne connaît, quant à elle, une période de stabilité par rapport au dollar et aux monnaies européennes. Le taux d'inflation moyen s'est stabilisé autour de 3 % et reste depuis plusieurs années dans les limites de la fourchette fixée par la Banque centrale du Pérou (entre 1 % et 3 %). Le taux de dollarisation de l'économie reste toutefois élevé, s'établissant à 60 % des crédits en 2006 au secteur privé contre 82 % en 2000. Parmi les grandes orientations financières figure un axe majeur : la restructuration de la dette publique tant extérieure qu'intérieure. Elle a permis en cinq ans de voir passer la part de la dette intérieure de 22 % à 29 %, traduisant la confiance des marchés dans les obligations d'État. La dette publique globale, à la fin septembre 2007, atteint 31 % du PIB. En termes de compétitivité, le Pérou est considéré en 2008 comme la première économie d'Amérique latine. En 2026, le Pérou est classé en 80e position pour l'indice mondial de l'innovation. Les inégalités sociales sont très fortes : 1 % de la population concentre 30 % des richesses, selon les données du World Inequality Report 2022. Si le respect des principes d'orthodoxie financière et l'amélioration de la gestion de la dette ont permis de regagner la confiance des investisseurs, l'économie péruvienne doit cependant toujours affronter deux défis majeurs : premièrement, le pays reste vulnérable aux fluctuations du prix des matières premières sur les marchés internationaux. Cette vulnérabilité implique une forte volatilité du PIB et cela peut avoir des effets potentiellement négatifs sur la croissance de long terme, sur le développement socioéconomique et sur les finances publiques ;

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Évolution économique et niveau de développement

L'économie du Pérou connait une croissance régulière. Le taux de croissance du PIB a dépassé la barre des 9 % en 2008, après une croissance de 8,9 % en 2007. Depuis la politique de libéralisation lancée au début des années 1990 par le régime d'Alberto Fujimori, l'économie péruvienne a connu de profonds changements. Des privatisations, pour un total de 9,2 milliards de dollars, principalement dans les secteurs des télécommunications et de l'énergie, ont été menées entre 1990 et 2000 et il ne subsiste plus aujourd'hui qu'une quinzaine de grandes entreprises publiques. Outre la fin des contrôles de l'État, les différents gouvernements ont établi une politique monétaire restrictive et ont mis en place un environnement fiscal favorable aux investisseurs. Ces privatisations ont généré une immense corruption. Le 16 décembre 2020, la Suisse avait rendu au Pérou 16,3 millions de dollars à la suite d'actes de corruption commis dans ce pays sud-américain. Un accord trilatéral avec Lima et le Luxembourg sur la restitution des avoirs d'origine illicite a été signé. Après avoir connu une période d'hyperinflation au cours des années 1980, la monnaie péruvienne connaît, quant à elle, une période de stabilité par rapport au dollar et aux monnaies européennes. Le taux d'inflation moyen s'est stabilisé autour de 3 % et reste depuis plusieurs années dans les limites de la fourchette fixée par la Banque centrale du Pérou (entre 1 % et 3 %). Le taux de dollarisation de l'économie reste toutefois élevé, s'établissant à 60 % des crédits en 2006 au secteur privé contre 82 % en 2000. Parmi les grandes orientations financières figure un axe majeur : la restructuration de la dette publique tant extérieure qu'intérieure. Elle a permis en cinq ans de voir passer la part de la dette intérieure de 22 % à 29 %, traduisant la confiance des marchés dans les obligations d'État. La dette publique globale, à la fin septembre 2007, atteint 31 % du PIB. En termes de compétitivité, le Pérou est considéré en 2008 comme la première économie d'Amérique latine. En 2026, le Pérou est classé en 80e position pour l'indice mondial de l'innovation. Les inégalités sociales sont très fortes : 1 % de la population concentre 30 % des richesses, selon les données du World Inequality Report 2022. Si le respect des principes d'orthodoxie financière et l'amélioration de la gestion de la dette ont permis de regagner la confiance des investisseurs, l'économie péruvienne doit cependant toujours affronter deux défis majeurs : premièrement, le pays reste vulnérable aux fluctuations du prix des matières premières sur les marchés internationaux. Cette vulnérabilité implique une forte volatilité du PIB et cela peut avoir des effets potentiellement négatifs sur la croissance de long terme, sur le développement socioéconomique et sur les finances publiques ;

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Grandes réalisations politiques, économiques et sociales

L'indice de fécondité est estimé à 2,37 enfants par femme en 2009, soit un niveau légèrement inférieur à la moyenne latino-américaine (2,5 enfants). La fécondité reste cependant élevée dans les zones rurales et dans les communautés d'indigènes, alors qu'elle est plus basse dans les villes. L'espérance de vie est, quant à elle, estimée à près de 71,03 ans en 2010, ce qui est très semblable à l'espérance de vie mondiale de 71 ans. Au début des années 1950, près d'un enfant sur huit né au Pérou mourait avant la fin de sa première année. Au cours des décennies suivantes, une chute spectaculaire de la mortalité infantile s'est produite. Le taux est passé de 158,6 pour mille en 1950 à 43 pour mille en 1996 et à 21 pour mille en 2006. Néanmoins, en 2019, la moitié des enfants de moins de trois ans présentent de sérieuses carences alimentaires. Le Pérou a affiché le taux de décès dus à la pandémie de Covid-19 le plus élevé au monde, en partie en raison de l'effondrement de son système de santé publique et de l'absence de régulation étatique face à l'envol des prix des cliniques, des médicaments et de l'oxygène. Le Pérou est l'un des pays où les investissements dans le secteur de la santé sont les plus faibles, avec moins de 5 % du PIB investi par an. Les communautés indigènes se trouvent souvent sans accès aux hôpitaux et délaissées par l'État, ce qui les conduit à s'en remettre aux plantes médicinales dont l'efficacité est incertaine Le parlement péruvien a approuvé en 2023 à une large majorité une loi qui accorde “le droit à la vie” de l'embryon dès sa conception, mettant en cause le droit à l'avortement. L'initiative de la loi revient à María Jáuregui, pasteure évangélique du parti d'extrême droite Rénovation populaire. La présidente doit encore décider de la promulgation de la loi.

Données au 2026-11-03 · Source 1

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Personnalités dans les organisations internationales

La politique étrangère du Pérou est traditionnement pro-américaine. Les États-Unis maintiennent en effet une influence significative sur le pays, sa classe politique et ses élites militaires. Les deux pays sont liés par divers accords en matière de sécurité et de défense qui assurent à Washington une présence militaire sur le territoire péruvien.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Pérou », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Culture, traditions et patrimoine

Arts visuels Le patrimoine culturel du Pérou trouve son origine dans les anciennes civilisations andines qui ont émergé sur son territoire avant l'arrivée des Espagnols. Les trésors archéologiques péruviens témoignent d'un développement culturel significatif qui s'est réalisé sans contact avec d'autres cultures extracontinentales. Les premières manifestations artistiques avec un haut degré d'évolution intellectuelle et technologique se trouvent dans les sites de Chavín de Huántar et Cupisnique, datés entre les IXe et IVe siècles avant J.-C. Ces expressions comprennent l'orfèvrerie en argent et en or, la céramique, l'architecture et la sculpture sur pierre, et reflètent un art symbolique et religieux. Entre les VIIIe siècle avant J.-C. et Ier siècle après J.-C., les cultures Paracas Cavernas et Paracas Necrópolis se sont développées. La première a produit de la céramique polychrome avec des représentations religieuses, tandis que la seconde s'est distinguée par sa céramique monochrome et ses tissus complexes et délicats. Au cours de la période allant des IIIe siècle avant J.-C. au VIIe siècle après J.-C., les cultures urbaines Mochica à Lambayeque et Nazca dans la vallée du río Grande, à Ica, ont émergé. Ces deux cultures sont remarquables pour leur agriculture en terrasses avancée, leur ingénierie hydraulique et leurs productions céramiques, textiles, picturales et sculpturales. La civilisation Wari, entre les VIIe et XIIe siècles, installée à Ayacucho, fut pionnière dans la conception urbaine rationnelle, un concept qui s'est étendu à d'autres zones comme Pachacámac, Cajamarquilla et Wari Willka. La culture de Tiahuanaco, qui s'est développée sur les rives du lac Titicaca entre les IXe et XIIIe siècles, est connue pour son architecture et sa sculpture monumentale en pierre, facilitée par l'utilisation du bronze. Le peuple Chimú, entre les XIVe et XVe siècles, a construit la ville de Chan Chan dans la vallée du río Moche, à La Libertad, et s'est distingué par ses compétences en orfèvrerie et en ingénierie hydraulique. La civilisation inca, qui a absorbé une grande partie de l'héritage culturel de ses prédécesseurs, a laissé d'importantes traces telles que les villes de Cuzco, les vestiges architecturaux de Sacsahuamán et Machu Picchu, et un réseau de routes reliant Cuzco aux autres régions de l'empire. Avec l'arrivée des Espagnols, une fusion culturelle s'est produite, qui s'est reflétée dans l'architecture péruvienne, combinant des styles européens avec des influences indigènes. Après la période de la Renaissance, le baroque a atteint une expression riche dans des édifices tels que le couvent de San Francisco à Lima et l'église de la Compagnie à Cuzco. La guerre d'indépendance a créé un vide créatif, que le néoclassicisme d'inspiration française a tenté de combler. Au cours du XXe siècle, on a observé un éclectisme architectural, avec le fonctionnalisme constructif émerge comme réponse, représenté par la place San Martín de Lima.

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Genres musicaux et artistes

Les cultures andines préhispaniques du Pérou se caractérisaient par leur riche tradition en expressions artistiques, particulièrement dans la musique. La plupart des travaux agricoles communautaires étaient accompagnés de musique et de chants, connus en quechua sous le nom de taqui. La diversité ethnique du Pérou ancien a donné lieu à une coexistence de diverses traditions et coutumes, qui ont perduré au fil du temps et ont été fondamentales pour le développement du folklore péruvien posthispanique. Aujourd'hui, les différentes manifestations musicales, telles que la danse et le chant, les fêtes populaires (religieuses et non religieuses), l'artisanat, la gastronomie, et d'autres activités qui varient selon les régions, constituent des expressions significatives du patrimoine culturel péruvien et latino-américain. Les musiciens andins préhispaniques utilisaient principalement des instruments à vent, comme la quena, le pinkillo, l'erke, l'antara ou siku (également connue sous le nom de zampoña), et le pututo. Ils utilisaient également des instruments de percussion, comme la tinya (tambour à main), les pomatinyas (fabriqués en peau de puma), et les runatinyas (fabriqués en peau humaine), utilisés dans les batailles, ainsi que le wankar, un tambour de grandes dimensions. Avec l'arrivée des Espagnols, des instruments européens comme les harpes, les guitares, les vihuelas, les bandurrias et les luths ont été introduits. De la combinaison de ces instruments avec les autochtones ont émergé des instruments métis comme la harpe andine et le charango, dont le corps est fabriqué avec la carapace du tatou. Le métissage culturel ne s'est pas limité au contact entre les cultures indigènes et européennes ; l'influence africaine s'est également manifestée dans les rythmes et les instruments de percussion. Cette influence se reflète dans des formes musicales telles que le festejo et la zamacueca. Parmi les danses d'origine native, on distingue celles liées au travail agricole, à la chasse et à la guerre. Certaines de ces chorégraphies présentent une certaine influence chrétienne. Deux des danses andines les plus représentatives sont la kashua, de caractère communal, qui se danse en groupe dans des espaces ouverts, et le wayño ou huayno, une danse de salon qui se danse en couple dans des espaces fermés. Sont également d'origine andine le yaraví et le triste, des chansons aux paroles souvent très sentimentales. Certaines danses rituelles incluent l'achocallo, la pinkillada, la llamerada (qui imite la démarche des lamas), et la kullawada (des fileuses). En ce qui concerne les danses propitiatoires de la chasse, on peut mentionner la llipi-puli et la choq'elas, des danses colorées de l'altiplano liées à la chasse de la vigogne.

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Ethnies, langues et méthodes de dénombrement

La langue officielle la plus répandue au Pérou est l'espagnol, appelé aussi castillan qui est aussi la langue maternelle de 80,2 % de la population et la lingua franca de la société péruvienne. Les langues autochtones, dont le quechua (13,2 %) et l'aymara (1,8 %), viennent en deuxième et troisième position. La pratique du quechua, langue parlée par 60 % des Péruviens au début du XXe siècle, s'est effondrée à 13 % en 2017. En arrivant en ville, les paysans andins ont souvent été contraints d'abandonner leur langue maternelle, méprisée par les médias et les services de l'État, pour l'espagnol. Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Faune, biodiversité et espaces protégés

Du fait de sa position biogéographique et d'une grande diversité climatique et topographique, il existe au Pérou des milieux très diversifiés (de la plaine à la montagne et du désert à la forêt équatoriale) abritant une faune et une flore extrêmement variées. C'est l'un des dix-sept pays caractérisés par une mégadiversité biologique. Il compte 84 des 117 zones naturelles(à préciser) existantes au monde (72 %), abritant encore 5 872 espèces endémiques (parmi lesquelles 118 types uniques d'oiseaux, 113 espèces de reptiles et 60 variétés différentes de mammifères). Parce que la variété d'étages d'altitude et de températures a obligé agriculteurs et éleveurs andins à utiliser et adapter les espèces convenant le mieux à chaque situation agrobiogéographique, le pays abritait aussi de riches ressources génétiques en matière d'espèces alimentaires et utiles domestiquées, élevées et cultivées. Mais ce patrimoine est en forte et rapide régression. Sur les hauteurs, les lamas côtoient les alpagas et les vigognes. Le chinchilla à queue courte, présent à l'état sauvage autrefois dans les très hautes Andes a sans doute disparu aujourd'hui. Survolant les montagnes, le condor des Andes est un oiseau emblématique du Pérou et de ses montagnes. Mais c'est dans la « selva » que la faune est la plus présente avec entre autres les jaguars, les tatous, les caïmans, les capybaras mais aussi des singes ou des milliers d'espèces d'insectes qui vivent dans une végétation luxuriante. La vanille, l'acajou et le caoutchouc participent à cette biodiversité. Le Pérou possède des eaux parmi les plus poissonneuses de la planète. La diversité de son écosystème est favorisée par le courant froid de Humboldt, connu pour l'abondance de son phytoplancton. Les eaux péruviennes comptent ainsi plus de 1 000 espèces de poissons, tout autant de mollusques, et près de 600 de crustacés.

Données au 2026-11-03 · Source 1

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Cours d’eau et géographie

Relief La cordillère des Andes marque et structure les paysages et la géographie du pays. Parmi les volcans importants, on y trouve Misti et Ubinas. Le Huascarán, qui s'élève à 6 768 mètres, est le point culminant du pays dans la Cordillère occidentale. Climat Il est tropical à l'est, désertique et sec à l'ouest. Les déserts côtiers sont liés à la présence d'un courant océanique sud-nord, donc froid, qui remonte la côte Pacifique en bloquant l'évaporation et la formation de perturbations pluvieuses (hormis épisodiquement lors d'épisodes El Niño). Dans les Andes (chaîne de montagnes), le climat est tempéré à froid en fonction de l'altitude. Le désert du nord du Pérou abrite aujourd'hui des terres agricoles irriguées et des zones de forêt sèche récemment[C'est-à-dire ?] fortement dégradées par l'agriculture industrielle, l'urbanisation et la production de bois et de charbon de bois. Les écosystèmes arides de ces régions se sont adaptés à des décennies presque sans pluie entrecoupées de courtes phases de pluies torrentielles entraînant un bref reverdissement du désert, la réapparition des oiseaux et de rivières. Ces pluies ont des effets dramatiques sur une population non préparée mais sont source de vie pour le désert. Après l'El Niño de 1997–1998, on a trouvé dans le désert des espèces sauvages proches de plantes domestiquées (tomates, poivrons, courges et pommes de terre) dont les graines pouvaient encore germer après 20 ans d'enfouissement, ainsi que des plantes cultivées par des paysans sur des sols rendus fertiles par l'eau et les alluvions. La destruction de la forêt sèche a exacerbé l'érosion, les inondations et leurs effets. Divers aménagements du bassin versant (notamment sur les rivières canalisées, barrées et draguées) ne tenant pas compte des crues inhabituelles ont eu un effet comparable ; et des polluants miniers, cynégétiques, routiers, urbains et agricoles (pesticides et engrais) sont dispersés par l'eau puis souvent entraînés jusqu'à l'océan, ce qui inquiète les écologues. Selon B. Fraser dans la revue Nature (2018), « Personne n'avait prédit la catastrophe de cette année (2017) avant qu'il ne soit trop tard » et ses effets en Amérique du Sud ont été sous-estimés car si les scientifiques avaient bien prédit pour l'essentiel le phénomène El Niño de 2015-2016 et même si le volume de précipitations de 2017 est comparable à celui de l'événement El Niño de 1997-1998, les causes en sont différentes et les scientifiques ont encore besoin de mieux comprendre le mécanisme de ces El Niños côtiers atypiques (tels que ceux des années 1920 et 1970) et de leurs liens avec les cycles océaniques ou climatiques au sens large.

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Ressources naturelles

Le pays est doté de ressources naturelles exceptionnelles dont d'importantes ressources halieutiques (anchois péruvien), cependant instables dans le temps à cause d'El Niño. Le pays dispose de cuivre, d'argent, d'or, de pétrole, de minerai de fer, de charbon et de phosphates. Le Pérou est le troisième pays d'Amérique latine où les niveaux de pollution de l'air sont les plus élevés, après le Mexique et le Chili. Un rapport publié en 2020 par l'Autorité nationale de l'eau (ANA) du Pérou nous révèle que les glaciers du pays ont perdu plus de 50 % de leur surface depuis les années 1960.

Données au 2026-11-03 · Source 1

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Productions, volumes et classements mondiaux

L'économie péruvienne dépend fortement des matières premières, qui représentent 60 % des exportations. En 2015, le Pérou est le deuxième producteur mondial d'argent, le troisième de zinc et de cuivre, le sixième d'or, et exploite aussi du gaz et du pétrole. En 2014, le pays comprenait environ 26 millions d'hectares de concessions minières, soit 20,42 % de la surface du pays. Il est en revanche peu industrialisé. Les grands projets miniers sur lesquels repose le modèle économique péruvien font aussi l'objet de contestations de la part des populations rurales qui profitent peu des retombées économiques mais doivent faire face à la pollution des cours d'eau et des sols affectant leur agriculture. D'après l'économiste José Oscatégui : « l'État péruvien est faible, parfois complètement absent de certaines provinces. Le Pérou n'a donc pas la capacité de négocier avec les multinationales et de récupérer les impôts qui pourraient alimenter des programmes sociaux. L'industrie minière, pilier de l'économie, illustre bien cette faiblesse. Malgré leur impact très lourd sur l'environnement et leurs profits record, les grands groupes qui exploitent les métaux péruviens sont taxés à hauteur de 30 % de leur bénéfice, comme toute autre entreprise locale. Mais en pratique, avec les exonérations, c'est encore moins, entre 13 et 14% » La moitié des opérateurs miniers du pays a obtenu à l'époque du président Alberto Fujimori des contrats de stabilité, c'est-à-dire une garantie contre tout changement de la politique fiscale du pays. Les secteurs cités ne constituent pas un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques.

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Emblèmes et symboles nationaux

description: trois bandes verticales égales de rouge (côté gauche), blanc et rouge, avec les armoiries centrées sur la bande blanche; les armoiries ont un bouclier avec une vicuna, un cinchona et une cornucopia jaune déversant des pièces de monnaie: la vicuna représente la faune, le cinchona est la source de quinine, et la cornucopia symbolise la richesse minérale; rouge représente le sang versé pour l'indépendance, et blanc pour la paix vicuna (un camélide lié au lama) rouge, blanc

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Indicateurs économiques · Banque mondiale

46e sur 186 économies renseignées pour le PIB nominal (USD courants) en 2025. Données du classement.

PIB (USD courants)
AnnéeValeur
2025334,854,659,181.89
2024291,751,523,018.90
2023268,025,009,709.32
2022246,169,867,862.82
2021226,406,075,008.88
2020201,409,694,755.93
2019228,346,006,003.65
2018222,597,009,739.24
2017211,007,984,080.91
2016191,898,104,390.38

Source et méthode de l’indicateur

PIB par habitant (USD courants)
AnnéeValeur
20259,684.41
20248,526.30
20237,919.05
20227,353.75
20216,828.53
20206,133.33
20197,037.01
20186,978.49
20176,736.17
20166,217.04

Source et méthode de l’indicateur

Croissance du PIB réel (%)
AnnéeValeur
20253.43
20243.52
2023-0.35
20222.82
202113.42
2020-10.93
20192.24
20183.97
20172.52
20163.95

Source et méthode de l’indicateur

Population
AnnéeValeur
202534,576,665.00
202434,217,848.00
202333,845,617.00
202233,475,438.00
202133,155,882.00
202032,838,579.00
201932,449,303.00
201831,897,584.00
201731,324,637.00
201630,866,494.00

Source et méthode de l’indicateur

Les années disponibles peuvent varier selon l’indicateur. Un rang de production, un PIB, un PIB par habitant et un classement de développement mesurent des choses différentes.

Héros, figures de l’indépendance et grandes personnalités

Hymne national

Somos libres, seámoslo siempre

Version instrumentale

Source des enregistrements · Public domain

Référence de l’hymne

United States Navy Band (performer) José de la Torre Ugarte (lyrics) José Bernardo Alcedo (music) Encoded in OGG by Linfocito B · Public domain

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