Type de climattempéré ; hivers froids et nuageux avec neige et brouillard fréquents ; étés ensoleillés avec de fréquentes averses et orages
Crédit photoU.S. Embassy Romania · Public domain · Source de l’imagePrésident actuelNicușor DanPrésident
Date d’accession au pouvoir26/05/2025Date d’entrée dans la fonction indiquée ; les mandats antérieurs peuvent être distincts.
Mode d’accession au pouvoirÉlection du 18 mai 2025
Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.
Sources et précisions : superficie et climat
Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.
Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.
Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.
Le descriptif climatique provient d’une archive du World Factbook. Il décrit le climat général et ne constitue pas un bulletin météo actuel.
Résumé climatique traduit automatiquement depuis une source anglophone, à relire.
Direction du pays · référence au 04/11/2026. Repères importés de sources encyclopédiques ; l’identité actuelle, la date et le mécanisme restent à relire. Les dates d’élection, de prise de fonctions et de réélection sont distinctes.
Portrait de Nicușor Dan : U.S. Embassy Romania · Public domain · Source de l’image
Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir
Référence de recherche pour l’identité : Wikidata, consultée le 2026-11-04. Les assertions de cette source restent à vérifier.
Corpus documentaire importé le 2026-11-03, complété par les corrections validées de l’équipe. Chaque rubrique précise ses sources ; l’import ne constitue pas une vérification manuelle exhaustive.
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Situer Roumanie dans le monde
Roumanie · repère de localisation indicatifVue du pays ou territoire · nord en haut
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Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies
La Roumanie (en roumain : România) est un pays d'Europe de l'Est, partagé entre Europe centrale, orientale et du Sud-Est. C’est le sixième pays le plus peuplé de l'Union européenne et le huitième pays le plus grand pour sa superficie totale. La géographie du pays est structurée par les Carpates, le Danube et le littoral de la mer Noire. La Roumanie a comme pays frontaliers la Hongrie, l'Ukraine, la Moldavie, la Bulgarie et la Serbie.
Une forte majorité de la population s'identifie comme roumaine sur le plan ethnique (89 %) et de tradition chrétienne orthodoxe (81 %) ; 11 % des habitants déclarent appartenir à des minorités ethniques et 19 % à des confessions minoritaires ou être sans religion.
L'État roumain moderne émerge au milieu du XIXe siècle, mais l'histoire des Roumains est bien plus ancienne. Leur langue est romane et leurs origines se déclinent depuis les Thraco-Romains, à travers la Mésie (province romaine danubienne), la Dacie (pays des Thraces du Nord, conquis par l'empereur romain Trajan en 106), la Dacie aurélienne dans l'Empire romain d'Orient (dont les Roumains ont hérité leur tradition religieuse, majoritairement chrétienne orthodoxe), les principautés médiévales de Transylvanie, Valachie et Moldavie et enfin le « vieux royaume » roumain issu de l'union des « principautés danubiennes ».
À l'époque moderne l'influence du romantisme, avec ses idéaux d'émancipation culturelle et de progrès manifestés par le drapeau roumain et l'hymne, inspire toute une série de révoltes et révolutions (transylvaine en 1784, moldave et valaque en 1821, roumaine globale en 1848, anti-totalitaire en 1945-1960 et en 1989).
La monarchie constitutionnelle du XIXe siècle a évolué en démocratie parlementaire entre 1918 et 1938, puis un régime autocratique s'est installé, suivi par deux totalitarismes : fascisme des années 1940, et communisme de type soviétique dans la seconde moitié du XXe siècle, jusqu'en 1989 (chute de la dictature communiste d'une durée de 45 ans, et instauration d'une démocratie semi-présidentielle).
Après une croissance économique rapide au début des années 2000, l'économie roumaine s'est principalement tournée vers les services, la production et l'exportation d'automobiles et d'énergie, avec des entreprises comme Dacia et Petrom. Le pays est membre de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) depuis 2004 et de l'Union européenne (UE) depuis le 1er janvier 2007.
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Origine du nom et étymologie
România, nom du pays, est un néologisme du XIXe siècle, mais il s'appuie sur le nom par lequel les locuteurs de la langue roumaine se désignaient depuis leurs origines, et qui est attesté par écrit depuis le XVIe siècle. Cet endonyme de români est relié à l'Empire appelé aujourd'hui byzantin, mais dont le nom réel et officiel était Ρωμανία (Romanía, de Rome, ancienne capitale de l'Empire romain). Jusqu'au XIXe siècle, les chrétiens orthodoxes se définissaient comme Ρωμαίοι (Romaíoi) ou Ρωμιοί (Romioí), et non Έλληνες (Hellènes, mot qui ne désignait alors que les païens antiques), et encore moins Βυζαντινοί / Byzantinoí (Byzantins, mot inventé par Hieronymus Wolf en 1557). En fait, tous les habitants de l'Empire romain d'Orient se définissaient comme Ρωμαίοι (Romées), qu'ils fussent albanais, arméniens, aroumains, grecs ou roumains. Ce n'est que peu avant leur guerre d'indépendance que les Grecs, toujours qualifiés de « Roumis » par les Turcs, vont commencer à se désigner comme Έλληνες (Hellènes), tandis que Roumains et Aroumains sont désignés par l'exonyme « Valaques ».
L'endonyme români, par lequel s'identifiaient les roumanophones, ne désignait pas, au Moyen Âge, une nationalité, mais simplement une origine et une langue communes (en roumain : limba românească). Les roumanophones s'identifiaient aussi par leur origine géographique : Moldave (en roumain : moldovean), Transylvain (en roumain : ardelean), de Munténie (en roumain : muntean), d'Olténie (en roumain : oltean), du Maramureș (en roumain : maramureșean), du Banat (en roumain : bănățean) ou de Dobroudja (en roumain : dobrogean). Ce sont Émile Ollivier, Élisée Reclus et Edgar Quinet, inventeurs du principe selon lequel on doit désigner un peuple par le nom qu'il se donne lui-même, qui ont imposé dans les langues étrangères le terme de « Roumains » à la place de « Valaques », « Moldo-valaques », « Moldaves », « Moldaviens », « Vlachs », « Volokhs », « Wallachiens » et autres « Romounes », devenus, d'ailleurs, flous et parfois péjoratifs (voir Origine des roumanophones).
Ces considérations ne sont pas purement savantes, mais participent à la définition de l'identité des Roumains, promue par les « éveilleurs de la nation » (en roumain : deșteptătorii neamului), imprégnés de l'esprit des Lumières, mais contestée dans les États voisins de la Roumanie, dont les instances culturelles et politiques considèrent jusqu'à aujourd'hui cette identité roumaine comme une « construction récente et artificielle ».
En français, le journal Mercure de France de juillet 1742 emploie pour la première fois l'expression « Valachie ou pays roumain » lorsqu'il présente le texte de la Constitution octroyée par le Prince Constantin Mavrocordato en 1746. En français, le nom « Roumanie » dans son acception moderne est attesté pour la première fois dans un ouvrage datant de 1816, publié à Leipzig par l'érudit grec Demetrios Daniel Philippidès.
Wikipédia, article « Roumanie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Histoire du pays
Les historiens distinguent quatre périodes dans l'histoire de la Roumanie :
l'Antiquité, dominée par la confrontation, puis la synthèse, entre les civilisations gète/dace et romaine, et par l'influence grecque sur le littoral ;
l'âge pastoral parfois aussi appelé « âge obscur » (obscur pour les historiens et objet de controverses entre eux, à cause de la pénurie de sources fiables), du IIIe siècle au XIIIe siècle, marqué par la christianisation, les invasions barbares et l'installation des Slaves, puis des Magyars, parmi les proto-Roumains ; cet âge pastoral où la population romanophone, alors appelée « valaque » vivait dispersée en « romanies populaires », correspond à l'Antiquité tardive et au haut Moyen Âge ;
la période voïvodale, du XIVe siècle au milieu du XIXe siècle, qui correspond en gros à l'histoire des voïvodats de Transylvanie, de Moldavie et de Valachie ;
la période moderne, qui correspond à la renaissance culturelle roumaine et à l'histoire de la principauté, puis du royaume de Roumanie, enfin de la république communiste puis libérale.
Antiquité
L'histoire des populations dont sont issus les roumanophones est bien documentée depuis l'apparition des Thraces et des premiers Daces (Thraces du Nord), conquis par l'Empire romain, dont la domination va durer six siècles au sud du Danube et 150 ans au nord, d'où Rome s'est retirée au milieu du IIIe siècle.
Au Ier siècle av. J.-C., les Romains latinisent les Illyres, les Celtes, les Thraces vivant dans les Balkans. Du IIe au VIe siècle, l'Empire gréco-romain d'Orient (dit « byzantin ») résiste contre les Goths, les Huns, les Avars et divers autres peuples germaniques et turcs. Les Latins et les Grecs subissent un processus de christianisation.
Moyen Âge
Les populations latinophones du bassin danubien et des Balkans, sujettes ou bien de l'Empire romain d'Orient (au sud du Danube) ou bien des royaumes « barbares » (au nord du Danube), n'auront pas d'État à elles avant 1186, date de la fondation du royaume des Bulgares et des Valaques par les dynasties Deleanu, Caloianu et Asen. Peuplé, selon Théophane le Confesseur, Georges Cédrène et Théophylacte Simocatta, de Bulgares, de Valaques et de Grecs, ce royaume situé à cheval sur les deux rives du bas-Danube ne dure que 63 ans avant d'être remplacé par des Tzarats bulgares (au sud du Danube) et par des banats roumains vassaux de la Hongrie (au nord du Danube).
Au VIe siècle, des Slaves s'installent parmi les Romans orientaux, et des cavaliers proto-Bulgares, tengristes, arrivent et fondent un royaume s'étendant sur l'ancienne Yougoslavie, et les actuelles Roumanie, Moldavie, Macédoine et Bulgarie. Ce royaume adopte la langue slavonne et le christianisme : c'est la première Bulgarie du Danube, mais au nord de l'Haemos (et de la « ligne Jireček ») la population autochtone est romanophone : ce sont les « Valaques. » En Europe, l'Empire byzantin ne garde que la Grèce et les côtes de la péninsule des Balkans.
Au Xe siècle, l'empereur byzantin Basile II détruit le premier empire bulgare avec l'aide des cavaliers turcophones de la steppe. À ce moment, les Valaques roumanophones vivent en petites communautés pastorales éparpillées au milieu des Sklavinies slaves sur les deux rives du Danube sur les piémonts des Carpates et des Balkans : les valachies, dont les habitants transhument sur un vaste territoire depuis les pays moraves jusqu'à la mer Noire et depuis la Podolie jusqu'en Morlaquie sur la mer Adriatique, en Thessalie, en Acarnanie et dans les éparchies de Gortyne et de Mantinée.
Aux XIe et XIIe siècles au nord du Danube, les finnois Magyars fondent la Hongrie et y assimilent les principautés et les cnézats slaves ainsi que les valachies romanes de la Transylvanie. Au sud du Danube, les romanophones participent à la fondation du royaume bulgaro-valaque, reconnu sous ce nom par la papauté et les puissances de l'époque. Au XIIIe siècle, l'Empire byzantin est mis en pièces par la quatrième croisade, et les Occidentaux dits « Francs » qui en découlent, attaquent ensuite le royaume bulgaro-valaque, mais leur chef Baudouin de Flandre est tué.
En 1223, Mongols et les Tatars ravagent la région. En 1261, les Grecs reprennent Constantinople mais déjà les Turcs s'installent en Anatolie : dès lors, les populations orthodoxes sont prises entre les catholiques à l'ouest et les musulmans à l'est. Au nord du Danube, les Volochovènes sont vassaux de la Hongrie, de la principauté de Galicie-Volhynie ou des Tatars, et cohabitent avec des Iasses iranophones.
Concernant cet « âge pastoral », les deux Empires austro-hongrois et russe, confrontés au XIXe siècle aux revendications de la renaissance culturelle roumaine, se sont efforcés, par la méthode hypercritique, de réfuter les arguments des historiens roumains à propos de l'origine des roumanophones pour nier leur ancienneté dans les territoires dont ils revendiquaient l'autonomie ou l'union en un seul État : c'est le cas, entre autres, d'Eduard-Robert Rössler. Selon ce point de vue, il n'existait aucun locuteur des langues romanes orientales au nord du Danube durant l'antiquité tardive et le Haut Moyen Âge, et les valachies, équivalent romanophone des Sklavinies slaves, ne sont pour les historiens de ces empires (et de leurs États-successeurs) rien de plus que des exemptions de taxes accordées au XIVe siècle par les rois de Hongrie ou de Galicie-Volhynie à leurs nobles pour défricher des terres royales avec des ouvriers agricoles valaques importés des Balkans.
Comme de son côté, l'historiographie bulgaro-yougoslave postule que les locuteurs des langues romanes orientales sont apparus exclusivement au nord du Danube et ne sont venus dans les Balkans que tardivement après les Slaves et en très petit nombre, l'incompatibilité de ces deux thèses largement diffusées par les sources secondaires crée l'illusion historiographique et cartographique d'une disparition totale des langues romanes orientales durant mille ans, suivie d'une réapparition inexpliquée tardive. Dans cette perspective, les territoires où l'on parlait ces langues apparaissent comme de simples parties des États voisins, ne figurant, même en pointillé, ni les romanophones, ni les principautés autonomes de Moldavie, Transylvanie et Valachie. Des historiens roumains comme Gheorghe I. Brătianu ont rebondi sur ce paradoxe pour qualifier les Roumains d'« énigme et miracle historique ».
Temps modernes
Période voïvodale
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Colonisation et administrations historiques
Les Carpates, le Danube et la mer Noire sont les structures majeures de la géographie physique. La Roumanie est à la 79e place mondiale et à la douzième du continent européen par son territoire de 237 499 km2 terrestres et 39 940 aquatiques dont 892 lacustres, 8 947 d'eaux territoriales et contiguës en mer Noire (soit un total de 247 338 sous souveraineté) et 30 100 de zone économique exclusive. Ce territoire, dont 120 345 km2 proviennent de la Roumanie d'avant 1913 (120 732 km2) et 117 154 km2 de l'Empire austro-hongrois (676 615 km2), a souvent varié dans le temps. Sur leur flanc oriental, les États formant l'actuelle Roumanie ont subi, de la fin du XVIIIe siècle jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle, la pression de l'Empire russe puis de l'URSS et de ses États-successeurs : de cette pression découle une controverse identitaire concernant les Moldaves et un litige territorial et maritime avec l'Ukraine. Concernant l'extrémité orientale de leur frontière commune, c'est la Cour internationale de justice de La Haye qui, le 3 février 2009, a départagé la Roumanie et l'Ukraine dans le conflit qui les opposait autour du bras danubien de Chilia et du plateau continental maritime : il s'agit de territoires occupés par l'URSS en 1948, après le traité de paix de Paris de 1947. Le jugement de la cour n'a accordé à l'Ukraine que 2 500 km2 des 12 000 km2 de plateau continental que ce pays revendiquait, mais c'est la partie la moins profonde (la plus facilement exploitable) et, de plus, il a confirmé le traité frontalier bilatéral de 1997 abandonnant à l'Ukraine toutes les îles en litige, dont l'île des Serpents. Ainsi, à l'exception de la décolonisation occidentale, la Roumanie est un des rares pays européens à avoir perdu des territoires après les traités de paix consécutifs à la Seconde Guerre mondiale.
S'il arrive parfois que des partis nationalistes agitent le passé roumain de ces régions, la Roumanie n'a aucune revendication territoriale et a reconnu par des traités avec ses voisins toutes ses frontières, à l'exception du golfe de Musura à l'embouchure du bras de Chilia des bouches du Danube dont le partage n'a pas été fixé par la décision de la Cour internationale de justice de 2009 fixant les limites de la zone économique exclusive roumaine en mer Noire.
Wikipédia, article « Roumanie », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence
Indépendance, dates et mouvements
9 mai 1877 (indépendance proclamée de l'Empire ottoman; 13 juillet 1878 (indépendance reconnue par le Traité de Berlin); 26 mars 1881 (royaume proclamé); 30 décembre 1947 (républicité proclamée)
CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.
Institutions et modèle politique
Politique relative à l'OTAN
La nomenklatura a toujours entretenu de bonnes relations avec tous les États du tiers monde, y compris avec ceux que les États-Unis classent comme « États-voyous ». Les gouvernements successifs de la Roumanie n'avaient aucune raison de changer de politique, mais l'inquiétude suscitée par les rivalités autour de la mer Noire, comme la guerre du Dniestr en Moldavie et les guerres de maintien de l'influence russe dans le Caucase ont poussé la Roumanie à rejoindre l'OTAN en 2004. Toutefois, les anciennes relations privilégiées du pays avec les États de l'ancien tiers monde n'ont pas cessé, et si des militaires roumains sont présents en Irak ou en Afghanistan, c'est sur des missions logistiques et médicales ; quant à la marine, elle opère surtout en mer Noire et plus rarement en mer Méditerranée, mais a toujours refusé de s'engager dans le Golfe.
Politique relative à l'Union européenne
Chronologie de l'intégration dans l'Union Européenne :
le 22 juin 1995, la Roumanie demande l'adhésion à l'Union européenne ;
le 10 décembre 1999, la Roumanie ouvre la négociation en vue de l'adhésion qui se termine le 15 juin 2004 ;
le 25 avril 2005, le Conseil européen approuve l'adhésion de la Roumanie, qui signe le traité d'adhésion qui entre en vigueur le 1er janvier 2007.
La Roumanie est le premier pays d'Europe centrale et orientale qui a établi des relations avec la Communauté européenne, dès 1974. Après son adhésion à l'Union européenne le 1er janvier 2007, en même temps que la Bulgarie, la plupart de ses parlementaires ont rejoint le groupe des libéraux européens (qui voient ainsi leur nombre augmenter de 17 %) et les partis de centre-droit ; un moindre nombre a rejoint le groupe socialiste, et quelques-uns, l'extrême-droite européenne qui a ainsi pu se constituer en groupe. La plupart de ces eurodéputés, quel que soit leur engagement actuel, ont un passé communiste.
Comme pour chaque membre de l'Union européenne, les intérêts de la Roumanie divergent parfois de ceux de ses partenaires. Ainsi l'Allemagne d'Angela Merkel a reproché à la Roumanie sa politique économique (pas assez rigoureuse selon les critères exigés par la BCE) et démographique (la Roumanie naturalise les citoyens moldaves qui le lui demandent avec la même facilité que l'Allemagne offre aux Allemands hors-frontières). La France du président Jacques Chirac lui a reproché un alignement trop marqué sur les États-Unis (par exemple en Irak), mais selon le président Traian Băsescu, « la démocratie ne peut pas être protégée sans l'OTAN et l'UE » et « l'alliance avec les États-Unis ne remet pas en cause l'engagement européen de la Roumanie ». À d'autres moments, la France du président Nicolas Sarkozy et l'Italie du gouvernement Berlusconi lui ont reproché d'être trop laxiste en matière de libre circulation de ses citoyens, surtout roms.
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Modèle économique et secteurs dominants
Monnaie, revenu, salaires et emploi
La monnaie roumaine est le leu roumain (l'appellatif technique est RON). En octobre 2025, le cours moyen est de 1 EUR = 5 RON. En mai 2015, le salaire moyen mensuel net est de 1 829 RON (411 EUR à la même date). Depuis le 1er juillet 2015, le salaire mensuel minimum garanti par la loi ou par les conventions collectives du travail est de 1 050 RON (236 EUR). L'impôt sur le revenu est de type proportionnel (également appelé impôt à taux unique) à 16 %, et au premier trimestre 2015, le montant moyen des retraites est d'environ 890 RON (200 EUR).
La décennie 1990-2000 équivaut à la décennie 1945-1955 en Europe occidentale, mais avec 45 ans de retard de développement, sans plan Marshall, sans épuration et sans programme social du Conseil national de la Résistance. Après la chute du régime communiste, la Roumanie a subi une transition extrêmement difficile, marquée par une crise économique aiguë (chute de 48 % du PIB industriel, inflation comprise entre 50 % et 300 %, et l'écroulement de la monnaie (en 1999 le leu vaut 1 000 fois moins qu'en 1990, de nouvelles coupures sont émises tous les ans). Le chômage passe de 2 % à 12 % et provoque des mouvements sociaux parfois très violents. En 1990 et 1991, des dizaines de milliers de mineurs, instrumentalisés par une frange du pouvoir post-communiste qui s'oppose à toute réforme, envahissent Bucarest, saccagent le siège du gouvernement et provoquent des dizaines de morts et des blessés parmi les étudiants et les enseignants, accusés d'être des vecteurs du « capitalisme ultralibéral ». En 1999 le mouvement se répète mais cette fois les gendarmes gagnent la « bataille » (selon une expression utilisée à l'époque). L'année 2000 marque une amélioration et l'économie roumaine connaît une forte croissance entre 2001 et 2007 (4 à 9 % par an) : elle est déclarée « économie de marché fonctionnelle » par la Commission européenne en octobre 2004. Son PIB en parité de pouvoir d'achat (247 milliards de dollars) place la Roumanie au 45e rang mondial fin 2007, au niveau du PIB tchèque.
La majorité au pouvoir entre 2004 et 2008 a mis en place une politique économique d'inspiration libérale, visant à réduire le nombre des entreprises d'État (encore autour de 30 % du PIB en 2006 selon une estimation de la Deutsche Bank), attirer plus d'investissements étrangers (7e destination en Europe en 2006 selon le Financial Times), réduire la fiscalité et le chômage (4,3 % janvier 2008 et 1,8 % à Bucarest).
Mais à partir de 2007, malgré ou à cause de l'intégration à l'Union européenne (selon les points de vue), les effets néfastes de la crise financière mondiale se font sentir et ralentissent fortement la croissance de l'économie roumaine, avec un taux de chômage de jeunes supérieur à 20 %.
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Évolution économique et niveau de développement
l'économie membre de l'UE à revenu élevé; l'adhésion à l'euro a été retardée par rapport aux indicateurs macroéconomiques; la persistance de l'inflation, mais la consommation et les investissements financés par l'UE ont entraîné la reprise; la pénurie de main-d'œuvre qualifiée; le déficit public et le déficit budgétaire élevés; les défis comprennent la viabilité budgétaire et l'instabilité politique;
Banque mondiale : PIB nominal de 428 677 977 855 USD courants en 2025. Valeur de comparaison : 185 290 759 249 USD courants en 2016. Ces montants nominaux ne mesurent pas la croissance réelle ; la série séparée de croissance du PIB réel et le PIB par habitant sont présentés dans le tableau des indicateurs.
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Grandes réalisations politiques, économiques et sociales
Sites du patrimoine mondial: Delta du Danube (n); Eglises de Moldavie (c); Monastère d'Horezu (c); Villages avec églises fortifiées en Transylvanie (c); Fortes daciennes des montagnes d'Orastie (c); Centre historique de Sighişoara (c); Eglises en bois de Maramureş (c); Forêts de hêtres anciennes et primitives des Carpates et d'autres régions d'Europe (n); Paysage minier de Roșia Montană (c); Ensemble monumental de Brâncuși de Târgu Jiu (c); Frontières de l'Empire romain – Dacia (c)
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Personnalités dans les organisations internationales
Participation d'organisations internationales (membres, non titulaires d'une charge individuelle): Groupe de l'Australie, BRI, CEMN, CBS (observateur), CD, CE, CEI, EAPC, BERD, BCE, BEI, ESA, UE, FAO, G-9, AIEA, IBRD, OACI, CCI (comités nationaux), CICt, ICRM, IDA, FIDA, CIF, IFRCS, IHO, OIT, FMI, OMI, IMSO, Interpol, CIO, OIM, UIP, ISO, ITSO, UIT, CSI (ONG), LAIA (observateur), MIGA, MONUSCO, OTAN, NSG, OEA (observateur), OIF, OIAC, OSCE, PCA, SELEC, ONU, CNUCED, UNESCO, HCR, ONUDI, Union latine, MINUL, MINUSS, ONUCI, UNOOSA, UNWTO, UPU, WASSenaar Arrangement, WCO, WFTU (ONG), OMS, OMPI, WMO, OMC, ZC
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Culture, traditions et patrimoine
Les Roumains décrivent souvent leur pays comme une « île de latinité dans un océan slave ». Cette expression isolationniste a été popularisée par Nicolae Iorga, historien et homme politique de l'entre-deux-guerres. Toutefois il faut y mettre un bémol car la Hongrie ne fait pas partie des pays slaves. Mais surtout, la latinité est surtout linguistique : sur les autres plans de la culture traditionnelle (architecture traditionnelle, arts, musiques, cuisines, influences religieuses, histoire, patrimoine, minorités…) la Roumanie se situe bien au carrefour de l'Europe centrale à laquelle elle appartient par la Transylvanie, de l'Europe orientale à laquelle elle appartient par la Moldavie, et des Balkans auxquels elle appartient par la Valachie et la Dobrogée. Par ailleurs, depuis l'époque des Lumières, la Roumanie a subi une très forte influence occidentale et notamment française, combattue jadis par des partisans de l'« autochtonisme orthodoxe » tels le philosophe Nae Ionescu ou l'essayiste Nichifor Crainic, et aujourd'hui par les polémistes tels Adrian Păunescu ou Corneliu Vadim Tudor.
Médias
Presse écrite
Dacia, revue spécialisée sur l'archéologie, fondée en 1924.
Scînteia (ou Scânteia, « l'Étincelle » jusqu'en 1953), quotidien du Parti communiste devenu, après la Libération de 1989, l'Adevărul (« la Vérité »), basé à Bucarest.
Evenimentul Zilei, quotidien fondé en 1992 (Bucarest).
Inklusiv, revue homosexuelle fondée en 2005 (Bucarest).
Krónika, quotidien roumain magyarophone fondé en 1999 (Cluj-Napoca).
Vásárhelyi Hírlap, quotidien roumain magyarophone fondé en 2007 (Târgu Mureș).
Radio, télévision et réseaux informatiques
Arts
Architecture
La Roumanie avait un très riche patrimoine architectural où se croisaient des influences byzantines, gothiques, baroques, ottomanes, vénitiennes, françaises de l'époque des Lumières, germaniques, modernes (Bauhaus) ainsi que des styles syncrétiques locaux (style « Brâncovan » typique du XVIIIe siècle roumain), mais la dictature communiste, ainsi que la période néolibérale qui lui a succédé, en ont détruit une partie importante, en raison, pour la première, de l'idéologie visant à « faire table rase des traces d'un passé révolu d'exploitation de l'homme par l'homme » et, pour la seconde, d'un productivisme qui ne se soucie que de rentabilité immédiate, et non du patrimoine culturel ou historique. Il reste cependant un certain nombre de monuments et de bâtiments historiques de valeur, notamment religieux, ainsi que des quartiers et des bourgades entières qui ont été préservés et, dans certains cas, classés. C'est le cas entre autres des églises en bois du Maramureș, des monastères peints de Bucovine, des quartiers historiques des principales villes transylvaines ou l'Athénée roumain, le siège de l'Orchestre philharmonique George Enescu, qui fut inauguré en 1889.
Pendant la période communiste, le palais du Parlement est construit.
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Genres musicaux et artistes
La musique roumaine est particulière au sein de l'Europe de l'Est car la population roumaine n'est pas slave mais en majorité latine, tout comme celle de Moldavie dont la musique partage bien des aspects d'ailleurs. De plus, il existe une grande minorité rom particulièrement versée dans la musique et appelée les Lăutari qui accompagnent traditionnellement les fêtes et banquets (mariages…).
La musique folklorique traditionnelle est très ancienne et se reflète aujourd'hui jusqu'au sein des autres styles de musique — même les plus modernes ou populaires — joués dans le pays. Un musicien comme Gheorghe Zamfir a été l'ambassadeur de cette musique grâce à son succès de par le monde avec sa flûte de Pan (naï).
La musique religieuse inspirée de la musique byzantine s'est aussi adaptée à cette spécificité folklorique et s'est développée au sein de monastères orthodoxes au cours du XVe siècle. La polyphonie qui s'y est implantée au XVIIIe siècle vient elle de l'influence russe et européenne.
Des musiciens contemporains comme Angela Gheorghiu, Edward Maya, Inna, Alexandra Stan, et bien d'autres ont atteint divers niveaux de renommée internationale. Au Concours Eurovision de la chanson, les chanteurs roumains ont obtenu la troisième place en 2005 et 2010.
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Ethnies, langues et méthodes de dénombrement
Évolution de la population
Au recensement de 2011, la Roumanie comptait 20 121 641 habitants. La CIA estime la population au 1er juillet 2016 à 21 599 736 habitants. La population décroît depuis l'an 2000, par l'émigration des personnes les plus défavorisées et aussi par le vieillissement de la population.
Évolution de la population :
1859 : 8 600 000 (Valachie et Moldavie sans la Bessarabie et la Bucovine)
1912 : 12 923 600
1930 : 18 052 896 dont 71,9 % Roumains (pays agrandi des nouvelles provinces du Banat, de Bessarabie, Bucovine, Dobroudja du Sud et Transylvanie)
1948 : 15 872 624 dont 80,7 % de Roumains (territoire actuel de la Roumanie)
1956 : 17 489 450
1966 : 19 103 163
1977 : 21 559 910
1992 : 22 810 035
2002 : 21 698 181
2011 : 20 121 641
2019 : 19 414 458
Entre 1989 et 2019, la population roumaine a chuté de 3,5 millions. Outre un nombre de naissances devenu inférieur à celui des décès, le pays connaît un solde migratoire négatif de 100 000 personnes par an en moyenne depuis trente ans. La pyramide des âges qui en résulte fait peser des doutes sur la viabilité en l'état du régime des retraites et en particulier du régime spécial.
Principales villes
Communautés ethniques
Si conformément au droit international qui est un droit du sol, les « Roumains » sont tous les citoyens de la Roumanie et eux seuls quelles que soient leurs origines, langues et cultures, en revanche la législation roumaine et les recensements prennent aussi en compte l'appartenance ethnique selon le droit du sang : elle est déclarative et les communautés disposent de représentants au parlement et d'institutions propres reconnues par la loi.
Au recensement de 2011 on dénombrait :
Roumains : 16 792 868 — 88,9 % (dont les aroumains)
Roms : 569.477 — 1.850.000 — 2,98% — 8,32% (selon le Conseil de l’Europe)
Hongrois : 1 227 623 — 6,5 % (dont les sicules et les csángós)
Ukrainiens : 50 920 — 0,3 % (dont les ruthènes et houtsoules)
Allemands : 36 042 — 0,2 % (dont les saxons de Transylvanie, les souabes du Banat, les souabes de Satu Mare, les allemands de Dobrogée, les allemands de Bucovine, les zipsiens et les allemands du Vieux Royaume)
Russes : 23 487 — 0,1 % (dont les lipovènes)
Turcs : 27 698 — 0,1 %
Tatars : 20 282 — 0,1 %
Serbes : 18 076 — 0,1 %
Slovaques : 13 654 — 0,1 %
Bulgares : 7 336 —
Croates : 5 408 — (dont les carachovènes)
Grecs : 3 668 —
Juifs : 3 271 —
Autres : 32 925 — 0,2 % (principalement arméniens, slavo-macédoniens, polonais, tchèques, chinois et arabes)
Pas d'ethnicité déclarée : 1 236 810 — 6,1 %
Identité nationale
L'identité nationale roumaine se construit essentiellement autour de cinq composantes :
Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.
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Faune, biodiversité et espaces protégés
Le pays perd intégralement ses forêts intactes (paysage « naturel » considéré comme à la fois non artificiellement morcelé et non dégradé) au cours des années 2000 et 2010.
La déforestation illégale est massive en Roumanie et s’opère avec la complicité d’une partie des agents publics chargés de la gestion forestière, lesquels travaillent main dans la main avec les entreprises du secteur, dans un pays miné par la corruption. Entre 2019 et 2024, 17 millions de m3 de bois en moyenne ont été coupés illégalement chaque année. Ce volume s’ajoute au quota autorisé de 18 millions de m3. Il y a donc presque autant de coupes illégales que légales.
Biodiversité
Concernant les principales formations végétales, forêts de conifères (sapins et mélèzes en particulier) et de feuillus (où dominent les chênes et les hêtres) s'étagent autour des Carpates mais régressent en raison de la déforestation depuis que Romsilva (l'office national des forêts roumain) a été privatisée et a mis en lotissement de nombreuses parcelles ; en plaine on trouve les prairies (dans la moitié nord-ouest du pays, plus humide et vallonnée) et les steppes (dans la moitié sud-est, plus sèche et plus plate), aujourd'hui exploitées de manière agro-industrielle par des entreprises privées souvent étrangères. Enfin le long du Danube, de ses principaux affluents et de la mer Noire, zones humides et milieux paraliques accueillent de nombreuses espèces d'oiseaux notamment dans le delta du Danube tels les pélican blanc et frisé, la cigogne blanche, le guêpier d'Europe, le rollier d'Europe, l'hirondelle de rivage, le héron pourpré, le crabier chevelu, parfois l'ibis falcinelle et bien d'autres.
Zones naturelles protégées
Les forêts d'altitude des Carpates forment une écorégion terrestre définie par le Fonds mondial pour la nature (WWF), qui appartient au biome des forêts de conifères tempérées de l'écozone paléarctique. Elle recouvre la chaîne des Carpates qui s'étend de la frontière orientale tchèque jusqu'aux Portes de Fer du Danube en Roumanie. Ces forêts abritent la plus grande population d'ours bruns, de loups et de lynx de toute l'Europe, ainsi qu'un tiers des espèces végétales du continent.
Pour protéger la biodiversité et le biotope spécifique des Carpates en Roumanie, des parcs nationaux et naturels ont été créés à partir de la deuxième moitié du XXe siècle, ce mouvement de création s'accélérant depuis le début du XXIe siècle, le cadre légal étant régi par deux dispositions légales prises par l'état roumain en 2000 et 2004.
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Cours d’eau et géographie
Les Carpates, le Danube et la mer Noire sont les structures majeures de la géographie physique. La Roumanie est à la 79e place mondiale et à la douzième du continent européen par son territoire de 237 499 km2 terrestres et 39 940 aquatiques dont 892 lacustres, 8 947 d'eaux territoriales et contiguës en mer Noire (soit un total de 247 338 sous souveraineté) et 30 100 de zone économique exclusive. Ce territoire, dont 120 345 km2 proviennent de la Roumanie d'avant 1913 (120 732 km2) et 117 154 km2 de l'Empire austro-hongrois (676 615 km2), a souvent varié dans le temps. Sur leur flanc oriental, les États formant l'actuelle Roumanie ont subi, de la fin du XVIIIe siècle jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle, la pression de l'Empire russe puis de l'URSS et de ses États-successeurs : de cette pression découle une controverse identitaire concernant les Moldaves et un litige territorial et maritime avec l'Ukraine. Concernant l'extrémité orientale de leur frontière commune, c'est la Cour internationale de justice de La Haye qui, le 3 février 2009, a départagé la Roumanie et l'Ukraine dans le conflit qui les opposait autour du bras danubien de Chilia et du plateau continental maritime : il s'agit de territoires occupés par l'URSS en 1948, après le traité de paix de Paris de 1947. Le jugement de la cour n'a accordé à l'Ukraine que 2 500 km2 des 12 000 km2 de plateau continental que ce pays revendiquait, mais c'est la partie la moins profonde (la plus facilement exploitable) et, de plus, il a confirmé le traité frontalier bilatéral de 1997 abandonnant à l'Ukraine toutes les îles en litige, dont l'île des Serpents. Ainsi, à l'exception de la décolonisation occidentale, la Roumanie est un des rares pays européens à avoir perdu des territoires après les traités de paix consécutifs à la Seconde Guerre mondiale.
S'il arrive parfois que des partis nationalistes agitent le passé roumain de ces régions, la Roumanie n'a aucune revendication territoriale et a reconnu par des traités avec ses voisins toutes ses frontières, à l'exception du golfe de Musura à l'embouchure du bras de Chilia des bouches du Danube dont le partage n'a pas été fixé par la décision de la Cour internationale de justice de 2009 fixant les limites de la zone économique exclusive roumaine en mer Noire.
Topographie et hydrographie
Située dans la partie orientale de la chaîne des Carpates et au nord-est des Balkans, la Roumanie occupe la plus grande partie du bassin inférieur du Danube et les régions montagneuses du bassin moyen du même fleuve. Le pays s'étage autour de la ligne de partage des eaux entre le bassin versant du moyen-Danube et celui du bas-Danube. Le bassin central transylvain est séparé de la Moldavie à l'est par les Carpates orientales et de la plaine de Valachie au sud par les Alpes de Transylvanie.
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Ressources naturelles
La Roumanie possède plusieurs sortes de ressources naturelles :
pétrole ;
gaz naturel ;
gaz de schiste ;
or ;
charbon ;
minerai de fer ;
sel ;
terres arables ;
ressources hydrauliques.
L'occupation des sols est répartie comme suit :
terres arables : 41 % ;
terres irriguées : 31 020 km2 (en 1993) ;
pâturages permanents : 21 % ;
forêts et zones boisées : 29 % ;
zones humides : 4 % (en 1993) ;
haute montagne (au-delà de 2 000 m) : 2 %.
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Productions, volumes et classements mondiaux
L'industrie roumaine représente 35 % du produit national brut et à peu près 20 % de la force du travail est impliquée dans l'industrie[réf. nécessaire].
L'industrie roumaine produit aussi des automobiles comme celles de la marque Dacia du groupe Renault[réf. nécessaire].
Les secteurs cités ne constituent pas un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques.
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Emblèmes et symboles nationaux
L'origine du drapeau de la Roumanie remonte à la révolution de 1821. Le plus ancien drapeau roumain tricolore conservé date de 1834. Initialement, les trois couleurs : bleu, jaune et rouge, étaient placées horizontalement. Lors de la révolution de 1821 comme pendant celle de 1848, le bleu (ciel) symbolisait la liberté, le jaune d'or la prospérité (champs de blé), l'égalité et la justice, et le rouge (sang) la fraternité, mais selon un mythe pseudo-historique très répandu aujourd'hui en Roumanie, ces couleurs symboliseraient les trois régions historiques du pays (Transylvanie, Valachie et Moldavie) et remonteraient aux Daces. Le drapeau actuel a été ré-adopté officiellement en 1989, mais son utilisation (dans sa forme actuelle) remonte initialement à la période 1867-1948.
L'origine des armoiries de la Roumanie remonte à 1872, quand le gouvernement adopta comme emblème national l'aigle valaque, mais aussi l'épée, le sceptre, et les éléments des blasons de la Moldavie, de la Transylvanie et du banat de Severin (actuels banat de Timişoara et Olténie). Ces armoiries, à la différence des actuelles, étaient surmontés de la couronne royale roumaine. En 1921 on incorpora l'écusson de la famille royale Hohenzollern de Roumanie ainsi que les dauphins de la Dobrogée.
En 1947, avec l'instauration du régime communiste de Roumanie, on adopta les symboles de ce régime, qui furent, dès lors, apposés au centre du drapeau, et qui, avec quelques changements, perdurèrent jusqu'en 1989. Les manifestants de la révolution roumaine de 1989 les découpèrent, et durant ces évènements déployèrent des drapeaux portant en leur centre un vide. Les armoiries actuelles de la Roumanie, simplifiées d'après celles de 1872, furent adoptées par le parlement le 10 septembre 1992.
Les années disponibles peuvent varier selon l’indicateur. Un rang de production, un PIB, un PIB par habitant et un classement de développement mesurent des choses différentes.
Héros, figures de l’indépendance et grandes personnalités
Les portraits sourcés de ce pays seront présentés ici.
József Dudás, né le 22 septembre 1912 à Marosvásárhely (en roumain : Târgu Mureș) en Autriche-Hongrie (aujourd'hui en Transylvanie, Roumanie) et mort le 19 janvier…
Leonte Tismăneanu — Personnalité répertoriée dans les sources structurées citées. Domaines documentés : activisme politique. Pays associés par les déclarations de citoyenneté : Roumanie.
Mihai Botez — Personnalité répertoriée dans les sources structurées citées. Domaines documentés : activisme politique. Pays associés par les déclarations de citoyenneté : Roumanie.
Constantin Rădulescu-Motru — Personnalité politique roumaine Domaines documentés : défense des droits humains et causes sociales. Pays associés par les déclarations de citoyenneté : Roumanie.
Delia Grigore — Personnalité répertoriée dans les sources structurées citées. Domaines documentés : défense des droits humains et causes sociales. Pays associés par les déclarations…
Nicolae Batzaria — Personnalité répertoriée dans les sources structurées citées. Domaines documentés : syndicalisme et droits économiques. Pays associés par les déclarations de citoyenneté :…
Alexandru Găvan — Alpiniste, photographe et militant climatique roumain Domaines documentés : protection de l’environnement ou des animaux. Pays associés par les déclarations de citoyenneté…