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Suisse

Drapeau : Suisse

Europe · CH

la Confédération suisse

Histoire, mémoire et voix de Suisse.

CapitaleBerne
Languesallemand, italien, français, romanche
Monnaiesfranc suisse
Superficie du territoire41 291 km²
Type de climattempéré, mais varie avec l'altitude ; hivers froids, nuageux, pluvieux/neige ; les étés froids à chauds, nuageux et humides avec des douches occasionnelles
Portrait de Guy Parmelin
Crédit photoSchweizerische Bundeskanzlei · Attribution · Source de l’image
Président actuelGuy ParmelinPrésident de la Confédération suisse
Date d’accession au pouvoir01/01/2026Présidence annuelle 2026 ; le Conseil fédéral exerce collégialement la fonction de chef d’État.
Mode d’accession au pouvoirÉlection par l’Assemblée fédérale le 10 décembre 2025, pour l’année 2026.

Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.

Sources et précisions : superficie et climat

Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.

Le descriptif climatique provient d’une archive du World Factbook. Il décrit le climat général et ne constitue pas un bulletin météo actuel.

Résumé climatique traduit automatiquement depuis une source anglophone, à relire.

Direction du pays · référence au 04/11/2026. Repères complétés à partir des sources institutionnelles citées ; les mandats et dates mentionnés sont ceux explicités ci-dessous.

Portrait de Guy Parmelin : Schweizerische Bundeskanzlei · Attribution · Source de l’image

Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir

Référence de recherche pour l’identité : Wikidata, consultée le 2026-11-04. Les assertions de cette source restent à vérifier.

Corpus documentaire importé le 2026-11-03, complété par les corrections validées de l’équipe. Chaque rubrique précise ses sources ; l’import ne constitue pas une vérification manuelle exhaustive.

Atlas FreeWorld

Situer Suisse dans le monde

Suisse : contour en orange et repère sur la carte mondiale
Suisse · repère de localisation indicatif
Contour de Suisse
Vue du pays ou territoire · nord en haut

Les petits territoires restent repérables par le cercle. Fonds et contours : Natural Earth, domaine public. Frontières indicatives selon le contrôle de fait ; cette carte ne constitue pas une reconnaissance diplomatique. Les territoires éloignés peuvent élargir le cadrage.

Recherche automatique appliquée le 2026-11-04T17:53:13+00:00. Les modifications automatiques restent à relire ; les sources de chaque rubrique sont conservées.

Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies

La Suisse, en forme longue la Confédération suisse, est un État fédéral d'Europe centrale et de l'Ouest, formé de 26 cantons, avec Berne pour capitale de facto. La Suisse est bordée par l'Allemagne au nord, l'Autriche et le Liechtenstein à l'est-nord-est, l'Italie au sud et au sud-est et la France à l'ouest. C'est un pays sans littoral, relié à la mer par la navigation sur le Rhin. Son territoire est géographiquement divisé entre les Alpes, qui occupent 60 % du territoire, le Plateau suisse et le Jura. Sa population s'élève à 9 millions d'habitants mi-2024, concentrés principalement sur le Plateau, là où se trouvent les plus grandes agglomérations et centres économiques : Zurich et Genève — qui sont des villes mondiales — puis Bâle et Lausanne (qui abrite le Tribunal fédéral). Toutes accueillent des organisations internationales et, pour les trois premières, un aéroport international. La Fête nationale suisse célèbre chaque 1er août la fondation de la Confédération suisse, se référant au pacte d'alliance du mois d'août 1291 entre les trois cantons primitifs : Uri, Schwytz et Unterwald. Le pays a une longue tradition de neutralité politique et militaire et n'a rejoint l'Organisation des Nations unies (ONU) qu'en 2002. Il poursuit cependant une politique étrangère active et s'implique fréquemment dans des processus humanitaires et de construction de la paix dans le monde. La Suisse est le berceau du Comité international de la Croix-Rouge et abrite en outre de nombreuses organisations internationales, dont le deuxième plus grand siège de l'ONU après celui de New York : l'Office des Nations unies à Genève, ainsi que le siège de la Banque des règlements internationaux à Bâle, le siège de l'Organisation mondiale de la santé à Pregny-Chambésy et le siège du Comité international olympique à Lausanne. Dans le domaine européen, elle est un des membres fondateurs de l'Association européenne de libre-échange et membre de l'espace Schengen, mais pas de l'UE ni de l'Espace économique européen. La Suisse comporte quatre régions culturelles et linguistiques et quatre langues nationales : l'allemand, le français, l'italien et le romanche, cette dernière n'étant officielle que dans son seul domaine. En conséquence, les Suisses forment une nation au sens civique du terme (« Willensnation »), n'ayant pas d'unicité forte sur un plan ethnique ou linguistique. Le sens fort de l'identité et de la communauté des Suisses est fondé sur un fonds historique commun et le partage de principes politiques et de caractéristiques telles que le fédéralisme, la démocratie directe, le symbolisme alpin et des mythes fondateurs. La Suisse a l'un des PIB nominaux par habitant et de parité du pouvoir d'achat les plus élevés au monde, ainsi que le deuxième indice de développement humain (IDH) le plus élevé de la planète (selon le Programme des Nations unies pour le développement).

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Suisse », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Origine du nom et étymologie

Dans les langues nationales autres que le français, le pays est appelé Schweiz en allemand, Svizzera en italien et Svizra en romanche. Depuis 1803, le nom officiel de l'entité politique suisse est Confédération suisse en français, Schweizerische Eidgenossenschaft en allemand, Confederazione Svizzera en italien, et Confederaziun svizra en romanche. Dans les différentes langues régionales suisses, le pays se nomme Schwiz en suisse allemand, Suisse, Chuiche ou Chuíche en francoprovençal (arpitan), Chuiche, Chuisse, Suiche ou Suisse en franc-comtois (patois jurassien) et Svízzera en lombard tessinois. Au XIXe siècle, le latin servait traditionnellement de langue commune pour les inscriptions officielles. Ainsi, la formule Confœderatio Helvetica se trouve notamment inscrite sur les pièces de monnaie suisses de 5, 10 et 20 centimes (Confoederatio Helvetica sans ligature sur les pièces de 5 francs), mais pas sur les pièces de 50 centimes et de 1, 2, 10 et 20 francs — où ne figure que le nom « Helvetia » — ainsi qu'au fronton du Palais fédéral à Berne. Le sigle CH en est la forme abrégée pour les codes postaux et les extensions de noms de domaine sur Internet. CH figure également sur l'autocollant distinctif de nationalité apposé à l'arrière des véhicules automobiles suisses circulant à l'étranger, en application de la Convention de Vienne sur la circulation routière. Origine Depuis le milieu du XIVe siècle, le terme de confédération est employé pour qualifier les systèmes d'alliance qui se sont formés sur le territoire de la Suisse actuelle. Le mot français, comme ses équivalents dans les langues latines, est issu du latin fœdus, « traité d'alliance », alors que l'allemand Eidgenossenschaft renvoie au « serment devant Dieu », Eid, prêté par des Genossen, « compagnons » de même rang. Le mode d'association ainsi désigné contraste avec la dissymétrie des liens de dépendance féodaux. Le nom Schweiz, d'où dérive le français Suisse, est utilisé dès le XVIe siècle par les Autrichiens, par déformation de celui du canton de Schwytz (Switz ou Sweitz en moyen haut allemand) qui est alors le canton géographiquement le plus proche de Vienne parmi les trois cantons d'origine, pour désigner l'ensemble de la communauté révoltée contre eux. Une confusion régna ensuite pendant plusieurs siècles sur l'orthographe utilisée par les deux toponymes (Schwytz et Schweiz). L'historien suisse Johannes von Müller proposa en 1785 de dissocier les deux formes. Le terme de Schwytz, quant à lui, viendrait de celui apparu en 972 pour désigner la population de la région, les Suittes ; ce nom serait lui-même issu du vieux haut allemand swedan signifiant « brûler » (cf. islandais svíða, danois et suédois svide), rappelant ainsi la culture sur brûlis, technique par laquelle les habitants défrichaient les forêts avoisinantes afin de construire ou de cultiver les terrains.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Suisse », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Histoire du pays

Préhistoire Antiquité Peuplé dès la Préhistoire, c'est à l'époque celtique grâce aux Helvètes surtout, que le territoire suisse franchit le seuil de l'Histoire. En 58 av. J.-C., les Helvètes, sous la pression migratoire des tribus germaniques, tentent de s'installer dans le Sud-Ouest de la Gaule, en Saintonge (actuelle Charente et Charente-Maritime). Battus près de Bibracte par les armées de Jules César, ils sont reconduits sur leur territoire d'origine qui devient ensuite part de l'Empire romain. Moyen Âge Haut Moyen Âge Largement christianisé, le territoire suisse est ensuite occupé par les Burgondes et les Alamans au Ve siècle. Incorporé successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs, puis à l'Empire carolingien, il est rattaché au XIe siècle, à la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint-Empire romain germanique. Il est alors le théâtre de dures luttes féodales. Bas Moyen Âge La date de 1291 est choisie en 1891 comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle du Pacte fédéral, le plus vieux document écrit connu parlant du renouvellement d'une précédente alliance entre des cantons suisses : Uri, Schwytz, qui donnera son nom au pays, et Nidwald (vallée inférieure d'Unterwald). Ces cantons confirment en 1315 leur alliance par le pacte de Brunnen, conclu après la bataille de Morgarten, qu'ils remportent contre Léopold Ier d'Autriche. Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochent d'eux au XIVe siècle, fondant le pays actuellement nommé la Confédération des VIII cantons. Le XVe siècle est parsemé de conquêtes et voit la Confédération atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s'alliant avec les territoires environnants que sont le Valais, Appenzell, Saint-Gall, les Ligues grises (canton des Grisons) et Fribourg. Le pays participe à la guerre de Bourgogne de 1474 à 1477, puis est le théâtre de celle de Souabe en 1499 à la suite de quoi la Confédération suisse est reconnue de facto par le Saint-Empire romain germanique (traité de Bâle). Ce n'est cependant qu'après la guerre de Trente Ans, lors de la signature des traités de Westphalie en 1648, que l'existence de la Confédération suisse est officiellement et définitivement reconnue. Temps modernes La fin du XVe siècle voit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans, signé en 1481 avec l'aide de Nicolas de Flüe, qui ouvre la porte à cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, le début du XVIe siècle voit la naissance de la Confédération des XIII cantons qui renforce ses alliances locales avec Bienne, Saint-Gall et Neuchâtel et étend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activités militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront désormais parler d'eux sur les champs de bataille européens et au Vatican. Déchiré par la Réforme, le pays se divise et est le théâtre de plusieurs guerres de religion : les Première et Deuxième guerres de Kappel (1529 et 1531), la première guerre de Villmergen (1656), la deuxième guerre de Villmergen (1712) occupent la politique intérieure. La démocratie des premiers temps laisse la place à des gouvernements oligarchiques qui bloquent les réformes proposées par les Lumières. Les succès économiques de la Suisse en font vite le banquier de l'Europe. Les progrès importants dans l'espérance de vie et son estimation qui se produisent au milieu du XVIIIe siècle, grâce aux tables de mortalité et à la vaccination, permettent à la communauté financière genevoise de financer la dette publique française par le biais des rentes viagères au moment des lourdes dépenses militaires de l'expédition Lafayette Époque contemporaine La domination française exercée après l'invasion de 1798 réforme la Suisse en la transformant en un État unitaire appelé République helvétique. En effet, devant les troubles intérieurs incessants, Napoléon impose l'Acte de Médiation en 1803, par lequel il crée plusieurs nouveaux cantons (Vaud, Tessin, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons à part entière). Dans le même temps, il intègre au Premier Empire la principauté de Neuchâtel, remise au maréchal Louis-Alexandre Berthier, ainsi que les républiques de Genève, annexée au département du Léman depuis 1798, et du Valais qui devient en 1810 le département du Simplon. Après le départ de l'armée napoléonienne et presque deux ans de tractations, 1815 voit la création d'un État de 22 cantons reconnu comme neutre par l'« Acte de reconnaissance de la neutralité perpétuelle de la Suisse » rédigé par Charles Pictet de Rochemont et signé lors du congrès de Vienne. En effet, Neuchâtel, Valais et Genève pensaient que le temps des petits États indépendants était définitivement terminé et avaient négocié leur entrée dans la Suisse en tant que cantons à part entière. En 1847 cependant, les luttes entre les conservateurs et les libéraux-radicaux aboutissent à la guerre du Sonderbund et à la victoire de ces derniers qui en profitent pour créer, en 1848, un État fédéral qui abolit les frontières intérieures, impose une monnaie unique et une armée de milice fédérale. La première constitution fédérale, acceptée le 12 septembre 1848 met en place les bases politiques de la Suisse. Elle est ensuite révisée en 1874 pour y ajouter le droit de référendum puis en 1891 celui d'initiative populaire. Parallèlement aux événements politiques, le XIXe siècle voit l'essor du tourisme et des premiers voyages organisés, en particulier dans les régions alpines. Le développement de l'infrastructure touristique (transports, hôtellerie) prend de l'ampleur. Le début du XXe siècle voit la suite du travail législatif : un code pénal, puis un code civil fédéral sont créés. La Suisse échappe aux deux guerres mondiales et devient peu à peu le siège de nombreuses organisations internationales. C'est en février 1971 que les Suisses, après plusieurs refus, acceptent avec une majorité de 65,7 % la participation des femmes à la vie politique fédérale. L'adhésion de la Suisse et son intégration aux principales organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, Organisation des Nations unies le 10 septembre 2002) se font également avec un décalage par rapport à ses voisins. Une nouvelle constitution est acceptée en votation populaire le 18 avril 1999 et entre en vigueur le 1er janvier 2000.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Suisse », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Colonisation et administrations historiques

Repères historiques sur les administrations et souverainetés successives ; cette rubrique ne suppose pas que le territoire ait été colonisé : Préhistoire Antiquité Peuplé dès la Préhistoire, c'est à l'époque celtique grâce aux Helvètes surtout, que le territoire suisse franchit le seuil de l'Histoire. En 58 av. J.-C., les Helvètes, sous la pression migratoire des tribus germaniques, tentent de s'installer dans le Sud-Ouest de la Gaule, en Saintonge (actuelle Charente et Charente-Maritime). Battus près de Bibracte par les armées de Jules César, ils sont reconduits sur leur territoire d'origine qui devient ensuite part de l'Empire romain. Moyen Âge Haut Moyen Âge Largement christianisé, le territoire suisse est ensuite occupé par les Burgondes et les Alamans au Ve siècle. Incorporé successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs, puis à l'Empire carolingien, il est rattaché au XIe siècle, à la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint-Empire romain germanique. Il est alors le théâtre de dures luttes féodales. Bas Moyen Âge La date de 1291 est choisie en 1891 comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle du Pacte fédéral, le plus vieux document écrit connu parlant du renouvellement d'une précédente alliance entre des cantons suisses : Uri, Schwytz, qui donnera son nom au pays, et Nidwald (vallée inférieure d'Unterwald). Ces cantons confirment en 1315 leur alliance par le pacte de Brunnen, conclu après la bataille de Morgarten, qu'ils remportent contre Léopold Ier d'Autriche. Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochent d'eux au XIVe siècle, fondant le pays actuellement nommé la Confédération des VIII cantons. Le XVe siècle est parsemé de conquêtes et voit la Confédération atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s'alliant avec les territoires environnants que sont le Valais, Appenzell, Saint-Gall, les Ligues grises (canton des Grisons) et Fribourg. Le pays participe à la guerre de Bourgogne de 1474 à 1477, puis est le théâtre de celle de Souabe en 1499 à la suite de quoi la Confédération suisse est reconnue de facto par le Saint-Empire romain germanique (traité de Bâle). Ce n'est cependant qu'après la guerre de Trente Ans, lors de la signature des traités de Westphalie en 1648, que l'existence de la Confédération suisse est officiellement et définitivement reconnue. Temps modernes

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Suisse », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Indépendance, dates et mouvements

1er août 1291 (fondation de la Confédération suisse)

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Institutions et modèle politique

Démocratie directe La démocratie directe et le fédéralisme caractérisent le système politique suisse. Les citoyens suisses sont soumis à trois juridictions : la commune, le canton et l'État fédéral. Les Constitutions suisses de 1848, 1874 et 1999 définissent un système de démocratie directe (parfois appelée démocratie directe semi-directe ou représentative parce qu'elle est soutenue par les institutions les plus courantes d'une démocratie représentative). Les instruments de ce système au niveau fédéral, appelés droits populaires (en allemand : Volksrechte, en italien : diritti popolari), comprennent le droit de présenter une initiative fédérale et un référendum, qui peuvent tous deux infirmer des décisions parlementaires. En convoquant un référendum fédéral, un groupe de citoyens peut contester une loi adoptée par le Parlement s'ils recueillent 50 000 signatures contre la loi dans les 100 jours. Un référendum facultatif peut aussi être convoqué si huit cantons le demandent dans les 100 jours suivant la publication de la loi contestée. Le cas échéant, un vote national est organisé au cours duquel les électeurs décident à la majorité simple d'accepter ou de rejeter la loi. De même, l'initiative constitutionnelle fédérale permet aux citoyens de soumettre une modification constitutionnelle à un vote national, si 100 000 électeurs signent la modification proposée dans un délai de 18 mois. Le Conseil fédéral et l'Assemblée fédérale peuvent compléter l'amendement proposé par une contre-proposition, et les électeurs doivent alors indiquer une préférence sur le bulletin de vote si les deux propositions sont acceptées. Les amendements constitutionnels, qu'ils soient introduits par initiative ou au Parlement, doivent être acceptés à la double majorité du vote populaire national et du vote populaire cantonal. Fédéralisme Depuis 1848, la Suisse est une fédération de cantons, aujourd'hui au nombre de 26 : La superficie des cantons varie entre 37 et 7 105 km2 et leur population de 16 300 à 1 533 600 habitants (2020). Les cantons sont souverains selon leur constitution respective, mais ne sont plus indépendants comme aux premières heures de la Suisse : le terme de Confédération, s'il reflète ce passé, ne correspond donc plus à la configuration actuelle de fédéralisme. La répartition actuelle des compétences entre la Confédération et les cantons est formalisée dans la constitution fédérale, qui précise les limites de leurs souverainetés respectives. Certaines compétences sont attribuées explicitement aux cantons ou à la Confédération ; ce qui n'est pas explicitement délégué à la Confédération est du ressort des cantons. Chaque canton est divisé en communes. De nombreux cantons ont une subdivision intermédiaire nommée district, ou équivalente (les arrondissements administratifs du canton de Berne par exemple). Chaque canton dispose de sa propre constitution.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Suisse », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Modèle économique et secteurs dominants

Principaux secteurs L'économie suisse figure parmi les plus prospères et les plus développées du monde[réf. à confirmer] bien que la Suisse soit très pauvre en matières premières et ne dispose pas d'énergies fossiles. La Suisse reste l'une des places les plus prisées d'Europe pour les multinationales, qui pèsent 42 % du PIB suisse en 2026. En 2025, 78,0 % des personnes en emploi travaillent dans le secteur des services (tertiaire), 19,9 % dans le secteur de l’industrie (secteur secondaire) et 2,2 % dans le secteur agricole (secteur primaire). Conjoncture et monnaie Après plusieurs années de croissance nulle ou faible, une reprise s'est fait ressentir dès mi-2003. En 2004, la croissance du PIB est de 2,5 %, puis 2,6 % en 2006. En 2006 et 2007 elle passe à 3,6 %. Durant le premier semestre 2008, le PIB n'augmente que modestement puis fléchit au deuxième semestre. À cause de l'effet de base, la croissance est de 1,9 %, chiffre à relativiser étant donné la forte croissance démographique (+1,3 %). La Suisse a mieux résisté à la récession de 2008-2009 que d'autres pays. Le creux, atteint au deuxième trimestre 2009, a vu un recul total du PIB de 2,7 %, un taux bien inférieur au Japon (−8,6 %), l'Allemagne (−6,7 %), l'Italie (−6,5 %), le Royaume-Uni (−5,8 %), les États-Unis (−3,8 %) ou la France (−3,5 %). En 2009, le PIB s'établit à 535,3 milliards de francs suisses. L'inflation est relativement faible : entre mai 1993 et avril 2010, le renchérissement annuel moyen se chiffre à 0,9 %. La dette des collectivités publiques en 2011 se situe à 36,5 % du PIB. En 2014, la croissance annuelle était de 1,9 %. Le 15 janvier 2015, la banque nationale suisse décide de laisser flotter le franc suisse face à l'euro avec pour conséquence de faire monter la monnaie helvétique de 1,20 CHF pour 1 € à 0,97 CHF pour 1 € ce qui provoque un ralentissement du PIB (−0,3 % au premier trimestre, +0,2 % au deuxième trimestre et 0 % au troisième trimestre), soit une baisse de 0,2 % par habitant. Les exportations de biens baissent et un tiers des entreprises du secteur de l'industrie des biens d'équipement devraient faire face à une perte opérationnelle. Les Suisses dépensent massivement leurs francs hors des frontières nationales et le « tourisme frontalier » augmente de 8 % en 2015. Le taux de chômage, bien que variable selon les cantons, se maintient à un niveau très bas (3 % en juillet 2026). Cependant, le calcul du taux de chômage par les autorités suisses fait l'objet de critiques, celles-ci utilisant une méthodologie propre à la Suisse qui diffère des normes de l'OCDE et de l'Union européenne. Ainsi, en 2026, le taux de chômage s'élève à 4,9 % selon les normes de l'Organisation internationale du travail. Deux tiers des Suisses de plus de quinze ans font le choix de l'apprentissage comme système de formation.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Suisse », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Évolution économique et niveau de développement

économie européenne à revenu élevé, hors UE; dix premiers pays du PIB par habitant; centre bancaire et financier de renom; faible chômage et inflation; ralentissement de la croissance du PIB après la pandémie; main-d'œuvre hautement qualifiée mais vieillissante; principal exportateur de produits pharmaceutiques et de précision; chef de file dans les indices d'innovation et de compétitivité Banque mondiale : PIB nominal de 1 043 529 899 251 USD courants en 2025. Valeur de comparaison : 698 607 778 795 USD courants en 2016. Ces montants nominaux ne mesurent pas la croissance réelle ; la série séparée de croissance du PIB réel et le PIB par habitant sont présentés dans le tableau des indicateurs.

Données au 2026-11-03 · Source 1 Source 2

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Grandes réalisations politiques, économiques et sociales

En 2020, l'espérance de vie à la naissance était de 85,1 ans pour les femmes et 81 ans pour les hommes pour une moyenne de 83,6 ans. Le taux de fécondité était de 1,29 enfants par femme en 2024. La Suisse compte 4,5 médecins en exercice pour 1 000 habitants, ce qui est supérieur à la moyenne de l'OCDE. Selon l'Office fédéral de la santé publique, sur une année, près d'un tiers de la population suisse est atteinte d'une maladie psychique. Selon une étude de l'Observatoire suisse de la santé (Obsan), un institut dépendant du Département fédéral de l'intérieur, la région lémanique ainsi que le Tessin sont davantage touchés par le problème. Selon des études officielles, Zurich, Saint-Gall, Genève et Bâle figurent parmi les dix villes européennes avec le plus fort taux de consommation de cocaïne et d'ecstasy. La Suisse est l'un des rares pays du monde à ne pas avoir ratifié la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac, notamment à cause de la présence des sièges sociaux de grands producteurs internationaux de tabac en Suisse Selon des données de 2025, la Suisse est le deuxième pays du monde où l'influence de l'industrie du tabac est la plus forte.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Suisse », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Personnalités dans les organisations internationales

La Suisse ne fait pas partie de l'Union européenne, mais entretient des relations étroites avec elle, grâce à différents accords. Environ vingt accords principaux et une centaine d'accords secondaires, en tout, ont été conclus au fil des ans dont l'Accord de libre-échange (AELE) de 1972, l'Accord sur les assurances de 1989, les Accords bilatéraux I de 1999 et les Accords bilatéraux II de 2004. Afin, notamment, de simplifier la gestion de ce portefeuille, l'UE et la Suisse ont engagé des négociations en vue d'un accord global en 2014, mais elles sont abandonnées en 2021. Sur le plan économique, au niveau du commerce extérieur en 2008, 62 % des exportations, pour un montant de 128 050,7 millions de francs suisses et 81,2 % des importations pour un montant de 151 775,2 millions de francs suisses, se sont faites avec l'Union européenne. Sur le plan humain, en 2008, 405 393 Suisses vivent dans l'Union européenne et 1 026 495 citoyens européens vivent en Suisse. Le peuple suisse a été amené à se prononcer à de nombreuses reprises depuis le 9 octobre 1992, où les Suisses refusèrent à 50,3 % de faire partie de l'Espace économique européen, sur les relations qu'il voulait entretenir avec l'Union européenne. Ce fut le cas notamment sur les accords bilatéraux et l'entrée de la Suisse dans l'espace Schengen qui, après acceptation, permirent aux citoyens membres de l'Union européenne de se voir faciliter l'entrée et l'emménagement en Suisse, et vice-versa. Sur le plan du transit des camions provenant de l'Union européenne, le peuple suisse s'est prononcé par référendum, en 1991, en faveur de l'introduction d'une redevance poids lourds liée aux prestations et en 1992 sur la construction de nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes, entièrement financée par la Suisse, pour inciter les camions européens circulant sur ses routes à transiter par voie de chemin de fer par le biais du ferroutage.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Suisse », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Culture, traditions et patrimoine

La Suisse, par sa situation géographique et son histoire, est imprégnée des cultures latines et germaniques ; les coutumes locales cohabitent selon les régions linguistiques du pays. En effet, le pays possède quatre langues nationales (l'allemand (64 %), le français (20 %), l'italien (6 %) et le romanche (<1 %)). Cette diversité culturelle, essentielle pour la cohésion du pays, participe de l'identité de la Suisse. Patrimoine Symboles patriotiques L'hymne national suisse officiel depuis 1981 est le Cantique suisse, composé en 1841 par Alberich Zwyssig (1808-1854) sur des paroles de Leonhard Widmer (1809-1867). Au XVIIe siècle, la Confédération ne possédait pas encore de représentation symbolique forte. Mais au cours du siècle suivant, Helvetia et Guillaume Tell sont élevés au rang de symboles patriotiques suisses. À partir de 1848, Helvetia est élevée au rang d'emblème national du nouvel État fédéral. Ce symbole devient alors omniprésent, que ce soit sous la forme d'œuvre d'art, sur les monuments, sur les timbres ou sur les monnaies. Mythes fondateurs Un certain nombre de mythes et de légendes sont associés aux épisodes anciens de l'histoire suisse. Les Romains sous le joug : mythe commémorant la victoire de Divico sur les Romains lors de la bataille d'Agen (107 av. J.-C.). Le Serment du Grütli : accord entre trois communautés situées dans ce qui forme de nos jours la Suisse primitive. Il a été considéré jusqu'au XIXe siècle comme l'acte fondateur de la Confédération suisse. Guillaume Tell : il aurait vécu dans le canton d'Uri au début du XIVe siècle et se serait rebellé contre le bailli qui l'avait défié de tirer un carreau d'arbalète dans une pomme posée sur la tête de son fils. La destruction des châteaux. Arnold von Winkelried : héros légendaire qui permit aux Confédérés de remporter la victoire sur les troupes du duc Léopold III d'Autriche, en se sacrifiant, lors de la bataille de Sempach. La soupe au lait de Kappel : légende symbolisant l'esprit de neutralité helvétique. Patrimoine bâti La notion de protection du patrimoine apparaît dès la fin du XIXe siècle. Par ailleurs, sept sites culturels font partie du patrimoine mondial de l'UNESCO : la vieille ville de Berne, l'Abbaye de Saint-Gall, le Couvent bénédictin Saint-Jean-des-Sœurs, les trois châteaux de Bellinzone, le vignoble de Lavaux, le Chemin de fer rhétique dans le paysage de l'Albula et de la Bernina et l'urbanisme horloger des villes de La Chaux-de-Fonds et du Locle. De nombreux châteaux forts et fortifications du Moyen Âge sont construits par les familles dynastiques. Ils servent à la fois d'habitation et de moyen de défense. Mentionnons quelques châteaux forts : le château de Chillon, Lenzbourg, Mesocco, Berthoud, Kybourg ou les trois châteaux de Bellinzone. Les villes du Moyen Âge sont fortifiées. Certaines d'entre elles, comme Morat, sont préservées et ont conservé leurs remparts.

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Genres musicaux et artistes

La musique populaire suisse « typique » rurale n'est pas exclusivement suisse. Les traditions telles que le « Chant du soir », les « Ranz des vaches » ou le « yodel » se retrouvent dans d'autres régions alpines ; des pièces variées, autant par la langue utilisée (allemand, français ou italien) que par le genre d'histoire racontée. La Suisse a, depuis des siècles, une grande tradition de carnavals agrémentés de groupes musicaux avec leur style propre : les cliques et les groupes de Guggenmusik et de brass band. Les carnavals les plus connus sont ceux de Bâle, de Lucerne, de Soleure, de Fribourg, de Monthey et celui de Bellinzone. Les Brandons de Payerne est un des plus anciens carnavals de Suisse. La musique folklorique jouée lors de fêtes traditionnelles comprend notamment le yodel. Lors de la fête fédérale des yodleurs, le cor des Alpes est également joué. Le ranz des vaches est le chant traditionnel a cappella des armaillis (vachers) dans le canton de Fribourg. Il est habituellement chanté durant la montée des troupeaux à l'alpage et le retour dans les étables à la fin de l'été.

Données au 2026-11-03 · Source 1

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Ethnies, langues et méthodes de dénombrement

Gentilé Les habitants de la Suisse sont les Suisses. En Suisse, les habitantes sont appelées Suissesses ou Suisses. Le terme Suissesse présent dans la Constitution de la Suisse de 1999 est adopté par l'administration fédérale. Ce terme est mentionné à partir de 1786 dans le Dictionnaire de l'agriculture et de la campagne : avec vocabulaire des mots de l'abbé Étienne-Modeste Besançon. Toutefois, certaines études linguistiques plus récentes ne retiennent, au féminin, que le gentilé « Suissesse ». C'est, notamment, le cas du linguiste Elmar Eggert (docteur en linguistique à l'université de Tours) qui, dans une étude de 2005, relève : « le gentilé, un Suisse, qui, dans sa forme féminine, se dit une Suissesse ». Les linguistes Denis Maurel et Odile Piton estiment également que le féminin du gentilé Suisse est Suissesse, ainsi qu'ils l'ont énoncé lors du colloque international Fractal : linguistique et informatique : théorie et outils pour le traitement automatique des langues, qui s'est tenu en 1997 à Besançon, selon les conclusions rapportées par Claude Muller, Jean Royauté et Max Silberztein, dans leur ouvrage INTEX pour la linguistique et le traitement automatique des langues. Depuis 2008, Suissesse est le gentilé féminin recommandé par le ministère français des Affaires étrangères pour ses documents. Dès 1993, l'arrêté du 4 novembre 1993 relatif à la terminologie des noms d'États et de capitales, pris conjointement par François Bayrou, ministre de l'Éducation nationale, et Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, précise, au huitième point de son article deux : « L’adjectif de nationalité est identique au nom des habitants. La Suisse fait exception à cette règle (nom féminin : Suissesse, adjectif féminin : suisse) ». Ce terme est aussi repris par le gouvernement canadien pour ses documents officiels. Le code de rédaction interinstitutionnel de l'Union européenne le mentionne également. Démographie La population totale de la Suisse en 2021 s'élevait à 8,703 millions d'habitants dont 4 221 943 femmes et 4 142 180 hommes ; 6 297 365 citoyens suisses et 2 066 758 étrangers (24,7 %). Parmi la population étrangère, 39 % résident en Suisse depuis 10 ans ou plus et 21 % sont nés en Suisse. La Suisse compte 9 002 763 habitants le 30 juin 2024, dépassant pour la première fois la barre des 9 millions. Si on inclut la population étrangère non permanente dans le décompte, la population suisse avait franchi le seuil des 9 millions d'habitants un an plus tôt. En 2020, 2,77 millions d'immigrés de la première génération (80 %) et de descendants d'immigrés (20 %) vivaient en Suisse, soit 38 % de la population résidente permanente. Santé En 2020, l'espérance de vie à la naissance était de 85,1 ans pour les femmes et 81 ans pour les hommes pour une moyenne de 83,6 ans. Le taux de fécondité était de 1,29 enfants par femme en 2024. La Suisse compte 4,5 médecins en exercice pour 1 000 habitants, ce qui est supérieur à la moyenne de l'OCDE. Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Faune, biodiversité et espaces protégés

En octobre 2016, la Suisse compte sept parcs éoliens en service. Liens externes Sites d'installations éoliennes en service Portail de la Suisse Portail des énergies renouvelables

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Liste des parcs éoliens en Suisse », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Cours d’eau et géographie

La Suisse est habituellement divisée en trois grandes zones géographiques. Du nord au sud, ainsi que par superficie croissante, sont inclus le Jura, le Plateau suisse et les Alpes suisses. Le Plateau constitue par sa densité de population la zone la plus importante en matière démographique et économique. Relief Mis à part les quelques plaines alluviales, du Rhin et du Rhône notamment, chaque région possède un relief plus ou moins marqué, des collines du Plateau et du Jura (1 000 - 1 600 m) aux sommets des Alpes (2 000 - 4 600 m). Bien que d'importance modeste du point de vue économique, la région alpine comporte les paysages les plus variés et les plus marquants de la Suisse. Elle s'étend sur près des deux tiers du pays (62,5 % du territoire), faisant de la Suisse le pays le plus montagneux d'Europe occidentale. Certains grands cantons se trouvent en totalité ou majoritairement à l'intérieur du périmètre alpin, ce sont le Valais, le Tessin et les Grisons. Selon la définition de l'Office fédéral de la statistique, un quart de la population de Suisse vit en région de montagne. Cela représente plus de 28 000 km2 répartis entre 814 communes. La topographie, notamment la barrière naturelle que forment les Alpes, est aussi à l'origine d'une grande variété de climats. Les chaînes de montagnes principales (comprenant des sommets supérieurs à 4 000 m) sont quant à elles localisées dans les régions des cantons de Berne (Alpes bernoises), du Valais (Alpes valaisannes) et des Grisons (massif de la Bernina). Ce sont également les chaînes regroupant la plupart des glaciers en Suisse, dont elle est recouverte à hauteur de quelque 3 %. Enfin des sommets tels que le Cervin et l'Eiger ont gagné un statut emblématique de la chaîne alpine. Hydrographie La Suisse est située sur la ligne de partage des eaux de quatre bassins versants. Celui du Rhin couvre la plus grande partie du pays et celui du Rhône couvre le Valais, la partie sud du canton de Vaud et Genève. Cependant, des régions de Suisse appartiennent aussi aux bassins du Danube (la haute vallée de l'Inn dans les Grisons), du Pô et de l'Adige en Italie (le canton du Tessin avec notamment la rivière Tessin mais aussi quelques petites vallées des Grisons, avec les rivières Poschiavino, Maira et Rom (val Müstair) ainsi que la vallée de Simplon en Valais avec la rivière Diveria). Ainsi les eaux coulant en Suisse peuvent se diriger vers la mer du Nord, la mer Méditerranée occidentale, la mer Adriatique ou la mer Noire. Pour cette raison, il est parfois question de la région du Gothard comme du « château d'eau de l'Europe ». Presque chaque région compte un nombre d'étendues d'eau assez important. Les plus grandes sont situées sur le Plateau, ainsi qu'en bordure du territoire alpin. Les lacs de montagne proprement dits sont d'étendue modeste, mais particulièrement nombreux si les lacs de retenue destinés à la production d'hydroélectricité sont inclus. Climat

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Ressources naturelles

La Suisse n'est pas autosuffisante sur le plan énergétique. En 2006, 85 % de l'énergie finale consommée dans le pays provient d'importations : produits pétroliers, gaz naturel ou combustible nucléaire. La principale source d'énergie indigène est l'énergie hydraulique. Elle fournit plus de la moitié de l'électricité produite dans le pays. Les autres sources d'énergies indigènes sont le bois, les déchets industriels et les autres énergies renouvelables (géothermie, énergie éolienne, énergie solaire, etc.). La production d'électricité est principalement assurée par des installations hydroélectriques et des centrales nucléaires. En mai 2011, à la suite des accidents de Fukushima, le Conseil fédéral avait ordonné l'abandon total de l'énergie atomique pour 2034. Les électeurs suisses ayant rejeté en novembre 2016 à 54,23 % une initiative des Verts, proposant de limiter à 45 ans la durée de vie d'un réacteur, le conseil fédéral devra repousser l'échéance à 2050. Le 21 mai 2017, les Suisses votent par référendum, à 58,2 %, pour la sortie progressive du nucléaire et le développement des énergies renouvelables. Tous les partis apportent leur soutien sauf l'UDC, estimant que le coût de la transition serait trop élevé. Si la loi interdit la construction de nouvelles centrales, les centrales existantes pourront toutefois subsister tant que leur sûreté sera garantie.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Suisse », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Productions, volumes et classements mondiaux

Produits agricoles: lait, betteraves sucrières, blé, pommes de terre, porc, pommes, orge, viande bovine, maïs, raisins (2023) Industries: machines, produits chimiques, montres, textiles, instruments de précision, tourisme, banque, assurance, produits pharmaceutiques Production pétrolière totale: 300 bbl/jour (2023 est.) Les produits ou secteurs cités ne constituent pas, à eux seuls, un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques ; aucun rang de production n’est ajouté sans données comparables.

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Emblèmes et symboles nationaux

L'hymne national suisse officiel depuis 1981 est le Cantique suisse, composé en 1841 par Alberich Zwyssig (1808-1854) sur des paroles de Leonhard Widmer (1809-1867). Au XVIIe siècle, la Confédération ne possédait pas encore de représentation symbolique forte. Mais au cours du siècle suivant, Helvetia et Guillaume Tell sont élevés au rang de symboles patriotiques suisses. À partir de 1848, Helvetia est élevée au rang d'emblème national du nouvel État fédéral. Ce symbole devient alors omniprésent, que ce soit sous la forme d'œuvre d'art, sur les monuments, sur les timbres ou sur les monnaies.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Suisse », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Indicateurs économiques · Banque mondiale

20e sur 186 économies renseignées pour le PIB nominal (USD courants) en 2025. Données du classement.

PIB (USD courants)
AnnéeValeur
20251,043,529,899,250.92
2024969,919,786,394.88
2023928,435,275,851.71
2022858,479,038,993.75
2021840,710,023,481.35
2020756,096,180,222.08
2019736,384,764,156.88
2018740,766,531,453.99
2017706,660,443,624.49
2016698,607,778,794.57

Source et méthode de l’indicateur

PIB par habitant (USD courants)
AnnéeValeur
2025114,769.01
2024107,702.07
2023104,449.75
202297,809.10
202196,582.87
202087,529.70
201985,872.97
201887,002.34
201783,610.25
201683,432.41

Source et méthode de l’indicateur

Croissance du PIB réel (%)
AnnéeValeur
20251.30
20241.39
20230.83
20223.53
20216.18
2020-2.26
20191.12
20183.33
20171.42
20161.91

Source et méthode de l’indicateur

Population
AnnéeValeur
20259,092,436.00
20249,005,582.00
20238,888,822.00
20228,777,088.00
20218,704,546.00
20208,638,167.00
20198,575,280.00
20188,514,329.00
20178,451,840.00
20168,373,338.00

Source et méthode de l’indicateur

Les années disponibles peuvent varier selon l’indicateur. Un rang de production, un PIB, un PIB par habitant et un classement de développement mesurent des choses différentes.

Héros, figures de l’indépendance et grandes personnalités

Hymne national

Cantique suisse

Enregistrement audio

Source des enregistrements · Public domain

Référence de l’hymne

· Public domain

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