Type de climattropical dans le sud, désert dans le nord
Président actuelMahamat Idriss DébyPrésident de la République
Date d’accession au pouvoir21/04/2021Date d’entrée dans la fonction indiquée ; les mandats antérieurs peuvent être distincts.
Mode d’accession au pouvoirMode non documenté
Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.
Sources et précisions : superficie et climat
Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.
Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.
Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.
Le descriptif climatique provient d’une archive du World Factbook. Il décrit le climat général et ne constitue pas un bulletin météo actuel.
Résumé climatique traduit automatiquement depuis une source anglophone, à relire.
Direction du pays · référence au 04/11/2026. Repères importés de sources encyclopédiques ; l’identité actuelle, la date et le mécanisme restent à relire. Les dates d’élection, de prise de fonctions et de réélection sont distinctes.
Portrait de Mahamat Idriss Déby : United States Department of State Africa U.S.-Africa Leaders Summit: Photos and Videos · Public domain · Source de l’image
Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir
Référence de recherche pour l’identité : Wikidata, consultée le 2026-11-04. Les assertions de cette source restent à vérifier.
Corpus documentaire importé le 2026-11-03, complété par les corrections validées de l’équipe. Chaque rubrique précise ses sources ; l’import ne constitue pas une vérification manuelle exhaustive.
Atlas FreeWorld
Situer Tchad dans le monde
Tchad · repère de localisation indicatifVue du pays ou territoire · nord en haut
Les petits territoires restent repérables par le cercle. Fonds et contours : Natural Earth, domaine public. Frontières indicatives selon le contrôle de fait ; cette carte ne constitue pas une reconnaissance diplomatique. Les territoires éloignés peuvent élargir le cadrage.
Recherche automatique appliquée le 2026-11-04T17:55:00+00:00. Les modifications automatiques restent à relire ; les sources de chaque rubrique sont conservées.
Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies
Le Tchad (en arabe : تشاد, Tšād), en forme longue la république du Tchad (en arabe : جمهورية تشاد, Jumhūriyyat Tšād), est un pays d'Afrique centrale, sans accès à la mer, frontalier de la Libye au nord, du Soudan à l'est, de la République centrafricaine (ou Centrafrique) au sud, du Cameroun au sud-sud-ouest, du Nigeria à l'ouest-sud-ouest et du Niger à l'ouest. Sa capitale, N'Djaména (anc. Fort-Lamy), est également sa ville la plus peuplée.
Géographiquement et culturellement, le Tchad constitue un point de passage entre l'Afrique du Nord et l'Afrique subsaharienne. D'une superficie de 1 284 000 km2, c'est le cinquième pays le plus vaste d'Afrique (après l'Algérie, la république démocratique du Congo, le Soudan et la Libye) et le vingt-et-unième pays le plus grand du monde. La population du Tchad s'élève à 21,5 millions d'habitants en 2026. Il est le vingt-quatrième pays le plus peuplé d'Afrique et le soixante-neuvième pays le plus peuplé du monde. Le Tchad se divise en trois grands ensembles géographiques : du nord au sud, on trouve successivement une région désertique, un espace semi-aride, puis la savane soudanaise. Le lac Tchad, qui donne son nom au pays, est son principal plan d'eau, et le point culminant du pays est l'Emi Koussi, qui culmine à 3 415 m d'altitude, volcan éteint situé dans le Nord du pays et faisant partie du massif du Tibesti.
Les langues officielles du Tchad sont l'arabe et le français, et plus d'une centaine de langues sont parlées sur le territoire national, qui abrite plus de 200 groupes ethniques différents. L'arabe tchadien, variante dialectale locale de l'arabe, et le Ngambaye servent de langues véhiculaires. Le Tchad est un pays laïc où la liberté religieuse est garantie par la loi ; l'islam (55,3 %) et le christianisme (40,6 %) sont les deux principales religions pratiquées.
Le territoire tchadien est occupé par les hommes dès la Préhistoire ; les populations humaines se sont massivement installées à partir du VIIe millénaire av. J.-C. dans le bassin tchadien. Différents États et empires, comme le royaume du Kanem-Bornou, le royaume du Ouaddaï ou le royaume du Baguirmi, se sont succédé dans la partie centrale du pays depuis la fin du Ier millénaire av. J.-C., en tentant de contrôler le commerce transsaharien.
De la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle, la France affirme progressivement sa souveraineté sur l'ensemble du territoire actuel du Tchad, qu'elle incorpore à l'Afrique-Équatoriale française (A.-É.F.) en 1920. En 1940, le Tchad (alors nommé « Colonie du Tchad ») devient la première colonie française à se rallier à la France libre de Charles de Gaulle pendant la Seconde Guerre mondiale. Le pays obtient son autonomie le 28 novembre 1958, puis son indépendance en 1960, avec pour premier chef d'État le président de la République François Tombalbaye, qui a été assassiné lors du coup d'État d'avril 1975. Dès 1982, Hissène Habré dirige le pays avec fermeté, notamment pendant le conflit tchado-libyen.
CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.
Histoire du pays
Préhistoire
On date du VIIe millénaire avant notre ère l'arrivée des premiers hommes sur les terres de l'actuel Tchad.
À la fin des années 1990, de nombreuses expéditions scientifiques ont d'ailleurs mis en évidence des traces préhistoriques d'activités proto-humaines, avec notamment la découverte d'Abel, un fossile d'hominidé qui aurait vécu entre 3,5 et 3 millions d’années avant Jésus-Christ.
C'est aussi au Tchad qu'a été découvert un crâne de primate fossile, surnommé Toumaï, que certains paléoanthropologues considèrent comme l'un des premiers ancêtres de l'espèce humaine.
Les royaumes traditionnels
Dès le Ier siècle, des expéditions romaines en Afrique subsaharienne amènent Julius Maternus à atteindre le bassin du Tchad, évoquant une région fertile. Il faut attendre 872 ou 873 pour que l'historien et géographe Al-Yaqubi mentionne la présence d'un roi qui coordonne l'exploitation et le commerce des esclaves depuis cette région.
L'empire du Kanem est cité à partir du IXe siècle ; à son apogée, enrichi par le commerce transsaharien, il s'étend au nord jusqu'au Borkou et à Mourzouq dans le Fezzan tandis qu'au sud, la région du Logone est un important centre métallurgique. Al-Bakri décrit au IIe siècle ses habitants comme étant des païens noirs tandis qu'Al Idrissi dresse au XIIe siècle un atlas géographie dans lequel le bassin du Tchad est ponctué de localités dans un paysage fertile.
Au XIIIe siècle, le Kanem est affaibli par des guerres de succession et son centre de gravité se déplace vers le Bornou. Du XVIe au XVIIIe siècle, la puissance bornouane décline, les Sao du Sud, les Touareg de l'Aïr multiplient les raids, seuls les royaumes du Ouaddaï et du Baguirmi conservent une certaine stabilité ; les guerres alimentent la traite esclavagiste transsaharienne vers l'Égypte et la Tripolitaine. Plusieurs petits royaumes se développent au Ouara, chez les Moudang de Léré, chez les Saras, qui résistent à l'expansion de l'empire peul de Sokoto. À la fin du XIXe siècle, Rabah, un chef de guerre venu du Darfour, se taille un royaume dans la région tchadienne et ravage le Bornou et le Baguirmi, amenant ce dernier à se mettre sous la protection du colonisateur français en 1897.
Ces royaumes ont laissé leur empreinte à travers des autorités traditionnelles qui se superposent parfois aux autorités administratives contemporaines. Les chefs traditionnels héréditaires portent généralement le titre de sultan dans le Nord musulman, de mbang ou gong dans le Sud animiste et chrétien ; l'autorité coutumière et religieuse du sultan s'étend sur plusieurs cantons, celle du simple chef sur un seul canton. Parfois contestés, selon les époques et les circonstances, ils peuvent être perçus comme de simples auxiliaires de l'administration ou des figures publiques importantes.
Colonisation
L'État du Tchad, dans ses frontières actuelles, est une création de la colonisation européenne, ses frontières résultant de négociations entre Français et Allemands dans les années 1880. La domination française ne devient effective qu'à partir de 1897 quand trois colonnes venues d'Afrique du Nord et du Congo français se rejoignent dans la région tchadienne, battent Rabah qui est tué en 1900, puis soumettent le Ouaddaï en 1911. La confrérie musulmane de la Sanousiyya, puissance montante de la périphérie saharienne, est repoussée vers le désert en 1913. Un Territoire Militaire des Pays et Protectorats du Tchad est créé en 1900.
La conquête française du Tchad dura dix-sept ans, causant de nombreux morts. Les troupes françaises se sont appuyées sur des auxiliaires locaux et ont instrumentalisé des divisions et tensions locales. Les pillages faisaient également partie de la stratégie des conquérants. Les perturbations de la vie économique causées par la conquête française ont entraîné davantage de morts que les combats eux-mêmes. Les campagnes militaires dans le nord du Tchad ont eu des conséquences catastrophiques, notamment le pillage et le massacre du bétail, et une famine a provoqué un nombre indéterminé de décès. Le général Hilaire estime que la population du Ouaddaï est passée de 700 000 habitants en 1912 à 400 000 en 1914. La pacification ne sera jamais totale et l'administration militaire française doit, à plusieurs reprises, écraser des résistances locales. En particulier, la guerre de Bouna (ou guerre du Mandoul), en 1928-1929, fait entre plusieurs centaines et 20 000 morts.
En 1920, la France obtenant le contrôle total du territoire, érige le Tchad en colonie dans le cadre de l'Afrique-Équatoriale française (AEF). La particularité de la domination française au Tchad est caractérisée par une absence de politique d'unification du territoire, au sens administratif, et une modernisation relativement lente par rapport aux autres colonies françaises. La colonie n’a pour ressources que son propre budget provenant des impôts et taxes difficilement collectés, tandis que la scolarisation des enfants reste marginale. La France maintient les sultanats et crée de nouvelles chefferies pour encadrer la population dans la culture du coton qui est imposée aux populations du Sud, le travail forcé pour la construction des routes et la conscription pendant les deux guerres mondiales.
Sous l'impulsion du gouverneur Félix Éboué, le Tchad est une des premières colonies françaises à se rallier à la France libre en 1940 et forme l'embryon de l'Afrique française libre. La colonne Leclerc, partie du Tchad, traverse le désert pour combattre les troupes de l'Axe en Libye italienne[réf. incomplète].
Période contemporaine
Les débuts de l'indépendance (1946-1979)
Après la Seconde Guerre mondiale, en 1946, la France accorde au Tchad le statut de territoire d'outre-mer et à ses habitants le droit d'élire deux représentants à l'Assemblée nationale, René Malbrant et Gabriel Lisette. Une assemblée locale tchadienne, appelée le Conseil représentatif et rassemblant trente membres élus par les Tchadiens, est également constituée la même année, en parallèle.
Le Tchad devient ensuite une république autonome en 1958. En 1960, elle fait partie de l'éphémère Union des républiques d'Afrique centrale puis accède à l'indépendance le 11 août 1960[réf. incomplète]. François Tombalbaye, chef du PPT, devient le premier président. Deux ans plus tard, Tombalbaye interdit les partis d'opposition et instaure un système de parti unique. L'autocratie et une gestion froide et brutale exacerbent les tensions inter-ethniques.
Wikipédia, article « Tchad », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Colonisation et administrations historiques
L'État du Tchad, dans ses frontières actuelles, est une création de la colonisation européenne, ses frontières résultant de négociations entre Français et Allemands dans les années 1880. La domination française ne devient effective qu'à partir de 1897 quand trois colonnes venues d'Afrique du Nord et du Congo français se rejoignent dans la région tchadienne, battent Rabah qui est tué en 1900, puis soumettent le Ouaddaï en 1911. La confrérie musulmane de la Sanousiyya, puissance montante de la périphérie saharienne, est repoussée vers le désert en 1913. Un Territoire Militaire des Pays et Protectorats du Tchad est créé en 1900.
La conquête française du Tchad dura dix-sept ans, causant de nombreux morts. Les troupes françaises se sont appuyées sur des auxiliaires locaux et ont instrumentalisé des divisions et tensions locales. Les pillages faisaient également partie de la stratégie des conquérants. Les perturbations de la vie économique causées par la conquête française ont entraîné davantage de morts que les combats eux-mêmes. Les campagnes militaires dans le nord du Tchad ont eu des conséquences catastrophiques, notamment le pillage et le massacre du bétail, et une famine a provoqué un nombre indéterminé de décès. Le général Hilaire estime que la population du Ouaddaï est passée de 700 000 habitants en 1912 à 400 000 en 1914. La pacification ne sera jamais totale et l'administration militaire française doit, à plusieurs reprises, écraser des résistances locales. En particulier, la guerre de Bouna (ou guerre du Mandoul), en 1928-1929, fait entre plusieurs centaines et 20 000 morts.
En 1920, la France obtenant le contrôle total du territoire, érige le Tchad en colonie dans le cadre de l'Afrique-Équatoriale française (AEF). La particularité de la domination française au Tchad est caractérisée par une absence de politique d'unification du territoire, au sens administratif, et une modernisation relativement lente par rapport aux autres colonies françaises. La colonie n’a pour ressources que son propre budget provenant des impôts et taxes difficilement collectés, tandis que la scolarisation des enfants reste marginale. La France maintient les sultanats et crée de nouvelles chefferies pour encadrer la population dans la culture du coton qui est imposée aux populations du Sud, le travail forcé pour la construction des routes et la conscription pendant les deux guerres mondiales.
Sous l'impulsion du gouverneur Félix Éboué, le Tchad est une des premières colonies françaises à se rallier à la France libre en 1940 et forme l'embryon de l'Afrique française libre. La colonne Leclerc, partie du Tchad, traverse le désert pour combattre les troupes de l'Axe en Libye italienne[réf. incomplète].
Wikipédia, article « Tchad », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence
Indépendance, dates et mouvements
Après la Seconde Guerre mondiale, en 1946, la France accorde au Tchad le statut de territoire d'outre-mer et à ses habitants le droit d'élire deux représentants à l'Assemblée nationale, René Malbrant et Gabriel Lisette. Une assemblée locale tchadienne, appelée le Conseil représentatif et rassemblant trente membres élus par les Tchadiens, est également constituée la même année, en parallèle.
Le Tchad devient ensuite une république autonome en 1958. En 1960, elle fait partie de l'éphémère Union des républiques d'Afrique centrale puis accède à l'indépendance le 11 août 1960[réf. incomplète]. François Tombalbaye, chef du PPT, devient le premier président. Deux ans plus tard, Tombalbaye interdit les partis d'opposition et instaure un système de parti unique. L'autocratie et une gestion froide et brutale exacerbent les tensions inter-ethniques. Homme des territoires du sud, issu de l'ethnie Sara, François Tombalbaye doit bientôt faire face à la révolte de peuples du Nord, en majorité musulmans. En 1965, le Front de libération nationale du Tchad, déclenche des manifestations qui se transforment rapidement en guerre civile. Trois ans plus tard, en 1968, faute de calme revenu, le Président sollicite l'aide des troupes françaises mais l'opération Bison (1969-1972) ne peut venir à bout de la rébellion. Tombalbaye est renversé et tué en 1975 mais l'insurrection continue. Le pouvoir échoit au général Félix Malloum, qui doit pourtant rapidement céder sa place à Goukouni Oueddei à la suite de la première bataille de N'Djaména en 1979[réf. incomplète].
Wikipédia, article « Tchad », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence
Institutions et modèle politique
Le Tchad dispose d'un gouvernement d'union nationale de transition, formé le 14 octobre 2022. Il dispose de l'administration, conduit et exécute la politique de la Nation définie par le Conseil des ministres. Le gouvernement d'union nationale de Transition a pour mission d'assurer l'exécution des lois, de veiller au bon fonctionnement des services publics, et à la bonne gestion des finances publiques, du domaine de l'État, des entreprises et des organismes publics.
Organisation des pouvoirs
Le Tchad est une république. Sa constitution prévoit un pouvoir exécutif fort dirigé par un président de la République qui domine le système politique. Ce dernier a le pouvoir de nommer le Premier ministre. Il exerce une influence considérable sur les nominations des généraux, des magistrats, des préfets et des chefs des entreprises para-étatiques du Tchad. En cas de menace grave et immédiate, le président de la République, en accord avec l'Assemblée nationale, peut déclarer l'état d'urgence. Il est élu directement par vote populaire pour un mandat de cinq ans. En 2005, les limites constitutionnelles des mandats ont été supprimées, permettant au président de la République de rester au pouvoir au-delà de la limite précédente de deux mandats.
Le système juridique du Tchad est basé sur le droit civil français et le droit coutumier tchadien lorsque ce dernier n'interfère pas avec l'ordre public ou les droits constitutionnels des citoyens. Malgré la garantie de l'indépendance de la justice par la constitution, le président de la République nomme la plupart des principaux responsables judiciaires. La Cour suprême est composée d'un président, nommé par le président de la République, et de 15 conseillers, nommés à vie par le président de la République et l'Assemblée nationale. La Cour constitutionnelle est dirigée par neuf juges élus pour un mandat de neuf ans. Elle a le pouvoir de réviser les lois, les traités et les accords internationaux avant leur adoption.
L'Assemblée nationale élabore les lois. Elle est composée de 155 députés élus pour quatre ans et tient des sessions régulières deux fois par an, en mars et en octobre. Elle est présidée par Haroun Kabadi depuis le 23 juin 2011. Des sessions spéciales peuvent également se tenir sur convocation du Premier ministre. Les députés élisent un président de l'Assemblée nationale tous les deux ans. L'Assemblée doit approuver le plan de gouvernement du Premier ministre et peut forcer ce dernier à démissionner par un vote majoritaire de défiance. Toutefois, si l'Assemblée nationale rejette le programme de l'exécutif deux fois en un an, le président de la République peut dissoudre l'Assemblée et demander de nouvelles élections législatives.
Vie politique récente (années 1990 à 2020)
À la suite de la prise de pouvoir d'Idriss Déby Itno en décembre 1990, des élections présidentielles sont organisées en 1996 et 2001.
Wikipédia, article « Tchad », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Modèle économique et secteurs dominants
Marchés financiers et commerce extérieur
La monnaie du Tchad est le franc CFA.
Le Tchad est l'un de pays les plus pauvres du monde, avec un PIB estimé à plus de 6 400 milliards de FCFA (soit environ 11,315 milliards de dollars) en 2019. C'est la cinquième puissance de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, derrière le Gabon, la Guinée équatoriale ou encore le Congo et le Cameroun.
Le dynamisme ou les difficultés de l'économie tchadienne sont intimement liés à la production de pétrole, qui représente un quart de son produit intérieur brut depuis les premières découvertes d'hydrocarbures, exploitées dès 2003. Dès lors, depuis 2004, le pétrole représentait plus de 80 % des exportations nationales, permettant à la balance commerciale de devenir nettement excédentaire.
Si le pétrole a permis à l'économie tchadienne de croître de 10 à 15 % par an, en moyenne, la chute du cours des matières premières et le contexte de forte insécurité causée par le terrorisme islamiste qui touche le Tchad, ou le Nigeria, le Niger et le Soudan, pays limitrophes, en même temps que l'effondrement de la Libye, l'instabilité politique de la République centrafricaine et son statut de pays isolé, sans accès à la mer, ont freiné, voire cassé les efforts de croissance économique. À nouveau, en 2020, la pandémie de Covid-19 a isolé le pays sur le plan international, ralentissant tous les plans de développement et les échanges internationaux, tout en faisant chuter les prix du pétrole.
Sur le plan institutionnel, le Fonds monétaire international est très impliqué au Tchad, et s'est engagé en 2022 à investir près de 570 millions de dollars entre 2022 et 2025. La dette publique tchadienne, qui a fait l'objet d'un moratoire du G20 pendant la crise sanitaire de 2020 jusqu'à la fin 2021, est par ailleurs en cours de restructuration. En parallèle, en 2021, le Tchad, comme la Zambie et l'Éthiopie, a fait une demande d'annulation de dette dans le cadre du cadre commun mis en place par les pays du G20 et du Club de Paris pour restructurer voire annuler la dette des pays les moins avancés.
Au-delà de l'exploitation pétrolière, le pays est essentiellement agricole. Le secteur secondaire est relativement réduit, malgré la présence d'industriels liés aux activités de BTP, de production de bière et de boissons. Il représente environ 17 % du PIB. Le secteur tertiaire, quant à lui, dépend du secteur bancaire et des télécommunications, représentant environ 40 % du PIB.
La corruption reste forte au Tchad, malgré de nombreux programmes de lutte contre les marchés illicites, le blanchiment d'argent et la captation de la valeur publique par des tiers. C’est l'objectif de l'« opération Cobra », initiative lancée sous la présidence d'Idriss Deby en 2012, dont l'objectif est de sécuriser les circuits de recettes et de dépenses et de contrôler les procédures de préparation, de passation et d'exécution des marchés publics.
Wikipédia, article « Tchad », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Évolution économique et niveau de développement
L'économie dépendante du pétrole est confrontée aux fluctuations du marché, à l'instabilité régionale, à l'afflux de réfugiés et à la vulnérabilité climatique; à des niveaux élevés d'extrême pauvreté et d'insécurité alimentaire; à une croissance récente tirée par le pétrole et la reprise agricole; à un accord de restructuration de la dette au titre du cadre commun du G20
Banque mondiale : PIB nominal de 21 472 835 225 USD courants en 2025. Valeur de comparaison : 13 026 289 836 USD courants en 2016. Ces montants nominaux ne mesurent pas la croissance réelle ; la série séparée de croissance du PIB réel et le PIB par habitant sont présentés dans le tableau des indicateurs.
CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.
Grandes réalisations politiques, économiques et sociales
L'accès aux soins de santé de base est limité au Tchad et le pays connaît une forte prévalence de la malnutrition, du paludisme et des épidémies[réf. incomplète]. Les indicateurs de santé sont relativement médiocres avec peu de possibilités d'amélioration en raison de la faiblesse des politiques de santé actuelles et des pénuries de soins[réf. nécessaire]. Les principales causes de décès au Tchad sont les infections des voies respiratoires inférieures, le paludisme et le VIH/sida. Le taux de prévalence nationale du VIH dans le pays est bien supérieur à la moyenne mondiale, soit de 3,4 %, mais similaire à celui de certains pays voisins.
Les cliniques locales ne disposent souvent pas des médicaments nécessaires ou d'un personnel qualifié suffisant. En outre, les traditions culturelles s'opposent souvent à la dispensation de soins médicaux spécialisés. Par exemple, les mères préfèrent souvent emmener leur enfant malade chez un chef religieux plutôt que dans une clinique de santé. La malnutrition est endémique dans une grande partie du Tchad, près de la moitié des décès d'enfants dans le pays étant liés à cette condition, qui survient dans un contexte de manque de soins de santé préventifs et primaires, y compris de soins de santé maternelle et infantile. De nombreuses raisons expliquent ce dernier point, comme le faible nombre de naissances assistées par un professionnel de santé, aggravé par le nombre élevé de grossesses précoces (164,5 naissances pour 1 000 adolescentes de 15 à 19 ans) qui entraînent souvent des complications pour ces jeunes femmes.
Au Tchad, l'accès aux soins est assuré par quatre mécanismes principaux : le paiement direct, l'accès gratuit à certains services, l'assurance maladie et la mutuelle de santé. Le paiement direct est le mécanisme le plus courant de financement des soins de santé, puisqu'il représente environ 50% des dépenses totales de santé. La gratuité des soins de santé concerne la chirurgie d'urgence, les soins obstétriques et médicaux. Financée entièrement par l'État avec l'appui de ses partenaires, cette mesure est introduite dans les hôpitaux en 2008 dans le cadre de la nouvelle politique sociale du chef de l'État. D'autres mesures de gratuité sont appliquées à certaines maladies (paludisme chronique, sida, tuberculose, etc.) et à des groupes de population spécifiques tels que les personnes vivant avec le VIH, les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Les mutuelles de santé, en cours de mise en place dans les régions du sud, sont en phase expérimentale depuis 2015. L'accès aux soins de base reste de toute manière un défi majeur pour la plupart des populations, pour des raisons socio-économiques et géographiques.
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Personnalités dans les organisations internationales
La politique étrangère du Tchad est marquée par les enjeux sécuritaires et par son lien avec la France, qui a conquis le pays en 1900 avant qu'il ne devienne une colonie française en 1920. Le Tchad devient indépendant en 1960, mais la coopération entre les deux gouvernements français et tchadien reste importante. La France soutient Idriss Déby Itno lors de son élection en 1990 et intervient militairement à de nombreuses reprises. À la mort de ce dernier, l'Élysée s'attriste de la perte d'un « ami courageux » tout en soulignant l'importance d'une « transition pacifique » au Tchad et son « ferme attachement à la stabilité et à l'intégrité territoriale » du pays.
Le Tchad est en outre membre-fondateur de l'Union africaine, membre de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale et de l'Organisation de la coopération islamique.
En 1999, le Tchad s'engage dans la deuxième guerre du Congo, en soutenant le gouvernement de Kinshasa. Plusieurs milliers de soldats sont envoyés par Idriss Déby soutenir les troupes de Kabila.
Le Tchad a été élu membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies de 2014 à 2016[réf. incomplète]. Pour les Occidentaux, il constitue un rempart et un allié stratégique dans le combat contre le djihadisme. Son armée aguerrie maintient un certain ordre sur les frontières de pays faillis comme la Libye, le Soudan et la République centrafricaine et participe aux opérations en Afrique sahélienne aux côtés des militaires français de l'opération Serval et de l'opération Barkhane. Avec la Mauritanie, le Mali, le Niger et le Burkina Faso, le Tchad est également membre du G5-Sahel dont le but est de lutter contre les groupes armés djihadistes présents dans la région.
Le 25 novembre 2018, le président Déby se rend en Israël[réf. incomplète], visite d'État rendue à N'Djaména par le Premier ministre israélien le 20 janvier 2019[réf. incomplète] en vue du rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays[réf. incomplète], rompues officiellement en 1972, quoique la coopération mutuelle n'ait jamais cessé[réf. incomplète].
Sur les sujets liés à la sécurité de l'État tchadien, faisant de la lutte contre le terrorisme un axe fort de son engagement politique, le président Idriss Déby débloque 4,57 millions d'euros en 2015[réf. incomplète] pour venir en aide à la région du lac Tchad, cibles de certains groupes terroristes comme celui de Boko Haram. Toujours dans ce même objectif, Idriss Déby augmente la participation du Tchad à la Force multinationale mixte (MNJTF), une force armée composée du Niger, du Nigeria, du Bénin et du Cameroun. En 2020, l'armée tchadienne assure avoir infligé de lourdes pertes au groupe djihadiste.
Depuis 2023, la guerre au Soudan entre les milices des Forces de soutien rapide et l'armée soudanaise entraîne l'arrivée au Tchad de plus de 600 000 Soudanais (chiffre de mai 2024) fuyant les combats.
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Culture, traditions et patrimoine
Cuisine
Le millet est l'aliment de base de la cuisine tchadienne. Il est utilisé pour faire des boules de pâte que l'on trempe dans des sauces. Dans le Nord, ce plat est connu sous le nom d'alys[réf. incomplète] ; dans le Sud, sous le nom de biya. Le millet est également transformé en crêpes qui sont frites dans l'huile. Les boissons alcoolisées, bien qu'absentes dans le Nord, sont populaires dans le Sud, où les gens boivent de la bière de millet[réf. incomplète], appelée billi-billi lorsqu'elle est brassée à partir de millet rouge, et coshate lorsqu'elle est faite à partir de millet blanc. Le sorgho, un autre type de céréale, est également un aliment de base important. Le riz est cultivé dans certaines régions, mais le maïs et le blé sont rares.
Les viandes de bœuf, poulet et mouton sont disponibles dans la plupart des régions, en particulier dans le nord, où l'élevage de bétail est commun. Les musulmans ne mangent pas de viande de porc, mais celle-ci est consommée à N'Djaména et dans le Sud du Tchad. Le poisson est également populaire. Ils abondent dans les lacs et les rivières du Tchad. Le poisson le plus commun est la perche du Nil, appelée capitaine. Le salanga (petit poisson séché ou salé) et le banda (gros poisson fumé) sont populaires parmi les Tchadiens et sont exportés vers le Cameroun et le Nigeria.
Côté légumes, le gombo est très apprécié des Tchadiens et est utilisé comme base d'une sauce appelée gumbo. Les feuilles de la plante de manioc,celles de l'oseille...sont un autre légume commun. De nombreux fruits poussent dans le sud, comme les mangues, goyaves et bananes. Dans le nord aride, les dattes et les raisins secs, qui poussent dans les oasis, sont utilisés dans de nombreux plats. Les cacahuètes sont un en-cas populaire et sont consommées crues ou grillées. Le carcaje est un thé rouge sucré très apprécié extrait des feuilles d'hibiscus.
Le repas du soir est le repas le plus important de la journée. Il est servi dans une grande assiette posée au milieu d'une natte. Les gens se rassemblent autour de l'assiette et s'assoient sur le sol. En général, les hommes et les femmes mangent séparément.
Musique
Instruments traditionnels
La musique du Tchad comprend un certain nombre d'instruments tels que le kinde, une sorte de harpe à archet, le kakaki, une longue corne en étain, et le hu hu, un instrument à cordes qui utilise des calebasses comme haut-parleurs[réf. incomplète]. D'autres instruments sont davantage liés à des groupes ethniques spécifiques. Les Sara préfèrent les sifflets, les balafons, les harpes et les tambours. Les Kanembu combinent les sons des tambours avec ceux d'instruments ressemblant à des flûtes. Les Baguirmians enfin utilisent des tambours et ont une danse distinctive dans laquelle les danseurs manient de grands pilons à grains et font semblant de les utiliser sur un autre danseur.
Groupes de musique tchadiens
C'est en 1964 que naît Chari Jazz, le premier groupe qui initie la scène musicale moderne du Tchad.
Wikipédia, article « Tchad », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Genres musicaux et artistes
Instruments traditionnels
La musique du Tchad comprend un certain nombre d'instruments tels que le kinde, une sorte de harpe à archet, le kakaki, une longue corne en étain, et le hu hu, un instrument à cordes qui utilise des calebasses comme haut-parleurs[réf. incomplète]. D'autres instruments sont davantage liés à des groupes ethniques spécifiques. Les Sara préfèrent les sifflets, les balafons, les harpes et les tambours. Les Kanembu combinent les sons des tambours avec ceux d'instruments ressemblant à des flûtes. Les Baguirmians enfin utilisent des tambours et ont une danse distinctive dans laquelle les danseurs manient de grands pilons à grains et font semblant de les utiliser sur un autre danseur.
Groupes de musique tchadiens
C'est en 1964 que naît Chari Jazz, le premier groupe qui initie la scène musicale moderne du Tchad. Plus tard, des groupes renommés, comme African Melody et International Challal, fondé par Maître Gazonga, tentent de mélanger modernité et tradition en liant instruments traditionnels et modernes dont électriques. Suivent Tibesti, un autre groupe bien connu, jouant du saï, un type de musique qui s'inspire des rythmes folkloriques du sud du pays ; Ahmed Pecos qui crée avec sa guitare des musiques d'inspiration soudanaise ; ou encore Clément Masdongar, un musicien et chanteur tchadien qui se produit également en France. Le très populaire groupe H'sao formé des frères Rimtobaye remporte en 2001 la médaille de bronze aux Jeux de la Francophonie. Succès qui permettra à son fondateur, Caleb Rimtobaye, de lancer le projet afrofuturiste Afrotronix, lui-même récipiendaire de 18 récompenses internationales, et sacré meilleur Dj africain au All Africa Music Awards en 2018 au Ghana et meilleur duo électro en 2019 au Nigéria. Aujourd'hui, la piraterie et le manque de protections légales pour les droits des artistes restent un problème de taille pour le développement de l'industrie musicale tchadienne.
Wikipédia, article « Tchad », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence
Ethnies, langues et méthodes de dénombrement
Démographie
En 2021, la population totale du Tchad est estimée à 16 818 391 habitants, soit une croissance démographique de 3,53 % par an.
La population est jeune puisqu'en 2020 presque la moitié des habitants du pays a moins de 14 ans, ces derniers représentant 46,49 % de la population totale. Les 15-64 ans représentent un peu plus de la moitié de la population totale (51,01 % en 2020) et les plus de 65 ans sont peu nombreux (seulement 2,50 % de la population totale en 2020).
L'espérance de vie à la naissance est de seulement 54 ans en 2019, mais elle ne cesse de progresser puisqu'elle est de 38 ans en 1960, de 48 ans en 2000 et de 57,5 ans en 2018.
En 2019, on dénombre 41,66 naissances pour 1 000 habitants, soit un taux de natalité de 41,66 ‰. C'est en 1995 que ce taux est le plus élevé avec 51,41 ‰, contre 45,75 ‰ en 1960. Le taux de mortalité est pour sa part estimé à 11,91 ‰, soit 11,91 décès pour 1 000 habitants, contre 18,39 ‰ en 1995 et 26,54 ‰ en 1960 (le taux le plus élevé enregistré). On dénombre 5,65 enfants par femme en 2019. C'est en 1996 que l'indice de fécondité est le plus élevé (7,43). Le taux de mortalité infantile est important avec un total de 67,40 décès pour 1 000 naissances en 2020, mais c'est toutefois le taux le plus bas comptabilisé depuis 1972 (on dénombre cette année-là près de 130 décès pour 1 000 naissances).
Densité
La densité de population au Tchad est de 13,04 personnes par km2 en 2020. Cependant, la population est inégalement répartie. Selon le recensement du pays daté de 2009 , la densité est d'environ 1 habitant au km2 dans la région saharienne du Borkou-Ennedi-Tibesti, dans la moitié nord du pays, mais de presque 40 dans le Sud avec plus de 95 habitants au km2 dans la région du Logone Occidental .
En effet, étant donné que la répartition de la population du pays dépend en grande partie des conditions climatiques, on peut séparer le Tchad en trois zones, que l'on peut qualifier de zones géoclimatiques. Ainsi, dans la région saharienne du Borkou-Ennedi-Tibesti, grande comme la France métropolitaine et représentant presque la moitié de la superficie du Tchad, il ne pleut quasiment pas. Les activités agricoles étant limitées, seule 5 % de la population tchadienne vit dans cette zone. Dans le centre du pays, on trouve la zone sahélienne. Cette deuxième partie, presque aussi grande que la première (43 % de la superficie totale du pays), est composée des régions du Batha, Biltine, Ouaddaï, Guéra, Kanem, Salamat et du Chari Baguirmi. La pluviométrie est variable (entre 200 et 800 mm de pluie par an) et, avec seulement près de 2,5 millions d’habitants, la densité moyenne reste très faible. On y cultive le sorgho ou l’arachide et on y pratique l'élevage. Enfin, la troisième et dernière zone, qui ne représente que 10 % de la superficie totale du pays, est la zone soudanienne qui comprend les régions du Mayo Kebbi, Logone Oriental, Logone Occidental, Moyen Chari et de la Tandjilé.
Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.
Wikipédia, article « Tchad », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Faune, biodiversité et espaces protégés
Sur le territoire tchadien, un inventaire scientifique établi en 2013 a référencé 134 espèces de mammifères, 509 espèces d'oiseaux (354 espèces de résidents et 155 migrants) et plus de 1 600 espèces de plantes dans tout le pays[réf. incomplète]. On y trouve des éléphants, des lions, des buffles, des hippopotames, des rhinocéros, des girafes, des antilopes, des léopards, des guépards, des hyènes et de nombreuses espèces de serpents. La plupart des populations de grands carnivores ont considérablement réduit depuis le début du XXe siècle. Le braconnage des éléphants, en particulier dans le Sud, notamment au sein du parc national de Zakouma[réf. incomplète], est un fléau important. Le petit groupe de crocodiles d'Afrique de l'Ouest survivant dans le plateau de l'Ennedi représente l'une des dernières colonies connues dans le Sahara aujourd'hui[réf. incomplète].
En 2023, une lionne a été aperçue dans un parc national tchadien, alors que l'espèce y était supposée éteinte depuis 2004.
Préservation des espaces naturels et de la vie sauvage
Au Tchad, dès 2014, les espaces protégés consacrés à la conservation de la diversité biologique couvrent environ 20 % du territoire national avec dix forêts classées, trois parcs nationaux, sept réserves de faune, une réserve de biosphère, des zones humides d’importance internationale, de nombreuses forêts et une partie de la plaine herbeuse à la frontière avec le Soudan. La conservation de la nature est concrétisée par la création de parcs nationaux dont le parc national de Zakouma, dans le Sud-Est du Tchad, d'une superficie de 3 000 km2, ainsi que le parc national de Manda[réf. incomplète].
Wikipédia, article « Environnement au Tchad », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Cours d’eau et géographie
Localisation, frontières et superficie
Le Tchad est l'un des plus grands pays enclavés du monde, à la fois dans le centre et le Nord de l'Afrique. Il couvre une superficie de 1 284 000 kilomètres carrés, située entre les latitudes 7° et 24° N, et les longitudes 13° et 24° E. Par sa superficie, il est classé vingt-et-unième plus grand pays du monde, et le cinquième du continent africain. Il est légèrement plus grand que d'autres pays de la bande sahélienne tels que le Niger ou le Mali, mais plus petit que le Soudan.
Au nord du Tchad, on retrouve la Libye. À l'est, se trouve le Soudan. À l'ouest, le Tchad est limitrophe avec le Niger, le Nigeria et le Cameroun. Enfin, au sud, les frontières tchadiennes sont ouvertes sur la République centrafricaine.
Géomorphologie, climat et répartition de la population
Le Tchad compte 19,32 millions d'habitants en 2023, avec un tchadien sur huit vivant dans la capitale, N'Djaména. Cette ville, la plus grande du pays, est à 1 700 km du port maritime le plus proche, qui est à Douala, au Cameroun. En partie en raison de cette distance de la mer et du climat largement désertique du pays, le Tchad est un pays de faible densité humaine. Il connaît pourtant d'importants contrastes, et notamment trois grandes zones, aux limites variables en fonction des saisons, jusqu'à parfois même engendrer une quatrième zone.
Le centre du pays est constitué par un plateau, profondément creusé par les vallées de deux cours d'eau, le Logone et le Chari, les principaux cours d'eau du pays qui se jettent dans le lac Tchad depuis le sud-est. Ces deux systèmes fluviaux prennent leur source dans les hauts plateaux pluvieux de la République centrafricaine et du Cameroun, des régions qui reçoivent plus de 1 250 millimètres de précipitations par an. Alimenté par des rivières de la République centrafricaine, ainsi que par les rivières Bahr Salamat, Bahr Aouk et Bahr Sara du sud-est du Tchad, le fleuve Chari est long d'environ 1 200 kilomètres. Depuis ses origines près de la ville de Sarh, le cours moyen du Chari se fraie un chemin à travers un terrain marécageux ; le cours inférieur du Chari est rejoint par la rivière Logone près de N'Djaména. La rivière Logone est formée par des affluents provenant du Cameroun et de la République centrafricaine. Plus court et plus petit en volume que le Chari, il coule vers le nord-est sur 960 kilomètres ; son volume varie de cinq à quatre-vingt-cinq mètres cubes par seconde. À N'Djaména, le Logone se jette dans le Chari, et les deux cours d'eau combinés s'écoulent ensemble sur trente kilomètres à travers un large delta et dans le lac Tchad. À la fin de la saison des pluies, en automne, le fleuve déborde de son lit et crée une immense plaine d'inondation dans le delta.
Le tiers nord du pays fait partie du désert du Sahara, qui occupe une immense place, séparant ainsi physiquement les populations du Nord du Tchad avec celles du Sud.
Wikipédia, article « Tchad », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Ressources naturelles
L'accès à l'énergie est extrêmement limité : en 2019, seulement 8,4 % des Tchadiens ont accès à l'électricité et, en 2016, seulement 3,1 % ont accès aux combustibles non solides comme le fioul pour la cuisine et le chauffage. Le gaz est disponible pour la cuisson dans la capitale, où il est utilisé par 25 % des ménages, mais dans les zones rurales, le combustible bois est utilisé presque exclusivement.
La consommation d'électricité par habitant est l'une des plus faibles au monde et les tarifs sont parmi les plus élevés. Le Tchad ne possède que 48 000 kW de capacité de production d'électricité installée en 2016. Le réseau électrique du Tchad se limite à N'Djaména et souffre de fréquentes pannes. Le pays ne dispose pas d'une stratégie nationale en matière d'énergie électrique et la production d'électricité reste très localisée. La Société nationale d’électricité (SNE) manque de capacités techniques et humaines pour répondre à la demande croissante en raison du vieillissement des infrastructures et du manque de financement.
Les principaux sous-secteurs des énergies renouvelables sont l'énergie solaire ainsi que la production et la distribution d'électricité. La situation du Tchad dans le Sahel, qui se caractérise par un ensoleillement exceptionnel, surtout pendant la saison sèche, et l'absence de sources de combustibles de substitution comme le charbon, font de l'énergie solaire un secteur d'exportation et d'investissement intéressant. Actuellement[Quand ?], le Tchad produit de l'électricité en consommant du pétrole. Avec la baisse du coût des nouvelles centrales solaires, le gouvernement du Tchad et les partenaires de développement comme la Banque mondiale donnent la priorité à l'énergie solaire dans tout le pays. Les machines et les pièces pour la transmission et la distribution d'électricité sont également en demande.
Quant au sujet du pétrole, le Tchad se classe au dixième rang des pays africains en matière de réserves pétrolières, avec 1,5 milliard de barils de réserves prouvées en 2018 et une production de plus de 140 000 barils par jour en 2020 . Le pétrole est la première source de revenus publics du Tchad, et environ 90 % de la production pétrolière est exportée. La production pétrolière du pays est dominée par la China National Petroleum Corporation in Chad (CNPCIC), le consortium Esso Exploration & Production Chad Inc. (EEPCI) dirigé par ExxonMobil, GlaxoSmithKline Inc. (EEPCI), Glencore et Taiwanese Chinese Petroleum Corp (opérant sous le nom d'OPIC). D'autres compagnies pétrolières explorent de nouveaux blocs. EEPCI a inauguré la production de pétrole tchadien en 2003 et possède une participation majoritaire dans l'oléoduc Tchad-Cameroun de 1 100 km par lequel toutes les exportations de pétrole tchadien atteignent le port de Douala, au Cameroun.
Wikipédia, article « Tchad », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence
Productions, volumes et classements mondiaux
Plus de 80 % de la population tchadienne dépend de l'agriculture vivrière et de l'élevage de subsistance pour vivre. La population active occupée est investie dans la culture céréalière, dans la culture de la gomme arabique grâce aux forêts d'acacias, et enfin, dans l'élevage artisanal et le coton. Le secteur primaire représente 43 % de l'économie du Tchad.
La production agricole est concentrée essentiellement dans les régions humides du Sud et du bassin du lac Tchad. La culture du coton a longtemps été la principale ressource d'exportation mais, depuis les années 1980, la baisse des cours mondiaux et la suppression des subventions la rendent peu rentable. Les paysans se recentrent vers une agriculture maraîchère destinée aux marchés urbains : mil, sorgho, riz, arachide, taro, igname, patate douce, manioc. L'épuisement des sols, le manque d'eau pour l'irrigation et, dans la zone sahélienne, les conflits entre éleveurs et agriculteurs limitent le développement agricole. Depuis la privatisation de la compagnie nationale Cotontchad en 2018, passée sous le contrôle du groupe singapourien Olam, la production de coton connaît une reprise notable, passant de 17 000 tonnes en 2016-2017 à 115 000 en 2019-2020[réf. incomplète].
Les problèmes d'accès à l'eau potable (seulement 48 % des citadins ont accès à l'eau potable, 2 % à des installations sanitaires, et pour les ruraux, moins de 4 % des Tchadiens ont accès à l'eau potable dans un rayon de moins d'un kilomètre[réf. incomplète]), la déforestation et l'avancée du Sahara empêchent à la fois les populations de vivre dans des conditions de vie saines, mais aussi et surtout le développement de l'agriculture, qui reste très pénalisée par la sécheresse d'un pays en partie désertique. Ainsi, dans la bande sahélienne, les rendements des cultures sont très faibles, et la plupart des animaux élevés connaissent des conditions de vie difficiles, bloquant une partie du processus de reproduction et réduisant le tonnage des troupeaux.
Les secteurs cités ne constituent pas un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques.
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Emblèmes et symboles nationaux
Le drapeau du Tchad est un drapeau tricolore, aux trois couleurs nationales : bleu, or et rouge.
Historiquement, on doit au dernier gouverneur de la colonie française du Territoire du Tchad l'origine de ce drapeau, dont les couleurs rappellent, pour le bleu, le lac Tchad, pour l'or, le soleil et le sable, et pour le rouge, le symbole du sacrifice national. On reconnaît par ailleurs le drapeau français, dont le blanc a été remplacé par le jaune, couleur du Sahara, qui occupe une très grande partie du territoire tchadien. Le drapeau est adopté le 6 novembre 1959. Il ne faut pas le confondre avec celui de la Roumanie ou celui d'Andorre, très proches, mais dont les teintes sont légèrement différentes.
Les années disponibles peuvent varier selon l’indicateur. Un rang de production, un PIB, un PIB par habitant et un classement de développement mesurent des choses différentes.
Héros, figures de l’indépendance et grandes personnalités
Les portraits sourcés de ce pays seront présentés ici.
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