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Tunisie

Drapeau : Tunisie

Afrique · TN

République tunisienne

Histoire, mémoire et voix de Tunisie.

CapitaleTunis
Languesarabe
Monnaiesdinar tunisien
Superficie du territoire163 610 km²
Type de climattempéré au nord avec des hivers doux et pluvieux et des étés chauds et secs ; désert dans le sud
Portrait de Kaïs Saïed
Crédit photoQuirinale · Attribution · Source de l’image
Président actuelKaïs SaïedPrésident de la République
Date d’accession au pouvoir23/10/2019Date d’entrée dans la fonction indiquée ; les mandats antérieurs peuvent être distincts.
Mode d’accession au pouvoirÉlection du 13 octobre 2019

Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.

Sources et précisions : superficie et climat

Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.

Le descriptif climatique provient d’une archive du World Factbook. Il décrit le climat général et ne constitue pas un bulletin météo actuel.

Résumé climatique traduit automatiquement depuis une source anglophone, à relire.

Direction du pays · référence au 04/11/2026. Repères importés de sources encyclopédiques ; l’identité actuelle, la date et le mécanisme restent à relire. Les dates d’élection, de prise de fonctions et de réélection sont distinctes.

Portrait de Kaïs Saïed : Quirinale · Attribution · Source de l’image

Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir

Référence de recherche pour l’identité : Wikidata, consultée le 2026-11-04. Les assertions de cette source restent à vérifier.

Corpus documentaire importé le 2026-11-03, complété par les corrections validées de l’équipe. Chaque rubrique précise ses sources ; l’import ne constitue pas une vérification manuelle exhaustive.

Atlas FreeWorld

Situer Tunisie dans le monde

Tunisie : contour en orange et repère sur la carte mondiale
Tunisie · repère de localisation indicatif
Contour de Tunisie
Vue du pays ou territoire · nord en haut

Les petits territoires restent repérables par le cercle. Fonds et contours : Natural Earth, domaine public. Frontières indicatives selon le contrôle de fait ; cette carte ne constitue pas une reconnaissance diplomatique. Les territoires éloignés peuvent élargir le cadrage.

Recherche automatique appliquée le 2026-11-04T17:56:17+00:00. Les modifications automatiques restent à relire ; les sources de chaque rubrique sont conservées.

Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies

La Tunisie (en arabe : تونس, tūnis , [ˈtuːnɪs]), en forme longue la République tunisienne (en arabe : الجمهورية التونسية, al-jumhūriyya at-tūnisiyya ) est un État arabophone et musulman d'Afrique du Nord, souverain depuis 1956, dont le territoire, en plein centre du bassin méditerranéen, au carrefour de l'Afrique, de l'Europe et du Moyen-Orient, témoigne d'une histoire plurimillénaire et pluricivilisationnelle. Bordé au nord et à l'est par la mer Méditerranée (1 566 km de côtes), à l'ouest par l'Algérie avec 965 km de frontière commune et au sud-est par la Libye avec 459 km de frontière, sa capitale Tunis est située dans le Nord-Est du pays, au fond du golfe du même nom. Plus de 30 % de la superficie du territoire est occupée par le désert du Sahara, le reste étant constitué de régions montagneuses et de plaines fertiles. Le territoire de l'actuelle Tunisie est le foyer de la culture capsienne, une culture mésolithique qui a duré de 10 000 à 6 000 avant notre ère et à qui la ville de Gafsa a donné son nom. Il est aussi le berceau de la civilisation carthaginoise qui atteint son apogée au IIIe siècle av. J.-C., avant de devenir une province importante de l'Empire romain et de passer pendant quelques décennies sous domination vandale, avant d'intégrer l'Empire byzantin. Dirigé par une succession de dynasties arabo-musulmanes au sein de l'Ifriqiya (إفريقية), suite à la conquête musulmane du Maghreb, dont la plus longue est celle des Aghlabides, puis devenu régence ottomane, avec notamment l'émergence de la dynastie locale des Husseinites, il passe sous protectorat français le 12 mai 1881 avec la signature du traité du Bardo. À l'indépendance, le 20 mars 1956, la Tunisie devient d'abord une monarchie constitutionnelle ayant pour souverain Lamine Bey, 19e et dernier bey régnant de la dynastie des Husseinites. Mais, le 25 juillet 1957, la république est proclamée et le leader indépendantiste Habib Bourguiba devient le premier président de la République tunisienne. Il modernise le pays qu'il dirige pendant trente ans. En 1987, il est déposé par le Premier ministre Zine el-Abidine Ben Ali, qui poursuit les principaux objectifs du « bourguibisme » tout en libéralisant l'économie mais exerce une présidence autoritaire et policière, caractérisée par l'importance de la corruption. Ben Ali est chassé le 14 janvier 2011 par une révolution populaire et se réfugie en Arabie saoudite, à Djeddah sous le coup, avec son épouse Leïla Ben Ali, d'un mandat d'arrêt international.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Tunisie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Origine du nom et étymologie

Le nom actuel de la « Tunisie », en français, est dérivé du nom de la capitale, Tunis, suivi du suffixe latin -ie. Si le dérivé est adopté dans plusieurs autres langues pour différencier le pays de la ville de Tunis, il n'y a pas une telle adoption dans certaines langues, comme en arabe (تونس ou Tunis), en russe (Туни́с) et en espagnol (Túnez). Dans ces cas, seul le contexte permet de déterminer si l'on parle de la ville ou du pays. La partie nord du territoire de l'actuelle Tunisie est appelé Africa par les Romains après la conquête de Carthage, avant de désigner le continent à partir des XVIe et XVIIe siècles. La forme arabe Ifriqiya désigne ensuite la partie orientale du Maghreb médiéval. La Tunisie est aussi désignée sous le nom de Maghreb Al Adna par les géographes arabes.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Tunisie », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Histoire du pays

Au travers des millénaires, le territoire de l'actuelle Tunisie a successivement été sous l'influence des cultures ibéromaurusienne, capsienne, libyque, carthaginoise, romaine, byzantine, vandale, omeyyade, muhallabide, aghlabide, fatimide, ziride, hilalienne, khourassanide, siculo-normande, almohade, hafside, ottomane, husseinite et française. Ces circonstances, ainsi que la position de la Tunisie à l'intersection entre le Bassin méditerranéen, l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique, ont influencé la culture du pays. Préhistoire et protohistoire Les premières traces de présence humaine en Tunisie datent du Paléolithique. C'est à vingt kilomètres à l'est de Gafsa, dans l'oasis d'El Guettar, que se rassemble une petite population nomade de chasseurs-cueilleurs moustériens. Michel Gruet, l'archéologue qui découvre le site, relève qu'ils consomment des dattes dont il retrouve le pollen aux alentours de la source asséchée. À une culture ibéromaurusienne, répartie sur le littoral et relativement minime en Tunisie, succède la période du Capsien, nom créé par Jacques de Morgan et issu du latin Capsa, qui a lui-même donné le nom de l'actuelle Gafsa. Morgan définit le Capsien comme étant une culture allant du Paléolithique supérieur au Néolithique, couvrant ainsi une période qui s'étend du VIIIe au Ve millénaires av. J.-C.. D'un point de vue ethnologique et archéologique, le Capsien prend une importance plus grande puisque des ossements et des traces d'activité humaine remontant à plus de 15 000 ans sont découverts dans la région. Outre la fabrication d'outils en pierre et en silex, les Capsiens produisaient, à partir d'ossements, divers outils dont des aiguilles pour coudre des vêtements à partir de peaux d'animaux. Au Néolithique (4500 à 2500 av. J.-C. environ), arrivé tardivement dans cette région, la présence humaine est conditionnée par la formation du désert saharien, qui acquiert son climat actuel. De même, c'est à cette époque que le peuplement de la Tunisie s'enrichit par l'apport des Berbères, issus semble-t-il de la migration vers le nord de populations libyques (ancien terme grec désignant les populations africaines en général). Le Néolithique voit également le contact s'établir entre les Phéniciens de Tyr, les futurs Carthaginois qui fondent la civilisation punique, et les peuples autochtones de l'actuelle Tunisie, dont les Berbères sont désormais devenus la composante essentielle. On observe le passage de la Préhistoire à l'Histoire principalement dans l'apport des populations phéniciennes, même si le mode de vie néolithique continue un temps à exister aux côtés de celui des nouveaux arrivants. Cet apport est nuancé, notamment à Carthage (centre de la civilisation punique en Occident), par la coexistence de différentes populations minoritaires mais dynamiques comme les Berbères, les Grecs, les Italiens ou les Ibères d'Espagne. Les nombreux mariages mixtes contribuent à l'établissement de la civilisation punique. Antiquité De la Carthage punique à la Carthage romaine L'entrée de la Tunisie dans l'histoire se fait par l'expansion d'une cité issue d'une colonisation proche-orientale. La Tunisie accueille progressivement une série de comptoirs phéniciens comme bien d'autres régions méditerranéennes. Le premier comptoir selon la tradition est celui d'Utique, qui date de 1101 av. J.-C. En 814 av. J.-C., des colons phéniciens venus de Tyr fondent la ville de Carthage. D'après la légende, c'est la reine Élyssa (Didon pour les Romains), sœur du roi de Tyr Pygmalion, qui est à l'origine de la cité. Ouverte sur la mer, Carthage est également ouverte structurellement sur l'extérieur. Un siècle et demi après la fondation de la ville, les Carthaginois ou Puniques étendent leur emprise sur le bassin occidental de la mer Méditerranée. Cette présence prend diverses formes, y compris celle de la colonisation, mais reste d'abord commerciale (comptoirs de commerce, signature de traités, etc.). La mutation vers un empire plus terrestre se heurte aux Grecs de Sicile puis à la puissance montante de Rome et de ses alliés massaliotes, campaniens ou italiotes. Le cœur carthaginois qu'est la Tunisie, à la veille des guerres puniques, possède une capacité de production agricole supérieure à celle de Rome et de ses alliés réunis, et son exploitation fait l'admiration des Romains. La lutte entre Rome et Carthage prend de l'ampleur avec l'essor des deux cités : ce sont les trois guerres puniques, qui faillirent voir la prise de Rome mais se conclurent par la destruction de Carthage, en 146 av. J.-C., après un siège de trois ans. À l'issue de la troisième guerre punique, Rome s'installe sur les décombres de la ville. La fin des guerres puniques marque l'établissement de la province romaine d'Afrique dont Utique devient la première capitale, même si le site de Carthage s'impose à nouveau par ses avantages et redevient capitale en 14. En 44 av. J.-C., Jules César décide d'y fonder une colonie romaine, la Colonia Julia Carthago, mais il faudra attendre quelques décennies pour qu'Auguste lance les travaux de la cité. La région connaît alors une période de prospérité où l'Afrique devient pour Rome un fournisseur essentiel de productions agricoles, comme le blé et l'huile d'olive, grâce aux plantations d'oliviers chères aux Carthaginois. La province se couvre d'un réseau dense de cités romanisées dont les vestiges encore visibles à l'heure actuelle demeurent impressionnants : il suffit de mentionner les sites de Dougga (antique Thugga), Sbeïtla (Sufetula), Bulla Regia, El Jem (Thysdrus) ou Thuburbo Majus. Partie intégrante de la République puis de l'Empire avec la Numidie, la Tunisie devient pendant six siècles le siège d'une civilisation romano-africaine d'une exceptionnelle richesse, fidèle à sa vocation de « carrefour du monde antique ». La Tunisie est alors le creuset de l'art de la mosaïque, qui s'y distingue par son originalité et ses innovations. Concurrents des dieux romains, des dieux indigènes apparaissent sur des frises d'époque impériale, et le culte de certaines divinités, Saturne et Caelestis, s'inscrit dans la continuité du culte voué par les Puniques à Ba'al Hammon et à Tanit, sa parèdre. Le « carrefour du monde antique » voit aussi l'installation précoce de communautés juives et, dans le sillage de celles-ci, des premières communautés chrétiennes. L'apogée du IIe et du début du IIIe siècle ne va toutefois pas sans heurts, la province connaissant quelques crises au IIIe siècle av. J.-C.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Tunisie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Colonisation et administrations historiques

Le pays connaît toutefois peu à peu de graves difficultés financières, en raison de la politique ruineuse des beys, de la hausse des impôts et d'interférences étrangères dans l'économie. Tous ces facteurs contraignent le gouvernement à déclarer la banqueroute en 1869 et à créer une commission financière internationale anglo-franco-italienne. La régence apparaît vite comme un enjeu stratégique de première importance du fait de la situation géographique du pays, à la charnière des bassins occidental et oriental de la Méditerranée. La Tunisie fait donc l'objet des convoitises rivales de la France et de l'Italie. Les consuls français et italien tentent de profiter des difficultés financières du bey, la France comptant sur la neutralité de l'Angleterre (peu désireuse de voir l'Italie prendre le contrôle de la route du canal de Suez) et bénéficiant des calculs de Bismarck, qui souhaite la détourner de la question de l'Alsace-Lorraine. Les combats entre tribus algériennes et tribus khroumirs en territoire algérien fournissent un prétexte à Jules Ferry pour souligner la nécessité de s'emparer de la Tunisie. En avril 1881, les troupes françaises y pénètrent sans résistance majeure et parviennent aux abords de Tunis en trois semaines, sans combattre. Le 12 mai 1881, le protectorat est officialisé lorsque Sadok Bey, menacé d'être destitué et remplacé par son frère Taïeb Bey, signe le traité du Bardo au palais de Ksar Saïd. Ceci n'empêche pas les troupes françaises de faire face, quelques mois plus tard, à des révoltes rapidement étouffées dans les régions de Kairouan et Sfax. Le régime du protectorat est renforcé par les conventions de La Marsa du 8 juin 1883 qui accordent à la France le droit d'intervenir dans les affaires internes de la Tunisie. La France représente dès lors la Tunisie sur la scène internationale, et ne tarde pas à abuser de ses droits et prérogatives de protecteur pour exploiter le pays comme une colonie, en contraignant le bey à abandonner la quasi-totalité de ses pouvoirs au résident général. Néanmoins, des progrès économiques ont lieu, notamment via les banques et les compagnies, ainsi que le développement de nombreuses infrastructures (routes, ports, chemins de fer, barrages, écoles, etc.). La colonisation permet l'expansion des cultures de céréales et de la production d'huile d'olive ainsi que l'exploitation des mines de phosphates par la Compagnie des phosphates et des chemins de fer de Gafsa, ainsi que de fer par la Société du Djebel Djerissa, première entreprise tunisienne et quinzième française. Un important port militaire est aménagé à Bizerte. De plus, les Français établissent un système bilingue arabe et français qui permet à l'élite tunisienne de se former dans les deux langues. La lutte contre l'occupation française commence dès le début du XXe siècle avec le mouvement réformiste et intellectuel des Jeunes Tunisiens fondé en 1907 par Béchir Sfar, Ali Bach Hamba et Abdeljelil Zaouche.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Tunisie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Indépendance, dates et mouvements

20 mars 1956 (depuis la France)

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Institutions et modèle politique

Politique intérieure Trois ans après l'indépendance, suite aux travaux de l Assemblée constituante, la Constitution de la République tunisienne est promulguée le 1er juin 1959. Elle fait l'objet de plusieurs révisions ultérieures, notamment en 1988 et 2002. La révision de 2002 qui supprime la limitation du nombre de mandats présidentiels et relève la limite d'âge à 75 ans tout en garantissant au président son immunité intervient à la suite d'un référendum constitutionnel. Le manque de transparence politique, la faible liberté d'expression et la censure, notamment de la presse et de nombreux sites web, ont longtemps fait qu'une situation politique précise de la Tunisie a été difficile à déterminer. De nombreuses ONG internationales ont toutefois pointé du doigt les atteintes aux droits de l'homme, notamment en ce qui concerne les atteintes à la liberté d'expression, les prisonniers politiques et d'opinion, l'instrumentalisation de la justice par le pouvoir exécutif, la torture et la situation dans les prisons, ainsi que le harcèlement de toute dissidence politique. De leur côté, les autorités de l'époque ont fait valoir que leurs efforts en matière de droits de l'homme ont été officiellement reconnus par des instances internationales comme le Conseil des droits de l'homme des Nations unies dont les membres ont souligné, avec quelques réserves pour certains, les progrès accomplis par le pays en la matière. La Tunisie ne connaît que deux présidents de la République en cinq décennies : Bourguiba (1957-1987) puis Zine el-Abidine Ben Ali (1987-2011). Au niveau des partis, le Néo-Destour puis le Parti socialiste destourien et le Rassemblement constitutionnel démocratique dominent la vie politique après l'indépendance, dont deux décennies (1963-1981) en tant que parti unique. La révolution du 14 janvier 2011 et la chute du régime Ben Ali changent la donne. Le Rassemblement constitutionnel démocratique est dissous et la scène politique compte rapidement une centaine de partis politiques. Fouad Mebazaa assure à titre intérimaire la présidence de la République du 15 janvier au 13 décembre 2011, avant d'être remplacé par Moncef Marzouki à partir du 13 décembre. Mohamed Ghannouchi, ayant assuré l'intérim du pouvoir durant 24 heures après la fuite de Ben Ali, est placé à la tête du gouvernement de transition avant d'être remplacé par Béji Caïd Essebsi. La Chambre des députés et la Chambre des conseillers sont dissoutes et leurs pouvoirs assumés de fait par la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution puis, à la suite de l'élection du 23 octobre 2011, premier scrutin pluraliste et transparent organisé par l'Instance supérieure indépendante pour les élections au détriment du ministère de l'Intérieur, par l'Assemblée constituante. La Constitution est suspendue et remplacée par le décret-loi du 23 mars 2011 puis la loi constituante du 16 décembre 2011.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Tunisie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Modèle économique et secteurs dominants

En 2010, le produit intérieur brut (PIB) de la Tunisie atteint 57,17 milliards de dinars (39,58 milliards de dollars) soit une hausse de 7 % par rapport à 2009. En 1960, celui-ci ne se montait qu'à 847 millions de dollars, passant à 1,581 milliard en 1970, 8,634 milliards en 1980, 12,875 milliards en 1990 et 21,254 milliards en 1999. Quant à la population active, elle atteint 3,769 millions de personnes en 2010 mais la population active occupée totalise 3,277 millions de personnes, dont près de 30 % de femmes, ce qui représente tout de même plus du double du niveau de 1980. D'après un rapport de la Banque mondiale paru en 2014, une grande partie des réglementations adoptées par le gouvernement sous la présidence de Zine el-Abidine Ben Ali visait à favoriser un cercle d'entrepreneurs proche du pouvoir. Après la chute de son régime, une commission d'enquête est mise en place et dresse une liste de 114 personnes, dont Ben Ali, ses apparentés et ses gendres, ayant bénéficié de cette corruption institutionnalisée. Les biens saisis comprennent quelque 550 propriétés, 48 bateaux et yachts, 40 portefeuilles d'actions et d'obligations, 367 comptes en banques et environ 400 entreprises. Les experts de la commission évaluent à 13 milliards de dollars la valeur de l'ensemble, soit plus d'un quart du PIB de la Tunisie en 2011. Après la révolution de 2011 qui renverse Ben Ali, le maintien de politiques d'austérité (gel du recrutement dans la fonction publique, baisse des subventions) et de réformes structurelles libérales (privatisations, indépendance de la banque centrale, ouverture du marché…), bien que modérées, réduisent le pouvoir de régulation sociale de l'État, favorisant l'augmentation des inégalités. Ainsi, les 10 % de Tunisiens les plus riches détiennent 40 % du revenu national. Le système fiscal est particulièrement pointé du doigt : souvent décrit comme très inégalitaire, il taxe surtout les bas revenus, l'évasion fiscale étant très importante. Les attentats islamistes qui ont touché le tourisme, qui représente près de 7 % du PIB durant les années 2010, portent un coup à l'économie tunisienne. Avec une croissance économique quasi nulle, le pays est proche de la récession et connaît une dérive de sa dette, qui passe de 66,9 % du PIB en 2017 à 79,3 % en 2023. La plupart des prêts auprès des institutions financières internationales servent à rembourser la dette (plus de 80 % d'entre eux entre 2011 et 2016). En 2026, la Tunisie est classée en 71e position pour l'indice mondial de l'innovation. Historique À la proclamation de l'indépendance en 1956, le pays ne dispose pas des atouts de ses voisins maghrébins : terres agricoles moins productives, infrastructure portuaire moins développée, marché intérieur étriqué, épargne faible et écornée par l'émigration des populations d'origine européenne et relations avec les milieux d'affaires français réduits, chômage élevé et équipement industriel embryonnaire.

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Évolution économique et niveau de développement

économie nord-africaine à revenu intermédiaire inférieur; élaboration de réformes pour les prêteurs étrangers; taux de chômage élevé, en particulier pour les jeunes et les femmes; forte incidence de la COVID-19; salaires élevés dans le secteur public; dette publique élevée; mesures protectionnistes d'austérité; principal partenaire commercial de l'UE Banque mondiale : PIB nominal de 57 502 836 548 USD courants en 2025. Valeur de comparaison : 44 360 072 680 USD courants en 2016. Ces montants nominaux ne mesurent pas la croissance réelle ; la série séparée de croissance du PIB réel et le PIB par habitant sont présentés dans le tableau des indicateurs.

Données au 2026-11-03 · Source 1 Source 2

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Grandes réalisations politiques, économiques et sociales

En matière de transport, la Tunisie compte sept ports de commerce (Radès, Sfax, Bizerte, Gabès, Sousse, Zarzis et La Goulette) tandis qu'un port en eaux profondes va être réalisé à Enfida. Placés sous la gestion de l'Office de la marine marchande et des ports, ils assurent à eux seuls 96 % du commerce extérieur tunisien. Avec ses 550 000 passagers et ses 415 000 croisiéristes enregistrés en 2004, le port de La Goulette est l'une des destinations les plus appréciées dans l'ouest du bassin méditerranéen. La Compagnie tunisienne de navigation, société publique, est le principal armateur du pays et assure des lignes régulières reliant les deux rives de la mer Méditerranée (vers Marseille, Gênes, Livourne et Barcelone). La Tunisie dispose de plusieurs aéroports civils, dont neuf aéroports internationaux gérés par l'Office de l'aviation civile et des aéroports : Tunis, Monastir, Djerba, Enfidha, Sfax, Tozeur, Tabarka, Gafsa et Gabès-Matmata. Tunis est le principal aéroport du pays avec une capacité de 7 millions de passagers en 2024. Le transport ferroviaire assure plus du tiers des déplacements nationaux à travers un réseau national de 2 167 km de voies ferrées. Le réseau est exploité par la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) ainsi que par la Société des transports de Tunis spécialisée dans le transport urbain dans la région de Tunis. Le réseau routier s'étend pour sa part sur 19 300 km dont 12 655 km de routes goudronnées ainsi que de trois autoroutes reliant Tunis à Sfax au sud, Bizerte au nord et Oued Zarga à l'ouest. Au sein de ce réseau, la |vitesse est limitée à 50 km/h en agglomération (relevée à 70 km/h sur les voies urbaines à séparateur central), 90 km/h sur route hors agglomération et 110 km/h sur autoroute. Le secteur du transport routier domine les transports terrestres de voyageurs et de marchandises. Il est néanmoins contrôlé par les sociétés étrangères à cause du petit nombre d'entreprises tunisiennes. Les infrastructures de télécommunications sont largement développées : le réseau téléphonique compte 1 863 140 abonnements fixes et 16 400 000 abonnements mobiles en 2023 ; 72 % de la population utilise Internet. L'opérateur public, Tunisie Télécom, domine le marché de la téléphonie fixe avec 69,5 % des abonnements en décembre 2024 contre 16,8 % pour Ooredoo et 13,7 % pour Orange Tunisie alors que Ooredoo domine le marché de la téléphonie mobile avec 42,8 % des abonnements contre 30,4 % pour Tunisie Télécom et 26,6 % pour Orange Tunisie. L'Agence tunisienne d'Internet gère le réseau Web sur le plan national qui compte douze fournisseurs d'accès (sept publics et cinq privés). Par ailleurs, 281 publinets (accès publics à Internet) sont répartis sur l'ensemble du territoire.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Tunisie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Personnalités dans les organisations internationales

Participation d'organisations internationales (membres, non titulaires d'un mandat individuel): ABEDA, BAD, AFESD, AIIB, AMF, AMU, AU, CEMN (observateur), CAEU, CD, BERD, FAO, G-11, G-77, AIEA, IBRD, OACI, CCI (comités nationaux), CICt, ICRM, IDA, BID, FIDA, IFC, IFRCS, IHO, OIT, FMI, OMI, IMSO, Interpol, CIO, OIM, UIP, ISO, ITSO, UIT, CSI (ONG), LAS, MIGA, MONUSCO, NAM, OEA (observateur), OCI, OIF, OIAC, OSCE (partenaire), ONU, CNUCED, UNESCO, HCR, ONUDI, ONUCI, UNOOSA, OMT, UPU, WCO, WFTU (ONG), OMS, OMPI, OMM, OMC

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Culture, traditions et patrimoine

La culture de la Tunisie se diversifie par un héritage historique multimillénaire et une position géographique en plein centre du bassin méditerranéen, berceau des civilisations les plus prestigieuses et des principales religions monothéistes. La Tunisie a en effet été un carrefour de civilisations et sa culture reflète les traces des cultures libyque, punique, latine, arabe, musulmane, ottomane, et européenne, ainsi que l'influence des dynasties successives qui ont régné sur le pays. Religion L'islam est la religion principale et officielle de la Tunisie. La grande majorité des musulmans tunisiens sont sunnites de rite malikite, le reste étant hanafite ou ibadites. Les Tunisiens conservent paradoxalement quelques croyances comme le mauvais œil. Par ailleurs, le soufisme tient une grande place dans le pays qui est parsemé de constructions blanches que sont les zaouïas. Ce sont les tombeaux de saints qui sont censés posséder un privilège dans l'au-delà qui leur permet d'être un lien entre l'homme et Dieu. De nos jours, certains Tunisiens continuent à les fréquenter et à leur demander des faveurs. Les fêtes religieuses musulmanes (Aïd al-Adha, Aïd el-Fitr, Mouled, etc.) sont considérées comme des jours fériés mais le vendredi n'est pas chômé. Le christianisme et le judaïsme sont devenus très minoritaires en Tunisie mais le pays se caractérise par sa tolérance et son ouverture aux autres cultures qui ont fait son identité, notamment sur l'île de Djerba. La synagogue de la Ghriba est l'une des plus anciennes synagogues au monde et la plus ancienne utilisée sans interruption. Beaucoup de Juifs d'origine tunisienne la considèrent comme un lieu de pèlerinage. Chaque année, des célébrations sont organisées à raison de son ancienneté et la légende selon laquelle elle aurait été construite en utilisant des pierres du temple de Salomon. La Constitution de 2022, tout comme celle de 1959, prévoit l'exercice libre de la foi tant qu'elle ne porte pas atteinte à l'ordre public. Les gouvernements des présidents Bourguiba et Ben Ali respectent généralement ce droit mais ne permettent pas l'établissement de partis politiques basés sur la religion, interdisent le prosélytisme non-musulman, la polygamie. Les minorités religieuses connaissent néanmoins deux discriminations : le président de la République tunisienne ne peut être d'une autre confession que celle musulmane et, s'il n'existe aucune interdiction légale du prosélytisme, la loi criminalise les conversions forcées. La Constitution de 2014 exige de l'État qu'il garantisse la liberté de croyance et de conscience et le libre exercice du culte, protège le sacré, garantisse la neutralité des lieux de culte, diffuse les valeurs de modération et de tolérance, proscrive l'accusation d'apostasie et s'oppose à l'incitation à la haine et à la violence. Langues

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Tunisie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Genres musicaux et artistes

La musique tunisienne est le résultat d'un métissage culturel fortement influencé par l'Égypte. Selon Mohamed Garfi, rapportant les propos de l'historien Hassan Hosni Abdelwaheb, « la musique tunisienne est parfois définie comme étant l'ensemble des chants andalous anciens sur lesquels furent greffés des modes et des injections d'origine turque, persane et quelquefois grecque, en plus de l'ajustement qui s'y opère de temps à autre résultant de l'influence de facteurs régionaux ». Il estime que la musique tunisienne a connu trois phases d'influences extérieures : la première venue d'Orient et dont le centre fut La Mecque et Médine, la deuxième venue de l'Espagne musulmane et dont le centre fut l'Andalousie et la dernière venue de l'Empire ottoman et dont le centre fut Istanbul. L'héritage de ses trois phases est respectivement la création d'une musique traditionnelle, le malouf, l'introduction de la nouba dans la musique tunisienne, et enfin l'utilisation de formes turques tels que le samai et le bashraf. Également influencée par la culture occidentale, elle est donc relativement diversifiée. Son courant musical classique le plus réputé est le malouf. Issu de l'époque du règne des Aghlabides, il est un type particulier de la musique arabo-andalouse. Toutefois, les chants traditionnels comme le mezoued continuent de rencontrer un certain succès. Côté instruments, les régions urbaines et rurales divergent quelque peu. En milieu urbain, ce sont les instruments à cordes (rebec, oud et qanûn) et les percussions (darbouka) qui dominent alors qu'en milieu rural, le chant bédouin, en plus des percussions, est accompagné d'instruments à vent comme le mezoued, la gasba et la zurna. Au début du XXe siècle, l'activité musicale est dominée par le répertoire liturgique lié aux différentes confréries religieuses et le répertoire profane constitué de pièces instrumentales et de chants dans des formes et styles d'origines essentiellement andalouses empreintes des caractéristiques du langage musical local. À côté de ces deux genres majeurs, les chansons populaires citadines ou rurales, différentes les unes des autres par le langage et les instruments utilisés, occupent une place importante. Au cours des années 1930, la chanson judéo-tunisienne connaît un certain essor grâce à des artistes issus de la communauté juive. La fondation en 1934 de l'association musicale de La Rachidia s'inscrit dans le renouveau culturel et social mené par l'élite de l'époque qui devient consciente des risques de déperdition du patrimoine musical considéré comme l'un des fondements de l'identité nationale en construction. L'institution ne tarde pas à rassembler une élite de musiciens et de poètes érudits. La création de Radio Tunis en 1938 permet aux musiciens de mieux diffuser leurs œuvres. Dans les années 1960 et 1970, on assiste à l'émergence de compositeurs et d'interprètes travaillant pour la plupart au sein de l'orchestre de la radio-télévision tunisienne.

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Ethnies, langues et méthodes de dénombrement

La démographie de la Tunisie se caractérise par l'homogénéité de la population en matière de composantes culturelles ou religieuses. Ainsi, sur un fond carthaginois et bien que le pays ait été influencé par diverses cultures et civilisations au cours de son histoire, telles que les Romains avec la province d'Afrique et les Byzantins avec l'exarchat de Carthage, ce sont les Arabes qui marquent le plus l'identité tunisienne : l'écrasante majorité des Tunisiens sont arabophones et musulmans. Les premiers Arabes orientaux, venus à partir du VIIe siècle avec les conquêtes musulmanes, contribuent à l'islamisation de la majeure partie de l'Ifriqiya. À cette occasion se créent quelques villes nouvelles comme Kairouan et Mahdia. C'est à partir du XIe siècle, avec l'arrivée des tribus Banu Hilal et Banu Sulaym, que l'arabisation linguistique et culturelle devient déterminante. Beaucoup de musulmans et de juifs arabophones arrivent également d'Andalousie à la fin du XVe siècle. Certains groupes, descendants des Berbérophones présents dans le pays avant la fondation de Carthage, ont cependant su conserver leur langue et leurs coutumes, souvent en raison de leur enclavement géographique. Toutefois, les berbérophones, qui représentent un important pourcentage au Maroc, en Algérie et en Libye, restent peu nombreux en Tunisie. La quasi-totalité de la population tunisienne est de confession musulmane, majoritairement sunnite de rite rite malikite La Constitution de 2014 dispose par ailleurs que « la Tunisie est un État libre, indépendant et souverain ; sa religion est l'islam ». La communauté juive tunisienne, présente depuis plus de deux millénaires mais qui a fortement diminué au cours du XXe siècle, est estimée à environ un millier de personnes, vivant surtout à Djerba, Zarzis et Tunis. Il existe également une minorité chrétienne, composée en grande partie d'étrangers résidant en Tunisie. Quant aux groupes nomades autrefois présents sur le territoire tunisien, ils se sont largement sédentarisés au cours du XXe siècle. La Tunisie a dépassé le cap des dix millions d'habitants en 2005, ce qui correspond à un triplement de sa population depuis 1956 (3 448 000 habitants) et à un doublement depuis le début des années 1970. Néanmoins, la croissance démographique ralentit, le pays accélérant sa transition démographique dans les années 1990. Ainsi la Tunisie possède la population la plus âgée d'Afrique. En 2012, l'indice de fécondité est estimé à 2,2 enfants par femme. La Tunisie est aussi un pays qui connaît un taux important d'émigration : le nombre de Tunisiens résidant à l'étranger est évalué en 2012 à 1 223 213 personnes, dont 84,5 % résident en Europe. La Tunisie est par ailleurs l'un des principaux points de départ des migrants préparant la traversée de la Méditerranée pour rejoindre l'Europe. Selon le ministre de l'Intérieur, près de 23 000 migrants irréguliers sont présents dans le pays en 2024. Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.

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Faune, biodiversité et espaces protégés

La flore varie beaucoup en fonction des régions : celle des régions côtières est semblable à celle de l'Europe méridionale et comprend prairies, garrigue, maquis et forêts de chênes-lièges. Plus au sud, la végétation est de type steppique avec une dominance de l'alfa. Dans les régions arides de l'extrême sud, les oasis sont plantées de palmiers-dattiers. Quinze aires naturelles ont été érigées en parcs nationaux. Le parc national de l'Ichkeul, qui s'étend sur 12 600 hectares, est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Il existe également seize réserves naturelles qui ont pour but d'être un habitat pour des espèces ayant une valeur écologique, économique et en tant qu'écosystèmes vulnérables. Selon une étude du programme méditerranéen du WWF, la région côtière du Nord-Ouest figure parmi les treize sites de la Méditerranée qui se distinguent par leur richesse naturelle, leur biodiversité et leurs espèces végétales et animales uniques. Dans ce contexte, la Tunisie est le pays méditerranéen le plus touché par le changement climatique, lequel favorise les pénuries d'eau et l'érosion des côtes. Depuis plusieurs années, l'agriculture est exposée à des sécheresses récurrentes qui participent à l'exode rural. En outre, « pour compenser la raréfaction des pluies, les agriculteurs utilisent toujours plus d'engrais et de pesticides », souligne la chercheuse Samia Mouheli. Ainsi, selon la FAO, le pays est passé de cinq kilos d'engrais chimiques utilisés à l'hectare au début des années 1960 à près de 25 kg au milieu des années 1990. Les pollutions industrielles, favorisées par un manque de régulation étatique, constituent également un frein au développement durable dans le pays. La Tunisie est dans une situation de stress hydrique selon les critères de l'ONU (moins de 500 m3 d'eau par habitant et par an). La Medjerda, le grand fleuve tunisien, est menacé par la pollution ; sa qualité n'a cessé de baisser et, selon l'étude du ministère de l'Environnement réalisée en 2018, « 60 000 tonnes de polluants » finissent chaque année dans le fleuve.

Données au 2026-11-03 · Source 1

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Cours d’eau et géographie

La Tunisie, le plus petit des États du Maghreb, se situe au nord du continent africain. Il est séparé de l'Europe par une distance de 140 km au niveau du canal de Sicile. Le cap Angela, situé dans le gouvernorat de Bizerte, constitue le point le plus septentrional de l'Afrique continentale. Disposant d'une superficie de 163 610 km2, le pays est limité à l'ouest par l'Algérie avec 965 km de frontière commune, au sud - sud-est par la Libye avec 459 km de frontière et au nord et à l'est par la mer Méditerranée avec 1 566 km de côtes (2 290 km si l'on prend en compte les linéaires des îles, îlots, archipels et les linéaires artificiels). Le désert du Sahara occupe une superficie comprise entre 33 % et 40 % du territoire selon qu'on le définisse d'après son aridité ou selon des caractéristiques paysagères. La superficie des terres à vocation agricole est estimée à dix millions d'hectares, réparties en cinq millions de terres labourables, quatre millions de parcours naturels et un million de forêts et garrigues. Topographie La Tunisie possède un relief contrasté avec une partie septentrionale et occidentale montagneuse, la dorsale tunisienne, située dans l'extension du massif montagneux de l'Atlas ; elle est coupée par la plaine de la Medjerda, le seul cours d'eau du pays qui soit alimenté de façon continue. Le point culminant du territoire est le djebel Chambi culminant à 1 544 m. À l'est, une plaine s'étend entre Hammamet et Ben Gardane, via le Sahel tunisien et la Djeffara. La partie méridionale du pays, principalement désertique, est marquée par une succession de chotts — notamment le Chott el-Gharsa, le Chott el-Jérid et le Chott el-Fejaj — ainsi que par les dunes du Grand Erg oriental. Le littoral s'étend sur environ 1 566 km dont environ 575 km de plages sablonneuses. Il comprend des tombolos et des lagunes. Une soixantaine d'îles jalonnent la côte, parmi lesquelles l'archipel des Kerkennah et l'île de Djerba. Climat Le climat de la Tunisie se divise en sept zones bioclimatiques. La différence entre le Nord et le reste du pays est liée à la dorsale tunisienne, qui sépare les zones soumises à un climat méditerranéen de celles caractérisées par un climat désertique. Entre ces deux ensembles, on trouve une zone à climat semi-aride présentant des caractéristiques intermédiaires. En raison de sa situation géographique, le climat tunisien est influencé par des vents chauds et secs provenant du désert. Parmi eux, le sirocco peut souffler pendant de longues périodes et contribuer à une hausse des températures ainsi qu'à un assèchement de l'atmosphère. Le pays bénéficie également d'un taux d'ensoleillement important dépassant 3 000 heures par an et qui atteint des sommets dans le Sud désertique, aux abords des frontières algérienne et libyenne. Les températures et les précipitations en Tunisie présentent un gradient marqué du nord vers le sud.

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Ressources naturelles

Les ressources naturelles de la Tunisie sont modestes si on les compare à celles de ses voisines : l'Algérie et la Libye. Le secteur de l'industrie est le premier consommateur d'énergie, avec une part de 36 % de la consommation globale, suivi par le secteur du transport avec 30 % de la consommation totale. Le phosphate est extrait par la Compagnie des phosphates de Gafsa dans plusieurs gisements situés dans le centre du pays et en particulier dans la région de Gafsa. 15 % du phosphate produit sont vendus à l'état brut et 85 % sont transformés par le Groupe chimique tunisien. En 1999, la Tunisie était le cinquième producteur mondial de phosphate avec 5,5 % du total mondial. Selon les estimations, la Tunisie possède des réserves prouvées de pétrole brut estimées à 425 millions de barils en janvier 2015. La majorité est située dans le golfe de Gabès et le bassin de Ghadamès dans le sud du pays. Le pays produit près de 55 000 barils de pétrole brut par jour en 2015, dont la majorité provient de seulement six concessions (Adam, Ashtart, Didon, El Borma, Miskar et Oued Zar) ne parvient pas à couvrir la demande locale, qui se monte à 86 000 barils par jour en 2013. Le secteur est dominé par une société publique, l'Entreprise tunisienne d'activités pétrolières dont la mission est de gérer les activités d'exploration et de production de pétrole mais aussi de gaz naturel pour le compte du gouvernement. Face aux limites de sa production pétrolière, le pays se tourne de plus en plus vers le gaz naturel pour couvrir sa demande en énergie. Le pays dispose de réserves prouvées de 65,13 milliards de pieds cubes en 2014 dont deux-tiers sont offshore. En 2013, le pays produit 1,879 milliard de pieds cubes tout en consommant 4,079 milliards de pieds cubes durant la même année. 60 % de la production provient des gisements exploités par British Gas, le plus important investisseur énergétique en Tunisie, à Miskar et Hasdrubal. Les entreprises tunisiennes constituent 19 % du marché de l'exploration et de la production du pays. L'ETAP gère les réserves nationales et agit en tant que partenaire principal dans presque toutes les activités d'exploration et de production car elle détient 51 % de toutes les concessions. Mais ce sont les entreprises américaines qui dominent avec 38 % du marché, suivi par les entreprises européennes avec 19 %, canadiennes avec 12 % et asiatiques avec 10 %. La grande majorité de l'électricité du pays, gérée par la Société tunisienne de l'électricité et du gaz, est produite à base d'énergies fossiles (95,9 % de la capacité totale), le résidu étant produit à partir d'énergie hydroélectrique et éolienne. Le pays dispose en 2012 d'une capacité totale de 16,9 milliards de kWh alors que la consommation atteint 13,31 milliards de kWh. Dans le même temps, le gouvernement cherche à développer les énergies renouvelables.

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Productions, volumes et classements mondiaux

Depuis l'indépendance de la Tunisie, l'agriculture a enregistré des taux de croissance importants et a permis au pays d'atteindre un niveau de sécurité alimentaire suffisant. En dépit du développement des autres secteurs de l'économie nationale, l'agriculture conserve une importance sociale et économique : elle assure environ 12,3 % du PIB et emploie 16,3 % de la main-d'œuvre en 2006. Les principales productions agricoles sont les céréales (blé et orge), les olives (2e producteur et 3e exportateur mondial d'huile d'olive depuis 2007), les dattes, les agrumes et les produits de la mer. Si la gestion de l'agriculture appartient encore à des établissements publics, tels l'Office des céréales ou l'Office national de l'huile, le secteur agricole est de plus en plus pris en charge par des groupes privés souvent présents dans l'industrie agroalimentaire tel le groupe Poulina, le premier groupe privé du pays. Les secteurs cités ne constituent pas un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques.

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Emblèmes et symboles nationaux

description: rouge avec un disque blanc au centre qui affiche un croissant rouge autour d'une étoile rouge à cinq pointes signifiant: rouge représente le sang des martyrs versé la lutte contre l'oppression, et blanc pour la paix; le croissant et l'étoile sont des symboles traditionnels de l'histoire de l'islam: ressemble au drapeau ottoman (la bannière rouge avec croissant blanc et étoile), une référence à l'histoire de la Tunisie comme partie de l'Empire ottoman croissant rouge lune et étoile à cinq pointes dans un cercle blanc rouge, blanc

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Indicateurs économiques · Banque mondiale

92e sur 186 économies renseignées pour le PIB nominal (USD courants) en 2025. Données du classement.

PIB (USD courants)
AnnéeValeur
202557,502,836,548.09
202451,412,122,479.85
202348,205,328,303.34
202244,929,920,092.80
202147,073,234,359.18
202042,491,780,918.36
201941,905,642,418.83
201842,686,504,459.80
201742,163,530,590.95
201644,360,072,680.45

Source et méthode de l’indicateur

PIB par habitant (USD courants)
AnnéeValeur
20254,656.64
20244,187.64
20233,951.12
20223,707.29
20213,906.94
20203,548.65
20193,528.87
20183,628.10
20173,619.03
20163,847.80

Source et méthode de l’indicateur

Croissance du PIB réel (%)
AnnéeValeur
20252.49
20241.61
20230.18
20222.75
20214.74
2020-8.98
20191.55
20182.61
20172.25
20161.12

Source et méthode de l’indicateur

Population
AnnéeValeur
202512,348,573.00
202412,277,109.00
202312,200,431.00
202212,119,334.00
202112,048,622.00
202011,974,057.00
201911,875,081.00
201811,765,514.00
201711,650,498.00
201611,528,674.00

Source et méthode de l’indicateur

Les années disponibles peuvent varier selon l’indicateur. Un rang de production, un PIB, un PIB par habitant et un classement de développement mesurent des choses différentes.

Héros, figures de l’indépendance et grandes personnalités

Hymne national

Humat Al-Hima

Enregistrement audio

Source des enregistrements · Public domain

Référence de l’hymne

· Public domain

Les activistes de Tunisie

Politique · 8

Amine Snoussi

Amine Snoussi, né le 7 décembre 1998 à Tunis, est un auteur, essayiste, journaliste et militant politique tunisien.

Béchir Khalfi

Béchir Khalfi — Écrivain, romancier et militant politique tunisien Domaines documentés : activisme politique. Pays associés par les déclarations de citoyenneté : Tunisie.

Lina Ben Mhenni

Lina Ben Mhenni (arabe : لينا بن مهني), née le 22 mai 1983 à Tunis et morte dans la même ville le 27 janvier 2020,…

Massin Kevin Labidi

Massin Kevin Labidi — Militant politique et blogueur néerlando-tunisien connu pour ses critiques de l'islam Domaines documentés : activisme politique. Pays associés par les déclarations…

Social · 8

Amira Yahyaoui

Amira Yahyaoui (arabe : أميرة اليحياوي), née le 6 août 1984 à Ksar Hadada, est une militante tunisienne et fondatrice de l'ONG Al Bawsala.

Chaïma Issa

Chaïma Issa, née le 13 décembre 1979, est une poétesse, écrivaine, journaliste et militante des droits de l'homme tunisienne.

Gisèle Halimi

Gisèle Halimi /ʒi.zɛl a.li.mi/ (arabe : جيزيل حليمي, jayzil halimi), née Zeiza Taïeb (زايزا الطيب, zāyzā alṭayib) le 27 juillet 1927 à La Goulette en…

Maya Jribi

Maya Jribi (arabe : مية الجريبي), née le 29 janvier 1960 à Bou Arada et morte le 19 mai 2018 à Radès, est une femme…

Économique · 8

Ahmed Ben Salah

Ahmed Ben Salah (arabe : أحمد بن صالح), né le 13 janvier 1926 à Moknine et mort le 16 septembre 2020 à Tunis, est un…

Ahmed Brahim

Ahmed Brahim ou Ahmed Ibrahim (arabe : أحمد إبراهيم), né le 14 juin 1946 dans la presqu'île de Zarzis et mort le 14 avril 2016…

Habib Achour

Habib Achour (arabe : الحبيب عاشور), né le 25 février 1913 à El Abassia (Kerkennah) et décédé le 14 mars 1999 à El Abassia, est…

Houcine Abassi

Houcine Abassi (arabe : حسين العباسي), né le 19 août 1947 à Sbikha, est un syndicaliste tunisien, secrétaire général de l'Union générale tunisienne du travail…

Environnemental · 1

Semia Gharbi

Semia Gharbi, née à la fin des années 1960, est une activiste écologiste tunisienne.

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