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Turquie

Drapeau : Turquie

Asie · TR

République de Turquie

Histoire, mémoire et voix de Turquie.

CapitaleAnkara
Languesturc
Monnaieslivre turque
Superficie du territoire783 562 km²
Type de climattempéré ; étés chauds et secs avec hivers doux et humides ; plus rude à l'intérieur
Portrait de Recep Tayyip Erdoğan
Crédit photoPRESIDENT OF UKRAINE VOLODYMYR ZELENSKYY Official website · CC BY 4.0 · Source de l’image
Président actuelRecep Tayyip ErdoğanPrésident de la République
Date d’accession au pouvoir28/08/2014Date d’entrée dans la fonction indiquée ; les mandats antérieurs peuvent être distincts.
Mode d’accession au pouvoirÉlection du 10 août 2014

Identité et drapeau : référentiel de départ du 2026-11-03, à vérifier pour les changements récents. Source du référentiel. Le périmètre inclut des territoires et ne constitue pas une reconnaissance diplomatique.

Sources et précisions : superficie et climat

Superficie : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Climat : Source · Référence consultée le 2026-11-04.

Superficie rapportée par la source citée ; son périmètre est à vérifier, notamment pour les territoires ultramarins et les eaux intérieures.

Le descriptif climatique provient d’une archive du World Factbook. Il décrit le climat général et ne constitue pas un bulletin météo actuel.

Résumé climatique traduit automatiquement depuis une source anglophone, à relire.

Direction du pays · référence au 04/11/2026. Repères importés de sources encyclopédiques ; l’identité actuelle, la date et le mécanisme restent à relire. Les dates d’élection, de prise de fonctions et de réélection sont distinctes.

Portrait de Recep Tayyip Erdoğan : PRESIDENT OF UKRAINE VOLODYMYR ZELENSKYY Official website · CC BY 4.0 · Source de l’image · Licence

Sources du dirigeant et de son accession au pouvoir

Référence de recherche pour l’identité : Wikidata, consultée le 2026-11-04. Les assertions de cette source restent à vérifier.

Corpus documentaire importé le 2026-11-03, complété par les corrections validées de l’équipe. Chaque rubrique précise ses sources ; l’import ne constitue pas une vérification manuelle exhaustive.

Atlas FreeWorld

Situer Turquie dans le monde

Turquie : contour en orange et repère sur la carte mondiale
Turquie · repère de localisation indicatif
Contour de Turquie
Vue du pays ou territoire · nord en haut

Les petits territoires restent repérables par le cercle. Fonds et contours : Natural Earth, domaine public. Frontières indicatives selon le contrôle de fait ; cette carte ne constitue pas une reconnaissance diplomatique. Les territoires éloignés peuvent élargir le cadrage.

Recherche automatique appliquée le 2026-11-04T17:56:35+00:00. Les modifications automatiques restent à relire ; les sources de chaque rubrique sont conservées.

Identité, nom officiel, capitale, langues et monnaies

La Turquie (en turc : Türkiye ), en forme longue la république de Turquie (en turc : Türkiye Cumhuriyeti ), est un pays transcontinental situé aux confins de l'Asie et de l'Europe. Elle a des frontières avec la Grèce et la Bulgarie à l'ouest-nord-ouest, la Géorgie et l'Arménie à l'est-nord-est, l'Azerbaïdjan et l'Iran à l'est, l'Irak et la Syrie à l'est-sud-est. Il s'agit d'une république à régime présidentiel dont la langue officielle est le turc. Sa capitale officielle est Ankara depuis le 13 octobre 1923. La Turquie est bordée au nord par la mer Noire, à l'ouest par la mer Égée et au sud-ouest par la partie orientale de la mer Méditerranée : le bassin Levantin. La Thrace orientale (Europe) et l'Anatolie (Asie) sont séparées par la mer de Marmara. Les détroits du Bosphore (à l'est-nord-est) et des Dardanelles (à l'ouest-sud-ouest) relient respectivement cette mer à la mer Noire et à la Méditerranée. Ces deux bras de mer forment ce qu'on appelle les Détroits. La Turquie possède une partie de son territoire en Europe par la Thrace orientale (qui équivaut à 3 % de sa surface territoriale mais qui représente 14 % de sa population, soit plus de 10 millions de personnes). Par sa localisation géographique, pays d'Asie avec une petite portion sur l'Europe, au carrefour des axes Russie — Méditerranée et Balkans — Moyen-Orient, sur l'antique route de la soie, aujourd'hui sur le tracé d'oléoducs d'importance stratégique, cette région a toujours été un carrefour d'échanges économiques, culturels et religieux. Elle a fait le lien entre l'Orient et l'Occident, d'où sa position géostratégique de premier plan qui se renforce au vu des évènements politiques qui secouent tant le Moyen-Orient que le marché des hydrocarbures ou les tensions liées au problème de l'eau. La Turquie moderne, fondée sous l'impulsion de Mustafa Kemal Atatürk en 1923 sur les ruines de l'Empire ottoman, défait à la suite de la Première Guerre mondiale et entaché par les génocides arménien, assyrien et grec pontique, est une république parlementaire, laïque, unitaire et constitutionnelle. Depuis 1945, elle n'a eu de cesse de se rapprocher de l'Occident en se joignant, par exemple, à des organisations de coopération : l'OTAN, l'OCDE, l'OSCE, le Conseil de l'Europe ou le G20. La Turquie est officiellement candidate depuis 1963 à l'entrée dans la Communauté économique européenne (CEE), l'actuelle Union européenne (UE), avec qui elle a conclu un accord d’union douanière en 1995, en vigueur depuis 1996. Les négociations pour l'entrée de la Turquie dans l'UE sont officiellement en cours depuis 2005. Parallèlement, la Turquie a su conserver des liens privilégiés avec les pays à population majoritairement musulmane comme elle, ainsi qu'avec le Moyen-Orient et l'Asie centrale en participant notamment à l'Organisation de la coopération islamique, l'Organisation de coopération économique, et l'Organisation des États turciques.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Turquie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Origine du nom et étymologie

« Turquie » se dit Türkiye en turc. Ce nom peut être divisé en deux composants : l'ethnonyme Türk, et le suffixe -iye, signifiant « possesseur », « pays de » ou « de la même famille que » (dérivé du suffixe arabe -iyya, similaire aux suffixes grec et latin -ia). Le premier usage enregistré du terme Türk ou Türük comme auto-dénomination se trouve dans les inscriptions en Orkhon des Göktürks (Turcs bleus, c'est-à-dire « célestes » en turc) d'Asie centrale (env. VIIIe siècle apr. J.-C.). Tu-kin est enregistré depuis 177 av. J.-C. comme nom donné par les Chinois aux gens vivant au sud des montagnes Altaï d'Asie centrale. Le mot français « Turquie » vient du latin médiéval Turquia ou Turchia ou Turambarg (env. 1369), de Turcus (turc), qui vient lui-même du grec byzantin Τοῦρκος, issu du persan et de l'arabe ترك. Le 31 mai 2022, sur demande de la mission permanente de Turquie, l’ONU adopte le nom local « Türkiye » en français et dans les autres langues officielles. Le nom est également adopté en français par l’Organisation internationale de normalisation.

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Wikipédia, article « Turquie », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Histoire du pays

Préhistoire, Protohistoire et Antiquité La péninsule anatolienne (ou Asie Mineure), qui représente aujourd'hui 97 % de la Turquie moderne, compte parmi les régions du globe qui ont continuellement été habitées tout au long de l'histoire de l'humanité. Les premières implantations comme celles de Çatalhöyük, Çayönü, Hacılar, Göbekli Tepe et Mersin comptent parmi les plus anciennes au monde. Le toponyme turc Göbekli Tepe se traduit en français par « la colline au nombril », en référence à sa forme. Sur ce site repose le plus ancien temple de pierre jamais découvert (datation estimée entre 11500 av. J.-C. et 10000 av. J.-C.). L'agglomération de Çatal Höyük située dans la plaine de Konya, en Anatolie centrale, sur les bords de la rivière Çarşamba, est l'un des plus grands sites du Néolithique du Proche-Orient. Il fut fondé vers 7000 av. J.-C. et devint un centre important seulement entre 6500 av. J.-C. 5700 av. J.-C. Le premier empire à émerger en Anatolie a sans nul doute été l'Empire hittite, du XVIIIe au XIIIe siècle av. J.-C. Par la suite, les Phrygiens, un autre peuple indo-européen, ont gouverné ces terres jusqu'à leur anéantissement par les Cimmériens au VIIe siècle av. J.-C. D'autres peuples indo-européens se sont succédé en Anatolie, dont les Lydiens et les Lyciens. Vers 1200 av. J.-C., les Grecs éoliens et ioniens dominent la côte ouest de l'Anatolie. Puis l'Empire perse achéménide envahit toute l'Asie Mineure aux VIe et Ve siècles av. J.-C.. En 334 av. J.-C., Alexandre le Grand, commençant ses grandes conquêtes, envahit l'Anatolie, qui se divise après sa mort en royaumes hellénistiques comme ceux de Bithynie, de Cappadoce, de Pergame ou du Pont. Ces derniers sont submergés par la conquête romaine. En 324 apr. J.-C., l'empereur romain Constantin Ier choisit Byzance comme nouvelle capitale de l'Empire. Sous le nom de Constantinople, elle devient la nouvelle Rome. Empire seldjoukide et premiers Turcs d'Anatolie Les Turcs, peuple nomade originaire des plaines de Mongolie à celles de l'Asie centrale, ont connu un vaste et continu mouvement d'émigration vers l'ouest du continent asiatique. Organisés en tribus et en fédérations de tribus non exclusivement turques, ils ont constitué au cours du temps des royaumes (comme celui des Göktürk ou Turcs célestes) plus ou moins vastes et plus ou moins durables. La première fois que l'histoire retient le nom des Turcs au Moyen-Orient, c'est en tant que mercenaires du califat abbasside, qu'ils dirigent de fait dès le Xe siècle. Les Seldjoukides, des Turcs oghouzes, fondent un empire qui s'étend des plaines d'Asie centrale jusqu'à l'Anatolie. Les invasions mongoles de Gengis Khan ruinent l'Empire seldjoukide, déjà mis à mal par les croisades et des luttes internes. Empire ottoman (1299 à 1923) En 1299, le sultan oghouz Osman Ier conquiert la ville byzantine de Mocadène. Cet événement est considéré comme le début de l'Empire ottoman. Dès lors, l'Empire ne va cesser d'accroître son territoire et il atteint son apogée au XVIe siècle sous le règne de Soliman le Magnifique. Les Balkans sont conquis dès la fin du XIVe siècle et la Serbie est entièrement annexée en 1459. 1453 voit la prise de Constantinople par les troupes du sultan Mehmet II. C'est la fin de l'Empire byzantin. C'est à cette époque que de nombreux chrétiens slaves, grecs ou arméniens, pauvres et démunis, se convertissent à l'islam pour ne pas payer le haraç (impôt sur les non-musulmans) et deviennent ottomans. Au XVIe siècle, l'Empire trouve sa place dans le jeu diplomatique européen où il est un allié traditionnel de la France, dans une alliance de revers contre les Habsbourg dès le règne de François Ier. La défaite de l'Empire à la bataille de Lépante en 1571 porte un premier coup à la puissance ottomane. L'Empire décline à partir du XVIIe siècle. La défaite à la bataille de Vienne de 1683 marque le début du déclin effectif et des premières pertes territoriales. Au XIXe siècle, l'Empire désagrégé tente de se reconstruire en se modernisant par de nombreuses réformes. Mais cette période de réformes, appelée Tanzimat, s'achèvera en 1876 sans empêcher la perte de l'Égypte, après celle de la Grèce, et de l'Algérie des années bien avant. Au cours du siècle, ce sont les Balkans qui retrouvent leur liberté. Dans le même temps, les populations arméniennes se révoltant pour obtenir davantage de droits et de libertés deviennent un véritable problème au sein de l'Empire. Le sultan Abdülhamid II ordonne de les massacrer entre 1894 et 1896. Les massacres hamidiens font 200 000 victimes arméniennes. En 1912, à l'issue de la guerre italo-turque, l'Empire ottoman perd la Tripolitaine et la Cyrénaïque (Libye) ainsi que Rhodes. En 1913, la défaite de la première guerre balkanique amène les Jeunes-Turcs (Parti Union et Progrès) au pouvoir. En 1914, à l'instigation de ceux-ci, l'Empire ottoman, supposé neutre, s'allie de fait à l'Allemagne, provoquant la déclaration de guerre par la Russie le 2 novembre 1914 et par la France et la Grande-Bretagne le lendemain. En 1915, face aux menaces russe (campagne du Caucase) et franco-britannique (débarquement des Dardanelles), le noyau dur du parti, et notamment Talaat Pacha, met en place et organise, entre 1915 et 1917, le génocide arménien qui coûte la vie, selon une majorité d'historiens, à 1,2 million d'Arméniens d'Anatolie et du haut-plateau arménien, soit les deux tiers de la population arménienne locale, sans que les puissances occidentales interviennent[réf. nécessaire]. Le génocide arménien est parfois qualifié de « premier génocide du XXe siècle ». Le 13 octobre 1918, les dirigeants Jeunes-Turcs sont écartés du pouvoir. L'armistice de Moudros signé le 30 octobre avalise la défaite militaire de l'Empire ottoman et son démembrement. Le 12 novembre, les troupes britanniques, françaises et italiennes entament l'occupation de Constantinople (1918-1923). Guerre d'indépendance (1919-1923) : fin de l'Empire et traité de Lausanne Le 10 août 1920, mettant officiellement un terme à la Première Guerre mondiale, le traité de Sèvres partage l’Empire ottoman ; il prévoit un Kurdistan autonome et une Arménie indépendante, attribue la Thrace orientale et la région de la mer Égée à la Grèce et met les territoires arabes sous contrôle de la France et du Royaume-Uni. Entre 1920 et 1923, Mustafa Kemal Atatürk mène la guerre républicaine destinée à récupérer une grande partie des territoires perdus par le traité de Sèvres.

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Colonisation et administrations historiques

l’accord du droit de vote aux femmes en 1934 ; la fermeture de certains lieux de pèlerinage ; l’interdiction des confréries religieuses (nakşibendis, nurcus…) ; l’interdiction du port du voile pour les femmes dans les administrations et les écoles publiques. Certaines de ces mesures ont été abolies lors de l’accession au pouvoir du Demokrat Parti (Parti démocrate) d’Adnan Menderes en 1950, mais la religion est restée sous le contrôle de l’État. Bien que des réformes allant dans le sens de la laïcité aient été accomplies sous Atatürk (abolition du califat, etc.), la Turquie n’est pourtant pas un État strictement laïc dans le sens où il n’y a pas de séparation entre la religion et l’État, mais plutôt une mise sous tutelle de la religion par l’État ; chacun reste cependant libre de ses croyances. C’est ainsi que la religion est mentionnée sur les papiers d’identité et qu’il existe une administration dite « Présidence des affaires religieuses » (Diyanet) qui instrumentalise parfois l’islam pour légitimer l’État et qui gère les 77 500 mosquées du pays. Cet organisme étatique, mis en place par Mustafa Kemal Atatürk le 3 mars 1924, finance uniquement le culte musulman sunnite, les cultes non sunnites doivent assurer un fonctionnement financièrement autonome, quand ils ne rencontrent pas d'obstacle administratif à ce même fonctionnement. Lors de la récolte de l'impôt, tous les citoyens turcs sont égaux. Le taux d'imposition ne change pas en fonction de la confession religieuse. Toutefois, à travers la « Présidence des affaires religieuses » ou Diyanet, les citoyens turcs ne sont pas égaux devant l'utilisation des recettes. La Présidence des affaires religieuses, qui est dotée d'un budget de plus de 2,5 milliards de $ US en 2012, ne finance que le culte musulman sunnite. Cette situation pose d'ailleurs problème d'un point de vue théologique, dans la mesure où l'islam stipule à travers la notion du haram qu'il faut « donner la juste mesure et le bon poids, en toute justice ». Or, depuis sa création, le Diyanet, à travers l'impôt, utilise les ressources de citoyens non sunnites pour financer son administration et ses lieux de culte exclusivement sunnites. Ainsi, les musulmans câferîs (principalement des Azéris) et alevis bektachis (principalement des Turkmènes) participent au financement des mosquées et au paiement des salaires des imams sunnites alors que leurs lieux de cultes, qui ne sont pas officiellement reconnus par l'État, ne reçoivent aucun financement. Pourtant, l'islam alevi bektachi constitue la seconde croyance en Turquie après l'islam sunnite. Les avis divergent sur leur nombre : officiellement ils sont entre 10 et 15 % mais d’après les sources alévies ils représenteraient entre 20 et 25 % de la population nationale.

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Indépendance, dates et mouvements

Le 10 août 1920, mettant officiellement un terme à la Première Guerre mondiale, le traité de Sèvres partage l’Empire ottoman ; il prévoit un Kurdistan autonome et une Arménie indépendante, attribue la Thrace orientale et la région de la mer Égée à la Grèce et met les territoires arabes sous contrôle de la France et du Royaume-Uni. Entre 1920 et 1923, Mustafa Kemal Atatürk mène la guerre républicaine destinée à récupérer une grande partie des territoires perdus par le traité de Sèvres. La déposition de Mehmed VI, dernier sultan ottoman et avant-dernier calife du monde musulman, intervient le 1er novembre 1922. Le 24 juillet 1923, le traité de Lausanne annule le traité de Sèvres en attribuant toute l’Anatolie et la Thrace orientale à la Turquie. La minorité grecque de Turquie fait l'objet d'un échange de populations avec la minorité turque de Grèce (1,6 million de Grecs d'Anatolie contre 385 000 musulmans de Grèce). Toutefois, sont exclus de l'échange de populations les habitants grecs de Constantinople et des îles de Imbros et Tenedos, ainsi que les habitants musulmans de la Thrace occidentale ; les derniers Arméniens sont chassés, sauf à Constantinople. Le 29 octobre 1923 est instituée à Ankara la Turquie moderne, républicaine et indépendante.

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Institutions et modèle politique

La réputation électorale de la Turquie était assez bonne jusqu’en 2018. En effet, l'élection présidentielle de 2018 a fait l’objet de débats. Les conditions dans lesquelles s'est déroulée cette campagne, remportée par le chef de l'État sortant Recep Tayyip Erdogan et son parti, n'ont pas été équitables, selon les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Les scrutins en eux-mêmes ne donnent pas lieu à des fraudes massives. Cela n'exclut pas la persistance de pratiques clientélistes ou d'intimidation, voire de quelques manipulations électorales dans les provinces de l'Est. Des élections se tiennent régulièrement et des missions d'observation de plusieurs institutions internationales sont souvent présentes. Le parti au pouvoir dispose cependant de la quasi-totalité du temps de parole médiatique et met à contribution des moyens publics pour soutenir ses campagnes. Après la reprise de la guerre opposant l'État au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), le Parti démocratique des peuples (HDP, souvent désigné comme pro-kurde) a été ciblé par des attaques terroristes. L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a estimé la campagne pour les élections législatives de 2015 « entachée par l'iniquité et, dans une mesure inquiétante, par la peur ». Pour certains observateurs, la pertinence du clivage gauche/droite en Turquie est discutable, le paysage politique turc légal ayant toujours été dominé par des partis de droite. Un Parti communiste fut fondé en 1920 mais ses dirigeants sont presque aussitôt liquidés et ses militants persécutés. L'interdiction du communisme fut inscrite dans le code pénal. En 1960, un coup d'État militaire permet l'adoption d'une Constitution plus libérale. Les premiers partis et syndicats socialistes légaux sont alors fondés. En 1980, un autre coup d'État entraîne une nouvelle éradication de la gauche légale, les exécutions et arrestations se comptent en dizaines de milliers. Des partis de la droite libérale ont ensuite monopolisé le pouvoir, s'alliant parfois aux droites nationaliste ou islamiste, jusqu'à l'irruption de l'AKP. La notion « d'État profond » est courante dans le vocabulaire politique turc. Elle désigne une structure politique qui déciderait dans l'ombre : un État derrière l'État, voire le cœur de l'État lui-même. L'une des manifestations les plus connues de cet État profond est le scandale de Susurluk, qui expose les liens étroits entretenus à l'époque entre dirigeants politiques, police et mafia, sur fond de guerre contre le PKK et de contrôle du trafic de drogue. En 2007 se tient le procès du réseau Ergenekon, qui rassemblait des militants ultranationalistes, des officiers de l'armée et de la gendarmerie, des mafieux et des magistrats. Le réseau est accusé de meurtres de journalistes et de l'organisation d'escadrons de la mort anti-kurdes. Politique intérieure La Turquie est une république de type présidentiel. La constitution en vigueur date de 1982.

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Modèle économique et secteurs dominants

La lire turque a perdu 30 % de sa valeur en 2018 et le taux de chômage a l'année suivante atteint 14,7 %. L'inflation est de plus de 30 % pour les produits alimentaires en 2019. La Turquie est aussi confrontée à l'émigration d'une partie de sa jeunesse éduquée en conséquence de la crise économique et de la répression politique. Le nombre de départs est en forte augmentation avec 113 326 départs en 2017, soit 63 % de plus par rapport à l’année précédente. La place de l'économie informelle est importante et tend à croître. En 2015, une étude de l'OCDE indique que la part des activités productrices de biens et services échappant au contrôle de l’État dépasse les 28 % du PIB. Travail sans contrat, évasion fiscale, corruption et trafics illégaux de biens sont en hausse. La guerre en Syrie a provoqué l'immigration en Turquie de millions de réfugiés syriens, qui forment une main d’œuvre exposée à l'exploitation ; beaucoup de ces travailleurs ne sont pas déclarés par leurs employeurs et sont très peu rémunérés. La Turquie occupe une position géographique stratégique ; elle se trouve au carrefour des grandes routes de l'énergie, et use de cette position pour tenter de s'imposer dans un rôle de courtier. Elle peut ainsi défendre sa sécurité énergétique et les intérêts de ses entreprises sur le plan régional, et augmenter ses revenus en prélevant des taxes sur les oléoducs et gazoducs passant sur son territoire. La Turquie cesse totalement en 2019 l'achat de pétrole iranien pour se conformer aux sanctions instaurées par les États-Unis. Selon les données du Nasdaq, le 10 septembre 2020, le taux de chômage de la Turquie est passé à 13,4 % et la participation a légèrement augmenté au cours de la période de mai à juillet au cours de laquelle un verrouillage du coronavirus a été levé et une interdiction de licenciement est restée en place. L'Institut statistique turc a montré que les travailleurs se disaient trop découragés pour chercher un emploi, atteignant un record de 1,38 million, malgré la réouverture de l’économie au début de juin. Comme conséquence de la crise économique, plus d'un tiers de la population turque vit sous le seuil de pauvreté et près de deux millions d'enfants sont forcés de travailler, d'après les chiffres officiels. Quelques indicateurs La monnaie nationale est la livre turque. Un marché de plus de 75 millions de consommateurs. 7e économie d'Europe (par rapport au PIB $ US courants). 11e réserve d'or mondiale. Des finances publiques maîtrisées en 2014 : la dette du gouvernement central représente 33 % du PIB. Le ratio dette publique/PIB passe d’environ 70 % en 2004 à 33 % en 2014. Durant la même période, la dette extérieure passe de 147 milliards $ en 2004 à 401 milliards $ en 2014, soit 40 % du PIB. Bilan du commerce extérieur en 2013 : déficit proche de 100 milliards $. Le commerce extérieur est décrit comme structurellement déficitaire.

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Évolution économique et niveau de développement

l'économie du Moyen-Orient, diversifiée et à revenu intermédiaire; l'industrialisation de l'économie qui maintient une grande base agricole; les secteurs clés de l'énergie, du tourisme et de la construction; l'inflation élevée, les taux d'intérêt et la dette extérieure présentent un risque pour la stabilité financière; Banque mondiale : PIB nominal de 1 597 293 229 287 USD courants en 2025. Valeur de comparaison : 870 818 016 910 USD courants en 2016. Ces montants nominaux ne mesurent pas la croissance réelle ; la série séparée de croissance du PIB réel et le PIB par habitant sont présentés dans le tableau des indicateurs.

Données au 2026-11-03 · Source 1 Source 2

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Grandes réalisations politiques, économiques et sociales

Le ministère de l'Éducation nationale est responsable de l'éducation. Celle-ci est obligatoire et dure douze ans : quatre ans pour chaque cycle depuis l'école primaire, le collège, puis le secondaire. Moins de la moitié des Turcs de 25 à 34 ans ont terminé leur scolarité secondaire, comparativement à la moyenne de l'OCDE qui est de plus de 80 %. L'éducation de base en Turquie est considérée comme étant en retard par rapport aux autres pays de l'OCDE, avec des différences significatives entre les élèves de haut et de bas niveau. La Turquie est classée 32e sur 34 dans l'étude PISA de l'OCDE. L'accès à une école de haute qualité dépend fortement du résultat obtenu dans les examens d'entrée du secondaire, au point que certains élèves commencent à suivre des cours particuliers de tutorat lorsqu'ils ont 10 ans. Le taux global d'alphabétisation des adultes en 2011 était de 94,1 % dont 97,9 % pour les hommes et 90,3 % pour les femmes. En 2017, il existe 190 universités en Turquie. L'entrée dans l'enseignement supérieur dépend du système de sélection et de placement des étudiants (ÖSYS). En 2008, le quota d'étudiants admis était de 600 000, contre 1 700 000 qui ont passé l'examen d'enseignement supérieur en 2007. À l'exception des facultés d'éducation ouverte (AÖF) à Anadolu, Istanbul et à l'université Atatürk, l'entrée est réglementée par l'examen national ÖSYS. Après quoi les diplômés du secondaire sont affectés dans les universités selon leurs résultats. Selon les classements universitaires mondiaux de l'enseignement supérieur de 2012-2013, la première université en Turquie est l'université technique du Moyen-Orient (classée entre 201 et 225), suivie de l'université Bilkent et de l'université Koç (toutes deux dans la tranche 226-250), puis l'université technique d'Istanbul et l'université du Bosphore (dans la tranche 276-300). Toutes les universités publiques et privées sont sous le contrôle du Conseil de l'enseignement supérieur (YÖK), dont le chef est nommé par le président de la Turquie. Depuis octobre 2016, le président nomme, en outre, directement tous les recteurs de toutes les universités publiques et privées. La Turquie est membre de l'Espace européen de l'enseignement supérieur et participe activement au processus de Bologne. Depuis 2019, la théorie de l'évolution est bannie des programmes scolaires du secondaire (collège et lycée) pour n'être abordé que dans l'enseignement supérieur. Il existe plusieurs écoles francophones dans le pays : le lycée français Charles-de-Gaulle, le lycée français Pierre-Loti, le lycée Saint-Benoît d'Istanbul, lycée Tevfik Fikret (un à Ankara et un à İzmir), le lycée Notre-Dame de Sion, le lycée Sainte-Pulchérie, le lycée Saint-Michel, le lycée Saint-Joseph (un à Istanbul et un autre à Izmir), le lycée de Galatasaray, l'université Galatasaray et le lycée Burak Bora.

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Turquie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Personnalités dans les organisations internationales

La Turquie est membre fondateur de l'ONU (1945), OCDE (1960), l'Organisation de la coopération Islamique OCI (1969), OSCE (1973), G-20 (1999) et membre (non fondateur) du Conseil de l'Europe (depuis le 9 août 1949) et l’OTAN (depuis le 18 février 1952). Elle abrite des bases américaines à İncirlik, Izmir et Ankara. La Turquie est un allié historique important des États-Unis depuis la guerre froide du fait de sa position par rapport à l'URSS. Cette entente a néanmoins faibli durant la dernière guerre d'Irak, où les deux pays se sont opposés sur la question kurde, la Turquie craignant qu'un pouvoir kurde trop fort en Irak ne favorise les prétentions indépendantistes des Kurdes de Turquie. La Turquie tient une position proche de l'Iran sur cette question. Du fait que la langue turque fait partie des langues altaïques, parlées par les peuples turcs d'Asie mineure et d'Asie centrale, la Turquie participe également à plusieurs organismes de coopération économique et culturelle internationaux : la TIKA (Agence de coopération turcophone – Turk Isbirligi ve Kalkinma Ajansi) ; la TÜRKSOY: (Organisation internationale pour la culture turque – Uluslararası Türk Kültürü Teşkilatı) ; le TURKPA, Conseil de coopération des États de langue turcique, reconnu observateur de l'organisation des Nations unies depuis 2011. La Turquie est le premier pays à majorité musulmane à reconnaître l’État d’Israël dès 1949 et le seul à entretenir de bonnes relations avec lui. Elle ravitaille Israël en eau douce : les deux États ont ainsi signé un accord portant sur 50 millions de mètres cubes par an pendant vingt ans, pour une valeur d'environ un milliard d’euros. Une coopération militaire très étroite se développe entre Israël et la Turquie depuis 1996, avec plusieurs accords sur la défense et l’échange de haute technologie. Les deux États entreprennent également des manœuvres militaires conjointes, épaulées par les États-Unis. Mais depuis le mois de juin 2010 les relations entre la Turquie et Israël se sont fortement dégradées à la suite de l'assaut de Tsahal sur un convoi humanitaire turc à destination de Gaza. La Turquie ne reconnaît pas la république de Chypre, dont elle a occupé la partie nord du territoire, mais est le seul État à reconnaître la république turque de Chypre du Nord créée après l’intervention en 1974 par l’armée turque. Des tensions apparaissent sporadiquement avec la Grèce au sujet de la mer Égée. Après les premières victoires de l'armée arménienne sur l'armée azérie lors de la guerre du Haut-Karabagh, le président turc Süleyman Demirel décrète en 1993 un embargo contre l’Arménie. La Turquie est solidaire avec les Azéris, un peuple turc, et a toujours maintenu des relations houleuses avec les Arméniens (notamment la diaspora arménienne) sur la question du génocide. L'embargo est aujourd'hui toujours en vigueur, les deux pays n'entretiennent aucune relation diplomatique officielle et la frontière reste fermée.

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Culture, traditions et patrimoine

La Turquie a une culture très diverse qui est un mélange des éléments des cultures et traditions oghouzes, anatoliennes (arméniennes, grecques, kurdes, araméens, lazes…), ottomanes (qui elles-mêmes sont une continuation des cultures gréco-romaines et islamiques) et occidentales, qui a commencé avec l'occidentalisation de l'Empire ottoman et continue encore aujourd'hui. Ce mélange a commencé par la rencontre des Turcs et leur culture avec celles des peuples qui étaient sur le chemin de leur migration d'Asie centrale vers l'ouest. Avec la transformation progressive d'un Empire ottoman fondé sur la religion en un État-nation moderne, avec une séparation forte de l'État et de la religion, les méthodes d'expression artistique se sont développées. Pendant les premières années de la République, le gouvernement investit beaucoup de ressources dans les beaux-arts, les musées, les théâtres, les opéras et l'architecture. Les différents facteurs historiques jouent un rôle important dans la définition de l'identité turque contemporaine et la culture turque est le produit des efforts pour être « moderne » et occidental avec la nécessité éprouvée de maintenir des valeurs traditionnelles, religieuses et historiques. Architecture Musique Il existe plusieurs instruments typiquement turcs, tels que le saz, le ney qui sont toujours pratiqués dans la vie moderne turque. Le rap et le rock sont surtout appréciés par les jeunes. Les différentes influences culturelles que subit la Turquie se retrouvent au cœur de sa musique, mêlant sonorités traditionnelles et occidentales. La musique pop de Turquie a fait une croissance après l'ouverture de nouvelles chaînes de télévision dès le début des années 1990. Pour citer quelques artistes turcs, il y a Sezen Aksu, Tarkan (avec un album qui l'a rendu célèbre en Europe), Sertab Erener qui a gagné le grand prix de l'Eurovision en 2003. Gastronomie Littérature À la fin du XIe siècle, les Turcs ont commencé à s'installer en Anatolie, et, en plus des traditions orales, il s'est développé une tradition littéraire écrite proche du style arabe et de la littérature persane. Les 900 ans suivant, jusqu'à peu de temps avant la chute de l'Empire ottoman en 1922, les traditions orales et écrites restent largement indépendantes l'une de l'autre. Avec les réformes du Tanzimat au XIXe siècle, les styles européens et œuvres littéraires (romans et pièces de théâtre) ont commencé à apparaître dans la littérature turque. Avec la fondation de la République turque en 1923, et les réformes visant à moderniser la langue turque, une nouvelle littérature turque nationale a été formé, de plus en plus influencé par les styles occidentaux. Orhan Pamuk (lauréat du prix Nobel de littérature en 2006) et Elif Şafak sont parmi les romanciers majeurs turcs de nos jours. Médias

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Genres musicaux et artistes

Il existe plusieurs instruments typiquement turcs, tels que le saz, le ney qui sont toujours pratiqués dans la vie moderne turque. Le rap et le rock sont surtout appréciés par les jeunes. Les différentes influences culturelles que subit la Turquie se retrouvent au cœur de sa musique, mêlant sonorités traditionnelles et occidentales. La musique pop de Turquie a fait une croissance après l'ouverture de nouvelles chaînes de télévision dès le début des années 1990. Pour citer quelques artistes turcs, il y a Sezen Aksu, Tarkan (avec un album qui l'a rendu célèbre en Europe), Sertab Erener qui a gagné le grand prix de l'Eurovision en 2003.

Données au 2026-11-03 · Source 1

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Ethnies, langues et méthodes de dénombrement

La Turquie comptait 85 372 377 habitants au 31 décembre 2023. Il y a aussi les réfugiés syriens dont le nombre est passé de 1,9 million en 2015 à plus de trois millions en 2024. La population urbaine représente 75 % de la population. La croissance démographique turque a été nettement supérieure à celle des autres pays européens mais en 2023 elle était de 0.11 %. La même année, le taux de fécondité s'élève à 1,51 enfant par femme, en dessous du seuil de remplacement et proche des 1.46 de l'Union européenne. L'âge médian est de 34 ans. En 2020, la région de la Mer Noire Occidentale a le taux de fécondité le plus bas de Turquie, avec 1,46 enfant par femme tandis que la région de l'Anatolie du Sud-Est atteint 2,83 enfants par femme. L'espérance de vie en 2019 est estimée en moyenne à 78,3 années (75,6 ans pour les hommes, et 81 ans pour les femmes). Composition ethnique Le peuple turc est une mosaïque d'ethnies, chacune contribuant à la richesse culturelle et linguistique de l'Anatolie : peuples turciques : Afchars, Yörüks, Tahtacı (tr), Turcs du Kosovo (en), Turcs de Bulgarie, Turcs de Macédoine, Turcs de Thrace occidentale (en), Turcs du Dodécanèse, Turcs de Crète (en), Turcs de Roumanie, Turcs d'Ada Kaleh, Çepni, Meskhètes (Ahıskalı), Bayındır (Oghouzes), Oghouzes, Karamanlides, Petchénègues, Chypriotes turcs, Azéris, Tatars de Crimée, Karaïtes, Tatars, Karapapaks (en), Krymtchaks, Karatchaïs, Balkars, Ouzbeks, Nogaïs, Koumyks, Ouïghours, Kirghizes ; peuples des Balkans : Bosniaques et sandjak de Novipazar, Albanais, Pomaks ; peuple indo-européen ou kurdophones : Kurdes, Zazas, Dımılices (tr) ; peuples du Caucase ou de l'Anatolie du Nord-Est : Géorgiens, Circassiens ou Tcherkesses, Abkhazes, Tchétchènes, Ossètes, Laks, Lazes ; autres : Roms, Arabes, Hémichis, Arméniens, Grecs, Chaldéens, Afro-Turcs, Polonais, Romaniotes, Séfarades, Ashkénazes. Données génétiques Voir aussi : Études génétiques sur le peuple turc (en) L'analyse en composantes principales de plus de 500 000 génotypes de SNP révèle un chevauchement important entre les Turcs actuels et les Moyen-Orientaux et une relation avec les Européens et les Asiatiques du Sud et du Centre. D'après cette étude, l'ascendance génétique des Turcs est à 38 % européenne, 35 % du Moyen-Orient, 18 % d'Asie du Sud et 9 % d'Asie centrale. La structure génétique dans les échantillons observés était homogène et unique. Langues Religions et spiritualité Le pourcentage de personnes se considérant pieuses tend à diminuer : 55 % en 2008, contre 51 % en 2018. Islam L’islam est présent dans la région de l'actuelle Turquie depuis la seconde moitié du XIe siècle, lorsque les Seldjoukides ont commencé à s'étendre depuis l'Est vers l'Anatolie orientale. Selon Halil İnalcık, à cette époque et pendant la fondation de l'Empire ottoman, l'Anatolie est majoritairement alevi bektachi. Ainsi, la famille Çandarlı — qui est à l'origine de la création de l'Empire — est membre de la confrérie ahilik c'est-à-dire bektachi. Méthode : les groupes ethniques, langues parlées, nationalités et populations de recensement sont des catégories distinctes. Aucun nombre universel d’ethnies n’est déduit de cette liste.

Données au 2026-11-04 · Source 1

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Faune, biodiversité et espaces protégés

Les associations écologistes turques se mobilisent en 2013 contre la « loi de conservation de la nature et de la biodiversité » qui rendra possible des projets industriels ou d'urbanisation dans les espaces naturels s'ils répondent à un « intérêt public supérieur ». Une notion floue qui « ouvre la porte à toutes les dérives », selon les associations. En 2013, la construction d'une soixantaine de centrales à charbon est en cours ou en projet. Selon Greenpeace, le gouvernement « ne laisse que très peu de place aux projets d'énergie renouvelable » et les émissions de gaz à effet de serre sont en augmentation.

Données au 2026-11-03 · Source 1

Wikipédia, article « Turquie », auteurs et historique accessibles depuis la version citée. CC BY-SA 4.0 Licence

Cours d’eau et géographie

La Turquie est située pour sa majeure partie (97 %) en Asie (Anatolie), où se trouve sa capitale Ankara, mais une petite partie du pays se trouve en Europe (3 %), la Thrace orientale. La principale ville est Istanbul. Elle s’est auparavant appelée Byzance jusqu'en 330 puis a été renommée Constantinople par l'empereur Constantin, nom qu'elle conservera jusqu'en 1930, date à laquelle Mustafa Kemal Atatürk lui donnera son nom actuel. Elle est située à cheval entre la Thrace et l’Anatolie, les deux parties de la ville étant séparées par le détroit du Bosphore. Géologie et paysage du pays La Turquie se compose de deux chaînes de montagnes, les monts Taurus et la chaîne pontique, qui enserrent le plateau anatolien et le haut-plateau arménien. Ce sont des formations géologiques jeunes, toujours actives, comme l'indiquent les nombreuses failles et plissements. Environ 80 % du pays se trouve dans une zone tectonique extrêmement active. Le nord de la Turquie est bordé par une faille très active : la faille nord-anatolienne. La Turquie possède huit principaux bassins hydrographiques dont les plus importants sont ceux de l'Euphrate (Firat) et du Tigre (Dicle). Environ un quart du pays est couvert de forêts — pins, épicéas, cèdres et arbres à feuilles caduques. Relief Dans le Nord du pays, la chaîne pontique voit se succéder d'ouest en est le massif schisteux de l'Istranca Dai (Thrace orientale), les plateaux de Bithynie et la série des chaînons montagneux de plus en plus élevés dominant la mer Noire. Les deltas du Kizil Irmak et du Yesil Irmak forment les deux seules plaines littorales. Au sud, le Taurus, second grand ensemble montagneux, dessine deux grands arcs séparés par le rentrant du golfe d'Antalya et de la plaine de Pamphylie. Taurus et chaîne pontique se rejoignent en Anatolie orientale, appelé également haut-plateau arménien (Arménie occidentale) où le mont Ararat (5 165 m), sur lequel l'arche de Noé se serait échouée après le Déluge, constitue le point culminant du pays. Climat Par sa position au nord-est du Bassin méditerranéen, la Turquie appartient, globalement, au domaine climatique méditerranéen : l'hiver est doux, tandis que l'été est chaud et sec. Toutefois, la position périphérique des principaux reliefs introduit de profondes perturbations dans ce schéma. Ainsi toutes les régions intérieures sont-elles marquées par la continentalité : hivers plus froids, total de précipitations plus faible, maximum pluviométrique décalé vers le printemps. Inversement, la région pontique, abordée de plein fouet par des masses d'air humidifiées au-dessus de la mer Noire, reçoit des précipitations abondantes et régulières. Environnement Les associations écologistes turques se mobilisent en 2013 contre la « loi de conservation de la nature et de la biodiversité » qui rendra possible des projets industriels ou d'urbanisation dans les espaces naturels s'ils répondent à un « intérêt public supérieur ».

Données au 2026-11-04 · Source 1

Wikipédia, article « Turquie », auteurs et historique de la version citée. Extrait abrégé. CC BY-SA 4.0 Licence

Ressources naturelles

houille, minerai de fer, cuivre, chrome, antimoine, mercure, or, barite, borate, célestite (strontium), émery, feldspath, calcaire, magnésite, marbre, perlite, pumice, pyrites (sulfur), argile, terre arable, hydroélectricité

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Productions, volumes et classements mondiaux

Produits agricoles: betteraves sucrières, blé, lait, tomates, orge, maïs, pommes de terre, pommes, raisins, pastèques (2023) Industries: textiles, transformation des aliments, automobiles, électronique, mines (charbon, chromate, cuivre, bore), acier, pétrole, construction, bois, papier Production pétrolière totale: 83 000 bbl/jour (2023 est.) production: 807.281 millions de mètres cubes (2023 est.) production: 82.534 millions de tonnes (2023 est.) Les produits ou secteurs cités ne constituent pas, à eux seuls, un classement mondial. Les volumes ne sont comparables qu’à indicateur, unité et année identiques ; aucun rang de production n’est ajouté sans données comparables.

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Emblèmes et symboles nationaux

description: rouge avec une lune blanche verticale et une étoile blanche à cinq pointes centrée juste en dehors de la signification d'ouverture du croissant: les couleurs et les dessins du drapeau ressemblent étroitement au drapeau de l'Empire ottoman; le croissant de lune et d'étoile servent d'insigne aux peuples turkmènes; selon une interprétation, le drapeau représente le reflet de la lune et une étoile dans un bassin de sang de guerriers turcs croissant vertical lune avec étoile adjacente à cinq points rouge, blanc

Données au 2026-02-04 · Source 1

CIA, The World Factbook, version archivée ; publication arrêtée le 4 février 2026. Traduction automatique française à relire. Domaine public (CIA) / CC0, archive Factbook Licence · Traduction automatique d’une source anglophone, éditable après relecture.

Indicateurs économiques · Banque mondiale

16e sur 186 économies renseignées pour le PIB nominal (USD courants) en 2025. Données du classement.

PIB (USD courants)
AnnéeValeur
20251,597,293,229,287.00
20241,359,123,768,774.12
20231,141,242,864,657.45
2022926,097,476,913.82
2021839,938,668,172.13
2020733,628,247,119.08
2019775,853,144,222.61
2018788,356,985,773.67
2017863,874,522,365.28
2016870,818,016,909.84

Source et méthode de l’indicateur

PIB par habitant (USD courants)
AnnéeValeur
202518,599.44
202415,892.72
202313,375.09
202210,897.84
20219,981.76
20208,798.12
20199,395.23
20189,684.12
201710,756.39
201610,984.36

Source et méthode de l’indicateur

Croissance du PIB réel (%)
AnnéeValeur
20253.60
20243.33
20235.05
20225.44
202111.81
20201.80
20191.30
20183.47
20177.83
20163.32

Source et méthode de l’indicateur

Population
AnnéeValeur
202585,878,556.00
202485,518,661.00
202385,325,965.00
202284,979,913.00
202184,147,318.00
202083,384,680.00
201982,579,440.00
201881,407,204.00
201780,312,698.00
201679,277,962.00

Source et méthode de l’indicateur

Les années disponibles peuvent varier selon l’indicateur. Un rang de production, un PIB, un PIB par habitant et un classement de développement mesurent des choses différentes.

Héros, figures de l’indépendance et grandes personnalités

Hymne national

İstiklâl Marşı

Enregistrement audio

Source des enregistrements · Public domain

Référence de l’hymne

· Public domain

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